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La pluie sans parapluie

Françoise Hardy


Francoise_hardy.jpgLongtemps que je ne m'étais fendu d'une chronique pour un album, il fallait au moins le retout de Françoise Hardy sur le devant de la scène pour que je prenne la plume pour un peu plus que quelques lignes. Hasard du calendrier j'ai terminé il y a quelques jours son autobiographie, Le désespoir des singes ...et autres bagatelles ou elle se dépeint sans complaisance et ou je n'ai pas assez retrouvé à mon goût la délicate  plume de l'auteur que je place parmi les plus inspirée quand il s'agit de chanson.
Nouvel album donc, La pluie sans parapluie, pour une chanteuse qui avait promis il y a lurette qu'elle ne ferait plus jamais de disques, craché juré. cool Plutôt content qu'elle ait changé d'avis, ce petit dernier bénéficie d'une promo conséquente, et de critiques plutôt élogieuses dans l'ensemble, voici ma petite contribution à l'édifice avec un passage en revue des 13 titres qui compose l'opus.

Elle le clame à tout vent, ce qui la décide à chanter un titre c'est la qualité de la mélodie,  elle y est très sensible dit-elle. Pour le morceau d'ouverture et premier single elle a donc fait appel à l'un des maîtres en la matière quand il veut s'en donner la peine,  Calogero pour Noir sur blanc. Contrat rempli, sans génie mais avec efficacité, une petite ritournelle sympatoche, un texte très Hardy quoique co-signé par Patrick Loiseau, un produit d'appel qui assure et rassure.
Mieux le connaître, composé par Thierry Stremler est du Hardy ordinaire , une chanson en demi-teinte, plutôt lente, à la mélodie assez (trop)  lisse, ça n'accroche pas. Champ d'honneur renoue la collaboration avec Alain Lubrano (il con-signe 4 titres cette fois), une popsong au tempo plutôt enlevé (pour elle), réminiscente d'un autre Alain, Chamfort, et qui tourne bien, pas du mythique mais un potentiel radio évident.
Le 4ème titre donne le sien à l'album, La pluie sans parapluie est initialement une compo d'une jeune allemande, Fouxi, que Lubrano fait écouter à Françoise qui accroche et, moyennant quelques substantielles modifications des paroles des couplets, adopte pour ce disque. Bon, en écoutant l'original, on comprend ce qui a attiré l'oreille, la similitude du timbre de voix et de l'interprétation ne laissait pas beaucoup de place à l'imagination cela ne pouvait que lui aller comme un gant, et de fait. c'est à un classique que nous avons à faire.
Les pas relance la machine pop, un titre que n'aurait pas renié Etienne Daho, les guitares carillonnent et emballé c'est pesé, un chouette titre de plus dans la balance.francoise-hardy2.jpg
Le temps de l'innocence  n'a rien de spécial, mais permet de nous rappeler que cette élégance vocale,lui permet, même sur un titre somme toute moyen de titre son épingle du jeu.
Avec Je ne vous aime pas nous terminons la traversée du Lubrano et c'est en beauté, avec de superbes cordes, et ou sa voix, vraiment mise en avant tout le long de l'album prend tout sa profondeur.
Ben Christophers signe la délicate Esquives, il avait déjà travaillé avec Françoise sur Parenthèse, sa contribution ici, sans être majeure, ne détonne pas, piano et guitares acoustiques se partage le terrain.
La grande Sophie fait une remarquable contribution au disque avec un Mister ma foi fort réussi,  jolie ligne mélodique et texte tout aussi bien tourné et qui pourrait bien mériter d'être le prochain single. Memory Divine est assez étonnant, le titre est en anglais, quoiqu'écrit par Jean-Louis Murat, et c'est le seul sur lequel elle pousse, un peu, la voix. Ceci dit, c'est une belle réussite et on se prend à rêver d'un album entier écrit par le prolifique auvergnat, à qui un tel défi ne ferait certainement pas peur.
Pascale Daniel, déjà collaboratrice sur Tant de belles choses signe les musiques des deux titres suivant, Un coeur éclaté ne m'éclate pas plus que cela, une piano voix sans grande imagination ou la mélodie n'est pas assez dessinée pour vraiment convaincre, L'autre côté du ciel, bénéficie d'un arrangement plus étoffé, et sans être envoutant, à ce petit quelque chose qui donne envie de le ré écouter et qui finit par emporter l'adhésion. 
C'est à Arthur H que revient la tâche de clôturer cet ultime ? album. Les mots s'envolent seront ils le point final de la discographie de Françoise Hardy ? Un titre nostalgique qui s'éteint doucement, dans le lointain, comme un au revoir, pas un adieu.

au final, un album à l'image de son auteur, élégant, léger et grave à la fois, homogène, ce qui n'a pas toujours été le cas de ces albums, et qui, s'il demande un peu de temps pour se laisser apprécier pleinement fera certainement un long voyage en notre compagnie. Bref une pluie qui rafraîchit.


1. Noir sur blanc
2. Mieux le connaître
3. Champ d'honneur
5. Les pas
6. Le temps de l'innocence
7. Je ne vous aime pas
8. Esquives
9. Mister
10. Memory divine
11. Un coeur éclaté
12. L'autre côté du ciel
13. Les mots s'envolent


Date de création : 05/04/2010 @ 20:45
Dernière modification : 05/04/2010 @ 22:01
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-H
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