Décembre - Knee deep in love - Klaatu

novembre 30, 2008 Temps de lecture: 29 minutes

Klaatu - Knee deep in love


coeur_brise.jpgEt pour terminer cette année sabbatique (pour l'auteur compositeur), une douzième et dernière reprise, cette fois c'est le groupe canadien Klaatu qui est ma victime avec un titre issu de leur 4ème et avant dernier album, Endangered species, titre intitulé Knee deep in love, sur le thème de la rupture, d'ou le coeur en sucre brisé en illustration.
Je suis seul aux commandes pour terminer cette année consacrée au projet Sortez covers ! , mais je tiens à remercier tous ceux et celles qui m'ont accompagné et épaulé tout au long ces 12 mois.  Un big merci donc pour m'avoir proposé toutes ces belles orchestrations à Fernand Pena , Corriya alias passagère , Philippe Jasmin pour Totem Prod, Qurtis , Eric de Malin Plaisir  sans oublier frère Jacques, Slobo du groupe Atom , Stephane du groupe Kundalini Primale et Luc du groupe Laïus. Vous pourrez retrouver tout l'album à télécharger sur cette page. Pas de pochette car je ne suis pas graphiste, si le titre Sortez covers: inspire quelques photographes ou dessinateurs...
Le titre de ce mois ci peut être écouté ici, comme toujours tant dans sa version originale que dans ma libre adaptation. Voilà, retour aux compos originales à compter de janvier, mois qui marquera d'ailleurs les 10 ans de distribution en ligne de ma musique. Mise en veilleuse de Phil chanteur, hormis bien entendu dans le cadre de la rubrique Ukulele, rubrique qui s'enrichit ce mois ci de deux nouvelles grilles, With a little help from my friend des Beatles et un morceau des Doors, People are strange. J'espérais en faire plus mais un rhume tenace ayant transformé ma voix déjà bien à la peine au naturel en Bob Dylan, je me suis abstenu.
cd_pile.jpgEn sus des chroniques de groupes ci-dessous, quelques albums sont passés aux rayon X Sucrepop pour une revue de détails. ont été irradié ce mois ci l'ami Paul Mc Cartney se cachant sous le pseudo de Fireman pour un Electric arguments qui ma foi est une surprise inespérée, Monsieur William Sheller nous a gratifié d'un bien bel Avatars, Vincent Delerm nous propose 15 nouvelles chansons pour lesquelles sa paternité ne peut absolument pas être mise en doute, pour ses adieux, l'idole des jeunes et surtout des moins jeunes, Johnny, nous sort un album ou le générique est plus alléchant que le film lui même, et  pour finir les Kaiser Chiefs avec un disque sympa et sans prétention, ce qui part les temps qui courent, est inestimable. Tout ce beau linge et le gratin ci dessous sont bien entendu sur le podcast de décembre.

Place à la sélection de ce mois ci, proximité des fêtes oblige, les disques tombent à la vitesse du CAC 40, voici donc dans l'océan des sorties ce que j'ai laissé submerger. 

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Inutile d'embaucher un DJ pour les fêtes de fin d'année,  j'ai LA galette pour animer votre réveillon, celle qui va faire bouger sur les pistes de danses et coller la banane à tout le monde.  Merci la Tchoucrav  avec leur album Regg 'n' roll qui , en 12 reprises bien senties (Nirvana, Télephone, Police, Yes, Trust, ACDC ...) décapsule le bouchon festif. Comme le titre le laisse présager, leurs covers sentent plutôt la Jamaïque, sans laisser l'énergie rock au placard. Un peu comme si Bob Marley avait remplacé Ian Gillan dans Deep Purple. Voyez le topo ? Laissez la Tchoucrav vous embarquer, vous ne le regretterez pas.

