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Lucy, Racquel and me

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Le nouvel album est en écoute et téléchargement gratuit ici.

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Avril 2010 - Couleur de peau

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

Ben Heine - Mother Africa http://www.benheine.comLe vieux titre amené à prendre une nouvelle route ce mois ci est un peu le titre fétiche de Sucrepop puisque le tout premier a avoir été mis en ligne. En effet le 1er janvier 1999 Couleur de peau inaugurait la longue lignée de sucreries à venir. Julie redonne donc son lustre d'antan à ce morceau, qu'elle avait déjà chanté sur scène mais jamais enregistré au propre. C'est la seule chanson que j'ai composé à la basse, le texte part du postulat que nous avons tous du sang noir en nous puisque l'Afrique est le berceau de l'humanité et que par conséquent le racisme ... mad  Rendez-vous ici pour écouter cette nouvelle version.
Côté ukulele de la force au moins deux évènements pour ce mois d'Avril :  La troisième édition de la Fête du Ukulele de Nantes aura lieu le samedi 10 avril 2010 à partir de 17h30 au Floride (4 rue St Domingue - Nantes) Je vous renvoie sur l'affiche et le site web pour le programme et autres infos. Le samedi suivant, 17 avril donc, rebelote avec le 1e Ukulélé Bazar, organisé par l'Ukulélé Club de France,  à partir de 14h40 aux Trois Baudets à Paris (64 boulevard de clichy -
Paris 18). Idem, affiche et site web pour les détails.
Pour ce qui est des dernières parutions de grilles d'accords, vous trouverez ce mois ci sur la page dédiée (pour rappel, sucrepop.com/ukulele un hommage à Jean Ferrat, ou je reprends 6 de ses titres parmi les plus connus, et quelques standards de la chanson francophone, avec au menu, Yves Duteil, Jacques Brel, Serge Lama, Eddy Mitchell, Claude François et Patricia Kaas. Le mois prochain, promis juré, retour à mes amours pop/rock avec quelques incontournables anglo-saxons. En attendant, à vous de jouer.
Le printemps est la saison des amours et les artistes, après avoir passé tout l'hiver planqués au chaud dans leur studio à forniquer avec leur instrument accouchent maintenant en masse de dizaines de petites chansons dont une faible échantillon arrive sur ces pages. D'où une pléthorique sélection ce mois ci, ou la quantité se dispute à la qualité. Je vous en fais juge. Cliquez sur ce radioblog  pour écouter les artistes présentés tout en lisant les quelques lignes que je leur ai consacré, baladez vous sur leurs sites, encouragez les, supportez les, le marché du disque est en crise mais pas celui de la création.

Tout vient à point à qui sait attendre. il aura fallu près de 25 ans pour que le second album de Square (devenu Still Square dans l'intervalle) déboule sur nos platines. Après un premier album quasi mythique pour le hard français, Rock Stars, le groupe enregistre un second album qui ne vit jamais le jour. Mais de rééditions en compilations, les initiés continuaient à faire vivre la flamme. Un concert prévu pour être unique, le poison du hard qui n'avait jamais quitté leurs veines s'y dilue à nouveau et la fine équipe quasi au complet (le couple basse/batterie a changé) reprend du service. Et dès le premier titre, Passe ton chemin nous sommes fixés, Still Square a mis la main sur l'élixir de l'abbé Jouvence. Pas une ride dans leur musique, quoique entièrement ré-enregistré ce second album, Laissez les rêver à la même patate qu'il y a 25 ans. Guy Hoc a toujours cette voix phénoménale à la Ronnie James Dio, qui en font un chanteur d'exception, les guitares, rythmiques ou solistes de Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronty croisent le fer et foutent le feu. Ok ça sonne Eighties, mais justement ce qui est si bon, époque bénie ou ce style était à son zénith. Trouvez moi un label digne de ce nom qui porte la bonne parole et Laissez nous rêver à un 3ème album ! En attendant celui ci peut être commandé ici. Vous pouvez vous procurer un "Package" contenant T-shirt, badge, etc ... sur ce lien . Pour acheter l'album
Fragile.jpg Et un autre album exhumé du passé. Fragile était un groupe rock lyonnais des années 80 doté d'une chanteuse exceptionnelle. Je leur ai consacré un petit article, qui, de temps à autre, me vaut quelques commentaires de fans transis. Et voici que l'un deux me propose un album dont je ne connaissais pas l'existence, une autoproduction de 1992, à la sortie confidentielle, The Dreamside. Le trio y chante en anglais cette fois et démontre s'il en était besoin qu'ils avaient tout pour réussir. Mais tout ne suffit visiblement pas. Du coup, merci le net, j'ai cherché un peu, mis la main sur les deux frères, pris contact, histoire de savoir s'il ne restait pas quelques inédits sous roche. Histoire à suivre donc, en attendant mettez vous donc un titre dans le cornet pour découvrir cette voix qui me hante depuis  30 ans.
