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Lucy, Racquel and me

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Et de 8 !
En effet la huitième année de cette aventure touche à sa fin ce mois ci.
Huit années de distribution musicale, nous n’étions pas si nombreux à offrir notre musique en 1999, huit années d’échanges et de partage, de travail collaboratif et de rencontres.
Un petit bilan s’impose donc.


Côté positif, la fréquentation du site est en croissance régulière, plus de 600 personnes au quotidien, de tous horizons, si j’en crois mon détecteur d’internautes (cf Sucrepop around the world récemment mis en ligne). Si j’en juge par les compteurs présents sur les sites des autres artistes autoproduits, c’est même carrément exceptionnel. A l'évidence le résultat d’un choix éditorial, ne pas rester concentré sur son propre travail mais se tourner vers les autres donc ,pour 2007, je garde le cap.

Côté négatif, cette fréquentation n’a rien à voir avec ma musique, pour autant que j’en puisse juger. Initialement je pensais qu’allier des chansons « correctes » à la performance d’en distribuer une chaque mois, en privilégiant le net pour la distribution et le travail collaboratif suffirait comme caisse de résonance. Y ajouter en supplément un coup de projecteur sur d’autres artistes talentueux me paraissait suffisant pour m’extraire de la pléthore de sites similaires. Perdu ! Je n’ai quasiment plus aucun retour à la mise en ligne de chaque titre, je n’ai déclenché aucune curiosité ni dans les médias classiques, journaux, radio, ni sur le net et sa foultitude de sites d’infos. Silence radio le plus total. Même en comptant que les chansons made in Sucrepop soient exécrables, rien sur le principe même de ce projet tout de même inédit. A en douter que le net puisse en fait permettre de se démarquer. Et d’ailleurs, si l’on regarde bien, depuis son avènement ces dernières années, quels artistes le net a-t-il permis de révéler ? Ils se comptent sur les doigts d’une main alors que la démocratisation de l’informatique et du net ont offert à un nombre encore jamais atteint de pouvoir prétendre à toucher un public plus large.
Bref, faut pas compter sur le net pour se faire un nom, rien ne vaut la scène, et en un sens c’est plutôt rassurant.

Pour clôturer cette année, Laura qui l’avait ouverte, avec un titre clin d’œil, Cette musique. Ce titre, a été écrit en réaction à cette étiquette variété qui colle à la peau de ceux qui chantent en français sur des musiques non ouvertement rock. J’aurais beau revendiquer des influences 100% anglo-saxonnes, si Michel Berger ou Laurent Voulzy ne sont pas parvenus à s’en défaire , ce n’est pas le petit Sucrepop qui y échappera. Les mêmes titres chantés en anglais, et je pouvais prétendre sinon à la reconnaissance des Blondie, Swan Dive, Elton et autres Wings, en tout cas à être classé dans la même catégorie. Raté ! C’est Didier Barbelivien et Lorie mes camarades de jeux ;o). Cette musique s’écoute et se lit ici.

Ce mois ci, comme chaque mois, la liste des artistes de talent s’agrandit. Du bon, du très bon à écouter jusqu’au fêtes.