C'est autour d'un chocolat que j'ai rencontré Sofaï qui m'a ,à cette occasion , remis son 1er album, Ici ou ailleurs.  Une chronique plus poussée dans la rubrique idoine ne saurait tarder, pour vous mettre l'eau à la bouche, sachez qu'elle a su s'entourer de quelques pointures, Slim Pezin, Patrick Bourgouin, Beverly Jo Scott figurent au générique. Si un blues folk ou la guitare à la part belle vous tente rendez vous ici et pas ailleurs.  
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En direct de Stockholm le duo Cloetta Paris. Ils se définissent comme oeuvrant dans la disco house. Une sorte de Kim Wilde qui aurait fait partie des Stinky toys, ou Blondie revisitant Kratwerk,  un son très synthétique donc, fortement connoté eighties, une voix mutine qui fait beaucoup pour le charme du groupe, leur reprise de St Elmo's fire est craquante et leurs propres compos, sans prétendre révolutionner quoique ce soit, ont ce petit truc qui accroche. Ils n'iront peut être pas bien loin, mais faire ce bout de chemin avec eux ne sera pas désagréable
  Un peu plus au sud, de Belgique exactement, Parfum de Bruxelles. Un duo d'auteur compositeur Thierry Naoum et Luc de Wacter, un trio de chanteur(ses), Jess, Julie et Mathieu. C'est plein de bons sentiments et de belles mélodies les voix sont évidemment top niveau, les vidéos nous montrent une jolie complicité et leur envie de chanter crève l'écran. La pop et le rock sont sur une autre planète, mais si vous êtes amateurs des Julie Zenatti et consorts, cette confiserie belge devrait fondre entre vos oreilles.
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Les Minuit solaire ont longtemps joué des reprises des Beatles. Alors bien entendu, dans leur musique, cela s'entend. Pop a tous les étages, on a vu pire comme influence. Dans l'ensemble, si j'en crois les titres dispo sur leur myspace, ils sont plus solaire que nocturne, pas vraiment du côté sombre de la force. Passage à l'acte fait vocalement penser au groupe Bijou, Sunny day est sixties en diable, la basse est chantante à la Mc Cartney, du beau boulot, à quand l'album ?  
Toujours dans la pop, nettement moins sixties et nettement plus rock, le second EP des Appleshift est arrivé. 5 titres, au son un peu plus dur. Elles ont mûri les pommes, l'évolution est sensible entre leur deux livraisons. Les guitares se sont aiguisées, la rythmique musclée,  l'ensemble tourne franchement le dos à la pop pour un discours plus rentre dedans. Probable que la multiplication des concerts a eu cet effet sur le groupe.  
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D'autres qui ne donnent pas leur part de quota de décibel, ce sont les Lillois de Paranoid. Prendre pour patronyme l'hymne de Black Sabbath implique qu'ils ne feront pas dans la dentelle ni le point de croix. Je confirme. 3 titres qui revisite le grunge avec une voix qui s'arrache bien dans la plus pure tradition Nirvana. Un zeste de punk dans le traitement brut des guitares une énergie qui semble inépuisable, leur musique semble taillée pour la scène, j'attends l'album avec curiosité.
Allez, encore une dose de pop/rock/punk ? Voici les BlockBuster. C'est toute la fraîcheur l'innocence et le peps de la jeunesse. Un trio qui balance sans complexe des riffs saignants sur des popsongs, moi je prédis que ces trois là sont bien partis pour faire un carton. Ca me fait penser a des groupes ricains style Pint size ou feu Size 14 de lpop allumés comme j'aime.
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Nouveau titre, Peureux, pour Emmanuel Travier, un single pop tout à fait dans l'air du temps côté texte, côté musique la basse rebondit sur un rythme presque funk, la mélodie accroche bien, fort potentiel dans ce titre ou Travis Burki est invité. L'album, son 4ème, est annoncé pour le printemps 2009, à suivre ...
Le succès de son premier album, the Cheap Show avait surpris à peu près tout le monde, y compris elle même probablement. Du coup elle était attendu au tournant. The love album répond de belle façon aux détracteurs. Produit par l'inattendu Dan The Automator, le disque respire la fraîcheur. Anaïs a laissé tomber l'humour systématique pour de vrais chansons qui sonnent, parfois très sixties (Malheureux me fait irrésistiblement penser à Sylvie Vartan) parfois electro toujours pop et avec une franche réussite. Elle y confirme son talent d'écriture, The Love album porte bien son nom, l'amour y est omniprésent. Anaïs prouve qu'il faudra compter avec elle. Un des beaux albums de 2008.
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Arnold Rapido fait partie de ceux, nombreux, qui bricolent leur chanson dans leur coin. Et qui s'essaie parfois à tenter d'en sortir (de leur coin). D'ou ce titre d'un album quasi conceptuel,  Les aventures extraordinaires de Mr Noutous. Un doigt de Gainsbourg pour le phrasé, l'ombre d'un autre Arnold (Turboust) pour les sons de synthés. Alors bien sur, boite à rythme cheap, production du même métal, home studio rules,  mais il sait écrire une bonne chanson, et ca change tout. 
Retour en Suède avec The Sambassadeur. Un quartet dont le 1er album, Migration semble dans les starting block. Imaginez Françoise Hardy intégrant Abba. Une voix tout en retenue, enchanteresse, des compos peut être moins outrageusement commerciales que celle des 4 cités plus haut, mais avec un charme indéniable.
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Les groupes allemands dont je parle dans ces pages sont rarissimes. Tok Tok Tok duo originaire de Freibourg est dont l'une des exceptions. Une flopée d'albums dont je n'avais jamais entendu parler,  composés pour la plupart d'un grand nombre de reprises. Entre temps ils ont pris de l'assurance et c'est avec leurs compos qu'ils s'affichent désormais. C'est d'abord la voix de la chanteuse, Tokunbo Akinro, qui séduit, dans l'ombre de Sade, gorgée de soul, le sax de son comparse Mortein Klein ponctuant judicieusement leurs morceaux. Manque un grand titre pour les faire exploser.
Une fois n'est pas coutume, un album qui n'est pas récent mais que je viens seulement de découvrir, comme je doute que beaucoup d'entre vous en aient entendu parler ... Voici donc les Vinyls Kings. 6 musiciens de Nashville qui ont été frappé par la foudre Beatles. Et qui ont décidé de faire des albums (2 en l'occurrence à aujourd'hui) à la manière de. Souvent, les groupes avec cette démarche ont  le son mais les compos sont à la traîne. Dans le cas des rois du vinyl,  si elles ne tutoient jamais les sommets liverpouldiens, elle tirent néanmoins bien leur épingle du jeu. Je ne connais que Time machine, le second album, dispo sur CD baby, mais je suis convaincu. Si vous avez un Beatles addict dans vos connaissances, vous avez votre cadeau de Noël. Merci qui ?
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Roman Chowdhury de par sa double origine européenne et indienne tente via la musique de fusionner ses deux cultures. Utilisant la voix de  Sharon Zachariah comme vecteur de communication, il mêle les instruments occidentaux et les tablas, les vocalises indiennes et l'idiome pop pour une world musique accessible et sensible.