Un petit air de jazz ? Jean Louis Stevens nous propose son premier album, Les jambes des femmes. Réalisé par l'excellent Philippe Jasmin de Totem Prod avec qui j'avais eu la chance de collaborer sur deux titres pour Sortez Covers !, le sieur Stevens nous joue le crooner avec une redoutable efficacité. Sa voix, timbrée dans les graves, évoque de loin en loin Eddy Mitchell. Aux différents saxophones Pascal Couvreux parsème d'éclats cuivrés les ritournelles légères composées par le maître des lieux. Les cigales qui ouvrent Un été au bord de mer indiquent la direction, pas de prise de tête, juste des bulles de plaisir qui tournent doucement la tête comme les meilleurs Champagnes, sans jamais saouler. D'un probablement autobiographique  Le chanteur de bal au titre éponyme, swinguant, totalement tubesque et presque manouche  (la classe ces guitares de Paul Emmanuel Delaunoy tongue) en passant par ma préférée, Au fond du trou, rien à jeter. Le ternaire, c'est tout doux, laisser vous bercer.    Jean_Louis_Stevens.jpg
 tSharleen_Spiteri.jpg Le grand prix de la grosse feignasse est attribué à l'unanimité à la Miss Texas, Sharlene Spiteri. The Movie songbook, comme son nom l'indique, est un album constitué de reprises, comme c'est la mode actuellement, tirées de films, à la manière du récent Grand Ecran d'Eddy Mitchell. Et elle a beau me faire les yeux doux en reprenant un Electric Light Orchestra, Xanadu, je ne tombe pas dans le joli piège. Arrangement quasi similaire à l'original (et ça vaut pour les What's ne'w pussycat, Many river to cross et autre Sound of silence englué dans les violons) manque d'originalité flagrant dans le choix de la plupart titres, Un Prince et un Bowie pour la caution rock, elle a même réussi à reprendre dans la pléthorique discographie signée des frères Gibb la sombre daube If I can't have you. Il parait qu'elle prépare le prochain Texas. ferait mieux de se mettre au boulot plutôt que de glander.
J'en reçois des albums, dont une bonne partie aboutissent dans ces pages. J'en écoute de la musique, des heures de mp3 a tenter de dénicher la perle rare. J'en tiens une ! un quintet d'inspiration rock qui m'a envoyé 3 titres de son album à venir. De Caylus je ne sais rien avant ces titres. A priori, en 2009, arrive leur actuelle chanteuse, Amélie Lefebvre pour un nouveau départ. Ne la lâchez pas les gars, attachez là à la grosse caisse, ligotez là avec les cordes de la basse (mais faites pas les cons ne la baillonnez pas). Une comme celle là, on n'en trouve pas tous les jours, on en trouve jamais d'ailleurs. Une voix, mmm je ne vous dis que ça. Mettons une Sade qui ferait du rock pas moins. Earth cries est envoutante, compo racée et bouillonnante d'une énergie canalisée, Glad in november est une popsong acoustique stylée et Danger means nothing tout en rupture laisse filtrer des éclairs électriques à coller la chair de poule. Vite l'album !  Caylus.jpg
Hafdis_Huld.jpg C'est d'Islande que nous débarque Hafdis Huld. Synchronised Swimmers est son second album, paru mi 2009 mais qui aura mis près d'un an à arriver sous nos cieux. Si vous appréciez la pop colorée de folk  ou le folk mâtiné de pop, la petite blonde est pour vous. Loin de l'hermétisme d'une Björk, ses petites vignettes sonores enchantent dès la première écoute. D'islande elle a garder la fraicheur (je n'ai pas écrit froideur), d'England la langue et le sens de la mélodie. Action man, Könguló, premier single, dédié à l'homme araignée français Alain Robert, Robot robot, Daisy autant de petites perles qui, misent bout à bout, font un bien joli collier. Une bien agréable façons d'aborder le printemps
