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Lucy, Racquel and me

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Juin 2010 - Personne

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Je ne sais pas si c'est du à la crise des maisons de disques, la crise économique ou à une panne généralisée d'inspiration, mais de mémoire Sucrepopienne, il n'y a jamais eu si peu de sorties d'albums que ces deux derniers mois. Pas vraiment le régime sec, avec tout ce qu'il reste, il y aurait de quoi ouvrir une médiathèque, mais très peu de grosses pointures mettent le nez dehors en ce début de printemps, ce qui du coup laisse plus de la place à l'autoproduction. Et histoire de vous mettre dans le bain de suite, quinze groupes/artistes avec autant de morceaux sont chroniqués dans l'article consacré à la compil Lyberty, troisième du nom.  
Pierre Arnaud http://pierrearnaud.blog.lemonde.frCôté sucrerie, Julie is back et nous vous proposons ce mois ci une parfaite bande son pour la série Docteur House smile. En effet, Personne, car c'est son titre, expose le désarroi d'une jeune femme devant le corps de son cher et tendre. De quoi faire le plein de gaité printanière. Mais ou va t'il chercher tout ça ? En fait c'est suite à un documentaire sur le  Locked-in syndrome (Cf le livre ou le film le Scaphandre et le papillon), ou une femme racontait ne pas arriver à reconnaitre son mari dans le corps déformé couché sur le lit d'hôpital. Elle savait bien entendu objectivement que c'était lui, mais n'y retrouvait pas l'homme qu'elle aimait. Par extension, j'ai plongé le patient dans le coma, et voilà pourquoi Personne.
 Côté ukulele, une poignée de partitions supplémentaires (enfin de grilles d'accords) au menu,  Electric Light Orchestra avec Mister Blue Sky, Richard Anthony ou Dusty Springfield avec I only want to be with you / A présent tu peux t'en aller, la BO du film  Doctor Jivago version anglaise Somewhere my love ou française, La chanson de Lara, un petit France Gall, Ella elle l'a, le Mistral Gagnant de Renaud et pour finir un Daniel Balavoine qui m'a donné du fil à retordre, Mon fils ma bataille. Tout ceci comme d'hab accessible sur www.sucrepop.com/ukulele.
Envie de sortir avec les premiers rayons de soleils ? Si vous êtes francilien, la 8ème édition du Festival Taparole vous accueillera les 4 5 et 6 juin. Ce festival c'est, je cite "Le festival TaParole c’est des CONCERTS à toute heure, des PLATS SAVOUREUX et bio cuisinés à la main, un FORUM ASSOCIATIF MILITANT, un grand BAL pour finir en dansant la soirée du samedi soir et un temps de DISCUSSION PROJECTION. Pour en savoir plus, l'affiche est ici le programme détaillé par là.
Et je vous propose de continuer la lecture et de découvrir quelques disques qui, peut être, auraient échappé à votre curiosité, ce qui serait fort regrettable car il y a une fois encore de belles pépites à se glisser entre les tympans. Je vous rappelle à toutes fins utiles qu'un titre de chacun des artistes chroniqués dans cette page est écoutable sur le radioblog toute la durée du mois. en bonus, parce qu'il tourne sur mon mp3 depuis que j'ai mis la main dessus, la reprise de Physical, le mega hit d'Olivia Newton John par rien moins qu'elle même. Ils sont loin mes 20 ans. Prêt ? Partez !

