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Lucy, Racquel and me

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Mai 2010 - Tout donner

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. Albert CamusPas de Julie au générique ce mois ci (décidément, nous n'arriverons pas à enregistrer une année complète eek ) mais son absence est due à une excellente nouvelle, l'arrivée de la petite Lana, fille d'avril, future chanteuse à n'en pas douter à qui je souhaite la bienvenue sur notre petite orange bleue tongue. Du coup c'est Nathalie, habituée des lieux, qui a eu la gentillesse d'enfiler mes vieilles chaussures pour tracer la route. Elle a choisi un titre des débuts de Sucrepop, Tout donner, titre auquel, en digne fils de modèliste que je suis, j'ai dessiné une nouvelle robe printanière. Pour voir le défilé, c'est sur cette page J'en ai profité pour y aller de ma version ukulele afin de vous fournir la grille d'accords. Et puisque j'en suis à parler de la bête à 4 cordes, sachez que le Ukulele bazar, 1er de ce nom, fut une ENORME  succès, dépassant en fréquentation tout ce qu'il était possible d'espérer.  Du coup, j'en ai profité pour ajouter nombre de titres à la collection sUKrEpop , majoritairement anglo-saxons comme promis le mois dernier. En vrac, Gerard Lenorman et La ballade des gens heureux, Deep Purple avec Soldier of fortune, Al Stewart pour Palace of Versailles, ces deux derniers issus de l'album Sortez Covers ! , deux Elton John - Sorry seems to be the hardest word et Your song, Un Beach Boys, God only knows, un Beatles spécial débutant - I've just seen a face,  un Del Shannon - Runaway (ou Dave Vanina suivant vos références) un John Lennon - Jealous Guy et  Desperado des Eagles. C'est pas des cadeaux ça ? En prime, deux discographies intégrales commentées rejoignent la collection, Michel Berger et Abba. Pour en terminer avec ma prose, une chronique dédiée au nouvel album de Françoise Hardy La pluie sans parapluie, l'un des bons albums de Madame. Un petit plus sur le site, le lien Au hasard dans la barre de menu, me permet, grâce à un script amicalement rédigé par Penanders de vous propulser vers une page au hasard de ce site.
L'actualité du disque est plutôt calme comparée au mois dernier. J'ai reçu peu d'albums d'autoproduits, et les grosses cylindrées ont été peu nombreuses également à accoucher. Du coup, j'ai  pioché un peu au gré du fil de mes vagabondages d'internaute une moisson majoritairement pop et majoritairement féminine, mais qui s'en étonnera ? biggrinUne petite trentaine d'artistes tout de même à vous coller dans le conduit auditif ce mois ci. En route, suivez le guide !

L'artiste en Une ce mois ci n'a pas d'album à nous proposer, même pas un single, juste un malheureux petit titre. Mais quel ! Je suis tombé sur Michel Nicolle, auteur compositeur interprète au hasard d'un article au boulot. Il est facteur, je le fus, musicien, je le suis, il écrit pour d'autres, et ça me dit quelque chose tongue et donc j'était curieux d'écouter ce qu'il avait à proposer. Sur son myspace, des titres de divers chanteurs/teuses (dont lui) enregistré(e)s dans son studio au nom qui me parle également, Beatle juice studio. Et là, un coup de foudre musical. Aurore. Elle n'a pas 20 ans, une voix à se damner, légèrement voilée et qui colle le grand frisson et la compo qu'elle interprète n'est pas en reste, un chef d'oeuvre, pas moins. et le Michel dans son mail de m'indiquer que ce n'est que la face 2 du single à venir !! Mais il lui a écrit quoi en face A ?? Encore plus fort ? Et elle aurait un album en prévision ! Allez on se bouge et le sort vite le disque. Vite !   aurore.jpg
Goldfrapp.jpg 5ème album du duo Goldfrapp dont, je le confesse, je n'avais jamais entendu une note avant ce Head  first. Et si les autres sont à l'aune de celui ci, il va falloir que je rectifie le tir de toutes urgences. Le single d'ouverture, Rocket plonge la tête la première dans les eighties, riff de synthé type Oberheim vaguement réminiscent du Jump de Van Halen pour l'un des titres les plus délicieusement rétro et raffraîchissant de ces derniers mois, tube en or à coup sur. Hors il se trouve que cette entrée en matière n'est pas isolée. Des morceaux du même calibre, il y en a d'autres. Believer devrait opérer sa razzia sur les charts également, Idem pour Alive, 3ème titre , 3ème bombe. Et là on se dit qu'on tient du lourd. Ajoutez à l'addition le titre éponyme, Shiny and warm et I wanna life et vous tenez là une des galettes des plus addictives qui soit. Hormis l'expérimental Voicething qui clot le disque, pas de faute de goût. 