Je n'ai jamais été un inconditionnel des Rita Mitsouko, tout en reconnaissant qu'ils ont enregistré une belle brochette de titres marquants. Ce Catherine Ringer chante les Rita lui permet de mettre un point final à l'aventure après la disparition de Fred Chichin. Un live plus un DVD en forme de best of, aucun titre phare ne manque à l'appel, referme le livre de ce duo hors norme Le groupe qui l'accompagne assure grave, le guitariste accentue le côté rock des titres, bref un bel hommage.
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Pour ce 6 titres intitulé En route, ils se sont mis à deux. Côme + Nerk, 3 titres chacun, en alternance, les deux jouent sur l'ensemble des titres. Option folk, avec une pointe de rock, percussions diverses, l'enregistrement parait quasi live sans la dimension du public. Un peu brut de décoffrage, les compos souffrent d'un manque de production, d'emballage sonore alors que les idées sont là. Une petite touche de make up à tout ça réhausserait le tout car des titres comme Une autre vie ou Boule de neige ont du potentiel.
Cheap de chez cheap, low fi de chez low fi voici Wonder for all, une jeune femme qui chante des chansons d'une minute à tout casser en s'accompagnant d'un ukulele. Prise de son à l'arrache, son premier album est dispo sur le label Weepop records. Allez savoir pourquoi, moi, ces petites chansons, ca me met le sourire. Quasi indispensable
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A la différence de France Gall, Jane Birkin s'essaie à voler de ses propres ailes sans son pygmalion. alors que Serge Gainsbourg lui écrivait paroles et musiques (je ne me rappelle que d'un titre signé d'elle, en anglais, sur un album d'alin Chamfort) voici que pour la 1ere fois elle signe l'intégralité des paroles de son album Enfants d'hiver. De fait, ses chansons sont très personnelles, entre militantisme, Aung San Suu Kyii en anglais dommage, humour et souvenirs intimes. Si l'univers de l'homme à la tête de chou est loin, les textes de Jane sont loin d'être ridicules. Son timbre de voix, un souffle souvent moqué, jamais égalé, n'a pas varié d'un iota. Reste que, côté musique, ca ne décolle pas, et pour tout dire, ça plombe même sévère. L'excellente Edith Fanbuena a beau y mettre tout son talent de réalisatrice, les compos ne valent pas tripette, et ça, c'est impardonnable.
De Mathieu Boogaerts j'avais une image de chanteur discret à la guitare sèche. Et bien je peux jeter l'image. Le bougre vient de sortir un album ovni, avec des titres moitié anglais, avec un accent qui me ferait passer pour natif d'un trou au Texas,  moitié français, option minimaliste à donf, ou la batterie est prédominante, les compos pour le moins étranges bref un joyeux foutoir, totalement barré. Qu'un label reconnu accepte de sortir un disque dont les chances de réussite commerciale avoisinent le zero absolu est sommes toutes réjouissant. Reste que moi je l'ai reçu, vous vous allez devoir l'acheter
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Une autre Jane, nettement moins connu, laissez moi vous présenter Stidy Jane, guitare, basse, clavier, programmation et j'en passe. une pop electro, voir une electro pop, elle a sorti un album tout rose l'année dernière, album sur lequel je n'ai pas écris une ligne faute de savoir qu'il était sorti. Alors je me rattrape aujourd'hui. Parce que j'aime bien ce qu'elle fait et parce qu'elle finira bien par en sortir un second et que cette fois, je guette.   
Vous voulez du tube ? Rendez vous en Irlande avec Snow Patrol doté d'un tout nouvel album dans les bacs, A hundred millions suns. Que faire une fois arrivé au sommet ? Et bien les Snow Patrol ne semblent pas se poser la question et s'en tirent haut la main. Ils sont indéniablement doués pour écrire des popsongs efficaces, basées sur un même principe: le crescendo, ça part doucement pour mieux vous exploser les tympans. Néanmoins, histoire de se renouveler un peu et de ne pas s'enfermer dans une formule unique;  l'album se termine par une sorte d'Abbey Road, The lightning strike, 16 minutes d'un titre en intégrant plusieurs ou divers univers sont abordés.  
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Et c'est parti pour une volée de soul. Sophie Delila est une jeune française qui a choisi de partir au USA pour y faire sa musique. Musique qui est imbibée au plus haut point des Marvin Gaye, Aretha Franklin et autres pointures black seventies. et ca s'entend. Une voix à la hauteur de ses ambitions, un producteur renommé, Steve Booker pour mettre le tout en forme, l'album rivalise sans soucis avec les productions du moment et la petite frenchie pourrait bien rencontrer le succès d'une Amy et autres voix soul actuelles. 
En deux albums et une poignée de lumineux single, Dido s'est installé sur la scène mondiale. Des tempos plutôt lents, des orchestrations moelleuses, et surtout une voix de velours,  voilà sa marque de fabrique. Alors ce 3ème opus était fort attendu. Et c'est une - petite - déception. Bien sur la voix est là, magique, le son n'a pas tant évolué que cela, peut être même encore plus intimiste, mais l'amateur de mélodies intemporelles restera sur sa faim, pas de méga tubes ici. L'album nécessite des écoutes plus approfondies, moins superficielles pour convaincre, et encore pas certain que ce soit suffisant. Un peu fade en somme. 
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Elle s'appelle Constance Amiot, son premier album, Fairytale vient de sortir et les quelques titres que j'en connais méritent largement détour. Tendance acoustique, un folk tranquille portée par une voix chaleureuse, qu'elle chante en anglais ou en français, ça le fait bien. L'atmosphère d'un Décrocher la lune me fait irrésistiblement penser à un Walk on the wild side de Lou Reed. C'est doux et confortable, juste ce qu'il faut pour affronter cet hiver.
Le nouvel Emma Daumas s'intitule Le chemin de la maison. A mon avis, cette jeune femme l'a un peu perdu le chemin. Le single j'suis conne, écrit par Mickey 3D parait tellement écrit pour créer un buzz sur le net qu'il en perd tout son sel. L'album est globalement mou du genou, pas véritablement mauvais, pas véritablement raté, ordinaire. Moins pop rock que ses précédents, peut être moins formaté grand public, ce qui est plutôt bon signe, les titres ne suivent pas et si je la préfère dans cet univers qui lui colle mieux à la peau, reste que pour faire un bon disque il faut de bonnes chansons.
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C'est un peu idem pour le nouvel Elsa Lunghini. J'avais bien aimé son album daté de 1996 Chaque jour est un long chemin, j'étais complètement passé à côté de celui intitulé De lave et de sève, même pas au courant de sa sortie, donc j'étais plutôt dans de bonnes dispositions pour découvrir son petit dernier qui porte simplement son nom
Elsa Lunghini. Raté, les chansons sont principalement écrites par Emmanuel Da Silva. Or, moi je trouve qu'elle ferait mieux de prendre confiance en ses propres capacités et de retourner à l'écriture car ici la mayonnaise ne prend pas, les morceaux s'enchaînent, rentrent par une oreille pour sortir par l'autre sans y laisser aucune trace.


