Je me souviens de cette chambre fermée, de la lumière de l'étéje me souviens des sons étranges et feutrés, de la porte d'à côté je m'souviens du petit chien noir, dans le couloir, qui dormaitde la grand horloge, du miroir face à face, qui se défiaient Je me souviens de l'escalier ciré, jamais su ou il menait de l'odeur à la fois amère et sucrée,qui flottait dans le cellierje me souviens des deux portraits, que j'évitais qui m'effrayaient,du silence qui m'entourait, qui m'enveloppait, de lapaix Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens mais tout ça est siloin Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens de ce monde presque éteint, c'est là d'ou jeviensje me souviens de ma grand-mère, légère,elle me manque infiniment et Je me souviens de mon frère, Laurent,qui pense à lui à présent j'en ai laissé des gens derrière, sans trop m'en faire et maintenant quand je regarde en arrière un longvertige meprend Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens mais tout ça est siloin Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens cet écho dans le lointain c'est là d'ou jeviensj'en ai laissé des gens derrière, sans trop m'en faire et maintenant quand je regarde en arrière un longvertige meprend Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens mais tout ça est siloin Et je me souviens, et je me souviens, et je me souviens de ce monde presque éteint, le dernier témoin Et je me souviens, et je me souviens, tant que je mesouviens j'éloigne le motfin Et je me souviens et je me souviens petite flamme fragile contre le temps assassin j'en suis le gardien.