Et histoire de nourrir votre discothèque, un autre album fourré aux hits, dans une veine similaire. Wall of soundz est un album de d'électropop signé Brian Mc Fadden. Ce dernier serait échappé d'un boys band irlandais nommé Westlife dont je ne connais rien, pas étonnant vu que les boys band ne sont pas ma tasse de thé. Reste que ce mur du son est sacré bien foutu. Bon, la propention à utiliser systématiquement des effets style Autotune sur la voix (remember Cher ?) peut agacer, mais le gus - et son comparse Robert Conley - ont le don pour écrire des refrains accrocheurs. Les singles potentiels sont au moins au nombre d'une dizaine, et pourtant je suis habituellement difficile en la matière.. Je prédis à  Kickin around the love la première place des charts.  Love Transfusion, Chemical Love, Not now ou Just say so et Mystakes, Sign of the times pourraient l'y remplacer sans problème Un album pas loin du niveau d'un Discovery D'ELO, c'est dire. Donc superficiel mais si fun. Indispensable pour cet été.  Brian_Mcfadden.jpg
 tAmen_Birdmen.jpg Allez, style différent, mais tube en vue aussi pour Amen Birdmen. Nettement plus rock, tendance grunge,  mais sacrément accrocheur aussi Battle 79, titre le leur EP 6 titres devrait leur faire gagner quelques galons. Déjà le morceau titre devrait être en playlist sur les FM. Mix d'influences remarquablement digérées, d'Inxs à Marroon 5 en passant par Ram Jam, carton assuré si quelque programmateur avisé daignait s'y pencher. Le quintet n'étant pas hommes d'un seul titre, Les guitares continuent de plomber tout ce qui bouge, porté par un chanteur de haut niveau. L'ai je écrit ? Les Amen Birdmen sont français, et pas l'ombre d'une seconde, tant au niveau de la qualité sonore, superbe,  que de l'écriture cela ne transparait, ce que l'on ne peut dire de nombre de leurs collègues. Aux US, ils seraient géants, allez, on traverse l'Atlantique et on s'y colle, c'est jouable. 
