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Mars 2010 - Si ça te dérange

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

uke.jpgEt voilà que déjà le printemps se profile. J'en ai profité pour effectuer le grand ménage qui s'impose et exhumer un titre qui était, vocalement au moins, complètement raté, Si ça te dérange. Julie a donc relifté le morceau qui, lorsque je l'ai composé était pensé pour être dans la droite ligne d'un Résiste de France Gall. J'y ai ajouté quelques couleurs orientalisantes pour faire mon George Harrison et pour me dégager de cette omniprésente influence. Voici donc la version 2010 de Si ça te dérange qui rejoint la liste des Nouvelles routes pour de vieilles chaussures, titre générique qui regroupera les morceaux que revisitera Julie cette année.
La page ukulele s'enrichit de quelques grilles d'accords, en voici les nouveautés:

  1. France Gall - Evidemment
  2. Jacques Dutronc - J'aime les filles
  3. Philippe Lavil - Il tape sur des bambous
  4. Jean-jacques Goldman - Filles faciles
  5. Zazie - J'envoie valser
  6. Michel Berger - Diego
  7. Michel Fugain - Monsieur le monde
  8. The Beatles -I should have known better
J'ai enregistré les 3 premiers avec un rhume et des cordes vocales qui partaient en sucette, le ré-enregistrement est prévu, j'attends simplement de retrouver un minimum de stabilité vocale. Mais pour le plus important pour vous, les grilles, aucune importance. 
Au moins deux dates à noter dans vos agenda. 2010 marque les 30 ans du film Breaking Glass d'Hazel O' Connor et elle devrait être en tournée et passer par Paris. Vous trouverez tous les renseignements ici. Hazel & le Bluja Project est son nom ou elle s'associe à la saxophoniste Clare Hirst (Bellestars, Communards et David Bowie) et la pianiste Sarah Fisher (Eurythmics, Sax In The City) pour reprendre des classiques de la pop et du jazz ainsi bien entendu que des titres de son répertoire. L'affiche
Un peu plus près de nous, le 27 mars, Laurent Dutrey et Stephane Mondino, deux des plus talentueux songwriter pop s'associent pour un concert commun à Houville la Branche en Eure et Loire à proximité de Chartres.
Place maintenant à la revue mensuelle des quelques nouveautés que j'ai le plaisir de recevoir, cliquez sur le radioblog du menu pour écouter les artistes présentés tout en lisant.

Si vous manifestez un quelconque intérêt pour le ukulele, vous avez nécessairement déjà croisé le chemin de Julia Nunes et de sa fameuse chaîne Youtube jaaaaaaa. Imaginez une jeune femme d'à peine 18 ans, uniquement armée de sa voix et son ukulele, qui balance des vidéos ou elle chante des reprises avec une joie, une vitalité, une pêche addictive. Une girl next door qui arrive à conquérir le coeur de dizaine de milliers de personnes juste par le biais de ses prestations, ou elle se met en scène très simplement mais avec un sens certain du montage et avec un sourire énorme. Se défiant des maisons de disques, elle gère seule son début de carrière, étonnée du succès qu'elle rencontre. Son troisième EP I think you know vient de sortir. Elle n'a clairement pas un talent de compositeur à la hauteur de son image mais elle montre le chemin aux autoproduits, la possibilité de toucher du monde sans le support de grands médias. Pour le plaisir une reprise de God only knows Julia_Nunes.jpg
folks.jpg Album pop du mois, haut la main, que ce TBC du groupe Folks. Ils sous arrivent de Manchester, et en connaissent un rayon côté pop. Des Beatlesques harmonies d'Anywhere you wanna go, au croisement de Mister Blue Sky d'ELO et du Sergent Pepper qu'est Skulls and bones  au quasi America People I've known; qu'ils rockent avec My mother ou se fassent doux avec une ballade comme Ink, invoquent l'esprit de Lennon sur Where does the white go, ces 5 là savent ce qu'ils font. Les influences sont parfaitement digérées, assimilées et restituées avec grâce. Un plaisir pour tout amateur de pop qui se respecte.