Depuis les Innocents, qui porte l'étendard de la pop made in France ? Jipé et jean Christophe ce sont barrés sans descendance, par terre le flambeau. Il y avait bien Soup ! mais Dan est parti faire le boeuf avec John et George. Notre héros ? Thomas Semence. Les jours meilleurs est son premier album (date de sortie inconnue à ce jour, la rentrée probablement) pose les jalons d'une pop perdue. Du jour ou Kurt Kobain est mort au Jours meilleurs 11 titres qui entrelacent les six cordes et les mélodies irisées. Monsieur Chance, c'est quand même le type de morceaux qui ressemblent à une journée ensoleillée de printemps . Après avoir mis son talent au service de Raphael, Keren Ann, Soko et autres Jean Louis Aubert, il passe enfin en première ligne, et grâce à lui, nos jours seront meilleurs. PS, vous étiez ou le 5 avril 1994 ? confused  thomas_semence.jpg
Sophie_Madeleine.jpg C'est une fille, anglaise, elle chante, joue du ukulele, est jolie comme un coeur et nomme son album Love Life ukulele, comment voulez vous que je passe à côté ? Sophie Madeleine fait plus que jouer du ukulele. Plus autoproduit que ça, on ne peut pas. Elle y joue de tout les instruments (et il y a loin de n'y avoir que du ukulele), y chante, bien entendu (ah les choeurs de The knitting song) et a ce petit truc pour accrocher l'auditeur à chaque titre. Un folk intimiste et mélancolique (Who will buy me ?) est ce qui défini le mieux sa musique, un doux spleen porté par un filet de voix qui donne envie de la suivre au bout du monde.  Son disque est dispo à l'achat sur son site http://sophiemadeleine.bandcamp.com/ pour 5$ ou plus à votre bon coeur.
Quand il s'agit de pop, le principe est d'enfiler les bonnes chansons sur un même album et pas un single de ci de là. Ce frenchy s'appelle Andreas Kay, et son album Unjustified tente le pari. Porté par le single Keep it up, très Daniel Powter, au refrain addictif et qui devrait cartonner sur la FM, il ne s'arrête pas en si bon chemin. The red Light ou Everybody but me ont le même potentiel. Il prend soin de ne pas mettre trop de sucre pour ne pas affadir la recette, et même une ballade essentiellement piano voix comme Lena ne souffre pas du traitement et ne tombe pas dans la mièvrerie et quand il balance un peu la sauce comme sur Tonight on earth ça le fait bien, Le bougre est doué. Une heureuse surprise. 0Andreas_Kay.jpg
sDode.jpg C'est d'un coin de France du bout du monde que débarque Dode. Saint Pierre et Miquelon pour être exact. Et ces mecs m'ont scié. un rock nerveux sans être agressif, puissant sans être lourd, une voix qui rauque qui rock, et une musique qui mêle le rock d'Amérique du Nord (putain de son de l'album) et les textes made in France (4 sont signés Charles Baudelaire, le reste est d'eux). On peut penser à un Noir Désir sans le lyrisme pesant et emphatique qui me saoule généralement chez les bordelais. Il y a un vrai souffle, quasi épique, dans les compos, les solos de guitares sont incandescents (il sort d'ou le gratteux, de quelle planète ?tongue,  écoutez le solo ahurissant de Celle qui es t trop gaie).  Ca cogne sévère (Siècles passés) ou caresse doucement (Ferme les yeux, Le serpent qui danse) mais touche toujours. Arriver à sortir de l'archipel est probablement le défi le plus compliqué à relever pour Dode, mais vu la carte de visite qu'ils nous balancent, le plus dur semble fait