Voilà pour ce dernier mois 2008, plus de 30 artistes à découvrir ou redécouvrir, 2 heures de musiques diverses et variées. Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Je vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année, n'oubliez pas d'être sages et d'écrire au Père Noël, rendez vous pour les 10 ans de Sucrepop le 1er janvier 2009 avec une nouvelle composition originale.
 

Novembre - The long honeymoon - Elvis Costello

octobre 31, 2008 Temps de lecture: 30 minutes

Novembre 2008

Il n'aurait pu être question de faire une année consacrée aux reprises sans qu'un titre d'Elvis Costello soit à mon catalogue. Si j'ai décroché depuis un bail déjà de son actualité artistique, reste que de 1977 à 1991 il a été l'un des songwriters les plus doués, plaçant dans mon top albums indispensables  au minimum 3 opus, Punch the clock, King of America et son chef d'oeuvre dont est issu ma cover, Imperial Bedroom. Realisé par Geoff Emerick, lien direct avec Les Beatles et Mc Cartney en particulier, cet album somptueux est à mon avis l'apogée artistique de cet Elvis. Des arrangements chatoyants, des instruments variés, nous sommes à des années lumières du punk rock dont il est issu. Et comme ma bonne étoile ne m'a pas laché, j'ai trouvé mon Geoff Emerick à moi pour réaliser cette version de The long honeymoon. Philippe Jasmin de Totem production a du talent à ne plus savoir qu'en faire et il m'a gentiment offert un peu de ce trop plein, après avoir déjà magnifiquement oeuvré sur The loving d'XTC il y a quelques mois. Il m'a proposé cette version époustouflante de The long honeymoon, totalement revisitée, il va de soit, dotée d'une orchestration de rêve. Si vous cherchez plus qu'un studio d'enregistrement  mais un lieu ET des relations humaines, ou l'écoute de l'artiste et le résultat prime vraiment,  parce que vous savez que l'important n'est pas les machines mais celui qui est derrière, si vous recherchez des idées pour que vos musiques sortent de leur chrysalide pour avoir l'écrin qu'elles méritent, bref si vous voulez avoir un disque qui sonne, n'hésitez pas à le contacter, il se fera un plaisir de mettre son talent à votre service pour un rapport qualité/prix exceptionnel . Et la preuve vous en est apportée en son sur la page consacrée à The long Honeymoon.

ukulele - www.petitraisin.com/Pour les amateurs de ukulele, débutants ou non, à la recherche de grilles pour avancer dans leur apprentissage de l'instrument, j'ai enregistré 3 nouveaux titres, un avec 4 accords tout simple, pour se faire vite plaisir à jouer, Moonlight Shadow de Mike Olfield, et deux pas beaucoup plus compliqués (sinon je ne pourrais pas les jouer non plus, je reste un apprenti), un autre Bee Gees, Massachussets et un Beatles, All my loving. Si ce n'est pas des classiques ça ! Je  vous rappelle à toutes fins utiles que vous avez réservé votre soirée du 15 novembre pour aller voir Laurent Dutrey et Malin Plaisir en concert au Studio Raspail à Paris, toutes les infos nécessaires sont ici. C'est  LE concert de cette fin d'année, ne le ratez pas, mon petit doigt me dit qu'on pourrait y entendre un zeste de uke. Côté sortie d'albums rayons nouveautés, ont été chroniqué plus en détails ce mois ci , l'infrequentable Benabar, les papys du rock de Queen avec Paul Rodgers et les roses noires de the Rasmus , tous 3 bien entendu dans le podcast en compagnie des artistes ci-dessous.

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Exit Corriya, bienvenue à Passagère. Au détour d'une phrase, elle annonce comme si de rien n'était qu'un nouvel album est en route dont l'extrait proposé serait le dernier morceau. Pour pouvoir le donner met en exergue tout le talent de cette Suisse d'adoption, ou sa voix toujours aussi ensorcelante est emmitoufflée dans un duffle coat de cordes moelleuses, c'est juste beau, ca s'écoute les yeux fermés et nous emmène loin. Et dire qu'un album complet de cet acabit est sur les rails. merci Coco.

