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Marcelle, t'es comme unefée pourmoi Commecelledes contes d'autrefois. Marcelley'a un truc qui collepas c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom
Marcelle, t'es comme unefée pourmoi Commecelledes temps d'autrefois. Marcelley'a un truc qui collepas c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom
Allongez dansla Belle aubois tu as bougéton petit doigt Tu m'as soufflé approche toi çà fait longtemps qu'aucun homme n'est entré chez moi
Marcelle, t'es comme unefée pourmoi unedamedes temps d'autrefois. Marcelley'a un truc qui collepas c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom
Tu as ouvert de jolies yeuxbleus qui m'regardaient dufond des cieux Tu m'as sourisj'ai fait de mon mieux çà f'sait cent ansqu't'avait pasrit
J'aivu un visage d'enfant qui me disait en dedans tu m'as dit s'il te plait t'en vaspas ça fait longtemps qu'aucun homme ne m'a pris dans ses bras
Marcelle, t'es comme unefée pourmoi Commecelledes temps d'autrefois. Marcelley'a un truc qui vapas c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom
Ton nom maint'nant résonne enmoi comme une histoire d'autrefois Un compte de Philippe Soupau que j'lisaismot à mot mot à mot
Agenouillé làtout contre toi j'ai pris ta mainlàtout contre moi j'ai eu unelarme làet puis plusrien juste ta p'tite voix qui disait je ne t'oublierais pas
Marcelle, t'es comme unefée pourmoi Commecelledes temps d'autrefois. Marcelle, ce truc que j'oubliepas c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom
Ton nom maint'nant résonne enmoi comme cette fable d'autrefois
Marcellece qui résonne enmoi c'est tonnom, c'est tonnom, c'est tonnom c''est ton nom
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours, à côté de sa mère et la famille autour. Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour. La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir, le bonheur en personne et la douceur d'un soir Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle allait à l'école au village d'en bas Elle apprenait les livres elle apprenait les lois Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi
Elle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans, sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs mais d'autres gens en avaient décidé autrement. Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge C'était une petite fille sans histoire et très sage Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi
Ma môme, ell' joue pas les starlettes Ell' met pas des lunettesDe soleil Ell' pos' pas pour les magazines Ell' travaille en usineA Créteil
Dans une banlieue surpeuplée On habite un meubléElle et moi La fenêtre n'a qu'un carreau Qui donne sur l'entrepôtEt les toits
On va pas à Saint-Paul-de-Vence On pass' tout's nos vacances A Saint-Ouen Comme famille on n'a qu'une marraine Quelque part en Lorraine Et c'estloin
Mais ma môme elle a vingt-cinq berges Et j'crois bien qu'la Saint'ViergeDes églises N'a pas plus d'amour dans les yeux Et ne sourit pas mieuxQuoi qu'on dise
L'été quand la vill' s'ensommeille chez nous y a du soleilQui s'attarde Je pose ma tête sur ses reins Je prends douc'ment sa mainEt j'la garde
On s'dit toutes les choses qui nous viennent C'est beau comm' du Verlaine On dirait On regarde tomber le jour Et puis on fait l'amourEn secret
Ma môme, ell' joue pas les starlettes Ell' met pas des lunettesDe soleil Ell' pos' pas pour les magazines Ell' travaille en usineA Créteil
Le poète a toujours raison, qui voit plus haut que l'horizon et le futur est son royaume Face à notre génération Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l' homme
Entre l'ancien et le nouveau votre lutte à tous les niveaux de la nôtre est indivisible. Dans les hommes qui font les lois Si les uns chantent par ma voix d'autres décrètent par la Bible
Le poète a toujours raisonQui détruit l'ancienne oraison L'image d' Eve et de la pomme. Face aux vieilles malédictions Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l' homme
Pour accoucher sans la souffrancePour le contrôle des naissances Il a fallu des millénaires. Si nous sortons du moyen âge Vos siècles d'infini servage pèsent encore lourd sur la terre
Le poète a toujours raison Qui annonce la floraison D'autres amours en son royaume Remet à l'endroit la chansonEt déclare avec AragonLa femme est l'avenir de l' homme
Il faudra réapprendre à vivre Ensemble écrire un nouveau livre Redécouvrir tous les possibles. Chaque chose enfin partagée tout dans le couple va changer d'une manière irréversible
Le poète a toujours raison, qui voit plus haut que l'horizon et le futur est son royaume Face aux autres génération Je déclare avec Aragon La femme est l'avenir de l' homme
Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que direA n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison
Ah c'est toujours toi que l'on blesse, c'est toujours ton miroir brisé Mon pauvre bonheur, ma faiblesseToi qu'on insulte et qu'on délaisse dans toute chair martyrisée
Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que direA n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison
La faim, la fatigue et le froid, toutes les misères du monde C'est par mon amour que j'y croisEn elle je porte ma croix et de leurs nuits ma nuit se fonde
Aimer à perdre la raison Aimer à n'en savoir que direA n'avoir que toi d'horizon Et ne connaître de saisons que par la douleur du partir Aimer à perdre la raison.