Il était un soir, il était une fois Quelque chose et moi, quelque chose et moi. Il était un soir, il était une fois Quelque chose et moi, quelque chose et moi
Un signe, un espoir, une image, unevoix Quelque chose et moi, quelque chose et moi
Et je n'étais plus seul au monde, et je n'avais plus peur ni froid Et je vivais chaque seconde, et j'étais partout à la fois .Et une araignée de légende tisse le ciel de ma nuitcomme je suis heureux dans ma chambre Je ne sais pourquoi ni pour qui
Je vais et je viens mal et bien sous mon toit Quelque chose et moi, quelque chose et moi Et je n'attends rien ni des dieux, ni des rois Quelque chose et moi, quelque chose et moi
Comme un prisonnier s'émerveille à regarder vivre une fourmi J'ai reçu de bonnes nouvelles, il paraît que ça va bien la vie J'ai envie d'ouvrir la fenêtre pour me voir passer dans la rue Savoir si j'ai changé de tête, revoir ce que je ne suis plus
lalalal lalala lalala lalala lalala lalalalalalalalalalalalalalalaEt je n'étais plus seul au monde, et je n'aiplus peur ni froid La nuit nesera plus trèslongue oui, je sais quetu existeras.
Il était un soir, il était une fois
Non, ce n'était pas le radeau de la Méduse, ce bateau qu'on se ledise au fond des ports, dise au fond des ports. Il naviguait en père peinard, sur la grand-mare des canards et s'app'lait les copains d'abord, les copains d'abord.
Ses fluctuat nec mergitur c'était pas d'la litterature, n'en déplaise aux jeteurs de sort, aux jeteurs de sort. Son capitaine et ses mat'lots n'étaient pasdes enfants d'salauds mais des amis franco de port des copains d'abord.
C'étaient pas des amis de luxe, des petits Castor et Pollux, des gens de Sodome et Gomorrhe, Sodome et Gomorrhe. C'étaient pas des amis choisis par Montaigne et La Boetie, sur le ventreils se tapaient fort les copains d'abord.
C'étaient pas des anges non plus, l'évangile, ils l'avaient pas lu mais ils s'aimaient tout's voil's dehors, tout's voil's dehors. Jean, Pierre, Paul et compagnie, c'était leur seule litanie, leur credo, leur confiteor, aux copains d'abord.
Au moindre coup de Trafalgar c'est l'amitié qui prenait l'quart, c'est elle quileur montrait le nord, leur montrait le nord et quand ils étaient en détresse, qu'leurs bras lançaient des S.O.S. on aurait dit des sémaphores, les copains d'abord .
Au rendez-vous des bons copains, y avait pas souvent de lapins, quand l'un d'entre eux manquait a bord c'est qu'il était mort oui, mais jamais, au grand jamais, son trou dans l'eau n'se refermait, cent ans après, coquin de sort il manquait encore.
Des bateaux j'en ai pris beaucoup mais le seul qu'ait tenu le coup, qui n'ai jamais viré de bord mais viré de bord, naviguait en père peinard sur la grand-mare des canards et s'app'lait les copains d'abord, les copains d'abord.
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux. Même la morale par le pour eux, J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux
Je n'avais pas vu que tu portais des chaînes, à trop vouloir te regarder j'enoubliais les miennes. On rêvait de Venise et de liberté J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, C'est ton sourire qui me l'a dicté.
Tu viendras longtemps marcher dans mes rêves, tuviendras toujours du côté oùle soleil se lève. Et si mal gré ça j'arrive àt'oublier J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, Aura longtemps le parfumdes regrets.
Puisqu'on ne vivra jamais tous les deux, puiqu'on est fou, puisqu'on est seul, puisqu'ils sont si nombreux Même la morale par le pour eux,J'aimerais quand même te diretout ce que j'ai pu écrire, je l'ai puisé à l'encrede tes yeux
intro
Je suis entré dans l'église et je n'y ai vu personne, Que le regard éteint du plâtre des statues.Je connais un endroit où il n'y a rien au-dessus,Je pense encore à toi.
J'aurais dû me méfier des vents qui tourbillonnent, De ces pierres qui taillent cachées sous l'eau qui dort,De ces bouts de ruisseaux qui deviennent des ports,Je pense encore à toi.
On m'avait dit que tout s'efface,Heureusement que le temps passe,J'aurais appris qu'il faut longtemps,Mais le temps passe, heureusement, heureusement.
J'ai croisé le mendiant qui a perdu sa route,Dans mon manteau de pluie je lui ressemble un peu.Et puis j'ai ton image plantée dans les yeux,Je pense encore à toi.