Bon. Il va être difficile de faire plus pop que The Chiltons, les plus érudits d’entre vous auront deviné, vu le patronyme choisi, leur influence majeure. Nous sommes dans le pop/folk entre Beatles, Big Star ou the Shins pour l’actualité. Un EP 4 titres est sorti récemment. Compos mélodiques et fraîches, délicates harmonies vocales sur coulis de guitares acoustiques, recette éprouvée qui fait mouche à nouveau.
Autre groupe francophone dont j’ai parlé maintes fois, séparé aujourd’hui, et qui à eu l’excellente idée de refaire son site en y ajoutant toutes ses compos, Victoria nous laisse donc un superbe testament, deux albums ou la classe s’impose. Je ne sais pas ce que sont devenus leurs membres, mais des mecs capables de pondre des chansons du niveau de Getting less, English Garden ou Sunflower Seed n’ont vraisemblablement pas encore tout dit. Je suis preneur de toutes infos.
Toujours au royaume de la pop de haut niveau, Christopher Holland. Les exégètes de la pop made in Grande Bretagne devineront peut être la parenté avec le grand frère Jools de Squeeze. Comme bon sang ne saurait mentir, le Christopher que voilà, accompagné des Cosmic Harmony propose à son tour une musique tout en finesse, et compense sans problème la disparition (définitive) de Squeeze. Très sixties/seventies, mais je ne m’en lasse pas.
Après le frère, un fiston. Sean Lennon, fils de qui vous savez vient de sortir un second album, loin des expérimentations du premier, celui-ci est plus pop, franchement inspiré par moment. Après un Yoko like, un Lennon like donc. Sans atteindre les sommets de son père ni l’excellent Valotte de son demi- frère, il réussit là un bel opus tout de même.
Je ne reviendrais que brièvement dessus puisque déjà chroniqué ici même, le « nouveau » Beatles, Love, n’a de nouveau que le nom. Mais évidemment, c’est toujours un plaisir que d’écouter ces pépites.
En directe de Norvège, Ephemera, un des mes plus gros coup de cœur de ces derniers mois. Elles sont 3, sont déjà chez elles des superstars et totalement inconnu hors de leur frontière. Pourtant quel talent, quelles chansons !. Leur site n’a plus de news depuis fin 2005 mais une page myspace ayant été ouverte récemment, nous pouvons légitimement supposé que ce n’est qu’une veille.
D’un clic de souris, direction l’autre bout du monde. Ils sont originaires de Nouvelle Zélande, The Brunettes est un duo. Ils concoctent une pop cheap, faite avec les moyens du bord. Un charme passéiste s’en dégage. Ils ont fondé leur propre label, et vous trouverez sur leur site un jukebox reprenant des compos des différents groupes. De quoi passer quelques moments de découvertes.
Il est brésilien, m’a envoyé un mail via myspace. Jan Felipe Beer offre deux titres, loin des archétypes de la musique sud américaine. Pas de trace de bossa dans ce qui est proposé, une rock plutôt sombre, à l’image de la photo. Le second titre est de la même veine, une atmosphère mélancolique, pas pesante mais tirant plus sur la nuit que le jour. Probablement l’intraduisible sentiment de Saudade.
D’un continent à l’autre, c’est en suisse qu’officie Dorian Gray. Hormis l’étrange idée de choisir ce pseudo garantissant une quasi invisibilité sur le net, cet homme, multi instrumentiste a pris le parti d’enregistrer son album sans l’aide de personne. Et le résultat se pose là. Une chronique plus détaillée suivra dans la rubrique du même nom, sachez simplement que loin des orchestrations à l’ersatz d’instruments type Sucrepop, nous avons ici un album impressionnant par sa qualité de réalisation. Bien plus du côté rock que pop, son univers est proche de Muse, Radioheaf, Coldplay, bref de quoi peut être ramasser la mise.
Rien qu’en arrivant sur leur page, on comprend de suite qu’Obamo, dont il est question ici, est resté bloqué en période psychédélique. La lecture de certaines de leurs influences éclaire un peu plus le chemin. John B Sebastian, Crosby Still and Nash, Matching Mole .La musique proposée est très calme, douce et reposante, non je n’ai pas dit planante. Relaxante est le terme exact. En tout cas, nulle trace d’agressivité ici.
