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Lucy, Racquel and me

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The Portalis

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The Portalis ce sont 4 musiciens originaires de la région aix/marseille. Tombé je ne sais comment sur leur myspace, j'avais été plus que séduit par les premiers titres proposés, éclaireurs d'un album en gestation.

Avril 2008, l'abum est là, sur le label effervescence-records.com. Evidemment, Sucrepop ne pouvait que se pencher attentivement sur ce premier opus.

La pochette tout d'abord. que j'avais pris pour un pneu confused  et qui, si j'en crois un jeu concours sur leur site s'avererait être un rideau. Bon, le symbolisme de ce choix m'échappe un peu, peut être est-ce uniquement un parti pris esthétique, au final, cela n'apprends rien de plus sur le groupe. Au verso une photo des 4 membres, idem à l'intérieur. Pas de textes, pas de crédits, qui fait quoi, qui joue quoi, c'est enregistré ou  ? bref service minimum, un peu comme si The Portalis était un tout indivisible, un bloc que l'on prend comme il est. Pour en savoir plus rendez-vous sur le site ou le forum.

Pour faire court, nous avons affaire à une formation guitare basse batterie clavier. 3 hommes, une femme. Elle a le bon goût de n'étre ni chanteuse ni bassiste, rôle généralement dévolu à la gente féminine dans le rock. Ils se présentent comme groupe d'obédience pop rock. Chant anglais exclusivement. Du rock ils ont effectivement une certaine sophistication, le batteur particulièrement  est loin de l'habituel tchac poum métronomique et joue tout en rupture, en break,  bref en finesse,  le côté pop s'affirmant avec des refrains qui font mouche, entêtant et efficaces. Après plusieurs écoutes nous avons là un mix entre une musique ou j'entends des influences de progressive, avec des orchestrations élaborées, recherchées, se developpant sur un format un peu plus long que ceux de la pop  et parallèlement une évidente volonté d'être accessible et de conserver un potentiel radiophonique. Entre Toto, Coldplay et Genesis quoi 

Revue de détails:

Ouverture avec Vibrations. Une nappe d'orgue, descente de toms, basse et guitares qui se rejoignent, le tout monte crescendo pour arrriver à un refrain qui emporte le morceau. Pas un grand single mais un titre qui pose bien les jalons de l'univers du groupe. Une parfaite entrée en matière pour faire connaissance. Le style de titre qui sur scène doit prendre son envol

My revolution qui suit est de la pure chair à radio FM. C'est rock, le chanteur s'y carbonise les cordes vocales, la basse bourdonne à qui mieux mieux, un hymne évident, une grosse production pourrait transformer ce titre en phénoménal carton.

Et c'est, quoique dans un autre style, exactement ce que l'on pourrait attendre de Leave the ground. Si ce n'est pas de la graine de tube ça, je m'appelle Mc Cartney. Impossible de ne pas avoir ce titre logé au fond des tympans dès la première écoute. Et sans concéder une once de terrain à la variété FM. C'est du rock qui ne se cache pas, qui s'assume et porte haut les couleurs de la pop.Portalis2.jpg

 Rainy day, sur un tempo plus enlevé persiste et signe. N'importe quel groupe ricain qui sort un album avec ces 4 premiers titres ferait les gros titres de toute la presse rock. Bon, si je voulais être pointilleux j'aurais ajouté plus d'harmonies vocales, mais toute l'énegie de ce titre emporte l'adhésion.

All the time calme un peu le jeu, rythmiquement parlant, laissant transparaitre un côté U2. Une mélodie accrocheuse, un titre riche en atmosphère ou le batteur se taille la part du lion.

Ca repart aussitôt avec un couplet  rock couplé à un refrain quasi Motown I can never stop. Encore un titre au parfum de tube, ou les influences Beatles, omniprésentes tout du long de ce disque ce matérialisent plus précisément. Et puisque nous parlons Beatles, le Mc Cartnesque Mrs Gladys qui suit enfonce le clou. Un piano/voix, quelques cordes pour une ballade tout en douceur, confirmant que The Portalis est à l'aise dans différents registres. Idéalement situé au milieu de l'album, il permet de souffler avant d'attaquer la dernière ligne droite. 

Fairy tale song relance la machine en conservant le piano comme instrument prédominant.  Le côté rock de la première partie du disque s'estompe pour laisser place à des choeurs, et à un titre plus pop ou l'énergie est mise de côté pour laisser place à plus de simplicité.

Once upon a time peine a tutoyer les sommets des précédents titres. Morceau ou l'ambiance prime un peu sur l'efficacité. Pas un titre raté,  mais un ton en dessous.  Un titre d'album plutôt qu'un single. Le groupe s'essoufflerait-il déjà ?

Kiss before the kill dément en partie. Toujours du côté pop de la force, un refrain porteur, un clin d'oeil au fab four avec un final très Twist and shout, des choeurs qui envahissent l'espace, un bon titre, ou, sans forcer leur talent, les Portalis arrivent à convaincre.

