Vous êtes ici :   Accueil » Discographie
 
Lucy, Racquel and me

LRme__cover_-_small.png

Le nouvel album est en écoute et téléchargement gratuit ici.

Discographie
Notes de musique
 ↑  
Sucrepop ?
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Bijou


Difficile d’imager aujourd’hui ce qu’était le rock en ce milieu des années 70. Peu, voir pas d’émissions télé ou radio, des salles de concerts inexistantes ou inadaptées, bref réservé à ceux qui faisaient l’effort de chercher. Quand au rock francophone, asphyxié par la vague yéyé et son cortège de reprises, il était aux abonnés absents.Pour un Dutronc, combien de Richard Anthony ? Pour un Variation ou un Triangle, combien de Martin Circus ? entre Ange et autre Taï Phong, comment se faire un peu de place ?

30 ans plus tard, que reste il de ces années là ? Le Punk venait de passer par là, secouant les vieilles certitudes, laissant à des jeunes musiciens l’espoir de faire autre chose que du progressive rock ou de la variété.
3 groupes au moins ont laissé une trace pérenne dans la grande encyclopédie du rock d’ici, 3 groupes à se disputer le titre de number one.
Starshooter, dont l’énergie juvénile à mal supportée le poids des années, Téléphone, grand vainqueur par KO, la référence, le groupe phare et Bijou, Bijou dont il va être question ici. Alors bien sur les puristes m’objecteront à juste titre, qui les Dogs, qui Shaking Street, ou même Trust alors sur la pente ascendante. Mais foi de Sucrepop, un seul groupe de cette époque mérite cette discographie dans ces pages, les 4 personnes formant le trio Bijou.