Album prévu fin 2009 et retardé suite aux démêlés judiciaires de son cinéaste de mari, Dingue arrive sur nos platines en ce milieu d'hiver. Second album d'Emmanuelle Seigner, le premier, Ultra Orange & Emmanuelle, trop agressif, bruyant, avait simplement prouvé qu'elle n'avait aucun talent de chanteuse. D'où ma surprise à l'écoute de ce disque, totalement à l'opposé du précédent et ma foi fort réussi. Elle n'y confirme pas un talent de chanteuse, la voix reste quelconque mais contrairement à nombre d'actrices qui s'y brûlent les ailes, son disque tient la route. De bonne chansons, simples mais efficaces, la bonne recette, et hormis le duo avec Iggy Pop, caution rock mais dont le français reste trop approximatif, tous les autres titres ont un petit truc qui retient l'attention.  Je n'aurais pas misé un kopeck sur elle, toutes mes excuses madame.   Emmanuelle_Seigner.jpg
 tAlain_Chamfort.jpg Alain Chamfort tient une place à part dans mes amours musicales. Un son unique, rivalisant à la grande époque avec les meilleures productions anglo-saxonnes, ce qui n'était pas si courant en Gaule,  une patte mélodique rarement mise en défaut, un humour distancié sur lui même, bref un personnage. L'un des premiers grands artistes à rester sur le carreau au tout début de la crise qui frappa et frappe encore les maisons de disque. Il a su rebondir, et le voilà de retour avec un concept album sur Yves Saint Laurent, qui sur le papier, me laisse de glace. Et puis finalement, ça marche. Les textes de Pierre-Dominique Burgaud (Le soldat Rose) n'y sont pas pour rien. Côté musique, c'est du Chamfort, pas de doute. Moins produit qu'habituellement, plus dépouillé, il fait mouche, que ce soit avec le single pop à la droite de Dior ou la subtile ballade sur l'homosexualité Pas de guitare, ou la très sixties, façon les Supremes, Smoking or not smoking.  Contrairement à son habitude c'est sur les morceaux les plus enlevés qu'il est le plus efficace.
 Totalement autoproduit, l'album est en vente de manière alternative sur venteprivee.com à 5.50 euros, une expérience intéressante qui confirme la fin probable des majors à terme.
 Une fois pris dans l'engrenage, comment s'en dégager. Après le grand saut du premier album avec Tuer le temps en 2007, Michel Borla s'embarque à nouveau dans l'aventure d'un album, Les herbes froissées en est le titre. Même univers folk rock aux textes légèrement teintés de tristesse, le plus souvent signés par lui, même si sa complice du premier album, Claire Legendre lui prête parfois sa plume. Qu'il décrive un soldat déboussolé dans Ou sommes nous ?  ou une amitié qui se délite pour un peu trop d'intimité dans le morceau qui donne son titre au disque, Michel Borla pose doucement sa voix sur un lit de guitares électriques ou acoustiques et nous emmène en promenade dans son univers. Dans la droite ligne du précédent album, avec des orchestrations un peu plus étoffées, expérience oblige. A écouter en rêvassant près de la cheminée, distribution Autoprodmusic  Michel_Borla.jpg
LogoRebelsofTijuana.jpg Ils ont choisi de s'apeller The Rebels of Tijuana, probablement parce qu'ils n'ont rien à voir avec le Mexique, et que leur premier 4 titres n'a pas l'ombre d'une rebelle attitude, mais d'une pure dose de fun et de rock & roll, ça indéniablement. J'adore ce flic aurait pu sortir en 67 chanté par Dutronc ou Nino Ferrer accompagnés par Ray Manzarek, Ma jaguar a ce côté rock garage sixties avec un orgue vintage jubilatoire à souhait, aucun titre ne dépasse les 2'40, solo compris Between the Stars semble sortir d'un album des Troggs ou de ? and the Mysterians. L'instrumental Garden of Drugs et ses bandes à l'envers invoque l'esprit du rock tout en préservant une énergie essentielle. Ecouter The Rebels of Tijuana c'est mettre les deux doigts dans la prise pour se retrouver propulser 40 ans en arrière.
