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Electric arguments

Fireman - Paul Mc Cartney - Youth (Martin Glover)

fireman3.jpgThe Fireman est de retour avec un 3ème album intitulé Electric Arguments et du coup, ça discute sévère dans les chaumières de Pepperland.

Pepperland ??

Yes Sir. Comme Romain Gary inventa Emile Ajar, The Fireman est le pseudonyme emprunté par un ex Beatles.Si  ce nom de groupe ne vous dit rien, se cache pourtant derrière, se cachait devrais je écrire puisque le secret est éventé depuis un bail, le duo composé de Sir Paul Mc Cartney et Martin Glover, dit Youth. Si le nom du premier vous est familier, le second, bassiste originel de Killing Joke et producteur reconnu de groupes tel U2 ou the Verves certainement moins.

Depuis 1993, date de parution du premier opus, ces deux là travaillent ensemble. Et que vous n’en ayez pas entendu parler d’eux n’a rien d’étonnant. Leur musique est à classer dans les albums expérimentaux absolument anti-commercial, dont les Beatles solo nous ont généreusement gratifiés du style Electronics sounds de Georges Harrison ou  Two virgins et autres Life with lions de John Lennon. Bref du boucan organisé  - ou non – et résolument loin de l’aura pop des Fab Four.

Je m’attendais donc à un album inécoutable auquel j’allais jeter une oreille distraite à titre informatif,  puisque choix du pseudo Fireman. Et surprise,  voila t’y pas que Paulo, avec ces disputes électriques nous fait en réalité un album de Mc Cartney. Il chante tous les titres (les précédents Fireman étaient quasi instrumentaux), les signe tous, à se demander qu’elle fut la part de son compère et le tout est nettement plus accessible que par le passé. 13 titres pour 13 journées d’enregistrement, à chaque jour suffit sa peine dit le proverbe, c’était le deal. En tout cas, c’est ainsi qu’il nous est vendu. Petit tour du propriétaire.

Nothing to much, just out of sight:: Ou le papy de 66 ans démontre qu’il a encore des ressources de rocker. Il lâche les rennes et la voix pour un blues incatatoire de 5 minutes, brouillon, graisseux et sale à souhait, croisement d’un Helter Skelter et d’un Monkberry Moon Delight ou la voix se déchire devant un lourd riff de guitare et une basse en fonte. Vous pouvez aligner les petits jeunes que vous voulez, il en a encore assez sous le coude pour atomiser la concurrence côté voix.

Two Magpies : Changement de décor total pour ce second titre. Une sorte de baby’s request de l’album back to the Eggs en moins pop, un poil jazzy, il est coutumier de ce style, pas désagréable, pas transcendant non plus. Nous sommes tout de même loin de Fireman et dans le pré carré de Sir Paul.

Sing the changes : Aurait pu sans problème figurer sur l’album précédent, Memory almost full, il en aurait été l’un des meilleurs titres, une popsong tout ce qu’il y a de plus Cartney, le single lançant l’album, pas de quoi faire exploser les charts mais une chouette surprise tout de même. Juste histoire de démontrer qu’il n’a pas tout à fait perdu la main.

Travelling light : Le principe de l’album, une journée, un titre, fait que des styles différents sont abordés. Une douce balade folk, une flûte, une mélodie au piano en écho, une atmosphère que je rapprocherais de Off the Ground pour la première partie, la chanson évoluant en une autre en cours de route, s’achevant un peu hâtivement à mon goût.  fireman1.jpg

Highway : Un rock peu inspiré, il doit pouvoir en écrire une comme ça tous les jours. Bien fait, mais dispensable, sur scène, ça peut dépoter, il ne se laisse pas assez aller à mon goût, il aurait pu laisser parler la poudre. Il fut un temps ou il nous aurait collé un tel titre en face B d’un 45T, pas sur un album.

