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Lucy, Racquel and me

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Klaatu


Klaatu, c'est typiquement ce que l'on appelle une groupe culte.
Pardon Kulte.
Un groupe qu'à priori rien ne devrait distinguer de la foultitude d'autres groupes anonymes, noyés dans la masse des disques passés inaperçus. Mais bien qu'ils n'aient rien réalisé depuis le début des années 80, les 3 membres de Klaatu bénéficient de l'aura de ces groupes qui, malgré l'insuccès qui leur est attaché, auront laissé, sinon une page, en tout cas un paragraphe dans l'histoire du rock.

Hors donc, 3 jeunes musiciens canadiens, John Woloschuk, Dee Long et Terry Draper fin des années 60 début 70 se croisent dans différents groupes. Les deux premiers décident de monter un groupe, du nom de Klaatu (tiré d'un filme de science fiction). Ils arrivent à enregistrer un premier album en utilisant un studio pendant les heures de non occupation, donc sur plusieurs années.

Klaatu 3:47 EST sort donc en 1976, dans un relatif anonymat. Curiosité qui va avoir une importance cruciale par la suite, aucun crédit sur l'album, pas plus de musiciens que de compositeur, pas de photos, Klaatu reste un mystère. L'album comprend un titre, Calling occupants of interplanery craft qui fera un tube, repris par les Carpenters. les autres titres, souvent surprenants et accrocheurs comme California Jam Calling ou
Anus Of Uranus dénotent un sens certains de la mélodie et d'arrangements originaux. Néanmoins, l'album, dans un premier temps passe inaperçu.

Klaatu Les 3 musiciens, qui ont signé un contrat de 3 albums avec la maison de disque Capitol se mettent à l'enregistrement du suivant, un concept album en compagnie d'un orchestre symphonique.

Hors, entre temps, un journaliste lance une rumeur. L'anonymat de Klaatu serait simplement du au fait qu'en réalité, se seraient les Beatles reformés ! Et d'apporter une masse d'indices sensés corroborer ses dires, un peu dans le style d'Abbey Road et de la mort de Paul Mc Cartney. Conséquence immédiate, le 1er album se vend comme des petits pains, retardant la sortie de Hope, second album du groupe. En 1977 sortie effective, toujours aucun crédits sur la pochette et échec commercial, aucune promo radio, l'album étant quasi banni des playslits en représailles au canular alors que le groupe n'en était en rien responsable.
Je reste partagé sur cet album. Si la seconde face est un pur bijou, enchainant 4 titres, The Loneliest Of Creatures,
Prelude, So Said The Lighthouse Keeper et Hope et en faisant la meilleur album de Klaatu, la première face (nous sommes à l'époque du 33 tours) est plus décousue, et si We're of you know a un côté Beatles prononcé, la longue suite Long Live Politzania m'a toujours laissé de marbre. Klaatu

Devant l'insuccès qui s'acharne sur eux, Klaatu décide pour son 3eme album d'abandonner ses références sciences fictions et ses compos ambitieuses pour une pop plus accessible. Sir Army suit, sorti en 1978, comprend donc 10 titres. Toujours aucun moyen de savoir qui se cache derrière ce Klaatu. Une face plutôt de bonne facture avec A Routine Day, le funky Juicy Luicy, Everybody Took A Holiday ou Dear Christine, une seconde qui s'essouffle un peu. C'est surtout la production qui pêche à mon avis, tout étant trop lisse, écrasé, sans âme véritable. Pas de ligne directrice, et trop appliqué pour faire naturel. Une sorte de double blanc sans génie.



Klaatu Nouveau contrat, et là, obligation de résultats. La maison de disque est fatiguée de ces artistes qui ne font ni promo, ni concerts ni tubes. Donc, couteau sous la gorge, producteur imposé(Chris Bond, qui avait cartonné avec Hall and Oats) d'ou le titre ironique de ce 4eme album Endangered species, que nous pourrions traduire par Espèces menacées. Cette fois le nom des comparses apparait enfin. Mais de Klaatu en tant que groupe point. le producteur utilise quasiment uniquement des musiciens de studio, efface les parties des membre du groupe, Terry Draper ne jouant sur aucun morceau, bref tout est réuni pour un échec. Le son est plus rock and roll, plus musclé, mais colle autant à Klaatu qu'une boite à rythme chez Motorhead. Le groupe renie quasiment l'album, ne se retrouvant pas dedans. Et nouvel échec commercial.

Pour ne pas terminer sur cet album , Klaatu décide de sortir un 5eme disque, sachant pertinemment que ce serait le dernier. Magenta MagentaLane est le seul album que je n'ai pas acheté à l'époque, je ne pense même pas avoir su qu'il était sorti. Je l'ai donc écouté pour la première fois il y a quelques mois. Plutôt dans la lignée de Sir army suit, soit diversifié et pop, un ton en dessous tout de même. L'album est quasi signé par John Woloschuk. C'est d'ailleurs visiblement la force créatrice de Klaatu puisque lorsque les crédits des différents titres des albums précédents ont enfin été disponibles, il était le signataire de la majorité des titres et des meilleurs sans discussion.

Aujourd'hui, il semble avoir définitivement tournée la page et avoir totalement coupé les ponts avec la musique. Les deux autres, sans être très actifs, continuent à proposer différents choses.

Au final, un groupe sans génie mais pas sans talent, passé à la postérité par hasard et le biais d'une fausse rumeur mais qui, allez savoir pourquoi, à une base de fans, dont je fais parti, réduite certes mais qui continue de porter le flambeau.

Plus d'infos sont disponibles sur le site officiel de Klaatu www.klaatu.org

Je me suis fendu d'une petite reprise de Knee deep in love, extrait d'Endangered species, parue en décembre 2008 sur Sortez Covers, ça s'écoute par ici


Date de création : 05/01/2008 @ 23:15
Dernière modification : 17/05/2009 @ 18:21
Catégorie : Notes de musique - DiscoPhil-Klaatu
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