Après un passage dans les Cherche Midi avec un fils Voulzy, et à la clef un petit succès, Pierre Souchon, fils de, sort un second album solo (je dois avouer être totalement passé à côté du premier), Piteur's friend est son nom.Une chose est actée depuis longtemps, le talent n'est pas transmissible et s'il est probablement plus facile de faire un disque quand on porte un nom à l'allure de Sésame ouvre toi, on est également dans la ligne de tir de l'armada chroniqueuse.  Pierre Souchon a choisi de sévir dans le même domaine que papa, chansons pop légères aux textes doux amer teintés d'humour. S'il n'arrive jamais au niveau des meilleures chansons de l'Alain reste que son album est bien meilleur que les dernières livraison de l'auteur de ses jours. Bonhomme Helium ou Il et elle claquent au vent comme de fiers étendards et aucun titre n'est ne serait ce que moyen. C'est enjoué, doucement pop, frais et accrocheur, Papa peut être fier du fiston, mon coup de coeur.  Piteur.jpg
Sade.jpg Pour la plupart d'entre nous, Sade a été l'une des lumières qui ont éclairé la terne fin des années 80. En une poignée d'albums ses chansons ont été la bande son de toute une génération et  sa voix a caressé bien des oreilles. 10 ans d'attente pour voir débarquer ce Soldier of love, retour de la princesse aux affaires.10 petits titres seulement, pour retomber sous le charme. Envoutante elle le reste, et comme si ces 10 ans n'avaient pas eu de prise sur elle, les titres s'enchaînent comme si le temps n'était pas passé. Certes, un son un peu plus electro par là, une boite à rythme, marquent de légers changements. Globalement, à la première écoute, l'album est un peu décevant, la table est bien dressée, les plats composés des meilleurs ingrédients et cuisinés de main de maître, mais il manque une petite touche pour rendre  le tout sexy. Au fil des écoutes, le disque s'apprivoise, se laisse apprécier, essentiellement grâce à la voix et ce qu'elle nous évoque de souvenirs, mais ce ne sont pas ces chansons qui nous en fabriqueront. 
Et un duo, un ! C'est de Montpellier que nous vient ShyGirl et leur album Bye Bye. Répartition des tâches classiques, Madame assure les vocaux à l'avant, Monsieur assure le boucan à l'arrière. L'ensemble propose une pop fortement matinée d'electro, synthés et boite à rythme croisant le fer avec des guitares élevées au rock. Un sens mélodique certain leur permet de proposer des titres au potentiel radiophonique indéniable. SMS qui ouvre l'album par exemple part sur un son très eitghties pour décoller sur un refrain que ne renierait pas Superbus. Idem pour Est ce que tu veux de moi ? single évident  L'alternance de paroles anglaises et française dans un même titre pourrait être la clef qui leur ouvrirait les portes de l'international. Finalement la girl en question ne me parait pas si timide que cela (cf Abus sensuel) et  à tous les atouts pour vous faire faire le premier pas vers eux. 0Shygirl.jpg
sberline_cover.jpg Et quelques similitudes avec le groupe suivant, Berline. Duo masculin féminin également, style electro déchiré par du rock  ou vice et versa. Une musique plus sale néanmoins, ou le rock prend nettement l'avantage sur la pop. Le beat, drivé par une boite à rythme, accentue le côté dance. On pense à des Comateens qui auraient pensé a engager un des Libertines comme guitariste. Chéri Chéri pourrait sans difficulté rentrer sur la playlist de radios un peu curieuses, son refrain obsédant est un gage de qualité. Quand ils délaissent un instant leur frusques de rockeur pur et dur pour aborder un continent moins agité, cela donne l'acoustique Mes chaussures rouges, traversé de guitares languides et de quelques notes de piano, un titre qui clôt l'album de belle manière. Quand les tigres ronronnent ...