Une demande amicale sur myspace, comme d'hab j'écoute et ça le fait. Ca le fait même bien. Un duo originaire de Dijon, Le cri des rêves, avec les Prefab Sprout parmi son top amis et les Beatles au mur de son home studio ne pouvait que m'interpeller. Un pop folk tendance acoustique ou Barbara, la jolie voix (et pas que la voix) accroche l'oeil et l'oreille accompagnée de Laurent, pour une musique aux accents américain. Un album semble être tout frais éclos. Ils en font de jolis cris leur rêves.
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C'est avec le tubesque Tu me suis ? que Geno m'a harponné. Son nouveau site, complètement refondu, vous propose son album co-écrit avec Pascal Gomez. Tendance variété rock comme l'on dit aujourd'hui, entre Calogero et Obispo. Il chante bien, les compos tournent toutes seules et les arrangements sont dans l'air du temps, et comme il n'y a pas de mal à se faire du bien, n'hésitez pas à le suivre vous aussi.
  3 ans depuis son dernier album. Juste un petit single à se mettre sous la  dent l'année dernière et voici Christophe Pochon (et ses sangliers rieurs) notre hèlvète préféré qui fait son comeback avec Ca s'explique pas, 3eme album. Comme on ne change pas une recette qui plait, on l'améliore, nous restons dans l'univers qu'il a fait sien, des textes doux-amer, avec deux doigts d'amour, une bonne dose d'humour, une rasade de rythmes latins, un zeste d'accordéon. A l'image de la pochette, vous sortez de l'écoute avec la pêche et le sourire aux lèvres. Pourquoi ?  Ca ne s'explique pas !
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Un paquet d'albums sort ces temps ci. Dur de faire une sélection dans tout ce que je reçois ou découvre par moi même. Jinxx à plusieurs atouts. C'est une fille (+1), elle joue du ukulele (+5) et elle écrit des textes parfois coquins mais toujours plein d'humour (++) comme celui qui donne son nom à son 5 titres, Indiscrète. Même si elle signe paroles et musique, elle travaille avec un comparse pianiste Martin Mey pour les orchestrations. Ne les manquez pas sur scène ou le duo doit donner sa pleine (dé)mesure.
Que direz vous d'un bon vieux rock des familles, tendance garage. Les Small ties nous viennent de Lyon et proposent un retour à rock basique et diablement efficace. Un trio électrique et électrisant, descendant des Kinks/Who pour les glorieux ainés. Les petites cravates (en hommages aux mods ?) n'ont pas à rougir de la concurrence anglo-saxonne et tiennent fièrement leur rang.  Ca pétarade du feu de dieu, balance la sauce comme il faut et devrait faire se pâmer les petites anglaises et les petites françaises. le rock, c'est quand même sacrément fun !
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Plus calmes, plus atmosphériques mais tout aussi anglo saxon dans leur influences, Smoke Fish, un single deux titres sous la ceinture, déboule de Brest. Ils renvendiquent une filiation Bowie/Pavements/Pixies, pas si perceptible que cela sauf eut être dans certaines inflexions de la voix. Muse ou Coldplay si vous avez besoin d'étiquettes sont dans la ligne de mire. Faut voir ce que donnent ces quatres là sur la durée d'un album, mais la graine plantée semble pouvoir donner un bel arbre.
Arti Gussy est le pseudo de Thierry Margan, songwriter dans son coin et dont j'aurais pu (j'aurais du ) écrire certaines des lignes composant sa présentation . Pas d'album à priori, juste des chansons dispo sur son site, entre mélancolie et electro déjantée, un monde d'univers différents sous le même chapeau.
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Un sept titres m'a été proposé par le quatuor Fairchild. Ils affichent une proximité avec des groupes type Eels, Mum ou encore Venus, groupes dont je ne connais pas une traitre note. Pas grave car la musique de Fairchild se suffit à elle même. Portées par la voix d'Alix, ou les claviers tiennent une place non négligeable, les compos ont pour une bonne part un fort pouvoir attractif, J, Blue clouds ou le single Memories s'installent en nous sans grande difficulté, distillant une atmosphère rêveuse et brumeuse. Un beau départ pour ces grenoblois.
Ca démarre sur un rythme de batterie à la Eat to the Beat de Blondie. Basse vrombissante, guitares incisives et la voix de la chanteuse, voici Blizzar B. C'est officiellement pop rock,  officieusement punk pop, Blondie peut être mais première période, pré Heart of glass. C'est pêchu, énergétique, moins ouvertement commercial qu'un Superbus, ce Royal Spleen fait, en douze titres dynamites, le tour de la question. Manque peut être un gros single pour faire la différence. Un regret,  cette pochette, pas du tout à l'image de la musique qu'elle contient.
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Un album qui m'a vraiment plus ce mois ci, celui de Taliesin. Quelques compos franchement bien gaulées (I know, Lazy day), leur univers oscille entre pop et trip hop, Morcheeba en toile de fond, mais loin d'être un pâle ersatz, Taliesin apporte sa propre personnalité, incarnée par son excellente chanteuse, Marion Thomas, et mariant électronique et acoustique de fort belles façons. N'empêche que j'aurais bien aimé une version de I know traitée façon Tamla Motown,  Style Diana Ross and the Supremes qui aurait collé parfaitement avec l'ambiance de ce titre.
Lui, il fait fort. Usthiax, c'est son nom, dépose son coeur Bleu Palpitant sur nos platines. Ses parrains, Charlelie Couture dont il reprend un titre et Rodolphe Buger qui réalise (somptueusement) l'album. Pourtant c'est plus un à Cabrel qu'il me fait penser. Une voix grave, bien timbrée, des guitares lumineuses, un son énorme, des textes recherchés, littéraires devrais je écrire, mais simples, équation si complexe à résoudre, pas une faute de goût dans ce disque attachant, évident mais pas facile, comme on pourrait le dire d'une femme que l'on n'a pas le plaisir de séduire. Bref une présence peu ordinaire pour quelqu'un qui à la carrure pour devenir l'un des grands de demain, pas moins.
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C'est le hasard qui m'a (re) mis sur la piste de Still Square. Quand leur unique album est sorti, en 1985 sous le nom de Square, je bossais avec leur bassiste d'alors Vincent Lemoigne (Vincent, si tu me lis ...). Je les ai vue en répétition, ils avaient un guitariste de haut niveau et un chanteur hurleur excellent dans ce type de musique alors populaire, le hard et dont je reste persuadé qu'il n'a pas d'équivalent encore aujourd'hui en France.  L'album m'avait vraiment botté, alliant hard et mélodie, un peu, toute proportion gardée, à la manière du Rainbow de Ritchie Blackmore, le vynil est encore en ma possession. C'est en cherchant Vincent que j'ai vu que, devenu Still Square, ils avaient repris du service. Si vous aimez ce type de musique, ils furent une référence en France, même si le succès ne fut jamais au rendez-vous.
Puisque nous sommes dans la rubrique hard, restons y avec le tout nouvel album d'AC DC, Black ice. 8 ans depuis leur dernier album. On prend les même et on recommence. Pas un iota d'évolution dans leur musique, ou blues et rock and roll font bon ménage depuis plusieurs décennies, ce n'est pas avec eux que l'on risque l'incursion dans le rap ou le hip-hop. Rythmes binaires éprouvés, Brian Johnson et sa voix d'écorché vif, Angus Young qui justifie à lui seul formule le ridicule ne tue pas, AC DC est de retour, fait du AC DC, le fait bien, et que demande le peuple.