Et pour clotûrer l'album, Till the End la bien nommée. Près de 7'30 quand même. Un piano une voix sur la majorité du titre. Basse baterrie sur la fin en ponctuation. Un final tirant sur  Hey Jude sans évidement pouvoir s'y comparer (mais qui pourrait ?). Fin

Alors ?

Rayon critiques, si le chanteur est bon, ce n'est pas le grand chanteur que cette musique mérite. Je suppose qu'il est l'auteur compositeur de la plupart, voir de tous les titres. Et l'impression qu'il est aux Portalis ce que Mc Cartney était au Wings la pièce maitresse et essentiel du puzzle.

Pour résumer, un disque en deux parties, avec des morceaux au rock accéré pour débuter,  pour basculer doucement sur un versant plus pop au fil du temps. Un sacré paquet de singles potentiels les place largement au dessus de la mêlée.

Une production plus  ambitieuse, mais qui pourrait leur reprocher pour un premier album, autoproduit qui plus est, pourrait faire d'eux des artistes de tout premier plan, car le  matériel est là. The Portalis est clairement l'un des groupes les plus talentueux que  j'ai pu entendre depuis un bail et s'ils donnent sur scène la moitié de ce qu'ils offrent sur disque, ces 4 là pourraient bien aller très loin.

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  1.  Vibrations
  2. My revolution
  3. Leave the ground
  4. Rainy Day
  5. All the time
  6. I can never stop with my baby
  7. Mrs Gladys
  8. Fairy tale song
  9. Once upon a time
  10. Kiss before the kill
  11. Till the end

 


Date de création : 22/06/2008 @ 19:02
Dernière modification : 22/06/2008 @ 20:27
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-P
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Réactions à cet article

Réaction n°4 

par poulette le 11/02/2009 @ 16:18

bonjour,

très bon article même si un peu ancien car depuis les Portalis ont sorti 2 nouveaux titre absolument géniaux. d'après leur myspce ils préparent un clip (on est tous impatients de le voir!) et j'ai entendu dire que de nombreuses chansons sont sur le point d'arriver!

k et je conseille vivement de les voir sur scène ça vaut vraiment le coup!


Réaction n°3 

par CEDRIK le 24/06/2008 @ 21:11

Excellent article! Bien documente, interessant, bref de l'anti Manoeuvre... LOL!

Ca donne envie d'ecouter ce groupe, et donc je vais directo sur Myspace ecouter quelques titres. Merci encore pour cet article

Cedrik (les enfants de la patrie)


Réaction n°2 

par Orloff le 23/06/2008 @ 19:02

Bonjour,

Bravo pour cette critique qui met en exergue toutes les qualités du premier album de ce jeune groupe qui n'en doutons pas, va continuer à faire parler de lui.

Certes, ce premier enregistrement a des petits défauts. Mais c’est aussi, par sa spontanéité, ce qui fait son charme.

Loin du formatage de la plupart des artistes actuels, Les Portalis nous proposent un univers dans lequel il fait bon s’immerger.

Il faut oser, dans l'univers musical actuel, proposer des titres comme  Mrs Gladys. Quelle chanson magnifique.

Donc une fois encore bravo pour cette critique.

Sauf que je voudrai qu’on m’explique ce qu’est une " grande voix ".

Paul McCartney, Mick Jagger, Mylène Farmer, Serge Gainsbourg, Etienne Daho, Jimmy Hendrix, Bob Dylan, etc. etc. sont-ils des grandes voix ? 

Et je pourrais en citer comme ça encore des dizaines.

Ce qu’on demande à une voix, c’est de coller à la musique qu’elle interprète. Et à ce titre, la voix du chanteur des Portalis, colle parfaitement à leur musique. Et c’est encore plus flagrant sur scène.

Quand je pense qu’il y a des gens qui ont détesté la voix de Daniel Balavoine, je me dis que tout ça est bien suggestif.

Donc, longue vie à ce groupe qui n’a pas finit de faire parler de lui.

Orloff.


Réaction n°1 

par cathy le 23/06/2008 @ 17:44

bonjour,

je viens de lire l'artcile sur the portalis qui est très interessant. Je connais bien l'album pour l'avoir à la maison et pour l'écouter à longueur de journée et je suis entièrment d'accord avec la phrase : N'importe quel groupe ricain qui sort un album avec ces 4 premiers titres ferait les gros titres de toute la presse rock.....(bien que personnellement je rajouterai plus que ces 4 chansons).

Par contre je ne suis pas du tout d'accord avec : si le chanteur est bon, ce n'est pas le grand chanteur que cette musique mérite. La 1ère fois que je suis allée sur le myspace c'est le début de leave the ground qui m'a scotché avec JUSTEMENT cette voix là et qui a fait que je suis restée à écouter jusqu'au bout......c'est indissociable du reste.

The Portalis est clairement l'un des groupes les plus talentueux que  j'ai pu entendre depuis un bail et s'ils donnent sur scène la moitié de ce qu'ils offrent sur disque, ces 4 là pourraient bien aller très loin. Alors là je ne peux qu'applaudir surtout que pour les avoir vu sur scène je peux dire qu'ils assurent un maximum e


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