Pour être franc, je n'ai jamais écouté autre chose de Suzanne Vega que son second album, Solitude Standing, avec le mega tube Luka. Depuis, en 20 ans , elle a été assez discrète, peu d'albums au compteur, tellement discrète qu'elle passait inaperçue, en tout cas pour moi. La voici de retour avec Close-up sous titré Vol 1 love songs et c'est comme si le temps c'était figé. Timbre de voix inchangé, musique doucement folk et essentiellement acoustique, intemporelle. De l'accrocheur Small blue thing en passant par le bossa novesque Caramel, l'étrange impression que jamais elle n'a changé de route. Comme par le passé, je trouve que l'album peine à se renouveler et du coup à retenir mon attention le long des 10 titres, mais sa voix et ses échos familiers emportent le morceau au final. suzanne_vega.jpgt
Camelia_jordan.jpg Quand l'ami Bernard, réputé homme de goût et d'obédience rock & roll c'est mis à me parler en termes dithyrambiques de Camelia Jordana, ex Nouvelle star, avant de demander son internement, j'ai pris le risque de découvrir ce qu'avait sous le capot la jeunette (façon de parler).  16 printemps, une signature vocale indéniable, même si je n'en suis pas fan,  une étonnante maturité lors de ces interviews, bref  rien de rédhibitoire mais rien d'enthousiasmant non plus. et puis voilà que
son premier  album sort le mois prochain, et que le premier single Non, non, non (écouter Barbara) est dispo. Verdict ? Mitigé.Un titre semi sixties, plombé par un couplet qui en coupe l'élan, porté par une de ces voix que l'on aime ou pas (moi pas trop) mais qui ne laisse pas indifférent. Reste que je suis curieux d'écouter l'album, carfinalement, après plusieurs écoutes, le titre fait son chemin et séduit. 
C'est l'inéluctable Pierre Prospero qui m'a placé sur le chemin de Sarah Zeppilli, qui déploie actuellement son premier 3 titres, supporté par le label Discograph, qui, fin 2009, a organisé un petit concours, En français dans le texte, dont elle fut l'une des lauréates. 3 titres donc, Si on part un peu loin, popsong redoutable, avec des airs d'une Jil Caplan de la grande époque, sacrément efficace et chair à radio évidente. J'avais oublié Paris, moins pop, presque folk, si ce n'était les nappes de synthé, titre dont une réelle production tirerait toute la quintescence. Pour finir Mon endroit, mon envers, délicate balade mélancolique et envoutante, avec un goût de revenez-y prononcé. Alors évidement, après ces amuse-gueules, j'attends de pied ferme un album complet. En attendant, pour laisser partir l'hiver en douceur, Sarah vous propose 3 concerts acoustiques au coin du feu dans des hôtels cosy, les 3 derniers jeudi de l'hiver, plus d'infos sur son myspace    aSarah_Zeppilli.jpg
gary_moore.jpg Quand j'ai vu paraître sur mes radars un album 2010 de Gary Moore, l'hiver m'a paru de suite moins froid. Et puis mystère. Guitar Mindtrip n'est annoncé nulle part sur le site de l'artiste et les titres que l'on y trouve sont déjà connus. Une compil pirate ?, un disque qui a leaké très très tôt ? On s'en fout après tout, la lumineuse guitare de Gary et son blues sont bien présent eux. et ça décoiffe. Deux morceaux dépassent allègrement les 10' et malgré tout, on ne voit pas le temps passer. Drowning in tears et ses 9 minutes est carrément magique,  ensorcelant. Evidemment, avec de telles durées, sa guitare a le temps de s'épancher, de pleurer, de soliloquer.Le quasi Santana SuperNatural nous fait oublier que le mexicain c'est perdu de puis bien longtemps et les blues à la As the years go passing by ou I love you more that you'll ever know doivent faire pleurer Clapton lui même. Un album indispensable si vous ne connaissez pas encore Gary Moore.