Au moins 4 albums pouvaient prétendre à être l'album du mois de Sucrepop, reconnaissance internationale à côté de laquelle Palme, Oscar et autres César font figurede roupie de sansonnetbiggrin. and the winner is .... Emmanuel Weil dont le second album, Sous les astres mouvants est un petit bijou de délicatesse et de douceur pop. Il y a quelques semaines, son clip Elle parle d'une autre terre, annonçait la couleur, une mélodie aguicheuse, un texte doux amer, une voix immédiatement identifiable, c'était signé. Cet album tourne en boucle sur mon Ipod et refuse obstinément d'en sortir, alors que la durée de vie sur celui si excède rarement la semaine. L'album que Michel Berger écrirait s'il était encore parmi nous. Vous voulez des tubes ? C'est si bien, Elle me tient, Sans toi, en voici déjà 4 en comptant le clip sus cité. Comme sur De vous à moi, le piano est prédominant, c'est l'instrument de prédilection d'Emmanuel, mais les orchestrations (signées Yves Baudouard) laissent la place aux guitares acoustiques, basse, batterie, le violoncelle déchirant sur Les jours s'en vont .... Sur un fond discrètement  jazzy, il nous berce, 13 titres durant, sans faux pas, sans fausse note. Il y parle d'amour, beaucoup, de l'enfance, un peu, un léger parfum de nostalgie flotte sur tout ça et en fait un album tendre, intimiste et magique. Vous pouvez l'acheter en suivant ce lien, pour moins de 10 euros il vous donne 45' de bonheur.  Inestimable.   Emmanuel_Weill.jpg
Jean-Mi-Chapron.jpg Si comme moi, vous suivez un peu le bonhomme, il vous faut quinze secondes pour l'identifier tellement il a su se créer un style qui n'appartient qu'à lui. Introducing Jean-Mi Chapron qui se décide enfin à réunir en un album les popsongs qu'il balance à tous vents depuis encore plus longtemps que ça. Aidé de quelques acolytes - dont un redoutable joueur de Slide, Eric Larmier - il nous cartonne à grands coups de Ricken (il en fait l'élevage), de nappes de claviers et de choeurs en veux tu en voilà. Dès l'intro de Friar Park, deux de ses influences majeures transparaissent, Un son à la George Harrison, un zeste de Laurent Voulzy, tout est dit, lui et moi on partage les mêmes obsessions, lui les décline à sa manière, avec des petits airs qui mine de rien s'accrochent aux oreilles pour faire de jolis pendentifs. Qu'un titre comme Mary Jane (et ses trompettes made in Penny Lane) ne soit pas encore dans vos postes de radio prouve simplement que Dieu n'existe pas. En attendant de trouver le dixe Pop confusion en tête de gondole de votre supermarché habituel, un clic sur cette page vous amènera au Graal. De rien , vous me remercierez plus tard. 
Et encore un chouette disque. 6ème album pour JJ Lemonne, tous téléchargeables gratuitement sur son site, Love est son nom. Une particularité que je partage avec lui, ses albums sont généralement un arc en ciel de styles musicaux différents, quasi un catalogue et toujours de manière inspirée. Les 13 titres (le 14ème est une version alternative)   qui composent ce disque sont sa production 2008-2010 et passent donc en revue la bossa - Corryia - ode à une habituée de ces pages, Le rap, - C'est un mauvais garçon - Le blues - Le bleu sur moi - la samba - La samba des cils - le quasi Zouk le crabe et le taureau, le rock évidemment avec à la façon des Beatles ou Que du Rock,  le reggae avec la marionnettiste, ou le 3 temps avec le superbe 20 ans de moins. Bref avec un seul album, vous avez de quoi satisfaire tout un chacun car le bougre à le truc pour écrire des chansons touchantes ou humoristiques et un réel don pour faire de chacune de ses vignettes sonores une vraie réussite. L'impression terrible que, comme beaucoup d'entre nous, il prêche dans le désert alors qu'il y là plus que des germes de bonnes chansons mais un vrai talent.   JJ_Lemonne.jpg
 tAshlyne_Huff.jpg Pur hasard que je sois tombé sur ce disque. Un prénom inusité, j'ai jeté une oreille sur son single, Heart of Gold, scotché immédiatement. Ashlyne Huff propose un premier disque de 6 titres et pour faire court, les 6 sont des bombes atomiques. C'est pop rock, les guitares cognent et les singles déboulent pire que les mexicains à Fort Alamo. Si l'album Come on over de Shania Twain, archétype de la combinaison pop rock et country vous dit quelque chose, on joue ici dans la même cour. Pas une des compositions proposées ici ne fait figure de remplissage. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de la demoiselle, se faire un nom aux USA relève plus de la chance que du talent, mais elle n'aura rien à se reprocher, de Heart of gold se transformerait en disque of gold que je ne serais pas plus étonné que ça. vite la suite ! 
