Jean-Jacques Goldman - Filles faciles

Jean-Jacques Goldman - Filles faciles


J'ai une tendresse particulière pour ces filles qui n'ont pas de manières, les hospitalières, les dociles, vous les appelez les filles faciles. Celles qui marchandent pas leur corps, ni pour des mots nipour del'or, pour qui faut pas tout un débat ni pour leur haut ni pour leur bas.


Pour quelques notes de guitare, elles dormiront unpeu plustard, elles disent que les matins, c'est bien, elles disent qu'à deux, c'est encore mieux. Les inespérées des timides, celles qui comprennent sans qu'on leur dise, pour qui ne suffit qu'un regard pour que tout s'allume en un soir


Petite chanson de reconnaissance, pour ces stars d'mon adolescence, je n'en ai oublié aucune, chères et précieuses une à une


Solo


Celles qui m'ont trouvé consommable avant que j'sois dans les hit-parades, dans les bals ou les MJC comme au plus haut des colisées. Celles qui n'échangent pas leur plaisir pour ce qu'on pense ou c'qu'on vadire, qui disent OK pour les enfers contre un peu d'paradis sur terre


Des petits moments piqués en fraude, comme un automne aux pays chauds plein du goût des baisers volés toujours unp'tit peu plus surésSans qu'on en parle ou qu'on y pense .sans après promis ni juré, ça n'a pas la moindre importance quand c'est l'amour qu'on aime aimer


Ce soir, je veux leur rendre hommage ce sera la secondefois, qu'elles sachent qu'il m'est dommage de ne le faire que par la voix.

Facile
Jean-Jacques Goldman - Veiller tard

Jean-Jacques Goldman - Veiller tard

Les lueurs immobiles d'un jour qui s'achève,la plainte douloureuse d'un chien qui aboie,le silence inquiétant qui précède les rêvesquand le monde disparu, l'on est face àsoi.


Les frissons où l'amour et l'automne s'emmêlent,le noir où s'engloutissent notre foi, nos lois, cette inquiétude sourde qui coule dans nosveines qui nous saisit même après les plus grandes joies.


Ces visages oubliés qui reviennent à lacharge, ces étreintes qu'en rêve on peut vivre 100 fois, ces raisons-là qui font que nos raisons sontvaines, ces choses au fond de nous qui nous font veillertard.


Ces paroles enfermées que l'on n'a pas pu dire, ces regards insistants que l'on n'a pas compris, ces appels évidents, ces lueurs tardives, ces morsures aux regrets qui se livrent à la nuit.


Ces solitudes dignes au milieu des silences, ces larmes si paisibles qui coulent inexpliquées, ces ambitions passées mais auxquelles on repensecomme un vieux coffre plein de vieux jouets cassés.


Ces liens que l'on sécrète et qui joignent lesêtres ces désirs évadés qui nous feront aimer, ces raisons-là qui font que nos raisons sontvaines, ces choses au fond de nous qui nous font veillertard.ces raisons-là qui font que nos raisons sontvaines, ces choses au fond de nous qui nous font veillertard.

Facile
Jean-Jacques Goldman - Elle attend

Jean-Jacques Goldman - Elle attend

Intro
Elle attend que le monde change, Elle attend que change les temps. Elle attend quece monde étrange se perde et que tournent les vents Inexorablement,elle attend


Elle attend que l'horizonbouge Elle attend que changent les gens Elle attend commeun coup defoudre Lerègne desanges innocents Inexorablement,elle attend


Elle attend que la grande rouetourne tournentles aiguilles du temps Elle attend sans se résoudre en frottantses couverts en argentInexorablement,elle attend


Et elle regarde des imageset lit des histoires d'avant,d'honneurs et de grands équipages Où les bons sont habillés de blanc. Etelle s'invente des voyagesEntreun fauteuil et un divan d'eau de rose et de passionsage Aussi purs que ces vieux romansAussi grands que celui qu'elle attend


Elle attend que le monde change, Elle attend que change les gens. Elle attend quece monde étrange se perde et que tournent les vents Inexorablement,elle attend

Facile
Jean Ferrat - Potemkine

Jean Ferrat - Potemkine


M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde qui chante au fond de moi au bruit de l'océan M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde dans ce nom que je dis au vent des quatre ventsMa mémoire chante en sourdine Potemkine


Ils étaient des marins durs à la discipline Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers Et le cœur d'un marin aux grands vents se burine Ils étaient des marins sur un grand cuirasséSur les flots je t'imagine Potemkine


M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde Où celui qui a faim va être fusillé. Lecrime se prépare et la mer est profonde Que face aux révoltés montent les fusiliersC'est mon frère qu'on assassine Potemkine


Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade Marin ne tire pas sur un autre marinIls tournèrent leurs carabines Potemkine


M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde où l'on punit ainsi qui veut donner la mort. M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fortCe soir j'aime la marine Potemkine

Facile
Jean Ferrat - On ne voit pas le temps passer

Jean Ferrat - On ne voit pas le temps passer

On se marie tôt à vingt ans et l'on attend pas des années pour faire trois ou quatre enfants qui vous occupent vos journéesEntre les courses et la vaisselle, entre ménage et déjeuner, le monde peut battre de l'aile, on n'a pas le temps d'y penser. 


 Faut-il pleurer ? Faut-il enrire ? Fait-elle envie ou bien pitié ? Je n'ai pas le coeur à le dire,On ne voit pas le temps passer. 


Une odeur de café qui fume et voilà tout son universLes enfants jouent, le marifume, les jours s'écoulent à l'envers A peine voit-on ses enfantsnaître qu'il faut déjà les embrasser, et l'on étend plus aux fenêtres qu'une jeunesse à repasser.


Faut-il  pleurer ? Faut-il enrire ? Fait-elle envie ou bien pitié ? Je n'ai pas le coeur à le dire,On ne voit pas le temps passer.


 Elle n'a vu dans les dimanches qu'un costume frais repasséquelques fleurs ou bien quelquesbranches décorant la salle à mangerQuand toute une vie se résume en millions de pas dérisoires, prise comme marteau et enlume entre une table et une armoire.


Faut-il pleurer ? Faut-il enrire ? Fait-elle envie ou bien pitié ? Je n'ai pas le coeur à le dire,On ne voit pas le temps passer.On ne voit pas le temps passer.
 

Facile