Je sais, je suis un mécréant, mais Jimi Hendrix m'a toujours gonflé. alors 40 ans après sa mort, la sortie d'un nouvel album, même avec des inédits, ca ne me fait aucun effet. Sans compter que les inédits ... frown Le 64ème prise avec une légère différence à 2'32' dans le toucher de la corde de mi, franchement ... Avec L'Elvis, Hendrix est probablement l'artiste qui à sorti le plus d'albums posthumes. La faute à son magnéto qui était branché non stop. Et du coups les héritiers sortent du placard le moindre pet sur bande. Valley of Neptune est donc chargé jusqu'à la gueule (comme le Jimi) de titres qui m'a fois sonnent bien, c'est le minimum et n'apportent ni ne retirent rien au génie du gars. Le titre éponyme dépote bien, la reprise des Cream, Sunshine of your love à son quota de soli décrassent tympans. Bref, c'est du Hendrix. Jimi_Hendrix.jpgt
Mimuniz.jpg Choisir Mimüniz comme pseudo, en ces périodes post grippe H5N1 et en attendant la prochaine,  ne manque pas de piquant.  Soit donc une jeunne femme, et un premier EP Impulsive, propulsé par le titre Paraiso, parait il musique des pubs Club Med (je n'ai pas les moyens d'aller au club et ne regarde pas les pubs TV en général). Soit. Je ne sais pas si cette reconnaissance est gage de quoique ce soit, mais le dit titre est efficace, reste en tête et c'est tout ce qu'on lui demande (et il est fourré au ukulélé, ce qui ne gâche rien). Les 4 autres plages de l'EP abordent d'autres contrées mais avec le même talent, la bossa avec By my side, un titre entre pop et world, en français s'il vous plait Thimotée, le quasi reggae qui donne son nom à ce mini album, et le reggae/pop New love. Prometteur pour le moins.
Il suffit de poser sa souris sur le site de Lipo pour lancer le titre 2010, un rock péchu qui attire l'oreille et fatalement nous amène à en écouter plus. Bon, certes les premières lignes, présentant le groupe comme "un du duo karmique existant depuis la nuit des temps, un collectif artistique musical oeuvrant pour la cause de l'humanité". donne à penser qu'on à affaire à de doux illuminés. Mais n'est ce pas le rôle des illuminés de nous sortir des ténèbres en montrant le chemin ? Suivont donc les Lipo précédés de leur rock solidement ancré. Le chanteur est incontestablement doué, de ces voix que l'on oublie pas facilement, ample rude et à la fois. Babel allie la force de la pop et la puissance du rock, Regarde plus en rupture de rythme conserve néanmoins une puissance de feu non négligeable, à l'image de l'album. Bref si Lipo rime pour vous avec succion, changez de dico.  alipo.jpg
Paper_Aeroplanes.jpg Cela tient à peu de chose parfois. Il y a tellement d'albums qui sortent, comment choisir? Là c'est le nom du groupe, Paper Aeroplanes qui ma' attiré. un duo, Sarah Howells au chant ,et l'autre je m'en fous parce que elle. Elle ... Dès les premières notes vocales de LifeLight, leur récent EP j'ai vu la lumière. Cette galloise à dans les cordes vocales un peu du chant des anges du paradis (et accessoirement a pas mal écouté les Cranberries). et leur album The day we ran into the see est chargé à bloc de popsongs genre Bataille navale, elles vous touchent vous êtes coulé. Cliché par exemple, sa manière de prononcer le once d'ouverture, la montée du refrain, pure pop. Et Give it back, c'est pas de l'or en barre ça ? allez virez moi la pile de chanteuse qui squattent votre Mp3 et embarquez dans l'avion de papier.