Un que je surveille comme le lait sur le feu c'est Linus of Hollywood. qui change de projet comme de chemise, ce qui ne facilite pas ma tâche. Et donc introducing Palmdale, nouvel incarnation pop du bonhomme. Il c'est acoquiné - encore une fois - avec une bombe blonde chanteuse et guitariste Kay Hanley, inconnue au bataillon, mais dont les titres sur son propre site démontrent une belle santé pop. Get Wasted est le nom de leur 5 titres, et est exactement dans la lignée attendue. Pop, pop, pop. Allez si vous aimez en vrac, les Astroppuppees de Kelly Ryan, Les Plimsouls, Les Go Go's et autres Phil Seymour et Dwight Twilley, bienvenue chez vous. Here comes the summer est un parfait single, sans rien d'extraordinaire certes mais ce n'est pas le but . Les autres titres creusent le sillon, pas excès d'imagination mais avec vigueur et un  enthousiasme communicatif.  Bound for the floor est le type de ballade à faire fondre le pôle nord.  Palmdale.jpg
The_School.jpg Décidément, soit je vieillis et  je trouve tout excellent, soit ce mois d'avril 2010 restera comme un grand cru, mais les albums se succèdent et sont superbes. Grand prix du nom de groupe le plus con du mois, The School, un rock band gallois qui mine de rien nous gratifie avec leur album Loveless unbeliever; d'un pur bijou pop. Ami(e)s des Girls band des sixties, à la Suprèmes, Shirelles et autres Ronettes, vous allez sangloter de joie. Ce disque est une mine de bonheur, un ode à la légèreté pop. Une chanteuse, Liz Hunt, craquante au possible, et un groupe qui enfile les perles comme qui rigole. Cet album pourrait être un best of de leurs singles, ce n'est que leur premier.  I want you back, Let it slip, He's he really coming home, Valentine, vous êtes capable de résister à ça vous ? Allez jeter un oeil sur ce clip, et vous serez convertis. Pour faire un meilleur album pop que celui ci cette année, va falloir s'accrocher sévère. Allez, on retourne à l'école. Indispensable.

Ann'so M est une vieille connaissance. Je la croise, virtuellement parlant, depuis des années au gré des pages d'interne. Eternelle second couteau pop/rock, ce n'est pourtant pas faute de proposer d'honnêtes chansons, mais jusqu'à ce jour, ça ne mord pas. 2010 et l'album Pas à pas inverseront ils la vapeur ? Elle s'en donne les moyen en tout cas. Ne serait ce  que le titre Je ne veux pas être celle, sur lequel Louis Bertignac s'est penché et qui, ma foi, chatouille fort agréablement les oreilles. Ann'so M est clairement du côté rock de la force, Les guitares, le plus souvent électriques et saturées, assurent le gros du boulot (écoutez moi ce solo sur Sugar Candy Boy) , les refrains font leur job de squatter de tympans (Ecris moi une histoireParis), seule la réalisation pêche un peu à mon goût. Alors c'est pour cette fois ? Le coup de pouce téléphonique pourrait déclencher un bon buzz et elle en veut, alors why not ? Ann_So.jpg
Le_Paris_de_Dani.jpg Je n'aurais pas misé le moindre cents sur un album de Dani, tellement elle a pour moi, l'image d'une personne Has been, engluée dans un passé révolue dont elle fut un temps l'une des icônes, de Gainsbourg en films divers. Et puis, quasi par désoeuvrement, et pour la présence d'un titre signé Alain Chamfort, j'ai jeté une oreille. Puis les deux. Les Paris de Dani est un concept album sur le thème de Paris, à offrir à tous étranger en goguette dans la ville lumière. On retrouve au générique en sus de l'Alain et son comparse Pierre-Dominique Burgaud,  Cali, Francois Berheim, Tean Fauque, Jacques Duvall et autres Jean-Jacques Burnell et aussi éclectique et disparate que cette belle bande puisse paraître, elle a contre toute attente réalisé un album homogène, ou la voix, quasi parlée, de Dani, tresse un univers charmeur. La faute aux bonnes chansons qui se sont données rendez-vous ici. Suivez le guide, la ballade vaut le détour.  