Au rayon grain de voix cassé, je demande Zaz. Toute jeune femme qui débarque avec un premier album éponyme. Evidemment ce qui frappe dès la première écoute c'est ce timbre délicieusement éraillé qui ferait passer Camélia Jordana pour une chanteuse des choristes. Mais comme cette dernière, Zaz n'a pas oublié d'avoir de bonnes chansons à se mettre sous les cordes vocales, à la différence qu'elle les co-signe souvent.. 3 sont signées par Raphaël, qui se fait donc parrain pour l'occasion en lui donnant ainsi un bon coup de projecteur. Dans ma rue à un côté chanson réaliste qui la rapproche d'un Edith Piaf (si, si), et le disque à globalement une nette tendance à titre vers le côté jazzy - manouche. D'éblouie par la nuit, qui me fait penser à la canadienne Isabelle Boulay, à l'endiablé Prends garde à ta langue, l'album regorge de bons titres et si j'en crois le buzz qui l'entoure déjà, elle est sur la bonne voie pour la reconnaissance. Allez, on parie sur une victoire de la musique catégories révélation de l'année ?   zaz.jpg
Keane.jpg Night train n'est pas le nouvel album de Keane, juste un Ep pour patienter. un EP 8 titres tout de même qui en ferait rêver plus d'un. Car hormis le très dispensable House lights qui sert d'intro, les 3 anglais ne plaisantent pas avec le mot single. Stop for a minute, premier déclaré ne peut pas ne pas être un hit , même si, à ma grande déception, le titre se voit affublé d'une partie "rapée" qui, comme d'hab, m'agace profondément, mais c'est parce que je suis un vieux crouton. Ishin Denshin, en collaboration avec une chanteuse japonaise est une ritournelle pop comme on n'en fait plus, un peu comme si George Harrison, plutôt que de flasher sur l'inde avait craquer sur le pays du soleil levant. Your love est d'inspiration eighties, c'est limite si on ne croit pas entendre un hit d'Imagination wink Looking back est basée sur un sample de la BO du film Rocky,  bien trop connu pour ne pas desservir la chanson. Comme à l'accoutumée avec ce groupe, les claviers sont omniprésents et les guitares discrètes, reste que, bien qu'installé au top depuis un bail, ils arrivent à écrire de bons disques et c'est chose assez rare pour être soulignée.

Un peu de pop made in France. C'est une plus qu'agréable surprise que ce 3 titres d'introduction à la musique de Yules, prélude à un album prévu pour la rentrée, histoire de prendre la température probablement. Et bien la rentrée sera chaude. Absolute beginners est donc la carte de visites de deux frangins qui ont décidé de relever le gant d'une pop à l'anglaise. Et les deux bougres s'en sortent sacrément bien. Certes plus Crowded House que Beatles, plus Squeeze que Beach Boys,  la voix, les orchestrations, tout ici fleure bon la Tamise. Quelques arpèges de guitares relevés d'un soupçon de cordes, épicé d'un zeste d'orgue, emballé c'est pesé, le Strike a balance à venir me met déjà l'eau à la bouche. quand je pense à toute la  hype qui a entouré la sortie du très quelconque album de Revolver, j'ose espérer qu'un engouement similaire se portera sur Yules qui, eux, proposent vraiment une pop classieuse. Si vous étiez des fervents de Sarah records, bienvenue chez vous.     Yules.jpg
Beatmakers.jpg Une fois n'es pas coutume, ce n'est pas d'un disque dont il va être question maintenant, mais d'un Ebook. Un Ebook dont il va de soi,le thème est la musique mais surtout qui, plus improbable est autoproduit. confused Kinishao, musicien lui même, a consacré pas mal de temps à l'écriture de Paroles de beatmakers. Enfin écriture... Il a interviewé 7 musiciens, d'obédience hip hop, pas très connus, comme vous et moi, et les 44 pages de ce livre compilent ces entretiens. Matériel utilisé, technique ... Même pour un gars comme moi, à qui le Hip-hop passe bien au dessus des oreilles, l'ouvrage est intéressant. Court, trop cout, mais c'est bien la preuve de son intérêt. Un extrait pour vous convaincre est dispo sur son site et le tout est à vendre pour seulement 5 euros,  prix à saluer et qui le met à portée de toutes les bourses. Une suite sur les faiseurs de pop ce serait possible ?
