Vous êtes ici :   Accueil » Lyberty.org la compil N°1
 
Lucy, Racquel and me

LRme__cover_-_small.png

Le nouvel album est en écoute et téléchargement gratuit ici.

Discographie
Notes de musique
 ↑  
Sucrepop ?
Visites

   visiteurs

   visiteurs en ligne

Compil Lyberty N°1

 

LybertyN1.jpg



Fin 2007, Lyberty .org l’un des sites les plus actifs œuvrant à la promotion des artistes autoproduits décide de se lancer dans le plan compil. Avis aux candidats à la célébrité de proposer un titre dans l’espoir d’être retenu. Un seul pré-requis être inscrit sur le forum, formalité peu contraignante vous en conviendrez .
Près de 200 groupes (dont Sucrepop) lance leur bouteille à la mer, 14 retenus par le jury Lyberty plus un quinzième rattrapé par les oreilles par les internautes.

Histoire de commencer 2008 du bon pied et avec de bonnes résolutions, sortie de la dite compil, sans titre spécifique, la number one dirons nous, dès le 2 janvier en téléchargement gratuit, puisque l’opération est à but promotionnel.

Comme j’ai omis de vous en faire une petite chronique lors de sa sortie, honte sur moi, je me rattrape aujourd’hui, sachant qu’elle est toujours dispo ici.

LybertTy_Ban.jpg



Passons sur la pochette virtuelle et qui fait bien de le rester, et qui n’a pour seul intérêt que de présenter le contenu, mais remarquons au passage que dans le zip de cette compil chaque artiste participant à une page le mettant en avant, un lien vers son site, bref du vrai beau boulot dont ils peuvent être fiers.

En voiture donc pour un rapide mais exhaustif survol de cette sélection, qui ne sera comme toujours qu’un reflet de mes propres goûts.

Oubli ou volonté délibérée, il n’y a pas d’ordre de chansons, c’est donc alphabétiquement, comme ils se présentent sur mon ordi que je vais les passer en revue. A noter que l’encodage des morceaux n’est pas le même pour tous, du 128 kbps au 320, ce qui peut avoir un impact sur la qualité du son, je suppose que c’est le fichier tel qu’envoyé par l’artiste qui a été utilisé.

Bertrand Priouzeau avec Lever le voile propose un titre doucement funky, plutôt accrocheur, un bon groove, efficace, le style de titre qui mine de rien à vite fini de vous accrocher les tympans. Ca commence mieux que bien.

Erikel tout en acoustique, chante une Ana mélancolique à souhait. Une très jolie voix, une qualité sonore irréprochable, le jury de Lyberty ne s’y est pas trompé.

Forget the Heroes à suivre: première compo en anglais, première chanteuse, pas de guitare mais du violon, les cordes sont mises à l’honneur ici. Que ce groupe n’ait pas encore signé est étonnant. Un potentiel évident, un projet artistique qui, pour ce que je peux en juger, semble abouti, y a des claques qui se perdent.

Evidement comme rien n’est parfait, il fallait bien un premier titre qui me laisse froid. C’est sur Lenaic que ça tombe. Ambiance chanson française dite à texte, tendance humour, le 10 tu sors est l’archétype de titre qui peut plaire à pas mal de monde et que je zappe sans état d’âme.
malin
Suivent Malin Plaisir Qu’en dire que je n’aurais déjà dit. Eric et Domino ont du talent, beaucoup de talent. Et comme si ce n’était pas suffisant, ils sont charmants. Ils écrivent des chansons qui nous rendent tous poper en larmes. Eric trousse des arrangements d’orfèvre, Domino à une voix à faire fondre un iceberg, je les soupçonne d’être en réalité à l’origine du réchauffement de la planète. Cet amour sur un fil est un bijou, leur précédent album en regorge, le prochain va tous nous tuer.

Maxime Perez et son bye bye. De la chanson fourrée au jazz. C’est bien fait, recherché, pas vraiment ma tasse de thé mais indéniablement bien tourné.

MØN c’est, comment dire ? étrange. On pense au Floyd bien sur. Un Floyd pas si Pink que ça, plutôt entre grey et black. C’est nerveux, torturé, instrumental, avec ce quelque chose qui retient l’attention, qui capte l’auditeur. Bon, c’est pas de la pop, pas du rock, mais c’est une sacré musique pas, expérimentale ni intellectuelle au sens péjoratif du terme, non, une musique pensée et construite. Je n’en ferais pas mon disque de chevet, mais un morceau comme ça de tant à autre ça décrasse les oreilles.