En direct d'Ecosse, voici un 4 titres carte de visite présentant Pearl and the Puppets. Evidemment porté par un single efficace, Because  I do, et un accent charmant, la jeune brunette et ses camarades de jeu enfoncent le clou sur les 3 autres titres. Girlfriend particulièrement bénéficie d'une même qualité d'accroche. Pas de quoi n'ont plus crier au génie, mais ont peu supposer que si les petits cochons ne la mange pas, l'album qui suivra vaudra le détour, pour peu qu'elle pense à diversifier un peu son style et a étoffer un peu le son. En l'état, c'est un petit moment de grâce qui demande confirmation. Une perle ne suffit pas à faire un collier,  Pearl_and_the_puppets.jpg
SheHim.jpg Volume Two de She & Him fait suite au Volume one, c'est qu'on ne manque pas d'imagination chez ce duo américain confused. Hors, il s'avère qu'ils font bien plus attention à la conception de leurs chansons qu'au choix de leur titres d'albums. Zooey Deschanel et Matt Ward reprennent les affaires là ou ils les avaient laissé en améliorant encore leur songwriting. Thieves qui ouvre l'album, ses choeurs, ses nappes de cordes, ses guitares ouvragées en est le parfait exemple. Un pied dans les sixties, un pied dans le folk, ces deux là tricotent une belle histoire, ou la demoiselle écrit les chansons que lui produit. A noter un fantastique  boulot tout le long du disque sur les harmonies vocales, et une chouette reprise (sur le récent UB40 également) de Gonna get along without you now. Tout ça donne bien envie d'un Volume 3.
Meat Loaf nous revient avec un opus intitulé Hang out cool Teddy bear. Bon, le cas Meat loaf est vite tranché, hors Jim Steinman et ses hymnes rock épiques, il est à la peine. Interprète d'un des albums les plus vendus au monde  - et que je tiens comme l'un des tous meilleurs jamais sortis - Bat out of Hell, le pain de viande et ce 11ème album tente de piquer la recette du chef, sans le chef, mais le tout manque de souffle. Le piano à la Roy Bittan, les guitares en folie (dont un Brian May bienvenue), les morceaux de 6 à 7 minutes, les duos avec de jeunes demoiselles, la tentative de concept unifiant les morceaux, jusqu'à la pochette, mais rien n'y fait, c'est bien imité mais jamais n'arrive à la cheville de ce que le Jim lui a pondu. Bon c'est pas mauvais non plus hein, faut pas pousser, la crème des musiciens réunie ici ne peut pas accoucher d'un disque inaudible, c'est juste trop Canada dry à mon goût.  Meat_Loaf.jpgt
Aqualung.jpg Jusqu'à ces jours ci, Aqualung évoquait pour moi un album de mon adolescence signé Jethro Tull. Il se trouve que c'est aussi le pseudo choisi par un certain Matt Hales pour présenter sa musique. Magnetic North est son quatrième album apparemment, pour quelqu'un décrit comme un songwriter sous influence Brian Wilson et Paul Simon, Pas du menu fretin donc, et du coup, je reste un peu sur ma faim. Il a un peu oublié d'écrire les mélodies le Matt. Certes le triste Remember us (avec la participation vocales de Sarah Bareilles) est attachant, quoique tirant un poil en longueur, mais au final cette pop est un peu trop mélancolique pour moi, et surtout manque un peu de mordant pour laisser plus que des traces fugitives dans la mémoire. Trop introspectif, pas assez tourné vers les autres.