Bijou - Danse avec moi - 1977
Danse avec moi- 1977
Premier album, coup de maitre. Vincent Palmer, guitare, Philippe Dauga, basse, Yan Dynamite, Batterie, Jean William Thoury manager/parolier, comme les 3 mousquetaires étaient 4,il en est de même pour Bijou. Doté d’un look, de chansons forgées sur scène, parfaitement maitrisées, de réelles capacités de compositeurs, l’album Danse avec moi, bénéficie d’un succès critique indéniable, mais d’un succès commercial plus mitigé. Et pourtant, Comme tu es belle, C’est un animal, Garçon facile, Marie France, La vie c’est comme ça ou le titre éponyme ont tous largement de quoi ouvrir les portes des radios. Une production à l’os, sans superflu, efficace,intemporelle, réécouter aujourd’hui cet album est toujours un réel plaisir. Un reprise de Dutronc, La fille du Père Noel, pour marquer la filiation, un instrumental, Dynarock, Bijou fait son entrée dans la cour des grands.
Bijou - Ok       Carole - 1978
Ok Carole - 1978
L’année suivante, Ok Carole reprend les mêmes ingrédients, mélodies, énergie, une autre reprise, cette fois Serge Gainsbourg et Les papillons noirs. Et pourtant ce disque m’avait un peu déçu. Le son, plus brouillon, les compos, pas toutes aussi fortes. A la réécoute 30 ans plus tard, ces impressions persistent, le disque ne me convainc toujours pas. Certes il recèle quelques pépites (Ok Carole, Art majeur ou Je te tuerais) mais est un ton en dessous. Néanmoins, cet album reste un des préférés de ceux qui apprécient Bijou.
Bijou 45t Betty Jane Rose
Betty Jane Rose - 1979
Pas un album mais un 45 tours. Les Bijou ont souvent semé des singles inédits entre leurs albums, pensant aux collectionneurs. Et de fait, ce ne sont jamais des morceaux chutes de studio, mais de vrais titres dont la place sur un album eu été indiscutable. Betty Jane Rose, spécialement écrit pour eux par Serge Gainsbourg ne déroge pas à la règle et reste un de mes titres préférés tant de Bijou que de Gainsbourg. Un rock efficace, direct qui n’a pas eu le succès qu’il méritait. A noter que cette collaboration à finalement conduit l’homme à la tête de chou à remonter sur scène,d’abord avec eux, puis en solo.
Bijou - Pas dormir - 1979
Pas dormir - 1979
Faute d’arriver à décrocher la timbale, toucher le grand public, les Bijou se remettent en question et décident de confier la production du nouvel album aux frère Mael du groupe les Sparks dont le single discoïsant When i’m with you hante alors les dance floor. Mélange à priori contre nature, les claviers des uns et les guitares des autres s’accouplant pour proposer une pop plus mature et plus accessible. Pari en partie gagné. Si le son rock est,sinon gommé, du moins nettement en retrait, les morceaux gagnent en profondeur. Si les Bijou ont un peu l’impression d’avoir vendu leurs âmes au diable,cette fois, il y a plus qu’un frémissement et le titre Le Kid leur permet de toucher monsieur et madame tout le monde. Couverture de magazines et autres hits-paraderie font passer Bijou dans une autre catégorie, moins outsider, plus vainqueur. Tout l’album étant à l’avenant, Pas dormir, reste mon Bijou préféré, même si la production de l’époque marque plus de son empreinte le temps passé.
Bijou - En public
En public - 1980
Le temps de faire le point. De laisser une trace de ce qu’était Bijou à un instant donné. Je suis rarement fan de live, celui ci n’échappe pas à la règle. Il donne l’occasion d’entendre les morceaux de Pas Dormir sans la sauce Sparks, plus près de l’esprit Bijou, et de revisiter les classiques du groupe. Dispensable, ne remplaçant même pas un Best of.
Bijou Jamais domptés
Jamais domptés -1981
Retour au racine, rock. Retour à la simplicité. Bijou délivre avec Jamais domptés au titre révélateur leur album le plus acéré, le plus dur. Un son excellent, resserré autour de compositions d’anthologie, à l’image de la photo de couverture. Rock à la radio ouvre le disque single évident et qui y passera effectivement sans déclencher pour autant le tsunami commercial que le groupe était pourtant en droit d’espérer. Et pourtant. Rien qu’un doute, Pas comme vous, Je hais les mecs comme toi, que des titres qui aujourd’hui encore ferait le bonheur de rockers confirmés. Des guitares nerveuses, toutes en riff vicieux, une frappe de batterie sèche, une basse vrombissante, que demander de plus.
Bijou Bop
Bijou Bop - 1981
Second album cette même année et déjà la fin de l’aventure. Bijou Bop scelle le destin des 4 bijoutiers. Dans la droite ligne de Jamais Domptés,fiers et rock, mais sans tube pour l’accompagner, même si Au nom de l’amour aurait très bien pu en faire office, l’album ne rencontre toujours pas le succès escompté. Le groupe se dissout donc sans jamais avoir répondu aux attentes si on se place côté réussite commerciale, en réussissant un quasi sans faute côté artistique. Une superbe compil de 4 CD, Longbox fait office de court de rattrapage pour ceux qui n'étaient pas là au début. Elle est malheureusement difficilement trouvable.



Des tentatives de retour auront lieu, Palmer Dauga d’abord, Dynamite Dauga ensuite, dont je ne dirais rien, faute d’en avoir rien entendu excepté des échos négatifs. Des essais solos également. En vain, l’histoire,qui ne les a pas récompensée ensemble ne le fera pas plus séparés.
Dauga tente actuellement de relancer la machine sous le nom Bijou SVP(Sans Vincent Palmer), un album est prévu courant 2008.

Qu’est ce qui aura bien pu manquer à ces 4 là pour ravir la place de 1er à Téléphone par exemple. Le fait d’être un peu plus vieux, de s’adresser moins directement à n public adolescent ? Quand on compare leurs discographies respectives, certes la bande à Jean-Louis Aubert a marqué de son sceau ces années, nous laissant quelques classiques saignants, mais leur albums n’ont pas aussi bien vieillis dans leur globalité et quand on en écarte les standards, reste pas mal de déchets. Au contraire les albums de Bijou n’ont pas pris de rides exceptée peut être la production de Pas dormir.


Date de création : 27/12/2007 @ 22:34
Dernière modification : 14/06/2008 @ 18:42
Catégorie : Notes de musique - DiscoPhil-Bijou
Page lue 9183 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Vous êtes ici :   Accueil » Discographie