Quand j'ai reçu cet album, du dernier gagnant de la nouvelle star, Soan, j'ai hésité à le passer dans la pile "même pas la peine". je ne regarde pas l'émission de télé,  d'ailleurs peu la télé en général, la gestion de ce site et la création de  mes chansons suffisant largement à emplir mon peu de temps libre et l'image que j'ai des artistes qui déboulent de ce type d'émission n'est pas des plus reluisantes . Et puis la pochette, pas vraiment variétoche grand public m'a décidé. et surprise ! Je n'attendais rien de spécial, de la musique plus ou moins dance pour les djeun's peut être. Et voilà que tombe un disque de rock mettons alternatif ou l'ombre de Jacques Brel plane avec insistance. Si, si, Jacques Brel, je vous assure, impossible pour moi de ne pas y penser en écoutant Soan. Un Brel sauce Tête Raides que l'on retrouve d'ailleurs sur l'album. Next time le premier single à un côté Costello période King of America, Putain de Ballerine est déchiré/déchirant à souhait, Emily est habité,  A mon avis va falloir compter avec ce mec là dans les prochaines années.  soan.jpg
Eloine.jpg Eloïne Song promènent ses chansons depuis quelques temps déjà si j'en crois sa bio, mais c'est la première fois avec ce deux titres Elise/Quand je serais un enfant, qu'elle se pose sur mon rivage. Un univers plutôt côté douceur de la force, une voix haut perché, à la Kate Bush, entre mutine et enfantine. Elise a ce petit quelque chose qui rend une chanson attractive, attachante. Si c'est la guitare acoustique qui porte ce morceau, éclairé par de subtiles cordes, c'est le piano qui domine la face B, pour un titre que je pourrais comparer à Vanessa Paradis chantant Mistral Gagnant. Si Eloïne atteint le succès de l'artiste ou de la chanson, nul doute que son pari sera gagné. 
Dans ma petite tête, Luke était un ersatz de Noir Désir. Comme la bande à Landru ne m'a jamais accroché, je ne me suis jamais intéressé à Luke, et si j'en crois leur nouvel album, d'Autre part, cela prouve simplement que je suis un beau couillon. Dès le premier morceau, Fini de rire, une intro pop rock, un rythme rock, et hop, emballé le vieux Phil. Comme le second morceau reprend la même formule en encore plus tip-top avec Je suis un robot, tube en puissance, je mea culpeate a donf. Pense à moi, et la passe de trois, Très chouette titre également. Le reste du disque est peut être un peu en dessous (quoique Manhattan, Faustine ou la balade de clôture Si je m'écoutais valent aussi leur pesant de cacahuètes). Certes parfois la voix, ou le lyrisme des textes évoque de loin en loin les bordelais, mais franchement, aucun des albums de ces derniers ne m'a fait l'effet de celui ci. LUKE.jpg
Wakey.jpg Première fois que j'entends parler des Wakey Wakey, le groupe de Mike Grubs avec ce nouvel album , Almost Everything I Wish I’d Said The Last Time I Saw You. Almost everything, premier morceau,  a un côté Ben Folds avec son piano endiablé et sa mélodie pop, sa basse qui pousse au cul, son solo enflammé, bref un hit en puissance. Twenty Two, le premier single me parait moins efficace, même si l'accroche sifflée fait son oeuvre. Le reste de du disque défile plaisamment, sans temps mort ni grande surprise.
Une affiche dans la station de métro que je prends quotidiennement, Un article dans Libé, il n'en fallait pas plus pour que je m'intéresse à Micky Green. Australienne installée à Paris, mannequin (évidemment), jouant de (et composant à ?)  la batterie, un premier album que je ne connais pas et ce second, Honky Tonk.  Vu ce titre je m'attendais à un album un peu roots, tirant sur la country. Perdu. La belle à fait un album entre groove et electro, un zeste funky et un doigt de soul, bref un album comme il en pleut tant, pas mal foutu, juste sans saveur. Elle chante agréablement et les morceaux balancent bien, mais je m'ennuie, même le single T.L. ne produit pas l'effet escompté. Allez, seul le titre Ready already tire son épingle du jeu. Peut mieux faire.
 
 micky_green.jpg
Buzy.jpg
La palme de l'incroyable retour à Buzy qui nous revient de je ne sais ou avec Au bon moment, au bon endroit, un 11 titres flambant neuf. Buzy , même son site web officiel la présente comme une chanteuse rock des années 80, c'est dire que depuis ... Cramé par un succès énorme Dyslexique, suivi d'un album fabuleux Adrian (aujourd'hui encore un disque que je révère), puis d'une collaboration avec le grand Serge, les années 80 furent sa consécration et depuis, retour à l'anonymat. Pas suivi ces précédentes tentatives de recoller au peloton, et c'est curieux que j''abordais son 9ème disque. Côté voix, les années ont prélevé leur dîme, elle a du beaucoup fumer Buzy , et ce petit grain qui n'appartenait qu'à elle à pris une claque, mais l'album se tient miuux que bien bien, servi par des pointures tel Gerard Manset ou le plus en plus incontournable Rodolphe Burger.  Buzy  est la plus juste incarnation du rock en chanson, notre Marianne Faithfull à nous, familière et distante à la fois. Le succès ne frappera probablement pas avec la même intensité qu'il le fit, la foudre ne frappe jamais au même endroit parait-il mais c'est pourtant aujourd'hui qu'elle le mériterait.