Woodlander est l'un des avatars de Pablo Montero. Pablo, vous l'avez déjà écouté ici même via le groupe Band Vagon, sous forte influence Electric Light Orchestra, et puis dans Sucrepop même via La chanson de Cassandre ou notre reprise de Midnight Blue. Woodlander est sa facette instrumentale, moins pop, plus new age. Habituellement, puisqu'il est clavier, ses compos sont plutôt orchestrales, atmosphère progressive,  sur des tempos médium, toujours ensorcelantes. Son tout dernier titre, Breakup voit un guitariste, Alvaro Fernandez prendre le lead. Une superbe mélodie ou le guitariste fait merveille, dans un style proche d'Albatross du Peter green de Fleetwood Mac. Mais de Star of Crete à Last night withou you, entre Pink Floyd et Alan Parsons Project, Vangelis et Mike Oldfield la ballade que nous emmène faire Pablo nous laisse calme et reposé, serein. Embarquez avec lui. Pablo.jpg

Ben_loncle_soul.jpg Celui ci, n'eut été Olivier, je serais passé à côté. C'est sur son conseil que j'ai finalement écouté ce Ben l'oncle soul, qui, de prime abord, me faisait plus penser à un autre célèbre oncle Bens, dealer de riz rolleyes. Et le bougre d'âne que je suis aurait eu bien tort. Cet onlce, c'est un peu notre Lenny Kravitz à nous. Un gars dont le compteur est resté bloqué quelque part dans les années 70, et ce pour notre plus grand plaisir. Après un premier 6 titres composé de reprises allant des Whites Stripes aux Spices Girls en passant par Katty Perry, le tout passé dans un grand shaker black façon Motown avec un évident plaisir, il enchaîne avec son premier album, éponyme, ou il démontre que ce coup d'essai n'était pas un coup de chance. Les compos présentées ici, même s'il n'abandonne pas totalement les covers, sont d'excellentes tenues, et le second degré qu'il met partout (le graphisme, l'atmosphère générale), la pêche qui se dégage de l'ensemble en font un des disques les plus jouissifs de ces derniers mois. Un doigt de Marvin Gaye, un filet de Wilson Pickett, un zeste de Stevie Wonder, bref vous avez compris, cet album est un condensé de tout ce que la musique noire des seventies à fait de mieux. Black Power !

Je vous jure j'ai essayé. A plusieurs reprises. Le monde entier semble encenser le folk déjanté des soeurs Casady. Et je lis partout, CoooRosie c'est frais, c'est indispensable pour votre santé, c'est le truc de l'année. Bon, je ne connaissais rien d'elles avant et aucune chance que j'aille enquêter. Plus chiant que cette musique, pour un pop addict comme moi s'entend, c'est difficile. Mettons Kate Bush période The Dreaming,  multipliée par deux et qui oublierait qu'être accessible c'est pas mal aussi. Franchement j'ai beau retourner le truc dans tous les sens, écouter dans l'ordre, dans le désordre, rien n'y fait je reste à la porte, A l'image de la pochette, laide au possible, aucune chance que je me noie dans leur Grey oceans, je n'y naviguerais jamais CocoRosie.jpgt
Rolling_stones.jpg Quand j'ai vu passer un nouveau titres des Rolling Stones, j'y ai cru. J'ai cru à une vrai nouveauté, juste étonné que ça n'ait pas buzzé un peu avant. Et pour cause en fait de nouveautés, ce Plundered my soul fait partie de la dizaine - quand même - d'inédits accompagnant la re sortie d'Exile on main street. Bon, ce n'est un mystère pour personne, j'ai toujours été plus Beatles que Stones (le terme est faible). Et à vrai dire, plus Kinks que Stones, plus Who que Stones, bref plus à peu près n'importe quoi que Stones. Si je reconnais à la bande à Mick & Keith d'avoir écrit un paquet d'excellents titres, aucun de leurs albums ne trouvent grâce à mes yeux. Pour moi les Stones se résument à un groupe à singles, pour lequel un double best of fait office de discographie complète. Et franchement , ce n'est pas ces fonds de tiroir qui me feront changer un iota d'avis.  Du pur Stones de cette époque, et donc totalement dispensable.  
