Cover Image

A few more seasons

I’m sixty now — it feels kind of strange
It’s the age of goodbyes, and “how things change”
I’ve watched the years rush by like a speeding train
Missed a few stops, but I’d ride again

And if I’ve got a few more seasons left to bloom
no room for sorrow, just joy to resume
I’ll dance barefoot on the porch at night
Close my eyes and feel the fading light

A couple more dances with the night
I just wanna sing and let it slide
I’ll call my kids, my sister, my friends
Say “I love you” before the daylight ends

And if I’ve got a few more seasons left to bloom
I’ll fill them with laughter, in my room
With memories ringing, and children’s grace
Simple tomorrows I’ll still embrace

Old memories drift like postcards home
Across my face where the years have flown
No more pretending, no more disguise
I’ll shout “I’m here!” beneath the skies

And if I’ve got a few more seasons left to bloom
I won’t waste them on “what ifs” or “might”
Barbecue evenings, faces that fade
Still somewhere in space, their warmth remains

I won’t count years, just seconds spun
’Cause I’ve got a few more seasons left to bloom


The french original version

C'est le texte que j'avais écrit initialement, dans la version que Nathalie a enregistré, elle a apporté quelles modification mineures à celui ci

Deux vies de chien

J’ai soixante ans, ça sonne un peu bizarre
C’est l’âge des bilans, des « tu te souviens ? » des au revoir
J’ai vu passer les années comme un train trop pressé
J’en ai raté des stations, mais aimé le trajet

Et si j’ai plus que deux vies de chien à vivre, environ
Je veux les remplir de rires, pas de « pardon »
J’veux danser pieds nus sur la terrasse
Fermer les yeux, sentir le temps qui passe

J’ai plus l’temps pour les guerres de voisins
J’veux juste chanter au bal, penser à rien
J’appelle ma sœur, mes enfants, mes copines
leur dire « j’vous aime » avant que la nuit m’incline

Et s’il me reste deux vies de chien à vivre, environ
J’prends chaque seconde, j’fais durer les saisons
Des éclats de rire, des gamins qui s'embrassent
Des lendemains simples, mais remplis d’audace

Des souvenirs qui se baladent
Sur mes joues, comme des cartes postales
J’veux pas tricher, j’veux plus me taire
J’veux crier « j’existe », même dans l’tonnerre

Et si j’ai plus que deux vies de chien à vivre, environ
J’veux pas les gâcher en « si » et en « pardon »
Des barbecues d’été, des regards qui s’effacent
Mais qui restent, gravés, quelque part dans l’espace

J’veux plus compter les années, juste les secondes
Parce qu’il m’reste deux vies de chien… dans ce monde.