Un nouvel album de Scorpions ! et dans Sucrepop ! La bande à Klaus Meine frappe une ultime fois (dixit eux même, ensuite ils jettent l'éponge) et ma foi, ils finissent sinon en beauté, au moins avec les honneurs. Dès l'intro de Raised on rock nous somme en terrain de connaissance. Simple et efficace, rien de révolutionnaire évidemment, Sting in the tail qui donne son nom à l'album surprend  quand Klaus force sa voix, mais c'est bien tout. Bien entendu, les créateurs de Still loving you et Wind of change ne pouvaient faire l'impasse sur les ballades, trois ici, The good die young, Lorelei et surtout Sly, la plus réussie à mon goût. Bref la bande de sexagénaire tire bien son épingle du jeu et réussi sa sortie, merci les gars.  ScorpionsStingoftheTail.jpg
Absynthe_minded.jpg A la réception du 4ème album de Absynthe Minded, groupe que je ne connaissais absolument pas, pas d'à priori. Bon, ils sont Belges. Pas d'à priori non plus tongue. 1er morceau, If you don't go I don't go, un titre jazzy, violon façon tzigane, guitare façon manouche, plutôt bien foutu au demeurant, je me dis bon, c'est parti pour 40 minutes de ce style. Second titre, un morceau pop sans aucun rapport avec le précédent, et qui à de quoi faire chauffer les hits de tous les pays Envoi est son titre et je confirme, ça envoie bien, c'est même carrément excellent et me squatte les tympans depuis. Paramount flirte avec une mouvance Indie, ou Chet Baker ajouterai un zeste de trompette.  Bref ces petits gars m'ont l'air de sacré touche à tout, doués de surcroit car dans chacun des styles abordés, ils savent tirer le meilleur pour se l'approprier, trouvant presque à tout coup la mélodie qui fait mouche (My heroics part 1). Un plus que chouette disque.
Alleph est un groupe brésilien de Paris. Ou Parisien du Brésil, au choix. C'est leur premier album, intitulé O Ultimo Sonho soit le dernier rêve. Assemblages qui ouvre le disque commence comme un vieux Dutronc, décolle ensuite sur le refrain pour changer à nouveau de climat, presque rock progressif, porté par une basse chantante le tout en 3'50. Brésil oblige, un titre se nomme Samba et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. La plupart des titres, qu'ils soient chantés en portugais ou en anglais sont ainsi basés sur des ruptures de rythmes, des décalages inattendus des changements de tempo, rendant l'écoute toujours surprenante. Mais c'est avec l'acoustique et très dépouillé Mesmo assim qu'Alleph me touche le plus. Alleph.jpg
gaetan_roussel.jpg de Louise Attaque au Bleu Pétrole de feu Bashung en passant par Tarmac, tout ce dans quoi Gaëtan Roussel a baigné à ce jour provoquait en moi au mieux une froide indifférence. Le dernier single en date de Vanessa Paradis seul, a éveillé ma curiosité. Ce n'est donc pas la sortie de son premier album solo, Ginger, qui allait me faire me relever la nuit. Après écoute, c'est l'effet de surprise qui domine, éclectisme est le maître mot d'un album qui parait décousu à force de partir dans tous les sens. Mais c'est ce qui fait son intérêt aussi. Ce disque regorge de bons titres qui paradoxalement plombent l'unité de l'album. Inside Outside et son côté pop, la superbe ballade  Les belles choses, l'electro funky DYWD ou il ne chante pas laissant la place à Renée Scroggins, ça part dans tous les sens et ce feu d'artifice déconcerte. Reste qu'il y a plus d'idée dans Ginger que dans 99% de la production hexagonale. Alors ? verdict ? Je m'incline biggrin
Ils sont danois, s'appellent Alphabeat et tentent de nous refaire le coup d'Ace of Base, band suédois qui avait cartonné avec quelques singles pas piqués des hannetons du côté dance de la force avant de disparaitre aux oubliettes. Mission, mixée une pop facile avec un beat assez appuyé pour ravager les dancefloor européeens. Donc tout l'album est basé sur ce concept, tenter de décrocher le hit à tout prix. 11 titres, 11 tentatives, 11 échecs. Rien n'arrive ici à masquer la vacuité du propos, la mayonnaise ne prend pas. La demoiselle chante bien, la boîte à rythme est programmée pour que l'on move son body, les synthés tombent en place pile poil ou on les attend et c'est justement le problème, trop prévisible, trop fabriqué pour être honnête. 
 
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Hindi_Zahra.jpg Après la parution de ma dernière newsletter, l'une de mes lectrices m'a conseillé de jeter une oreille à Hindi Zhara, comme je ne me vois pas dire non à une femme, ni une ni deux, téléchargement de l'album, transfert sur l'ipod et ... je suis mitigé. Cette jeune chanteuse est berbère et de ce fait mixe sa langue natale et l'anglais , ce qui suffit à la différencier mais n'est pas gage de qualité. Au final, un folk bien balancé (Beautiful Tango, Our soul, At the same time) agréable certes, mais comme il y en a tant. Pas assez d'aspérités pour m'accrocher totalement, mais pas assez lisse pour m'en détourner. seul Music, un peu plus musclé convainc presque.