Alors comme cela Forget the heroes ferait de l'acid pop ? Bon, d'abord c'est quoi l'acid pop ? C'est Atomised, second album du groupe me répondront les plus observateurs. Ouais, ça va pas suffire mad Deux filles deux gars, mais attention on est pas chez Abba. La chanteuse, Corinne Carré possède incontestablement un organe vocal hors du commun, du coffre, de la patate, un timbre et de la soul en veux tu en voilà, la violoniste ajoute une touche originale supplémentaire tirant de son instrument des sons inédits , telle une rock star de sa guitare, les garçons officiant solidement à la rythmique (énorme boulot du bassiste). Les arrangements, entre funk jazz et rock sont millimétrés. Si le précédent disque portait le nom de We Don't need guitar, FTH a changé d'avis, et elles font une apparition remarquée. Comme la pochette fait plus que le suggerer, l'énergie  projetée ici se reçoit comme un coup de point dans la gueule et c'est sur les morceaux les plus enlevés (OhOohAhAha, Distinct is your life)  que le groupe se révèle le plus efficace, ceci dit la plupart des titres ont ce petit truc qui marque. Laissez les vous cogner !   aForget_the_heroes.jpg
CC_Lou.jpg Un album qui m'a bien branché ce mois ci, Gourmande de CC Lou. Bon, la pochette est une sorte de clin d'oeil à Serge Gainsbourg, tant pour la barbe naissante et cigarette que pour le côté provoc, et de fait, l'influence de grand Serge, sans être omniprésente, plane sur le disque, particulièrement sur le Je Fume d'ouverture ou Fais moi l'amour. Du coup on pense aussi à une Buzy, une similitude d'univers sauf que CC Lou, elle, réussi son disque sans être vampirisée. Côté textes, les amours saphiques sont son thème de prédilection puisque la plupart des titres y font allusion plus ou moins directement. Côté zic, la demoiselle est douée pour faire mouche. Quelle fasse dans la rupture sentimentale piano voix , Mauvais Carbone, ou se moque des gossip girls en mode funky, Les perruches, quelle aborde la pop, Gourmande et son intro Beatlessiennes en diable - ou l'électro De vous à moi, et même le rock avec le probable 1er single Intox en passant par le Zaziesque Mon dernier amour, pas de remplissage ici que du bon. Allez montrez moi ce sein que je saurais voir !
André Manoukian, star télévisuelle, mais musicien avant tout, se lance dans un album. Faut dire qu'hormis les débuts de Liane Foly il n'aura jamais cassé trois pattes à un canard, Donc So in love. Fainéant comme pas deux, plutôt que d'écrire des chansons, il pioche dans le répertoire des standards jazz. Et pour éviter tout risque, la liste des morceaux présentés est archie connue de tout un chacun, que des trucs déjà repris des zillions de fois. Il embarque dans l'aventure, vu son carnet d'adresse ça n'a pas du être compliqué, le gotha de la chanson française féminine de préférence, et donc, entre autres, China Moses, Helena Noguerra coeur.gif, Anaïs, Tété, Cocoon, Emily Loizeau, Camelia Jordana sont de la partie, lui se chargeant d'arranger le tout. Bon difficile de se rater dans ses conditions, difficile de surprendre aussi. Mention spéciale à Emily Loizeau qui d'habitude ne m'émeut guère et qui là touche la corde sensible et à Camelia Jordana qui pourrait bien chanter n'importe quoi pourvu qu'elle chante. Et puis il y a ce clip, bourré d'énergie, de regards complices, de plaisir, de désirs, de fraîcheur, avec Helena en prime - nom de dieu que cette femme est lumineuse - qui rachète tout. Merci Dédé.  Andre_Manoukian.jpg
camelia_jordana.jpg La Camelia guest star ci-dessus a son propre album qui déboule. Matraquage médiatique oblige, difficile de passer à côté. Il se trouve que c'est un bon disque. La part que cette jeune femme de 17 ans a dans ce résultat m'est inconnue, accordons lui le bénéfice du doute. Elle a une voix, c'est indéniable, un peu crispante au début - enfin pour moi - mais les gens possédant une réelle signature vocale sont suffisamment rares pour qu'on leur prête l'oreille. Plutôt que de se coller dans les pattes d'un Obispo ou Calogero, CJ a eu la bonne idée de faire appel à des seconds couteaux qui du coup se sont un peu défoncés pour faire un vrai bon disque. Résultat Calamity Jane, ses initiales ou Moi c'est, paraissent réellement écrit pour elle. Le tout sonne fortement sixties/seventies, tellement hors des modes qu'on y entend pas un titre au ukulele wink. Preuve de caractère et de sa volonté de n'être pas qu'une poupée dans les mains d'adultes, elle signe un titre, le seul en anglais, Little monster, ma foi très honnête. Impossible de dire ce que deviendra cette jeune femme, mais elle semble sur la bonne voie.