Ellie Goulding est une jeune auteur compositeur interprète anglaise présenté comme le grand espoir 2010 par la crème des critiques anglo-saxonne.. son premier album, Lights, sort tout juste, et indéniablement, la demoiselle sait trousser une chanson. Mais à vrai dire rien de vraiment différenciant d'avec le paquet de jeune femme du même métal qui tournent sur le net. D'honnêtes disques, de bonnes chanteuses mais le même son, on peut passer de l'une à l'autre sans même s'en apercevoir, chanson interchangeable qui aurait pu se trouver sur l'album de l'une ou l'autre. Pour une Lily Allen culottée avec un single détonnant à la Fuck you combien de one hit wonder. Un beat disco en fond rythmique, deux tonnes cinq de synthés, un oeil sur les charts et roule ma poule. sauf que de surprises, nada. De chair de poule, pas l'ombre, tout est bien formaté, ça sonne rien à dire, mais pas un titre pour marquer son époque. Un disque d'aujourd'hui, mais rien pour demain.  aellie-goulding.jpg
Cecile_Hercule.jpg Là ou une Zaz est sponsorisée par Raphaël, c'est Mickey 3D qui s'y colle pour Cecile Hercule. Les 10 travaux de Cécile portent le nom de la Tête à l'envers. Un filet de voix à la Coralie Clement, quasi un clone pour être exact, pour un folk pop qui fait plus que loucher sur l'univers du Michael Furnon sus-cité. De petites comptines drivées par une guitare acoustique aux quelles des arrangements variés essaient de donner un aspect moins uniforme, avec succès il faut l'avouer.  Ces petites chansonnettes sont sympa, sans plus ni moins, elles se laissent écouter avec plaisir, sans casser trois pattes à un canard . Mettons que ce n'est pas ce disque qui vous mettra la tête à l'envers. 
Tout ce que j'ai pu écrire sur Ellie Goulding est valable pour Diana Vickers, d'ailleurs la première co-écrit deux titres avec la seconde, à la différence qu'elle a quelques sérieux singles à nous mettre sous les dents. Le Once d'ouverture par exemple, quoique souffrant des mêmes symptômes que Lights est nettement plus accroche tympans. Et si ce titre reste le meilleur du disque, Remake me & you ou the Boy who murdered love tiennent leur rang. Mais en définitive, Britney aurait aussi bien pu les chanter sans que personne n'y trouve rien à redire. Du beau travail , certes, mais du travail à la chaîne, malheureusement.  Diana_Vickers.jpg
Francois_Morel.jpg Plus connu pour être fondateur des Deschiens, François Morel avait déjà sévit musicalemet, parlant avec un album en 2006, Collection particulière. Le soir, des lions le voit donc renouer avec la musique. Une pochette fortement inspirée par une pub pour une friandise sucrée, pour un disque très chanson à textes, comme on pouvait s'y attendre. Côté musique, Beatles, Rock, rap, punk, disco, rien de tout ça n'a jamais existé, d'un classissisme intemporel, ce disque serait sorti en 1975 interprété par Pierre Perret que ça n'aurait choqué personne. Ce n'est pas innocemment que je cite le Pierrot, la similitude d'esprit m'a de suite frappé, que ce soit dans l'humour - La fille du GPS - le révolté anti-fachiste - Fatigué fatigué - ou la tendresse - C'est pourquoi qu'on vit, il y a entre leurs univers plus que des passerelles. Bref un pur album made in France, avec ses défauts et ses qualités, mais ou ces dernières sont bien plus présentes. Une autre réussite à mettre à son actif. (j'ai réussi à ne même pas parler d'Helena Noguerra  coeur.gifqui duettise sur C'est pas, je suis en phase de guérison)
Là, ce n'est pas compliqué, tout est dans le titre, Willie Nelson, Country music. On peut difficilement faire plus clair. Sachant que s'il y en a un qui peut prétendre s'y connaître en country, c'est tout de même le père Willie. Un colossal nombre d'albums sous la ceinture, pour une carrière de plus de 50 ans, légende vivante aux USA, à peu près inconnu ici. Sa voix si identifiable nous emmène donc au coeur des Etats Unis, en pleine campagne, les deux pieds dans la boue. Donc si ce style de musique ne vous emballe pas, passez votre chemin, c'est du 100% pur country que nous délivre ici Willie, Fidle, mandoline, rien ne manque à la panoplie, si ce n'est des chansons originales puisque seules figurent ici des reprises. Comme la réalisation de T Bone Burnett est à la hauteur de l'évènement,  on tient là un sacré bon disque. Wilie_Nelson.jpg
Holding_sand.jpg Lorsque j'avais chroniqué le premier EP de Holding Sand, derrière le boucan se cachait encore un peu de pop (Superman). leur nouveau 5 titres, On sleepless nights ratiboise définitivement toute velléïté de refrain accrocheur. Alternant chant et cri dans la plus pure tradition hardcore, leur rock; qu'ils qualifient d'abrasif mérite parfaitement cet adjectif. Si Attila avait était musicien, sa musique ressemblerait probablement à cet empilement sonore, à cette déferlante derrière laquelle rien ne repousse et certainement pas les cils auditifs tapissant nos délicates oreilles. Je me fais vieux ...