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Changement complet d'univers. Mam'zelle Bip et Franck Perolle ont alliés leur talent pour un album basé sur le concept une voix une guitare,acoustique la guitare. Lui est le style de musicien avec 10 doigs à chaque main. A vous dégouter de la 6 cordes, sans esbrouffe, en se renouvellant à chaque titre, il assure une rythmique swingante, car j'ai omis de le dire, c'est vers le jazzy que lorgne le duo. Pendant que lui tricote, la Mam'zelle pose ses mélodies et ses textes ou le thème des relations humaines est omniprésent. Ca scat un peu, ca balance toujours, c'est frais, et l'on sent une réelle complicité entre les deux. 
Un éditorial Sucrepop sans bossa, ça n'existe pas. C'est un brésilien émigré à Toulouse, Paulo Costa que j'ai décidé de vous présenter (merci Coco). Son dernier album, intitulé Salvador, en hommage à notre Henri national, n'est que douceur, une reprise en portugais du célébrissime ode à la ville rose Toulouse de Claude Nougaro en introduction. De la pure bossa comme peu aujourd'hui en produise, un régal pour les oreilles, ou sa voix chaleureuse, ses compositions racées, ses accords subtils font merveilles. Indémmodable !
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Comme je ne quitte pas si facilement ce type de musique, voici Valerie Louzia. Le 26 novembre au Favela chic, à Paris, sera lancé son album, Brazil confidential. J'ai déjà évoqué son disque précédemment, une musique jazz lounge moelleuse, aux influences sud américaine évidentes, un plaisir que de l'entendre dérouler ses mélodies sur le confortable tapis sonore déroulé par Arnaud Gauthier.
C'est un lien sur le site de Laurent Dutrey qui m'a mis la puce à l'oreille, pour changer des bonbons . 2 albums dont je ne sais rien, un nouveau à paraitre en novembre, Les regrets atomiques. Mais ce qui est en écoute sur le myspace de Stephane Mondino est alléchant. Une pop dans l'air du temps, très mélodique, une voix haut perchée, il cite Balavoine comme influence, God only knows comme chanson fétiche,   tout cela forme un fort faisceau de présomption qui me laisse à penser que l'animal va nous sortir un album mémorable.
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Je sais, cela peut paraitre étrange d'apprécier une musique comme celle de Megamoog. Appellez ça nostalgie (mes tous premiers enregistrements début 80 sonnaient pareil, un jour je les mettrais en ligne), mais ce son cheap m'attire. Pop minimaliste qu'ils disent. Un casiotone en guise de boite à ryhme et de son de synthés, une voix murmurant une ébauche de mélodie dessus, plus low fi pas possible, mais j'aime. Elles n'ont aucun fans sauf leur parent disent elles, je revendique d'être sur la liste.
Leur superbe premier album est encore tiède que déjà ils nous sortent un nouveau titre inédit. J'aime les groupes qui en veulent et ne se reposent pas sur leurs lauriers. Un bon titre de plus à l'actif des Portalis, et pourtant ils n'en manquent pas. Sans atteindre les sommets de leur disque comme My revolution ou Leave the ground, ce titre vaut mieux qu'une simple chute de studio et démontre, s'il en était besoin, que contrairement à beaucoup, ils n'ont pas jeté toutes leurs cartouches avec le rideau de douche.
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Je ne sais pas trop ce qui a pu les décider à opter pour un nom d'autoroute mais A13 va vous toucher-couler à coup sur. La voix déjà, qui colle des frissons dès les premières secondes. Soul, vibrante, brûlante, la chanteuse anglaise d'origine à la méchante classe.  L'album Hidden rendez-vous est tout juste sorti des presses, pas entendu encore, mais les compos présentent sur myspace donnent plus que l'eau à la bouche. La video présentant le groupe est dispo ici par exemple. Vous pouvez prendre la route avec A13 sans regret, ils vous emmeneront loin.
Vous reprendrez bien une petite dose de rock ? Second sex avec ce premier album Petite mort va se faire un plaisir de vous satisfaire. Des guitares, de l'énergie juvénile (18 ans au compteur en moyenne) à revendre, un son moderne tout en respectant la lettre du rock séminal. Des riffs, des mélodies, du power pop, une dégaine de petites frappes, New York Dolls du XXIeme siècle, très mode, ils ont beaucoup d'atouts pour faire un carton, reste à faire la part entre l'attitude et le talent, à eux de démontrer qu'ils ne sont pas simplement la hype du moment. En 16 titres qui vous giclent à la figurent, ils devraient vous en convaincre.
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le label Pop only Knows m'a envoyé le disque d'un de ses artistes, Eleanor L Vault. L'album s'appelle Instrumental music, et défini ainsi son contenu. Bon, quand il n'y a pas de voix, j'ai du mal à trouver mes repères, c'est un style que je n'écoute guère, ici, l'orchestration est minimaliste, quoique la diversité des instruments utilisés soit importante,  nombre de morceaux tournent autour des 2 minutes, et le tout est, comment dire,  reposant voilà c'est ça, reposant. Je me suis endormi en l'écoutant, non pas par lassitude ou ennui mais comme bercé. pas exactement ce que j'attends de la musique en générale, mais pas désagréable non plus, au contraire. 
Un sur qui je n'aurais pas parié un kopeck, c'est Daniel Powter. écrasé par le succès du single Bad day, dur de s'en remettre. 3 ans d'absence ou il dit lui même avoir sombré dans drogues et alcools, pour réapparaitre avec ce Under the Radar de belle facture. Mieux que ça même. Pas, à priori de mega hit cette fois, mais un album d'un niveau supérieur au précédent, ou la guitare joue enfin à part égale avec le piano, avec un sens de la mélodie remarquable, un album qu'Elton ne serait pas peu fier de sortir pour vous situer et le niveau et le type de musique. Une belle réussite.
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Comment qualifier la musique du duo Autour du temps et leur album intitulé ADT001/1. C'est sous influence jazz, à l'évidence, et c'est un domaine que je ne maitrise pas. Je dirais un zeste de Nougaro pour le timbre et le phrasé de la voix et pour le gros boulot sur les textes. Des musiciens de haut niveau à l'évidence, pour une musique à part, exigeante sans être absconce. Vous qui fréquentez ces pages pour leurs couleurs pop, si vous aimez être surpris, ces glissements temporels pourraient vous surprendre.  
Habituellement, quand je parle de Malin, il s'agit de Malin Plaisir, mais un petit Malin a gentiment décidé d'annexer le début du patronyme pour nous proposer de la chanson d'obédience rock. Second album, je ne connais pas le premier, l'ensemble des titres est quasi parlé, dans un talk over à la Gainsbourg, les textes sont en prise directe avec le quotidien, caustiques et satyriques, la première écoute m'avait un peu laissé sur ma faim et finalement, on prend vite goût à ses ritournelles efficaces. Mefiez vous, ce Malin n'est pas si gentil qu'il y parait.
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Ok, j'avais prévenu, ce mois de novembre est musicalement pléthorique, pantagruèlique même, plus d'une 1h40 de musique, près de 30 artistes à découvrir ou redécouvrir. Il suffit de vous abonner au tout récent flux RSS feed-icon-28x28.png  que j'ai mis en place, de vous installer tranquillement. et de vous laisser glisser. Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public.