A peu près la même position de départ pour cette jeune suédoise,  Anna Bergendahl dont le premier album Yours Sincerely frappe à la porte de  nos lecteur de mp3. Participante à une émission télé musicale en son pays, désignée représentante pour l'Eurovision 2010, bref de quoi filer quelques appréhensions. Rolling dice qui débute l'album à un côté très Motown qui rassure et à tout du single réussi. This is my life qui suit (le titre eurovisé) est une bonne ballade mid-tempo qui n'aurait pas déparé un album de Shania Twain.  Un zeste de jazz sur d'autres titres (l'excellent Got my heart in your pocket, ou My love) montre l'étendue de palette de son talent. Je ne sais pas si elle suivra une carrière à la ABBA mais son entrée en matière est bien supérieure à celles de ces illustres prédécesseurs. Sweden, 10 points ! Anna_Bergendahl.jpg
Scouting_for_girls.jpg Pure pop que celle des Scouting for Girls. Ils sont anglais et franchement , c'est difficile de ne pas le deviner. Everybody wants to be on TV, leur second album, contient tous les ingrédients qui font que l'Angleterre est le pays de la pop. Des singles racés, des choeurs, des mélodies garanties 100% sans saccharine, des guitares à foison mais pas agressives pour un sou, des titres up tempo. Pas encore exactement au niveau d'un Squeeze mais comparativement à, au hasard,  les Artic Monkeys, ces mecs sont des génies. Comme en plus ils ont oubliés d'écrire des slow sirupeux, et collants, ça dégage bien les bronches. This aint' a love song, Famous ou On the radio devraient conquérir les sommets
Titres en français ou en anglais, quand les deux langues ne sont pas mixées,  des racines country, folk, blues ou rock, L'art de la fugue n'est pas un vain mot dans la Maison Tellier, le but étant d'être là ou on ne les attends pas.  Bon, en gros la Maison Tellier ce sont des cow-boys made in France. La campagne américaine à votre porte. Des John Fogerty sans Creedence, un Neil Young sans CSN. Des purs, et dans l'ensemble ça le fait bien. Bon l'album sent la campagne, mais pas la plaine de Beauce. Très roots, couplant chanson à texte comme on sait le faire ici et banjo mandoline comme on sait le faire là-bas. Au final, dans un style après lequel je ne cours pas plus que cela, un disque agréable à ré écouter. 
 
 La_Maison_Tellier.jpg
Kate_Nash.jpg Globalement le Kate Nash nouveau est raté. My best friend is you contient certes quelques trucs intéressants mais beaucoup trop de déchets. Ca commençait pourtant pas trop mal avec Paris, une popsong sympa sans être révolutionnaire et les 2 ou trois titres suivant restent parfaitement écoutables, mais malheureusement elle ne tient pas la distance de l'album et s'essouffle avant la mi- parcours. La pop c'est aussi, surtout,  des refrains,  avant des textes bien foutus. Et là, c'est limite Yoko Ono parfois, c'est à dire bien au delà de mes propres limites.
Je ne vais pas vous refaire le concert, mon compte rendu est par ici. Alain fait le chanteur, c'est son job, et il le fait remarquablement bien. la bande de petits jeunes qui l'accompagnent assurent, le choix des chansons est tip top, avec pas trop de trucs des derniers disques, un peu ratés, il faut bien le dire (Laurent, reviens ! ... ) bref un agréable moment en compagnie d'un agréable bonhomme. Un petit inédit n'aurait pas fait de mal quand même  Alain_Souchon.jpg
Straight_No_Chaser.jpg Faire dans le 100% acapella c'est un peu casse gueule. C'est le cas de Straight no Chaser, qui, pour limiter la casse, ont tapé dans quelques popsongs millésimées, type Tained love de Soft Cell, Don't dream it's over de Crowed house ou You're my best friend de Queen ce qui permet de s'assurer d'une chose, ces gars là ont bon goût. Les arrangements vocaux tombent aux millimètres, difficile de faire autrement dans ce style, mais c'est peut être ce côté appliqué, apprêté qui nuit un peu à la vie des chansons. C'est du super bon boulot, impossible de le nier, mais manque le côté performance présent peut être en live et qui aseptise un peu l'écoute. Mettons que c'est un album que j'ai adoré écouter une première fois et dont je me suis globalement lassé au fil des écoutes successives jusqu'à l'écoeurement. 