A la réception de l'album de Beast, pas d'infos. Le nom m'évoquait plutôt un groupe de hard, raté. Ce duo est canadien et franchement j'ai eu du mal. 1er titre Devil, et la voix se lance dans un flow style rap qui m'hérisse direct le poil. et poil hérissé se rétracte difficilement, en tout cas chez moi. tongue 2ème titre, un rythme presque disco, des synthés et une voix que 'on sent certes de haute volée, mais dans un style qui ne m'accroche guère. et Puis le refrain fait son oeuvre, ça passe. Out of control, riff de guitare en intro, ça démarre bien, et le couplet repart sur une scancion agaçante, je suis trop vieux pour ça, puis le refrain balaie les derniers scrupules, ça le fait. Idem pour Mr Hurricane. Du coup, c'est probablement un bon disque, mais je n'arrive pas à me mettre dedans.  Beast.jpg
cristine.jpg Cristine, c'est un prénom qui se fait un nom. Hors-piste, son second album est un disque de chansons,  comme on le dirait d'une Barbara ou d'une Piaf avec la modernité en sus, XXIème siècle oblige. Comprendre que le texte n'est pas accessoire. Si c'est d'abord derrière une harpe celtique qu'elle a fait ses premiers pas remarqués, c'est la chanson qui l'a ensuite emporté, sans qu'elle ait pour autant lâché la harpe.  J't'aime quand t'es mâle qui ouvre le disque est emblématique, un texte décalé, plein d'humour, une musique efficace, emballé c'est pesé, les Agnès Bihl et consoeurs n'ont qu'à bien se tenir. Quand elle se lance dans la rupture avec On s'fait du mal elle touche juste également. Musicalement l'album passe aussi d'un genre à l'autre même si peut être un fond jazzy unifie le tout. Intemporel et définitivement made in france.
La pochette de l'album d'Alexz Johnson, Voodoo est très inspirée par le cinéma des années 50, référence probable au métier qui l'a fait connaitre, puisque actrice (TV) elle est. Je ne connais pas la série ou d'ailleurs elle chante, mais côté zic, la demoiselle se pose là. Plusieurs albums sous la ceinture en tant que B.O. mais celui ci est le premier qu'elle signe, et elle démontre qu'elle n'est pas qu'une poupée de studio. Co-écrits avec l'un de ses frères, les 11 titres assurent. A little bit est ultra addictive, le premier single Trip around the world et ses sonorités très actuelles accroche fort, le pop/rock Boogie love ou le madonnesque titre éponyme sont tous fort bien roulés, la ballade Hurricane girl frappe en plein coeur également, l'un des meilleurs albums de ces derniers mois. Alexz_Johnson.jpg
Cherhal.jpg Jusqu'ici, Jeanne Cherhal et moi c'était bof cry. Ce quatrième album, Charade change la donne. Elle y prend seule les commandes, jouant de tous les instruments, et Dieu que cette fille a du talent. L'album est tonique, frais, bourré de surprises et bien entendu de bon titres. Passant de l'acoustique à l'électronique elle fait feu de tout bois avec un éclectisme qui fait plaisir à entendre. Pas un mauvais titre dans cet opus, aux couleurs pop, bien plus abouti, à tout point de vue que ces précédentes tentatives, comme quoi la solitude lui va bien. Seul le titre bonus, en duo avec Benjamin Biolay, déjà dispo sur La superbe, Brandt Rhapsodie rompt ce voyage en solitaire. Pour la charade, quand à moi, je donne ma langue, sinon au chat en tout cas à Jeanne.
