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Lucy, Racquel and me

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Le nouvel album est en écoute et téléchargement gratuit ici.

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Sucrepop ?
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Malin Plaisir


malinplasirduo.jpgUn nouvel album de Malin Plaisir, c’est obligatoirement un évènement. C’est quand même un truc qui n’arrive que les années bissextiles.
Le premier (chroniqué ici ) était en fait précédé d’un 4 titres, ce qui fait de ce second album la 3ème parution du duo (vous suivez toujours ?)
En si peu de chansons ils ont néanmoins réussi à créer un univers personnel.

Pour ceux (il en reste ?) qui ne connaitraient pas encore ce duo, Malin Plaisir c’est Domino au chant lead, Eric à l’écriture, composition et la plupart des instruments ainsi qu’au chant lead également, entouré d’une brochette de guests dont je vous laisse découvrir la liste dans les crédits.
Malin Plaisir c’est avant tout des cascades de guitares acoustiques cristallines, une abondance d’harmonies vocales, des tempi médium, des mélodies qui s’infiltrent insidieusement dans vos neurones et de jolis textes tournant le plus souvent autour des relations humaines. Malin Plaisir c’est doux, c’est chaud, c’est agréable comme d’être à deux sous une couette quand il fait froid dehors.
Pour les amateurs d’étiquettes, vous prenez un soupçon de Laurent Voulzy, un zeste d’Eagles, deux doigts d’America , secouez moi tout ça et servez autoproduit.

Prenons le large est le titre de ce second opus. 10 titres à consommer sans modération dont le détail suit. Pour ceux qui auraient la flemme de lire cette chronique en entier, faite moi confiance, cliquez ici ,vous me remercierez plus tard.
Vous voulez ses défauts pour pouvoir en dire du mal sans même l’avoir écouté ?
- Il n’y a que 10 titres.
- Aucun ne comporte de ukulele (hérésie).
- Domino ne chante pas tout le temps.
- Eric ne chante pas tout le temps
- Va falloir attendre encore 3 vies avant le prochain.

Mais entrons dans le labo et passons le tout à l’analyse spectroscopique et à au microscope à particules.

MalinPochette tout d’abord. Un dessin illustrant le titre de l’album. Le capitaine Eric, fièrement campé dans sa baignoire à pattes, veille au grain tandis que le moussaillon Domino bulle les pieds dans l’eau. Bref y en a qui s’en font pas.
On pourrait croire que cela ne décrit pas ce que l’on va trouver dans la galette. Erreur, c’est indiqué en gros, on va y prendre Plaisir.

Prêt à prendre le large avec eux, en avant toute !

1- Attrape moi
Petit riff de guitare (tout doux, on est pas chez les Stones là), la voix de Domino qui casse la baraque de suite, magique, ou l’on s’aperçoit du manque qu’elle avait laissé depuis tout ce temps, un rythme léger comme un papillon, quelques couches de chœurs pour rendre encore plus fondant le tout, un texte subtil ou le chasseur n’est pas celui que l’on croit, bref on renoue avec le meilleur de Malin Plaisir, on les retrouve ou ils nous avaient laissés, abandonnés devrais je écrire, et c’est si bon.
2- Prenons le large
Si, enfin, quelqu’un, parmi les grands décideurs de qui a du talent ou pas, les pourvoyeurs de soupe FM , les fabricants télévisuels d’artistes au kilomètre, les chroniqueurs pressés daignaient accorder 3’40 de leur précieux temps pour écouter ce bijou, ils ne le perdraient pas et serviraient à porter la bonne parole auprès du plus grand nombre.
Ceci DOIT être un hit de l’été. Demerden sie siech comme vous voulez, je ne veux pas le savoir. C’est de l’or en barre, un puit de pétrole déjà raffiné, ça justifie que l’euro sois plus fort que le dollar.
Putain, Voulzy sort ça, on crie au chef d’œuvre, comme c’est Malin Plaisir on murmure que c’est pas mal.
Quand la voix de Domino entre, ça colle des frissons.
Des paroles de Christophe Marie à faire se pâmer tous les amoureux, la musique d’Eric les faire se retrouver coller l’un contre l’autre sur les pistes de danse estivales, et les voix mêlées de Domino et Eric faire rêver le monde entier qu’un accord parfait est possible. C’est juste beau. Voilà. Ca justifie (presque, faut pas déconner) cette si longue attente entre les deux albums.