C'est en Australie que j'ai été débusquer les Cassette kids. Quartet basé à Sidney, doté d'une chanteuse, principale raison de leur présence en ces pages, ils délivrent une pop indie plutôt bien balancée. Un poil dance par instant (Spin) limite electro, Lying around et son intro très Heart of glass de Blondie, l'ensemble ne manque pas d'énergie, ni de cohérence, mais un single un peu efficace eut été un bon complément pour ce premier album. Nothing on TV qui donne son titre au disque est un poil trop compliqué pour atteindre sa cible. Cassette_Kids.jpg
the_pipettes.jpg Stop the music ! Ce n'est pas moi qui l'écrit ce' sont Les Pipettes. Et franchement on ne pourrait mieux dire. Mais qu'est ce qu'elles nous font les pipettes ? Un 4 titres en guise d'introduction de l'album à paraitre, et franchement ça ne donne pas envie. On les avait laissé dans un rôle de substitut sixties très honorable aux girls group Motown et les voilà plongées dans le pire des eighties, musique variétoche disco, avec boule à facette et tout le toutim, plus datée tu meurs. ca marcherait pour l'Eurovision tient, c'est dire. Bon que les 3 pipettes de départ soient toutes parties explique surement ce truc lamentable, mais quand même, il n'y a personne qui les conseille les donzelles ? Hop, encore un groupe d'un seul album.
Certains d'entre nous ne se remettent jamais tout à fait de l'écoute d'un artiste. Si je fais du bruit aujourd'hui c'est principalement de la faute de Mc Cartney, pour Enrique Seknadje, c'est Bowie le responsable. Au point d'arriver, sur son premier EP 6 titres , les bleus de l'âme à accueillir en guest star sur deux titres l'un des pianistes du beau David, Mike Garson.  A l'écoute, hormis un sacré gros son (chapeau à l'ingénieur du son), pas de vil plagiat ou pâle copie carbone du Thin White Duke,  non rien que de l'original. C'est la voix qui déconcerte de prime abord. le premier titre Ne me laisse pas tomber me fait même penser à Plastic Bertrand rolleyes. Cela n'empêche pas le titre d'être accrocheur, d'ailleurs j'aimais bien Plastic moi, mais ça surprend, lui même caractérise son chant de "manièré". Sur A mon père, il se brise même carrément. L'instrumental Noces de glaces clôt de belles façons ce premier chapitre. Enrique_Seknadje.jpg
Julie_Zenatti.jpg Bon Julie Zenatti, j'aime bien. Elle est aussi rock & roll que ma grand- mère, mais elle a une putain de voix qui me colle des frissons et j'aime bien sa manière d'écrire, pas seulement ses chansons, mais aussi les textes sur son blog qui racontent la genèse de ce disque. Ce 5ème album, Plus de Diva place sa voix au centre des compositions, accompagnée parfois par un orchestre symphonique. Commercialement, je dirais que ça sent le bouillon grave, c'est un album pas très facile, tant côté textes que musique. Entendons nous, c'est un bel album, juste pas fait pour cette époque. Très ambivalent en tout cas, d'un côté la face pop  style Comme une geisha, très Obispo dans l'esprit qui pourrait décrocher la timbale ou L'un souffre l'autre s'ennuie, texte à se flinguer sur une musique légère, de l'autre une facette plus classique, au sens musique classique, qui sert certes de bel écrin à ce bijou de voix mais inattendu. Mais après tout c'est le propre de l'artiste que de surprendre.