Luther Russell nous propose un EP 6 titres Motorbike, introduction au double album à paraître, son 5ème m'indique t'il. Sa palette sonore, quoique indubitablement de couleur américaine est vaste. Tomorrow's paper est si pop qu'un Dwight Twilley aurait pu l'écrire, A world unknown tire très nettement sur le blues, le morceau Motorbike flirte effrontément  avec une pop façon sixties avec hallucinogènes à la Byrds, deux petits intermèdes instrumentaux pour faire bonne mesure et  Somehow or another, ballade mélancolique pour fermer le ban. Bref difficile de cerner le personnage et au contraire l'envie d'en savoir plus, ce qui est justement le but de cette carte de visite introductive. Luther_Russel.jpg
cendrio.jpg Et voici l'album. J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Cendrio, voici son album Ma route. Le country rock n'est pas en option mais parti intégrante du personnage. Le morceau Fier en ouverture marque le territoire de belle façon, mélodie efficace, solo inspiré, voix claire, avec ce léger accent qui fait parfois songer à un Cabrel,  avec lequel il partage indéniablement les même influences américaines. en sus du titre pré-cité, d'autres mériteraient  bien d'avoir les honneurs des radios. Ma route et son harmonica,  Peureux, ses guitares très west coast qui me font penser à feu Grimaldi-Zeiher. A notre un titre en italien, Il muro, hommage à ces origines et l'omniprésence de son complice Lucas Sanchez aux guitares, garantie de qualité. Quelle que soit sa route, la prendre en sa compagnie est un plaisir.
Dans la famille Hallyday, je voudrais le fils. et un petit bout de la soeur aussi. Si l'on essaie de faire abstraction du célèbrissime patronyme qui est le sien, le David est un remarquable chanteur, et un compositeur qui se pose là. L'album Un nouveau monde confirme tout. Un rock certes assez lisse, souvent mid- tempo, incisif et très mélodique à la façon d'un Calogero quand il est inspiré. Le coeur qui boîte, dès l'intro place la barre assez haute, refrain pop, sur rythmique rock, une belle réussite. J'ai vu des rivières confirme la similitude sonore avec Calo, La douceur de Comme au premier jour tranche avec l'énergie de Sur ma route. Même le duo qui fait buzz avec Laura Smet, On se fait peur, étonne, tant cette dernière semble avoir un réel talent de chanteuse. Une faute de goût, la reprise electro de Tu ne m'as pas laissé le temps, comme s'il avait besoin de placer ses anciens hits pour nous convaincre. David_Hallyday.jpg
Thesamllandcompany.jpg Un noyau formé autour d'un frère et d'une soeur, auquel se greffe un second guitariste et un batteur, voici The smalls and Cie qui nous propose un premier 3 titres en guise d'apéritif, issu d'une playlist de 30 si j'en crois leur myspace. Indubitablement du côté rock de la force, What a shame ! a même un petit côté rock garage bien sympa. Mais c'est encore avec What's happening ? que je les trouve le plus convaincant. Moins d'énergie, plus de finesse, la voix d'Alexandra perce alors le mur de guitares, la ligne mélodique se fait plus claire et le titre se fait sa place entre nos tympans. La direction à suivre ... ?
En provenance de Rennes, Ian, un auteur compositeur autour duquel c'est greffé un groupe pour l'enregistrement de  album There're No More Weeks, Only Days Without Name et des concerts qui vo. 11 titres (plus un bonus en fin d'album) pour une musique qui m'a fait penser à de la progressive même si les morceaux sont plutôt courts format pop. Les claviers sont assez présent, les morceaux sont généralement sur des tempos lents, le Floyd de loin en loin ou un Taï Phong par exemple me semblent frères de route. On est assez loin du monde de la pop, pour une musique plus "intellectuelle" (et non ça ne veut pas dire chiant, la preuve), mettons une musique plus introspective qu'organique. Une musique qui prend le temps de s'installer, c'est un album qui s'écoute comme un tout et non comme un empilement de plages. ian.jpg
Martin_Mey.jpg Get out and live, Premier 5 titres pour Martin Mey pour un disque home made. Running child, premier contact sonore avec l'artiste est de bon augure. Guitares acoustiques au vent pour une popsong bien envoyée, au refrain efficace. Changement total d'atmosphère avec Snowing on school days, quasi mystique avec ses choeurs et sa lancinante rythmique trip hop. Le 3ème titre déconcerte à nouveau, Stuck in the box, voix déformée par les effets, mélodie sinueuse, dissonances, bref limite expérimental. Les deux derniers titres creuse ce sillon de l'inattendu et de l'inclassable. Martin Mey se construit une route à part, là ou certains empruntent les autoroutes  et d'autres les chemins de traverses lui, terrassier du quotidien, s'en invente une. Reste à le suivre
De passe temps entre deux albums de Blur, Gorillaz est devenu le principal vaisseau musical de Damon Albarn. Plastic Beach est une bonne idée qui se prolonge et le groupe de dessin animé prétexte prend vie. Le générique des invités est long comme le bras,  de Lou Reed à Snoop Dogg, avec beaucoup trop de rap pour être à mon goût. Ce troisième est moins pop que les précédents et ne contient pas de gros tube en or mais quand le Damon s'essaie à écrire de bonnes chansons, il fait mouche (On melancholy hill). Mais il sabote (de mon point de vue) trop de morceaux style Superfast Jellyfish avec son refrain quasi Alan Parsons Project atomisé par Gruff Rhys et De La Soul. On m'objectera que c'est justement la marque de fabrique de Gorillaz. Certes. et c'est pourquoi une compil d'eux me suffira amplement.
