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Lucy, Racquel and me

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Laurent Voulzy

 

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cdseptiemevague.jpg Un album de tubes revisités par notre Lolo national avec le talent qu'on lui connaît. un album à déguster en bord de mer et que l'ou oubliera sitôt les vacances terminées.

Coupant cours brutalement à l’habitude de sortir un album tous les 10 ans, voici qu’à la moitié du chemin, L’ami Voulzy, l’un sinon le plus talentueux de nos compositeurs français, se fait une petite récréation en nous proposant un album de reprises.

Elles sont nombreuses nos rock-star à s’être livré à un moment ou à un autre a cet exercice. Pour souffler un peu, pour terminer un contrat avec une maison de disque ou par plaisir.

Les choix opérés sont toujours un éclairage intéressant sur les influences du compositeur, la manière de les traiter respectueusement ou en se les réappropriant totalement également.

Lolo s’y colle donc avec rien moins que 19 titres et un battage médiatique impressionnant, nous présentant notre bande son de l’été. La liste des titres retenus étant impressionnante, c’est avec un intérêt non dissimulé que je me suis attelé à l’écoute de la 7eme vague, que je m’en vais vous faire découvrir pas à pas.

Do you wanna dance, en ouverture sur un fond sonore de vague (récurent tout le long de l’album). Vieille scie des fifties, reprise un nombre incalculable de fois, ma version préféré à ce jour était celle, sur-excitée comme d’hab des Ramones. Le tempo latin utilisé par Lolo, style qui restera constant tout le long de l’album, ce qui n’est pas pour me déplaire, n’apporte rien de neuf, c’est doux et agréable, certes, mais assez passe partout.

C’est un titre de notre BB nationale (celle des sixties) qui suit. Bon, a priori, La madrague, ne fait pas partie des titres impérissables pour moi, mais , pour une ambiance vacances, l’atmosphère est posée, et je me laisse bercer doucement.

Avec Oh Lori, initialement des Alessi Brother on approche des tubes en or massif dont il semble difficile de faire oublier l’original. Et de fait, quoique très sympathique, cette version est une relecture somme toute assez fidèle. Ceci dit, réentendre une telle mélodie interprétée avec talent est toujours un réel plaisir.

Dans le même ordre d’idée, La reprise de Smooth Operator de la sublime Sade n’innove pas non plus. Mais coté compil d’été, je l’avoue, c’est carton plein, je suis près à m’injecter des titres revisités ainsi quand il veut.

Le chef d’œuvre des Korgis, everybody’s got to learn sometime est traité de manière bien plus personnel, et ça fait mouche, évidemment. De toutes façons, avec un telle mélodie, comment se planter. Pas de grosse prise de risque pour le choix des titres, c’est certain, mais putain que c’est bon .

Et on enchaîne sur un autre méga tube, premier duo de l’album, avec une demoiselle Corrs. All i have to do is dream. Alors évidemment, les voix se marient aussi bien qu’on pouvait l’espérer, ça respire la joie de vivre, les sixties tel que l’on peut les fantasmer. Un solo de guitare (pas si courant chez le Voulzy), pas le grand frisson, mais comment se retenir de chanter en choeur avec eux ?

Passer sur du Yves Montand après est un peu audacieux. Un titre énorme en son temps, revisité avec balais et rappel des pizzicatos d’origine. Etonnament, le titre se fond bien avec les autres et sent bon aussi les ballades entres copains.

Après , Il attaque du lourd ? Une monument de Mc Cartney, here there and everywhere. Meek (www.meekintheweb.com) en avait déjà fait une cover similaire, remplie d’harmonies vocales, un vrai mille feuille. Et là, plein cœur, il s’en sort comme un chef. Bien sur, difficile de se rater sur un tel truc, mais là pour vous donner une idée, vous avez les Beach Boys chantant les Beatles. Alors évidemment ca le fait grave. 2’30 magiques.

Encore un de mes titres favoris ensuite, du sous estimé Gilbert O’ Sullivan, auteur d’une poignée de popsongs royales. Clair est une copie quasi carbone mais rien d’étonnant à cette reprise, j’ai toujours pensé que leur deux univers était très proche.

Le 1er single de l’album, Dernier Baiser, est la parfaite expression de la raison d’être de l’album. Chagrin d’amour estival, romantisme, fleur bleue. Le parfait slow qui tue au camping des flots bleus. En fait , septième vague n’est que la version album de Rock Collection.

L’ami Souchon, l’inséparable, rejoint son compère pour imiter un fameux duo, Simon and Garfunkel. A mon sens, ca ne fonctionne pas car pour le coup, c’est limite karaoke, vraiment trop comme son illustre aînée.

Toujours en duo (avec la fille de Nana Mouskouri ??) une reprise d’un méga hit des Carpenters. Bien fait, indéniablement, jolie carte de visite pour Lenou (le nom de la miss en question) mais pas de quoi non plus réveiller un mort, ou simplement dresser les poils des bras.

A suivre, le 1er titre que je ne connaissais absolument pas avant, le piano de la plage. Donc pour moi, quasiment un original de Laurent. Un petit rythme jazzy retro, un peu à la Karin Reddinger, mais un poil plus marqué. Agréable, sans être à tomber. Mais dieu, que j’aime la manière qu’a le Voulzy de studio de revisité des rythmes bossa/jazzy. Tout à fait l’univers que j’aime, et qui ne fait que confirmé que, comme pléthore d’autres, j’adorerais bosser un titre avec lui.

Et comme le titre suivant est exactement dans cette optique (Atrud Gilberto, the shadow of your smile) je fonds aussi sec.

Pour le titre suivant, un instant d’incompréhension. Un tube ordinaire (the captain of her heart), traité de manière quasi similaire à l’original, absolument aucun intérêt, si ce n’est de réécouter une jolie chanson, évidemment.

Piochant dans le répertoire des tubes, Il nous en sort un Hugues Auffray des familles, le 1000 fois entendu Santiano, et ma foi, en ralentissant le morceau, il le transforme , à défaut de le transcender, de fort belle manière.

Et pour prouver son éclectisme (mais par la même aussi, son manque de curiosité), le Lolo nous enchaîne le tube colonie de vacances sus-cité sur un titre des Doors, Light my fire. Et plutôt qu’exhumer un titre moins connu dans le magnifique répertoire de ces géants, c’est leur plus gros tube qui est passé à la moulinette latine, avec au passage, un chouette jeu de guitares acoustiques.

Et pour finir cette pantagruélique récréation, LV succombe au morceau caché, qui n’est plus une surprise pour personne, et qui fait ch… tout le monde puisque il faut se fader 3’ de blanc pour l’entendre. Heureusement, divine surprise, cette reprise de Duel au soleil d’Etienne Daho, tout en finesse et en émotion retenue clos superbement l’album.
Au final, un album très agréable à écouter, parfait pour les vacances, dont il ne restera rien ensuite, une récréation en somme, mais avait il promis autre chose ?

On peut regretter un choix fort peu original, presque tous les titres présents ici ont été d’énormes tubes dans leur version première. Autant reprendre ces titres lors de concerts aurait été bienvenu, autant là on à l’impression d’un album totalement dispensable

D’un autre côté, ne crachons pas dans la soupe, c’est un vrai best of que nous offre là notre Lolo. Et comme des albums comme celui-ci, c’est simple à faire, pour le prochain, je me permets de lui conseiller les Eagles, América, Chicago, Wings Abba , Queen ...


Date de création : 07/07/2007 @ 12:10
Dernière modification : 14/06/2008 @ 20:09
Catégorie : Notes de musique - Chroniques CD-V
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