Non, ce n'était pas le radeau de la Méduse, ce bateau qu'on se ledise au fond des ports, dise au fond des ports. Il naviguait en père peinard, sur la grand-mare des canards et s'app'lait les copains d'abord, les copains d'abord.
Ses fluctuat nec mergitur c'était pas d'la litterature, n'en déplaise aux jeteurs de sort, aux jeteurs de sort. Son capitaine et ses mat'lots n'étaient pasdes enfants d'salauds mais des amis franco de port des copains d'abord.
C'étaient pas des amis de luxe, des petits Castor et Pollux, des gens de Sodome et Gomorrhe, Sodome et Gomorrhe. C'étaient pas des amis choisis par Montaigne et La Boetie, sur le ventreils se tapaient fort les copains d'abord.
C'étaient pas des anges non plus, l'évangile, ils l'avaient pas lu mais ils s'aimaient tout's voil's dehors, tout's voil's dehors. Jean, Pierre, Paul et compagnie, c'était leur seule litanie, leur credo, leur confiteor, aux copains d'abord.
Au moindre coup de Trafalgar c'est l'amitié qui prenait l'quart, c'est elle quileur montrait le nord, leur montrait le nord et quand ils étaient en détresse, qu'leurs bras lançaient des S.O.S. on aurait dit des sémaphores, les copains d'abord .
Au rendez-vous des bons copains, y avait pas souvent de lapins, quand l'un d'entre eux manquait a bord c'est qu'il était mort oui, mais jamais, au grand jamais, son trou dans l'eau n'se refermait, cent ans après, coquin de sort il manquait encore.
Des bateaux j'en ai pris beaucoup mais le seul qu'ait tenu le coup, qui n'ai jamais viré de bord mais viré de bord, naviguait en père peinard sur la grand-mare des canards et s'app'lait les copains d'abord, les copains d'abord.
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux. Même la morale par le pour eux, J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux
Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes, à trop vouloir te regarder j'enoubliais les miennes. On rêvait de Venise et de liberté J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, C'est ton sourire qui me l'a dicté.
Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves, tuviendras toujours du côté oùle soleil se lève. Et si mal gré ça j'arrive àt'oublier J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, Aura longtemps le parfumdes regrets.
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux Même la morale par le pour eux,J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux
intro
Je suis entré dans l'église et je n'y ai vu personne, Que le regard éteint du plâtre des statues.Je connais un endroit où il n'y a rien au-dessus,Je pense encore à toi.
J'aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent, De ces pierres qui taillent cachées sous l'eau qui dort,De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports,Je pense encore à toi.
On m'avait dit que tout s'efface,Heureusement que le temps passe,J'aurais appris qu'il faut longtemps,Mais le temps passe, heureusement, heureusement.
J'ai croisé le mendiant qui a perdu sa route,Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu.Et puis j'ai ton image plantée dans les yeux,Je pense encore à toi.
Intro
Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui , je suis le gardien du sommeil de ses nuits Je l'aime à mourir. Vous pouvez détruire tout ce qu'il vous plaira, elle n'a qu'à ouvrir L'espace de ses bras pour tout reconstruire, pour tout reconstruire Je l'aime à mourir
Elle a gommé les chiffres des horloges du quartier, elle a fait de ma vie des cocottes en papier Des éclats de rire Elle a bâti des ponts entre nous et le ciel et nous les traversons à chaque fois qu'elle Ne veut pas dormir, ne veut pasdormir, je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres De la vie, et l'amour aussi
Elle vit de son mieux son rêve d'opaline elle danse au milieu des forêts qu'elle dessine Je l'aime à mourir
Elle porte des rubans qu'elle laisse s'envoler, elle me chante souvent que j'ai tort d'essayer De les retenir, de les retenir , Je l'aime à mourir
Pour monter dans sa grotte cachée sous les toits, je dois clouer des notes à mes sabots de bois Je l'aime à mourir Je dois juste m'asseoir, je ne dois pas parler, je ne dois rien vouloir, je dois juste essayer De lui appartenir, de lui appartenir , je l'aime à mourir
Elle a dû faire toutes les guerres pour être si forte aujourd'hui Elle a dû faire toutes les guerres De la vie, et l'amour aussi
Moi je n'étais rien et voilà qu'aujourd'hui , je suis le gardien du sommeil de ses nuits Je l'aime à mourir Vous pouvez détruire tout ce qu'il vous plaira, elle n'a qu'à ouvrir L'espace de ses bras pour tout reconstruire, pour tout reconstruire Je l'aime à mourir