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Hello_monster.jpg This is the hello monster est un one man band français. Sa maison de disque m'envoie un 4 titres extraits de l'album (vu qu'au niveau des frais d'envoi c'est la même chose, je ne vois pas trop l'intérêt, mais enfin ...). Donc qu'est ce qui se cache derrière ce pseudo ? Une voix haut perchée,  un piano, un mec un peu (beaucoup) barré mais qui sait éveiller l'intérêt. Science évoque un Mika moins outrageusement commercial mais avec le même potentiel mélodique. TV shows (cf le clip) démontre si besoin était que le gars est nettement décalé mais c'est ce qui le différencie. You leave son piano lancinant et ses cordes déprimerait n'importe qui sous gaz hilarant, et Moon finit de nous convaincre que ce gars à un petit quelque chose d'intéressant. Peut être que ce serait lassant sur la durée mais en 4 titres, ca colle.
9 longues années depuis le dernier album des soeurs du Trio Esperança. De Bach à Jobim (en passant par les Beatles) est le titre de leur nouvel opus. et donc elles s'attaquent à quelques fameux morceaux pour les passer à leur moulinette vocale. C'est léger  comme une brise de printemps et nous réconcilie pour un temps avec ce XXIème siècle. Le Desafinado de Jobim est un pur délice, les deux reprises Beatles (Penny Lane et Blackbird) sont à la hauteur de mes attentes - à quand un album complet- et le Joana Francesca de Chico Buarque sonne presque Ménilmontant avec son accordéeon. Sans oublier le formidable boulot de l'arrangeur de l'album, Gerard Gambus maitre d'oeuvre de ce petit bijou. Trio_esperanca.jpg
alizee.jpg Enfant du siècle, 4eme album d'Alizée est sa seconde tentative d'échapper à la chape de plomb de l'ère Mylène Farmer. Le 3ème (pas écouté) n'y étant pas parvenu, virage de la jeune femme qui se tourne vers l'electro via le groupe Chateau Marmont , sorte de Partenaire Particulier des années 2000. Eden Eden, première plage est carrément excellente. Si si. Une putain de mélodie, la voix, style Lio de la grande époque (Seules les filles pleurent), glisse sur les nappes de synthés, un beau boulot. Grand central, quoique un ton en dessous garde le cap qualité, le problème c'est qu'ensuite ça se complique. La mignonne, hormis d'être un joli petit lot, n'a qu'un filet de voix à mettre en avant. et comme les compos ne suivent pas, elle finit noyée sous un empilement de synthés, la voix nimbée dans des effets inutiles, le tout sans queue ni tête ni direction, dommage c'était bien parti.

Et la rubrique nécrologique se poursuit, le rock se fait vieux, ses créateurs à prendre de la bouteille, et comme la vie sex drugs and rock & roll n'est pas anodine, certains passent l'arme à gauche précocement. Exit cette fois Alex Chilton, qui cartonna au moins une fois avec les Box top et leur hit The Letter, puis influença le monde du power pop avec un groupe plus underground, The Big Star avant de retourner à un anonymat quasi complet, ponctué par quelques tentatives de reformations. Et à 59 ans seulement, rideau.

The Box top - The letter


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à suivre ...

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Date de création : 31/03/2010 @ 17:40
Dernière modification : 29/04/2010 @ 14:10
Catégorie : Notes de musique - Editoriaux-2010
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