Dans un monde ou règne la crise, du disque ou économique, le Christophe Mae fait un peu office de messie, le remplaçant d'un Jean Jacques Goldman, commercialement parlant. On trace la route, son nouvel opus était donc guetté avec impatience. Comme son titre l'indique, pas de rupture, il suit son chemin, renforçant un peu le métissage avec des influences rythmiques africaines ou antillaises plus marquées, guitares acoustiques prédominantes et ce timbre de voix si particulier. Comme sur le précédent je n'accroche pas plus que cela et pourtant, tout pareil, il va cartonner. Il y a le quota de titres calibrés radio, de textes à la portée assez universel, un beau travail somme toute. Christophe_Mae.jpg
Young_Heretics.jpg Second duo australien de ce mois ci, les Young heretics sortent leur premier album, We are the Lost Love, album qui est disponible gratuitement à cette adresse www.wearethelostloves.com/ .Ne vous fiez pas à la pochette, très David Hamilton,  ou au titre de disque, ces deux là sont un peu plus venimeux qu'ils ne semblent l'être. Certains titres font penser à de la dreamy pop, d'autres flirtent ouvertement avec l'electro, assemblage de samples et d'effets divers. C'est inventif, un peu fourre- tout, manque un titre fort pour assurer le buzz (mais l'offre de téléchargement en échange d'un Twitt ou d'un message Facebook devrait suffire), mais prometteur.
Bon, ok, la pochette pique un peu les yeux, mais...And Then we saw land, nouvel album de Tunng est bien moins psychédélique qu'elle ne semble le suggérer. Tunng officie au pays du folk, mais pas un folk poussiéreux ou enraciné dans le terroir ou le passé, a la manière, parfois, d'un Blackmore's Night. Ici l'électronique à droit de cité, les synthés au rendez-vous (Sashimi). Certains titres avec leurs choeurs grandiloquents (Don't look back or back) me saoulent un peu, d'autres plus classique, October par exemple, font penser à Simon & Garfunkel par leur évidence mélodique et les harmonies vocales. Nombres de titres auraient à mon sens gagné à être plus ramassé, mais c'est mon réflex pavlovien de pop addict qui peine  quand un titre passe les 4' tunng-and-then-we-saw-land.jpg
Yach_limousine_and_diamonds.gif Yatch, Limousine & Diamonds, YLD pour les intimes est un quartet stéphanois, tendance rock mâtinée de pop, façon Oasis / Blur. Avec un titre nommé Phil dans leur tracklist, difficile pour moi de les ignorer biggrin. Ils sont jeunes, débordant de vitalité, leur rock & roll est clairement fourré à l'électricité et l'énergie, et doit prendre toute sa dimension sur scène. La réalisation de l'EP est un peu "maigrichonne", le son manque d'ampleur de puissance mais on sent en germe le potentiel d'un bon groupe comme il n'y en a pas tant dans ce style en France. Ce n'est pas cette carte de visite qui leur permettra d'obtenir les promesses de leur patronyme, mais ils sont sur la bonne voie.


En enregistrant ma ridicule cover d'I've just seen a face des Beatles au ukulele, j'ai fait comme à mon habitude un petit tour sur Youtube pour voir ce que mes petits camarades avaient déjà fait dans le style. Et j'ai été soufflé par la version de la demoiselle ci-dessous, qui certes, ne joue pas du uke mais de la guitare, et qui balance une version époustouflante et très personnelle du titre. Il y en a une floppée d'autres sur sa chaîne, Lou Reed, Stones et autres. Bien sur, Sucrepop ne pouvait qu'accrocher sur ce Chewwingum smile qui, si je ne m'abuse, semble être de ce côté de la Manche (ou de l'Atlantique au choix). et elle attend quoi la demoiselle pour monter un groupe ?

Chewwinggum - I've just seen a face


Rendez vous le 1er juin pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Date de création : 01/05/2010 @ 08:31
Dernière modification : 01/06/2010 @ 06:56
Catégorie : Notes de musique - Editoriaux-2010
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