le trio stéphanois Lollipop and crisps oeuvre lui dans une pop plus classique. Line-up peu ordinaire, un guitariste,  un pianiste et un batteur.Les titres qu'ils proposent sont clairement encore à l'état de démo et ça s'entend. Le groupe est jeune, et ça s'entend aussi, le batteur est parfois à côté de la plaque et des morceaux comme I want you par exemple aurait besoin d'être plus ramassé, plus concis. Bref encore un peu de boulot, pour être au niveau des maquettes des petits copains, mais l'envie est là, les influences sont les bonnes, reste à se dégager de celles si pour se trouver un style et un bon studio pour donner une dimension sonore plus importante.
 
 Lollipops_and_crips.jpg
Katie_Melua.jpg Katie Melua ne m'a jamais transcendé plus que cela. Jolie plastique, jolie voie, point barre. The house , son quatrième album ne m'excitait pas plus que cela, même le léger changement de direction, puisque c'est Wiliam Orbitt, nettement plus axé dance music, qui s'y colle pour la réalisation. De dance heureusement il n'est pas question ici, le l'd love to kill you d'entrée, tout en retenue et en douceur est même un petit chef d'oeuvre, son plus beau titre à ce jour. A moment of madness est quasi cabaret et un peu réminiscent de ces origines georgiennes,  The flood, le premier single met en valeur sa superbe voix mais est aussi rock & roll qu'un Julie Zenatti. The house est à mon avis son meilleur album, mais c'est simplement parce que je n'aimais guère les précédents. Comme quoi,  pas de mauvais titres, une voix exceptionnelle suffisent en ces périodes de disette.
Rivière de plumes est le nouvel album de l'acteur ACI Louis Ronan Choisy. Ayant raté tous les épisodes précédents je ne m'y réfèrerais donc pas. Voix dans les graves, avec des capacités vocales somme toute limitée, LRC réussi son examen de passage du 4ème album en n'oubliant pas que la pop c'est aussi la légèreté.20 000 lieux sous la neige en est la meilleure illustration. Un petit côté Gainsbourg du fait d'une utilisation du Talk over presque systématique, et une proximité avec un autre proche du milieu du cinéma, Alex Beaupain, ou des textes un peu sombres voir désabusés sont parés d'atours pop pour mieux faire passer l'amertume du cyanure. Une étonnante reprise du premier hit de Vaya con dios sous le nom Quand j'irais voir Dieu, marque son territoire. Manque un single puissant pour le faire passer des seconds aux premiers rôles sur le terrain musical, mais cette rivière de plumes est aussi douce que son titre le laisse entendre.  Louis_Ronan_Choiy.jpg
Sam_Verlen.jpg Gaffe aux homonymes. Sam Verlen n'est pas le pote de Rimbaud, mais n'en est pas mois poète. Les mémoires de l'éléphant est son premier album si je ne m'abuse,  Il en signe les musiques quand son bassiste de Christos lui signe les textes. Le timbre de voix, sa chaleur, m'évoquent Georges Chelon (cherchez pas, si vous avez moins de 50 ans, vous ne connaissez pas). Les orchestrations font appel à une foultitude d'instruments (dont le ukulele) et cette variété est l'un des atouts de ce disque attachant. Ces chansons pop sont plutôt intimistes, et côté paroles, l'originalité est de mise et parfois ça fait mouche (Mon nouveau dealer, Ce petit mot), parfois on reste sur le bas côté tant le prétexte prend le pas sur l'inspiration (Le jeu du moi, La véritable histoire). Au final un album qui a ce petit quelque chose qui fait la différence et donne envie de ré-écouter.