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3- Passagère (Corriya)
J’aime bien l’idée de faire partie d’une famille. Corriya avait fait une chanson nommée Sucrepop (avec entre autre la complicité de Malin Plaisir). Eric lui en dédie une avec cette passagère. Les deux ont collaboré avec moi. Des talents divers qui se croisent, s’épaulent, la vie comme elle devrait être quoi. Domino en solo, juste une guitare en soutien et un violoncelle discret mais si beau, pour nous emmener jusqu’au final, lui plus enlevé. Une troisième réussite.
4- Aimer à ta manière.
Plaidoyer tranquille pour les amours différents. Pour respecter la règle non écrite de l’alternance, retour au mode duo. La guitare électrique se fait plus présente, lorsque le rythme décolle dans refrain, nous sommes face à un Malin Plaisir dans sa version rock (enfin rock, façon de parler). C’est un autre single à venir, la mélodie est imparable, les deux voix se répondent, s’entremêlent, se mélangent, pour notre plus grand plaisir. Pour le moment un sans faute.
5- Ce qui reste
Et ce n’est pas ce petit bijou qui va inverser la tendance. Une histoire de rupture, délicatement interprétée par Domino. Ou l’on retrouve Corriya dans l’une de ses spécialités, les choeurs éthérés. Et Domino chante si bien, qu’on aurait presque envie d’être quitté par elle ;o)
6- Ou s’en vont les gens ?
Retour à l’option rock and roll. Guitares électriques en bandoulière, basse qui pompe tout ce qu’elle peut, batterie qui emballe le tout et refrain indélogeable du lobe temporal. Merde font chier les Malin Plaisir, que des chansons qu’on rêverait d’avoir écrites. Et d‘ailleurs, j’y pense, ou s’en vont les Malin Plaisir pendant les 4 ans d’interruptions ?
ah ah, font moins les malins là, plus personne ne répond. Celui qui oserait un : ils prennent le large, je le bute !
malinplaisirraspail.jpg7- Tout doux.
Il lui à pris quoi à l’Eric là ? Lors des 5 premières secondes, j’ai cru à une reprise de France Gall période Babacar (bon, c’est pas le problème, j’adore Gall et Berger, ça m’a juste surpris)
Ensuite un titre chanté en solo par lui, normal, sur le premier album, il avait aussi craqué et je suis bien mal placé pour lui jeter la pierre. Simplement, une sorte d’ovni sur la galette. Le steak frite dans un restaurant de fruits de mer. C’est bon dans tous les cas, mais ça n’est pas attendu là, à ce moment là.
Déjà, le texte, plein d’humour, sur les affres d’un amant qui refuse les fantasmes SM de sa compagne. C’est typique Malin ça ?
Et la compo avec break de basse slappées, guitares de plombs ?
Bon, il reste la voix qui fait le lien, mais on ne me la fait pas à moi, je ne suis pas dupe, Tout doux à tout de l’incursion solo, de l’intrusion scélérate au coeur du système Malin. le Hyde à pris le pas sur Jekill. Comme la compo est bonne, je ne porterai pas plainte, mais c’est limite outrage.
Il y en a même qui sont foutus de penser que c’est le meilleur titre.
Excommuniés !
8- Donnons nous le temps.
Conscient de son inconscience précédente, Eric nous rend Domino. Co-écrit à nouveau avec Christophe Marie, leurs collaborations se révèlent chaque fois judicieuses. Cette fois-ci la naissance d’un couple. Un des sommets de l’album, qui commence du coup à ressembler à une chaîne montagneuse. Du Malin pur jus. Les deux voix ensembles, des harmonies, des arpèges acoustiques, un rythme tranquille, magique.
9- L’écrit est un leurre
Eric en solo strike again. Cette fois, l’ambiance est tout de même plus proche de l’univers Malin Plaisir. Les tourments de l’auteur pour le texte. Si ce n’était l’absence de la voix de Domino, on croirait écouter un de leur album, c’est dire ;o). Dommage car sa voix se serait probablement parfaitement intégrée à l’ensemble.
10- D’ici
Le titre qui clôture l’album. Toujours Eric en solo, la voix de Domino la double au loin parfois. Un beau texte sur l’intégration. Une très belle chanson qui ne pêche, encore une fois, que par l’absence d’une moitié de Malin Plaisir. Néanmoins une jolie réussite, un solo très américain dans l’esprit pour finir, très inspiré également.

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Voilà.
10 chansons pour un très, très bon album. L’attente fut longue mais le résultat à la hauteur. Si la vie était bien faite, tous les ingrédients sont réunis ici pour faire un tabac. De belles chansons, des textes intelligents, des arrangements ciselés. Alors soyons optimiste, la vie est (parfois) bien faite et ce disque aura le succès qu’il mérite.

Pour un amateur de popsongs, passer à côté d’un tel condensé de plaisir serait une folie. Plutôt que de mettre 15 euros dans vos clopes/loto/petit noir du matin ou je ne sais quelle autre addiction, prenez le large en compagnie des Malin Plaisir, laissez votre stress à la porte, il n’y a pas de mal à se faire du bien.

Malin
  1. Attrape-moi
  2. Prenons le large
  3. Passagère (Corriya)
  4. Aimer à sa manière
  5. Ce qui reste…
  6. Où s’en vont les gens?
  7. Tout doux
  8. Donnons-nous le temps
  9. L’écrit est un leurre
  10. D’ici

Date de création : 18/05/2008 @ 18:25
Dernière modification : 14/06/2008 @ 19:01
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-M
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