The Plain White T's - The wonders of the younger

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The Plain White T's - The wonders of the younger

Hormis le célébrissime Hey There Delilah, tube millésimé repris par mes soins ce mois ci, les Plain White T's n'avaient à ce jour produit que des albums de seconds couteaux, du rock de bonne facture comme il en existe tant au pays de l'oncle Sam. Et  voilà que la bande à Tom Higgenson se lance dans un concept album sur la jeunesse, histoire de batailler sur le terrain d'un groupe comme Green Day par exemple auquel ils sont souvent comparés, et pas à leur avantage.
Curieusement, alors que la plupart des chroniques que j'ai pu lire sur cet album sont mitigés, c'est un des disques de power pop les plus intéressant que j'ai pu écouter ces derniers mois. Oh, rien du niveau de Delilah, bien sur, mais une bonne ration de chansons efficaces, avec des gimmicks qui accrochent, des refrains addictifs, bref du tout bon. j'ai même pensé à Linus of hollywwod sur Welcome to mystery, c'est dire. Bref The wonders of the younger est non seulement leur meilleur disque, mais l'un des meilleurs de 2010. J'ai dit !
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Jean-Louis Aubert - Roc Eclair

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Jean-Louis Aubert - Roc Eclair

L'homonymie de l'album avec une célèbre maison de pompe funèbre n'est pas fortuite, c'est sous le signe du deuil, des deuils, qu'est né cet album. Et pour autant, en sus d'être le plus réussi de sa carrière solo, c'est aussi le plus optimiste finalement.
Maintenant je reviens qui ouvre l'album en est la meilleure preuve, le premier single, Demain sera parfait la confirmation. Enregistré quasi en solitaire, comme replié sur lui même pour mieux gérer/digérer sa peine, privilégiant l'acoustique, c'est l'album de l'épure et de l'intime, de la maturité et de la sérénité. Que ce soit Roc Eclair, ou Hiver son complément bonus lié à une inspiration débordante, chacun des titres à en lui cette petite lumière d'humanité qui réchauffe et fait de Jean Louis Aubert, depuis tant d'années, ce compagnon des bons comme des mauvais jours.
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Sofai and The Sweet Talkers - Let the good times roll

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Sofaï and The Sweet Talkers - Let the good times roll

Si on excepte les divines jambes de la belle et la présence de la guitare, peu de choses rattachent ce second album au premier. Exit le chant en français, quitte à faire du country blues, autant le faire à fond, ajout d'un vrai groupe, les Sweet talkers, débauchage de pointures, Slim Batteux, Daniel Lavoie certes mais surtout l'immense Elliott Murphy pour un duo inattendu et réussi, et virage blues accentué, plus roots, porté par cette voix d'exception qui est toute la richesse de Sofaï. Cette voix qui feule, qui rauque, aussi black que la belle est blanche. Les USA, c'est clairement la tasse de thé whysky de la miss, marquée au fer rouge par le Nebraska de Springsteen, même ambiance dépouillée, ou nostalgie, mélancolie règnent en maîtresses, les guitares pleurent doucement, le tempo général est plutôt lent, la prise de son aux petits oignons et fait ressortir chaque souffle d'émotion de la voix. Allumez le feu dans la cheminée, fermez les yeux and let the good times roll.
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Jenifer - Appelle-moi Jen

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Jenifer - Appelle-moi Jen

De Jenifer, Staracadémicienne, je ne connais rien d'autres que les singles martelés sur les ondes, très "varièt" comme on dit. Bof quoi. Appellez moi Jen est son 4ème album et sois je vieillis (ça c'est certain) soit elle murit, mais cet album est carrément tout bon.
Exploitant à fond le créneau electro dance façon eighties qui est à la mode, elle balance une douzaine de titres tous plus sympas les uns que les autres. Et que ca groove et que ca bouge, elle dégage de bonnes vibes communicatives, pleines d'entrain et les titres de s'enchaîner sans moment faible et les mélodies qui donnent envoie de chanter à tue-tête. Je jette un oeil sur les crédits, histoire de voir qui lui a concocté cette bombinette et je repère quelques noms que j'ai déjà croisé (Chat, Jérôme Attal, Rose, Pierre-Dominique Burgaud) mais que je n'attendais pas dans ce style. Au final, l'un des albums les plus raffraichissants de cette fin d'année.
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Roch Voisine - Confidences

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Roch Voisine - Confidences

Carbonisé par le succès d'Helene, single catégorie variété sirupeuse, Roch Voisine rame depuis 20 ans pour arracher cette étiquette qui lui colle à la peau, lui qui vaut bien mieux que cette chanson. Après 3 albums de reprises country, la série des Americana, plutôt réussie et le dernier en date ayant à peine 4 mois, une reprise ébourrifante des Red Hot Chili Peppers sur l'excellent dernier album de Carlos Santana, le voici qu'il countryse derechef mais cette fois avec des compos originales. Des compositions bien roulées, entre une country loin de ses racines et une pop/folk décomplexée, des textes parfois un peu mièvre (Mes p'tits loups), souvent personnels, pour un disque agréable qui séduira ses fans mais qui ne convaincra pas les autres.
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Garou - Version intégrale

Garou

Garou - Version intégrale

Et un autre canadien. A peine un an après l'exécrable Gentleman cambrioleur, le Canadien à la voix de papier de verre tente un comeback avec des chansons originales signées entre autres par Jacques Veneruso, Pascal Obispo, Jean Jacques Goldman ou lui même,et réalisé par le fort talenteux Pierre Jaconelli. Contre toute attente, enfin la mienne, ce disque est bon, franchement bon. La voix n'en fait pas trop, les mélodies sont accrocheuses et, arrivé à la fin de l'album, l'envie de le réécouter, ce qui n'est pas si courant. Ca blues un peu, je l'aime encore,  ça parle d'amour essentiellement, Si tu veux que je ne t'aime plus, superbe, bref le Garou revient de loin, avec un disque ou rien n'est à jeter et ou son implication est patente. Après deux échecs commerciaux et artistique, un troisième aurait pu lui être fatal. r.  
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Adrugan - Les lunes rousses

Adrugan

Adrugan - Les lunes rousses

Troisième EP pour Adrugan qui préfère distiller son poison à petite dose plutôt que de livrer un album, peut être histoire de provoquer une accoutumance. Le virage définitif vers la langue française est confirmé, et le duo de se lancer dans un folk très personnel, et que je qualifierais même de progressif, l'évolution de leur musique étirant de plus en plus leur mélodies vers des horizons inattendus, ou la voix suit des tours et détours surprenants, tout en rupture, en routes sinueuses. Leur reprise d'Est ce ainsi que les hommes vivent ? qui clôt l'album, chef d'oeuvre d'Aragon/Ferre marque bien leur territoire, entre textes exigeant et musique ou l'immédiateté de la séduction n'est pas la règle. Orchestralement, le son s'étoffe de plus en plus, insufflant de la puissance, de l'emphase et, finalement, une certaine identité sonore qui se met doucement en place. Que donnera cette évolution dans le 4eme opus ? restez à l'écoute pour le savoir.   
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