La foudre, Rodolphe Burger voilà une excellente transition pour aborder le nouvel opus de Monsieur Higelin, Coup de foudre, produit par le Rodolphe en question, seconde collaboration entre ces deux colosses. Depuis que je m'intéresse à la musique, soit le milieu des années 70, Jacques Higelin fait parti du paysage, Je n'ai pas toujours adhéré à sa musique, loin de là, mais sa présence m'est familière. Et ce disque est peut-être son album qui me touche le plus. Le titre éponyme a cette touche mélodique qui lui a manqué si souvent (à mon sens), un côté Beatles - le riff de clavier en fin de refrain - étonnant de sa part mais qui lui va si bien, et du country Bye Bye bye au jazzy New Orleans, à l'instrumental presque Chet Bakerien d'Expo Photos, le Jacques nous démontre qu'à 70 ans, il assure encore grave. Bon, quand il tombe dans ce que moi j'appelle ses travers, type Août Put, il me gave, mais il s'y adonne si peu cette fois que je pardonnebiggrin. La production de Mr Burger est un pur délice et il n'est pas pour rien je suppose  dans la qualité de ce disque.  HIGELIN.jpg
sambassadeur.jpg Les suédois de Sambassadeur dont j'avais déjà parlé en ces pages sortent leur troisième album, European. La plupart des critiques que j'ai pu lire leur sont très positives, et c'est ce qui m'étonne. Non pas que cet album soit mauvais ni même médiocre, Anna Persson a toujours cette voix très "dream pop", les orchestrations subtiles, avec des cordes riches et fournies, bref, il y a du boulot derrière, mais les compos, hormis le single Days sont assez passe-partout, manquent de relief, manquent de magie, bref ne laissent pas dans les oreilles cette envie d'y revenir, caractéristique majeure de la pop. Même Albatross peine à décoller, c'est dire.  Un album agréable mais aussi vite oublié qu'écouté.
Babybird est le pseudo choisi par Stephen Jones pour sa musique. pas loin d'une dizaine d'albums à son actif un succès d'estime plus que grand public, et voici, après 4 ans d'absence discographique Ex-Maniac, ou, méfiance, est mis en exergue la participation de Johnny Depp plus que la musique, ce qui est rarement bon signe. Et pourtant c'est à un pop/rock de bonne facture que nous convie le groupe. Certes, les chances de voir un titre escalader les hits parades sont réduites, et l'efficacité mélodique ne semble pas être la priorité des priorités chez Babybird , mais l'écoute n'est pas lassante un instant. Pour un premier album, la barre ne serait pas assez haute, mais avec plusieurs disques sous la ceinture, rien à dire. Exmaniac.jpg
ub40.jpg Rien ne ressemble plus a un album d'UB40 qu'un album d'UB40. Même le changement de chanteur après 30 ans de bons et loyaux services - Ali Cambell a été remplacé par son frère Duncan - n'affecte en rien le son unique de ce groupe. Quatrième opus de la série Labour of love, il consiste donc comme les précédents en reprises de titres plus ou moins connus du monde reggae passés à la moulinette UB40 .Et, comme imperméable à tout effet de mode, rien ne distingue cet album des précédents, si vous aimiez vous aimerez, sinon, rien de nouveau sous le soleil. La sensation de joie de vivre, de douceur tranquille qui émane d'un tel disque est un bien inestimable dans une vie plus tendue qu'elle ne l'a jamais été. L'écoute d'un album d'UB40 est équivalent à une séance de massage et de relaxation. Merci les gars ! 