Royal spleen est un trio rock & roll basse / batterie / guitare bref du classique. Rock un poil punk, comprendre un peu brut de décoffrage, il ne font pas vraiment dans la dentelles les Royal Spleen. la guitare cisaille tout portant une voix, comment dire sans fâcher la Julie qui officie, bref je préfère ma Julie à moi (comment ça favoritisme, manque d'objectivité et toussa toussa tongue). Un poil trop grunge pour moi. Mettons que cette Julie est très Blondie des premiers albums, voix écorchée rauque/rock et que moi je suis plus Go Go's. C'est énergique tout plein, rentre dedans autant que faire ce peut, les deux gars moulinent secs derrière, le sang royal qui coule dans leur veine ne demande qu'à couler et je ne doute pas que sur scène ils arrachent sévères, mais moi, là, tout de suite, c'est de douceur dont j'aurais besoin. Royal_Spleen.jpg
Stacey_Kent.jpg Et la douceur c'est avec cet album sorti déjà il y a quelques semaines et que j'avais honteusement zappé. Stacey Kent. Ouvrir sur un Moustaki Tom Jobim, bossa nova à souhait donc, les eaux de mars, et doubler la mise avec un Henri Salvador - jardin d'hiver - c'est au minimum gage de bon goût. Avec cette craquante pointe d'accent, sachez le mesdames, je ne résiste pas aux accents, quel qu'ils soient, c'est imparable. Mais Stacey ne s'arrête pas à quelques reprises, aussi classes soient elles, et les compos qui lui sont offertes lui collent parfaitement à la peau. Les arrangements sont mitonnés au petit poil par son mari Jim Tomlinson, pour un confortable voyage en Pullman. La voix à parfois des accents de la  Diane Tell des premiers albums (Entre nous par exemple) et vue l'amour que je porte à celle ci, vous apprécierez le compliment. Si vous ressentez le besoin d'une petite pause tendrement jazzy, ce Raconte moi va vous conter 12 histoires pour vous bercer.
Ce troisième album des toulousains de  Recife s'intitule Doldrums. Un album plutôt tourné guitares, électriques de préférence, mais pas seulement, flirtant avec la progressive, dans le sens ous ils ont besoin de temps pour exprimer le foisonnement d'idées que recèle les morceaux. Ce n'est jamais décousu, toujours très structuré et le chant s'imbrique sans difficulté dans ces entrelacs d'arpèges et de riffs. Sur L'univers, un intervenant inattendu, Hubert Reeves, joue le récitant, transformant un temps la musique en fond sonore pour documentaire, pour le moins surprenant dans un album de rock. Recife ne refuse pas l'incongru et un saxophone, un banjo, un glockenspiel par exemple font partis du voyage sur certains titres. Très éloigné de ma galaxie pop, mais permet d'aborder des contrées encore vierge. Recife.jpg

Et triste retour de la rubrique nécrologique. Et cette fois c'est du lourd. Très haut placé dans mon top chanteur de rock, la voix de Ronnie James Dio c'est tue à jamais. Et si une voix incarnait le hard, c'était bien la sienne, des premiers et indispensables Rainbow à quelques pépites avec Black Sabbath, de son propre groupe, Dio,  à l'inattendue - par lui -  et archi connue popsong Love is all pour terminer avec son dernier groupe Heaven & Hell ce mec faisait passer le grand frisson. Saleté de crabe cry


Rendez vous le 1er juillet pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Date de création : 30/05/2010 @ 11:31
Dernière modification : 30/06/2010 @ 14:54
Catégorie : Notes de musique - Editoriaux-2010
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