Light from Lighthouse : Il cherche le tube ou quoi ? Un refrain simpliste a reprendre en cœur, fédérateur, mais sans ce petit plus qui fait la différence entre une honnête chanson et un grand titre. Un titre qu’on pourrait imaginer joué par une bande de copains, en bœuf en fin de concert. Avec les voix des 3 autres, ça aurait pu le faire, seul …

Sun is shining
: Les petits oiseaux, quelques accords de guitare acoustique, une basse qui chante un peu (c’est tout de même deux bassistes qui produisent le disque), Du Mc Cartney solo pur jus, à l’instar des titres qu’il produit ces dernières années, plutôt au dessus de la moyenne, mais sans étincelle.

Dance till we’re high:  Sur la plupart des morceaux qu’il signe depuis pas mal de temps maintenant, c’est souvent la basse qui donne tout le sel aux compos. Jamais téléphonée, toujours chantante, il reste le patron pour ce qui est d’écrire des lignes recherchées et originales. Ca ne suffit pas à faire un grand titre mais cela sauve au moins les meubles. Là, il a beau coller de jolies cordes ou des cloches, c’est encore par les 4 cordes que son talent transparaît le plus.

Lifelong passion : Ou Paul joue à être Georges. Avec talent, il va s’en dire. Un zeste de musique indienne, des Give me love en veux tu en voilà, le morceau le plus world de cette première partie, déjà paru en début d’année pour une action caritative..

Is this love ?: Ca commence comme une musique de documentaire animalier. Le retour du Fireman alors que l’on s’était fait à l’idée qu’on tenait là un nouveau Macca. Amis de la pop, passez votre chemin. Même quand rentre la voix, je n’accroche guère.

Lovers in a dream
. Bon, la récréation est finie. Ou alors c’est Mister Youth qui a repris les commandes. Bruitages divers et variés,  au bout d’une minute un beat se met en place, une voix mixée à 50 km, puis la basse, et un morceau presque dance et au final une heureuse surprise. Surprenant, mais séduisant. Un peu dans le style ou est le soleil ?  Ca ne finira pas sur un best of, mais sur une piste de danse ça peut le faire.

fireman2.jpgUniversal here Everlasting now. Ca part sur un arpège de piano, tout doux, et puis aboiement de chien, bruits divers, la BO d’un film dont on a pas les images. On patauge en pleine Firemania. C’est toujours mieux que Revolution 9, mais ce n’est pas compliqué non plus. Quand rentre la boite à rythme (lourdingue) et les guitares on se demande pourquoi il s’énerve d’un seul coup, on était si bien à se laisser bercer. Et s’il revient au piano initial, trop tard, on est réveillé.

Don’t stop running. Serait le dernier titre si, le farceur, il n’avait pas caché un morceau. En voilà un truc qui est original. Pour un titre qui lui ne l’est pas. Enfin si, dans sa forme, mais pour moi, totalement dépourvu de tout intérêt. Une basse qui colle au tympan, mais c’est bien tout ce qui y colle.

Le morceau caché le serait resté que ça n’aurait manqué à personne. Mettons qu’il a découvert qu’avec un synthé ou pouvait faire plein de bruit et qu’avec un ordi ou pouvait passer des bandes à l’envers.

Alors au final cet Electrics Arguments ?
Un petit jeune se pointant avec un tel album n’aurait aucune chance d’être publié de nos jours,  pas trop de raison de l’avoir sorti sous le nom de Fireman, même si, de fait, certains titres sont un peu difficiles d’accès pour les pop lovers. De la part d’un homme de 66 ans qui a déjà tant donné pour la cause, je dis chapeau. Cet album ne rajoutera rien à la gloire de l’éternel ex Beatles, et aucun titre ne figurera dans un quelconque Best of,  reste que c’est loin d’être son plus mauvais. Arriver encore à surprendre n’est pas donné à tout le monde, il s’en sort avec mieux que les honneurs, l’éclectisme de l’ensemble laissant un parfum de double blanc sans que toutefois les sommets de celui-ci ne soient ne seraient-ce qu’approchés.

electric arguments.jpgNothing too much just out of sight
Two magpies
Sing the changes
Travelling light
Highway
Light from your lighthouse
Sun is shining
Dance ‘til we’re high
Lifelong passion
Is this love ?
Lovers in a dream
Universal here, everlasting now
Don’t stop running
Morceau caché



Date de création : 16/11/2008 @ 16:35
Dernière modification : 20/11/2008 @ 21:17
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-F
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