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Lucy, Racquel and me

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Le nouvel album est en écoute et téléchargement gratuit ici.

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Recollection

LVrecollection.jpgLa sortie d'un nouvel album de Laurent Voulzy en Sucrepopie est un évènement national. Car tout de même, s'il y a un maître en terme de pop sucrée doucement , c'est quand même notre Lolo Star.

Hors donc, pour dignement fêter les 30 ans de la chanson Rockcollection qui l'a mis sur orbite et a, dit-il, littéralement changé sa vie, décision est prise de revisiter la chose et de l'agrémenter de quelques lignes de CV complémentaires. Le single magique sortie peu avant, Jelly Bean, ayant donné le coup d'envoi et m'ayant plus que mis l'eau à la bouche, me voici album à la main (merci Isabelle) puis casque aux oreilles pour m'en délecter.  

Concept album donc autour de l'idée originale pour un album en 10 actes, c'est du moins ce que la pochette indique. Pochette clin d'oeil à celle de 77, si la couleur du mur à changé,  notre bopper souriant semble n'avoir laissé aucune prise au temps, j'en déduis que le talent conserve bougrement bien. La ricken  en bandouillère , tout sourire,  c'est partie pour 50 minutes en sa compagnie, suivez le guide.

Acte I Dans le vent qui va.

Petite intro chantée, 1'25, du Voulzy pur sucre,  s'ouvrant avec un petit carillon et son parfum d'enfance,  illustrant la naissance de Laurent Voulzy je suppose et qui ce clôt  sur des choeurs réminiscent de 'I'm not in Love de  10 CC, premier clin d'oeil à la musique des années 70.

Qui nous emmène sur l'acte II Jelly Bean, un single éclatant comme il est un des rares à savoir les faire. Une intro ou les guitares tournent comme des horloges, batterie basse,  un son un peu à la Jeff Lynne post Elo, un refrain imparable,  le type de popsongs qui définit le bonhomme et son style, juste la grande classe. Si la première écoute m'avait laissé avec une sensation d'un titre un peu plat, rapidement  il emporte le morceau,  et je m'incline, il fait fort. Cet été devrait voir ce If you know what I mean, Jelly Bean sur toutes les lèvres, surtout que côté promo, la dose a été mise smile

Rupture brutale avec l'arrivée de l'acte III, Radio collection, totalement dispensable en tan que titre, dont la place ne se justifie éventuellement que dans l'optique d'une transition avec le gros morceau, l'acte IV Rockcollection 008. C'est parti pour 15'43 de souvenirs. La collection 77 est encore dans tous les esprits, la version live qui l'avait déjà revisitée également, voici une version studio avec d'autres morceaux. Ne boudons pas notre plaisir, si l'effet de surprise est passé, on a là le gros son et le choix des extraits est tout aussi judicieux. Difficile de s'enthousiasmer néanmoins, rien de nouveau sous le soleil, juste une bonne dose de plaisir, mais rien que ça déjà ...LVportrait.jpg

L'acte V, A7708 sur un rythme similaire parle du temps qui passe, et est assez réminiscent de là ou je vais titre studio que l'ont trouvait sur un album live précédent,  doté d'un solo de guitare style Talkbox immortalisé par Peter Frampton sur l'abum live du même nom (Do you fell like I do ?). Rien de transcendant avec cette chanson, ça sonne, c'est bien fait, mais il doit pouvoir nous en pondre une tous les 1/4 d'heure des comme celle là. Et puis les choeurs d'enfants, à la fin, moi ça m'agace en général, et celui ci ne fait pas exception à la règle.

Acte VI, Rockcollection scène 10 ajoute un couplet, pas très inspiré, un peu bancal côté texte, prétexte à nous balancer un coup de Buggles (j'adore), et l'on glisse dans l'acte VII, les interrogations d'Elizabeth, qui n'est qu'une virgule sonore (ou j'aurais parié entendre un sample d'Electric Light Orchestra, pourtant non crédité) totalement inutile. Arrivé là, en fait des septs titres que l'on pouvait légitimement attendre à la lecture de la pochette, il n'y a que deux réelles chansons nouvelles , allez, 2 et demi avec dans le vent qui va, plus le rockcollection 2008. Pas de quoi crier au voleur mais tout de même, de quoi se poser quelques questions.

Surtout que l'acte VIII, Jukebox me laisse perplexe. C'est rockcollection sans les couplets originaux, un medley de standards de la pop, une sorte de 7eme vague condensée en 11 minutes. Ce qui m'ennuie là c'est que, sur plusieurs titres, Laurent  ne chante  pas , ou alors dans les choeurs.  la demoiselle qui interprète Heart t of glass ou Moonlight Shadow chante parfaitement,  mais moi c'est un album de Voulzy que j'ai acheté, pourquoi diable ne les a t'il pas chanté lui même,  puisque il les a choisi ? E comme par ailleurs, côté orchestrations, la prise de risque est minimale, il s'écarte peu des versions originales, reproche que je faisais déjà à la 7eme vague, je suis loin d'être convaincu. Et puis les choeurs sont parfois envahissants. Evidemment, tout le monde connait par coeur les titres choisis, et donc l'ensemble se laisse écouter plus qu'agréablement, et le son est excellent, mais bon, rien qu'un bon groupe de bal n'aurait pu faire. Le morceau s'éternise pour finir sur une reprise de Canned Heat, On the road again, à qui il rend ainsi un hommage appuyé et qui paraît long, aucune idée du pourquoi.

l'Acte IX, Sous la lune, est un ovni dans la discographie de Laurent Voulzy. Comme il ne la signe pas seul, ceci explique peut être cela. Basé sur un riff de basse, j'ai immédiatement pensé à Ou est le Soleil de Mc Cartney, même esprit ludique et sans grand intéret autre qu'anecdotique. Un titre qui aurait pu avoir parfaitement sa place sur une face B ou dans des bonus mais sur un album ? Ici, rien qui n'ajoutera à la gloire du Bubble star. Dans la veine de  Catherine part ou Le train de 3H14. Début du texte en anglais, puis passage vers la fin au français. Le morceau meurt doucement dans l'acte X Epilogue, Dans le vent, queue de comète de synthé, bouclant la boucle avec l'intro, point final.

en résumé, au lieu des 10 chansons légitimement attendues à la lecture de la pochette,  4 seulement dont Rockcollection. Là ou j'espérais 10 Jelly Bean, des popsongs inventives, bande son idéale de mes vacances à venir, une seule répond à l'appel. Je pense qu'il ne faut pas aborder cet album comme un nouveau disque de Laurent Voulzy mais comme un truc à part ,  une récréation que celui ci s'est accordé et dont il nous fait profiter.  Le prochain album est donc à venir. Merci tout de même pour ce Jelly Bean, you know what I mean.

 

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  1.  Dans le vent qui va
  2. Jelly Bean
  3. Radio collection
  4. Rockcollection 008
  5. A7708
  6.  Rockcollection scène 10
  7. les interrogations d'Elizabeth
  8. Jukebox
  9. Sous la lune
  10. Dans le vent

 


Date de création : 05/07/2008 @ 14:13
Dernière modification : 05/07/2008 @ 17:25
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-V
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