Puisque nous sommes dans le reggae, restons-y avec Pierpoljak qui en est ici le fer de lance. Légendaire sérénade est son nouvel album et c'est une franche réussite. Un son moins roots peut être que sur d'autres de ses albums mais très chaleureux, presque serein. Les titres sont quasi tous de potentiels tubes.  Un album qui semble très personnel au niveau des textes, presque introspectifs, qui évoquent  la naissance d'un nouvel amour avec le titre éponyme, mais la séparation également (Bébé Damia), la vie d'une jeune femme d'origine  africaine (Awa) écartelée entre sa culture familiale et celle du pays occidental ou elle vit, un très bel hommage à Aimé Césaire (Aimé) avec de belles harmonies vocales ou une chanson plutôt clin d'oeil avec J'me comprends tout seul, bref l'album idéal pour sortir de l'hiver et affronter les premiers rayons de soleil. Pierpoljak.jpg
silvousplay.jpg Parfois je trouve dans ma boîte aux lettres des albums dont je ne sais pas trop quoi faire. Enfin si, les écouter, mais après ... en parler ? N'en rien dire ? L'EP 5 titres de Silvouplay entre dans cette catégorie. Pas à cause d'un jugement sur la qualité de leur musique, juste que c'est un domaine, l'electro/techno/dance music que je méconnais totalement. L'écoute de Something stupid par exemple, premier morceau et celui qui donne son titre au disque serait paru sous le nom Daft Punk que je ne me serais aperçu de rien. Les 8' de Subway me passent largement au dessus des oreilles, comme un titre Giorgio Moroder qui aurait mal tourné. Il faut être plus adepte des dancefloor que je ne le suis pour en apprécier tout le sel. Le titre Silvouplay et ses voix passées dans tous les sens au vocoder,  ses synthés made in Kraftwerk et l'omniprésent tchac poum de la boite à rythme me laisse de glace. Juste pas la bonne personne.
Pigalle, l'un des véhicules musicaux de François Hadji-Lazaro, légende de la musique autoproduite francophone nous fait un comeback avec Des espoirs. Je connais mal la discographie de Pigalle, à peine plus celle des garçons boucher et de leur créateur, je ne connais que la familière silhouette croisée régulièrement dans les rues du Pré Saint Gervais. Il se trouve que Des Espoirs est un sacré bon disque. Le François y multi instrumentise à tout va (voir le clip de présentation) , Ukulele,  vielle à roue, guitare, violon, mandoline, oud, cornemuse, clarinette, banjo, accordéon, j'en passe et des meilleurs et il chante évidement. Pigalle est probablement ce qui s'approche actuellement  le plus de la chanson dite réaliste, en prise avec le quotidien. De la chanson à boire (Je bois ma vie ou la punk Il faut que je m'en aille), celle sur les femmes battues (Il te tape), la vie dans les cités (La cité sans nom) il a une manière d'aborder les choses, tendres et précise à la fois. Il a bienfait de ressuciter le groupe. Pigalle_desespoirs.jpg
tete.jpg Et un album made in America pour Tété. Le premier clair de l'aube. Profitant d'une tournée sur place, il s'y crée des contacts et y enregistre. Résultat, un album finalement assez proche de ses précédents disques, rythmique et mélodique, avec ce qu'il faut de quota de hits potentiels (1770 à ma préférence actuellement). Un titre comme Bye bye tire peut-être un peu sur le côté américain; ainsi que Maudit Blues, mais Tété est trop intelligent pour vendre son âme. Il ne prend des USA que ce qui sert son propos et passe le tout au tamis de son expérience. Au final, indubitablement son album le plus réussi.

Pas un mois sans qu'une Rock Star ne reste sur le carreau, le rock se fait vieux et ses promotteurs également. C'est le pourtant encore jeune Doug Fieger, Du groupe The Knack, qui vient de passer l'arme à gauche cry Un premier album Get the Knack avec l'énorme hit My Sharona, un second album ... But the little girls understand, bijou pop sous-estimé, leur meilleur disque sans conteste,  un troisième dans la foulée, passé instantément aux oubliettes et rideau. Des tentatives de retour qui se solderont par autant d'échecs, bye bye les Knack. Reste qu'ils auront écrit la bande son de l'année 1979. salut l'artistetongue

The Knack - My Sharona


Rendez vous le 1er avril pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Date de création : 28/02/2010 @ 16:52
Dernière modification : 01/04/2010 @ 06:58
Catégorie : Notes de musique - Editoriaux-2010
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