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Rendez-vous le premier décembre pour clôturer cette année dédiée aux reprises, avant de souffler les bougies de la 10ème année.
 
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Octobre - Al Stewart - Palace of Versailles

septembre 30, 2008 Temps de lecture: 28 minutes

bastille.jpgC'est d'un album qui affiche fièrement ses 40 ans au compteur que j'ai extrait le titre de ce mois ci. Al Stewart, son auteur n'a eu qu'une brève période de succès grand public, entre 1976-1978, avec les albums Year of the cat et Time passages. Produit par Alan Parsons, garantie d'un son moelleux et gage de qualité, ce Palace of Versailles , au texte historique, Monsieur Stewart est coutumier du fait,  est un pur bijou de mélodie, d'orchestration, totalement oublié aujourd'hui alors qu'il ferait les beaux jours de la bande FM. C'est Luc qui m'accompagne dans la difficile tâche de reprendre ce titre. Luc a déjà chanté pour Sucrepop, est lui même un auteur compositeur interprète mais, faute de site je ne peux vous rediriger vers sa musique. Nous avons procédé pour ce titre d'une manière différente des mois précédents. Pour le projet Sortez Covers ! , après avoir choisi le titre à couvrir, je laissais carte blanche aux musiciens pour les arrangements, le morceau m'arrivait clef en main, juste la voix à poser dessus. Cette fois, J'ai enregistré plusieurs pistes (basse, orgue cathédral, piano, synthé, boucle rythmique, claquement de doigts, cordes ...), Luc a récupéré tous les tracks et a mixé le tout, conservant, coupant, déplaçant, supprimant au gré de son inspiration, ajoutant quelques rythmiques de guitares par la même occasion. J'ai ensuite posé la voix sur ses choix finaux et le tout s'écoute sur la page nommée Palace of Versailles

tape.gifCôté Ukulele, 3 nouvelles grilles sont à votre disposition, avec leur enregistrement live. What a wonderful world, imortalisé par Louis Armstrong, un Joe Dassin, la fleur aux dents et , un Bee Gees, donc je suis en train de m'intoxiquer à hautes doses, I started a joke. Mise en ligne également d'extraits de l'émission le Tchat sur Radio plus consacré à la sortie de l'album de Laurent Dutrey, L'être transparent et au concert commun avec  Malin Plaisir , un concert Sucrepop and friends, à ne pas rater le 15 novembre (pour en savoir plus c'est sur ce lien).

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Et puisque je parle de concert, s'il en est un en octobre qu'il ne faut pas rater si vous êtes en région parisienne, c'est celui de Meek. Après une longue absence scénique, certes compensée par quelques perles d'albums pop dont il a le secret, Meek fait son comeback, le samedi 4 octobre au STUDIO RASPAIL, 216 Boulevard Raspail à Paris, métro Raspail, pour fêter la sortie imminente de son 4ème album Sortie de Secours.