Peu d’artistes chantant en français dans ma sélection de ce mois ci. En voici un, Michel Seban. Celui là, je lui promets un bel avenir. Une voix accrocheuse, des compos du même métal, un truc dans l’air du temps qui me laisse à penser que la Belgique nous propose là quelqu’un avec qui il faudra compter si les petits cochons ne le mangent pas avant. M’étonnerait qu’il reste longtemps autoproduit celui là.
Toujours francophone, made in la Riviera, Max se décide à pousser la chansonnette après de nombreuses années passées à jouer des covers anglaises dans les pubs de la côté d’Azur. Bien lui en a pris. Certes les chansons sont ici réduites à l’essentiel, guitare/voix. Pas d’orchestration pour le moment, mais l’esprit est là, et en attendant la forme, le fond lui, est bien présent.
Robert Tits à une chanson qui porte le même titre qu’une des miennes. Je ne pouvais donc qu’être attiré. Le site est pour le moins discret sur le groupe, peu d’info mais de la musique. Ca sonne, là ou ls photos donnent une impression de groupe très rock, si cette facette est bien présente, grosses guitares à l’appui, la voix adoucie le tout pour en faire des morceaux presque pop. Un croisement entre Bijou et les Ramones.
Phyltre revient avec un sept titres. L’album précédent, Solal, était longtemps resté sur ma platine, c’est tout naturellement que j’ai jeté une oreille sur leur nouvel opus. Changement non pas radical mais nette évolution. Le fait de faire plus de scène peut être, le groupe semble avoir un peu mis en retrait son côté pop pour forcer le trait sur l’énergie. Des textes toujours en prise avec le monde, des guitares toujours aussi affûtées et un chanteur redoutablement efficace, si, à titre perso, je regrette l’efficacité mélodique de titres comme Download, Solal ou Si la vie était bien faite, il faut reconnaître que le petit dernier devrait faire son trou sur les scènes rock de France et de Navarre.
J’étais complètement passé à côté de lui lors de la sortie de son 1er album. Grave erreur. C’est en traînant sur le forum de Michael Miro ou son nom était évoqué à plusieurs reprises que j’ai eu la curiosité d’aller écouter Monsieur Clément. Bien m’en a pris. Tout à fait l’univers qui me fait craquer. Si Malin Plaisir ou Laurent Dutrey que je pousse régulièrement sur ses pages vous sont familiers, vous devriez avoir un gros coup de cœur pour cet auteur compositeur interprète, remarquable.
Retour à un son très Beatles, côté Georges Harrison, StrangeBand aussi français que leur nom ne le laisse pas entendre assume pleinement leurs influences. Si le son pèche un peu (mais je me suis laissé dire qu’ils entraient en studio) les compos ont tous les ingrédients pour faire mal. Le petit gimmick qui accroche et qui fait la différence. Il suffirait d’une vrai production pour qu’ils expriment tout leur potentiel, car c’est du solide.
Corriya, ma petite suisse préférée vient de sortir un 4 titres nommé tout simplement. J’en ai déjà dit tout le bien que j’en pensais ici, mais Ne pleurez pas ou Kiss en Fa ludique sont magiques, ne passez pas à côté.
Et pour terminer, un autre groupe norvégien, qui s’appelle West side tennis club ?? Je ne sais ce qui se cache derrière, le site est écrit dans sa langue natale, mais ces braves gens s’y entendent pour écrire une chanson efficace. Les infos disponibles sur Myspace sont assez succinctes, comme toujours mais les 4 titres présents ne ratent jamais la cible, ça n’est pas donné à tout le monde.
L’interview faites hier soir sur radio plus sera en ligne page interviews dès réception de l’émission sur CD et montage. Deux heures en compagnie de votre serviteur avec une programmation aux petits oignons restez à l’écoute.

Si vous voulez un peu de lecture, un site propose une revue consacrée à la chanson, www.ledoigtdansloeil.com , c’est divers, passionné, c’est fait par des amateurs, au sens propre du terme, bref, ca ne se rate pas.

Sur ce, je vous souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et vous donne rendez-vous l’année prochaine pour entamer une 9eme édition de distribution de bonbons pour les oreilles

A suivre …


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Date de création : 02/02/2008 @ 14:36
Dernière modification : 14/06/2008 @ 21:21
Catégorie : Notes de musique - Editoriaux-2006
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