Mrs Doyle Moi je ne sais pas parler de ce style de musique. J’écoute, je reste dehors, je ne rentre jamais dedans. J’observe juste que je ne saurais pas faire ça. Du Kate Bush qui aurait oublié d’être accessible. Du Bjork hermétique. Ces références devraient suffire à convaincre les aficionados des deux demoiselles suscitées de prêter une oreille attentive à Mrs Doyle.

Coller Mushi derrière eux, c’est pointer en même temps la faiblesse et la force de cette compil. Faute de ligne éditoriale, de style de musique déterminée, s’enfiler les 15 morceaux d’affiler reste difficile tant les univers sont différents. C’est preuve de l’esprit d’ouverture de l’équipe, et la certitude que tous les internautes ou presque trouveront quelque chose à se mettre sous l’oreille mais aussi que peu apprécieront l’intégralité.
mushi.jpg
Mais revenons en à Mushi . Un titre en français, c’est le première fois que j’entends Mathilde dans cette langue. C’est funk, avec la patate qu’elle met dans tout ce qu’elle chante. Mathilde c’est une p…de voix, une bête de scène, qui transcende tout ce qu’elle chante. Mais Mushi c’est aussi un groupe qui assure derrière. Ce Doop doop pop tricote de la basse et devrait exploser sur scène.

Retour à une pop redoutablement efficace avec Pierre Grimoin. Ce titre à tous les attributs d’un tube. Entre Obispo et Calogero pour vous situer le personnage, les radios devraient se pencher sur ce Chiffon ou satin qui à sa place en haut des charts.


Regis Mayoux
nous propose de partir en Exploration. C’est une pièce instrumentale au piano. C’est doux, reposant, moi ça ne me parle pas mais c’est agréable à écouter sans être facile, nous ne sommes pas chez Clayderman. Je n’ai pas la culture nécessaire pour en parler correctement.


Samuel Leroy
. L’amant de ma femme. Le type même de titre ou la musique n’est qu’un prétexte. Plutôt que de raconter une histoire drôle, l’auteur en à fait une chanson. Pas pour moi.

Tabolomegalo encore un instrumental. Moi qui n’apprécie que moyennement ce genre, vous avouerez que je m’accroche. Plongée dans la musique de film. En fermant les yeux, tout un chacun peut se laisser embarquer. Si les quatre premières minutes sont soft tendance triste, l’ensemble nous réveille sur la fin.
tommy.jpg
Il s’appelle Tommy. Et le morceau qu’il donne ici, Dreamworld est sacrément bon et sacrément pop. Un vrai coup de cœur. Une voix qui me fait penser parfois à Jay Alanski (de toutes façons, ont doit être 5 à se rappeler la voix de ce mec alors), Les guitares sonnent, la mélodie du refrain est imparable, en 3’30, le Tommy en question fait fort. J’en veux d’autres des titres comme cela.

Allez, un petit dernier et on ferme. Victor Noir et La complainte du lèche cul. Dans le même sac que Lenaic et Samuel Leroy. Du texte avant tout. Dans le cas de Monsieur Noir, la musique n’est tout de même pas totalement abandonnée. Mettons que si vous aimez le style Linda Lemay, toute proportion gardée, vous devriez tendre l’oreille vers ce Victor.

Voilà, pour une première compil, elle est bien belle, avec quelques pépites (que d’aucun trouveront quelconque) et d’autres titres dispensables, ou en tout cas que je n’aurais pas choisi (mais que les mêmes d’aucuns trouveront les plus intéressants). Bref, comme toute compil de groupes sans lien fédérateur, il y a à boire et à manger, et c’est tout ce qu’on lui demande. Vivement la N°2

LybertyN1.jpg


Date de création : 10/02/2008 @ 22:50
Dernière modification : 14/06/2008 @ 19:00
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-L
Page lue 7365 fois


Réactions à cet article

Personne n'a encore laissé de commentaire.
Soyez donc le premier !

Vous êtes ici :   Accueil » Lyberty.org la compil N°1