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Demis

Demis Roussos

demis_roussos.jpgEn sortant du boulot, je tombe sur une affiche annonçant un nouvel album de Demis Roussos, album qualifié de soul rock. Photo d'un visage buriné, barbe et cheveux blanchis, l'image du pâtre grec de Moustaki s'impose 
Bon, vous je ne sais pas, mais pour moi, rock et Roussos ca ne rime pas. Et ce n'est pas la caution de son groupe de jeunesse, les Aphrodite's Child qui pourrait me convaincre du contraire. Rain and Tears, adaptation réussie du canon de Pachelbel et seul gros tube de la formation grecque était déjà à forte tendance soupe et le double album 666, assez barré dans son genre était plutôt expérimental et présageait plus de l'avenir de Vangelis que de Demis.
Pour moi, ensuite, la variété grand public a avalé le bonhomme, sa discographie, hormis les inévitables megatubes radiophoniques m'échappe totalement et c'est la simple curiosité qui m'a poussé à voir de quoi il retournait.
Derrière ce retour, l'ombre du producteur Marc di Domenico. Qui nous avait déjà fait le coup en extirpant des limbes un Henri Salvador pour le propulser sur le devant de la scène avec un sublime Chambre avec vue avec le succès, amplement mérité, que l'on sait . Donc, bis repetitas, Le Demis qui n'avait pas sorti d'album depuis 20 ans est pris en main, coaché, des chansons lui sont trouvés, composé par un petit frenchie totalement inconnus de moi - Picci - et vogue la galère, campagne promo et je tombe sur l'affiche du début.
Je lance le premier titre, September. C'est Demis Roussos ça ? Non parce que les premières mesures évoquent plus Joe Cocker que le poussah en djellabas immortalisé dans les années 70. 2'45 plus tard, On my pillow continue dans la même direction. Il a beaucoup fumé le grec pendant sa disparition des radars ? parce que là, impossible de reconnaitre celui qui habitait nos postes de télé des émissions de Maritie et Gilbert Carpentier. Rod Stewart, sort de ce corps !   
Les petits anglais de Little Barrie et Dirty Feel (je ne connais ni les uns ni les autres) tricotent derrière une bande son effectivement soul rock en diable, les compos,  quoique manquant un peu d'attractivité, balancent bien, mais pas de gros tubes à l'horizon, dommage, un retour à la Monsieur Henir aurait eu de la gueule.
Les titres sont tous sous les 3'30, sauf l'inexplicable Who gives a fuck, en anglais dans le texte, j'ai d'ailleurs omis de préciser que l'album était uniquement chanté dans cette langue, qui dure 9'16 (rien que çà !) et dont les 5 dernières minutes n'ont absolument aucun intéret, du pur remplissage de piste, rappel que les Aphrodite's Child faisaient des titres sans soucis commercial ?
Quoiqu'il en soit, Welcome home Demis, ça faisait longtemps que tu avais quitté la terre du rock.
 

Date de création : 16/05/2009 @ 12:28
Dernière modification : 16/05/2009 @ 13:33
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-R
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