Cela promet d'être pop, bien entendu, Meek  jouera accompagné par son nouveau groupe ainsi que seul au piano ou à la guitare des chansons plus intimistes. Places: 10euros (sur place), 7euros pour les étudiants et demandeurs d'emploi. Réservations possibles au 01 43 13 30 31.
Bien que semble t'il nous habitions la même ville depuis des années, nous ne sous sommes jamais rencontrés. Lune est à classer, si tant est qu'elle accepte les étiquettes, ce dont je doute,  dans la catégorie des artistes bien secoués, mouvance Rita Mitsouko /Higelin. Son second album, Jardin anglais est sur le point de  sortir, son clip du même nom, plein d'humour et doté d'une bonne pêche définit un univers que démentent un peu d'autres titres en écoute sur son myspace, tel Marchand d'age ou le très doux Bord des mers, plus tendres. Bref, Lune semble offrir une palette musicale plus riche que je ne m'y attendais. Plusieurs concerts dans les semaines qui viennent sont annoncés sur son myspace sur Paris.
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Mon gros coup de coeur de ce mois ci est en fait la Bo d'un film sorti l'année dernière que je n'ai découvert que le mois dernier. je n'ai même pas vu le film, Des chansons d'amour, comédie musicale de Christophe Honoré, basé sur des chanson d'Alex Beaupain, dont le nouvel album sortira dans quelques jours et sur lequel je vais me précipiter. Les chansons, fil conducteur du film, interprétées par des acteurs dont ce n'est pas le métier, sont superbes, Je n'aime que toi, Brooklyn Bridge, Si tard,De bonnes raisons,  plus que d'excellentes chansons dont il est aisé de comprendre comment elles ont pu inspirer un film. Me reste à mettre la main sur le DVD pour voir si les images sont à la hauteur de ce que suggère la musique
Elle est brune et a décidé d'en faire son pseudo, why not, mais entre BB brune, Ruby Brune et autre Blondie teintée, son identification sur le web n'est pas gagnée. Elle fait ses classes dans le métro, vers Bastille si je ne m'abuse, et propose des maquettes pop teintées de rock ma foi fort goutues, ça sonne, la voix envoie bien, les mélodies sont efficaces, Sur ta bouche à des allures de single top50 et c'est tout le mal que je lui souhaite. Reste à voir ce que donnerait la belle sur la distance d'un album, allez, on s'y colle !
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Ils sont frères, le groupe s'appellent donc les frères Audebert . Ils sortent un tout nouvel album, ils l'appellent Nouvel album, logique. Une bio, en video sur leur site,  très chouette,  retrace leur parcours, entre signature sur une major et retour à l'autoproduction. Je n'avais jamais entendu parler, ni de Cyrano leur précédent groupe, ni d'eux, et c'était une grave erreur.  Une inspiration en droite ligne de Liverpool, donc ligne mélodique en avant toute pour des arrangements léchés et un son proche de ce que furent parfois les Charts de Calogero. Un album qui fait plus que se laisser écouter et l'une des vraies belles réussites de la rentrée. Une probable chronique plus détaillée de l'album est à suivre en attendant écoutez La petite flamme ou elle m'appelle, vous m'en direz des nouvelles.
Avant de me lancer dans une reprise, je cherche un peu sur le net s'il n'en existe pas déjà une. En général je choisis des titres peu connus et donc il est rare que j'en trouve. Mes recherches m'amènent souvent sur Coverville, site dédié ou je découvre souvent des artistes. C'est le cas de The bird and the Bee, un duo comme son nom le suggère. En pleine période Bee Gees c'est leur reprises d'How Deep is your love et l'exceptionnelle chaleur de la voix d'Inara George qui m'ont séduit. Je suis du coup allé découvrir leurs propres titres qui tiennent toutes les promesses de leur reprise.
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Je parle peu dans ces pages d'artistes italiens, je ne connais pas leur langue et ne comprend donc rien à leur page web. Giuseppe Cuce lui m'a contacté via myspace pour devenir l'un de ces amis à la vie à la mort que génère ce site. N'empêche que sa musique La ballata di un fiore m'a immédiatement accroché, un côté latin lover, crooner sur les autres titres devrait charmer ces dames. Un reste de parfum d'été et de vacances
C'est sur le site francophone référent consacré à ELO, Elodiscovery que j'ai entendu parler de Neil Nathan, du fait de sa reprise du classique Do ya. Le bonhomme citant en plus l'influence de Cheap Trick, c'était une seconde bonne raison d'aller voir de quoi il retournait. Et bien c'est tout comme il dit ;o) Du rock pop comme Better be going ou des accents de John Lennon se font sentir, ou sa cover quasi acoustique du titre de Jeff Lynne, c'est du tout bon. L'album est il au niveau, je ne saurais le dire, mais  les premiers titres laissent présager du beau boulot. 
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Zen Zila, c'est, toute proportion gardée, une sorte de Clash à la française, période Rock The Casbah ou, côté francophone un condensé de Zebda et Louise Attaque. Par la fusion des styles, entre rock, chansons et musique orientale, par le côté politique des textes, en prise directe avec notre présent, par l'éclectisme des choix musicaux. Gueules de terriens est leur quatrième album, le seul d'eux que je connaisse. Le son, orienté acoustique, est plutôt festif, le duo qui forme l'entité, Wahid Chaib et Laurent Benitah ont plutôt la patate et la dimension scénique des titres est déjà présente en filigrane dans l'enregistrement. Une reprise inattendue du Temps de l'amour de Dutronc ajoute à la diversité de l'album
Pour les gens de ma génération, Saturnin, c'est avant tout un canard cathodique rouspéteur qui nous accompagnait les jeudis après midi. Va falloir s'y faire, c'est maintenant un one man band , un mec tout seul derrière ses machines qui s'essaie à une pop psychédélique. Synthés qui n'ont pas d'âge et bricolage sonores improbables sortent de fait le Saturnin du commun des mortels musiciens. Ca part un peu dans tous les sens pour mieux les flatter (les sens). Le tout donne un truc clairement à part, tout en restant accessible, Pied  de nez ferait un très honorable single par exemple. Je doute que ce Saturnin passe aussi souvent dans la petite lucarne que son jaunâtre homonyme, mais si les premiers Floyd ou le côté foutraque de certaines compos des Beach Boys  vous parlent, si vous aimez être surpris, bref si une pop non formatée mais pop tout de même vous interpelle, ce premier disque est fait pour vous.
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Elle répond à l'improbable nom de Schuyler Fisk, est actrice, auteur compositeur interprète et a à peine 25 ans. Une voix à damner pas mal de saints, elle pratique un folk rock aérien, rien qui ne soit vraiment original, mais qui fait tout de même sacrément du bien au conduit auditif. Ca pulse doucement, ca groove gentiment et c'est un plaisir que de faire une petite ballade en sa compagnie. 
C'est de Norvège que nous vient le West Side Tennis Club, duo composé de Frode Unneland, and Bjørn Ivar Tysse. Ils sont à peu près aussi connus que Sucrepop, c'est dire et pourtant ils proposent une pop pleine de fraîcheur, qui glisse dans les tympans Ils me font penser à d'autres nordistes septentrionaux, Suedois ceux là les Merrymakers pour ce même sens mélodique, la qualité des compos. Un album était annoncé en 2006, pas vu trace de celui ci. Dommage, car on tient là une belle pépite.
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Changement de continent avec les australiens de The Motifs. Ce groupe est en fait l'aventure solo d'Alexis Hall qui s'entoure, au gré du temps et au fil des rencontres, de musiciens divers pour mener à bien son projet artistique. Style de musique, low fi faite à la maison, dans la cuisine. Foin de grosse production, de luxueux synthés, de grosses guitares ou de batterie d'airain, rien que du cheap et du fait main. Ca donne l'impression que n'importe qui peut faire la même chose, et ce n'est pas tout à fait vrai, ni tout à fait faux non plus. Le groupe semble très prolifique et  distille ses chansons sur le net.  Alors il faut aimer ce style, personnellement j'adore, c'est très frais, très immature, prêt à consommer et à jeter, bref c'est de la pop quoi.
Question minimalisme et son cheap, un autre qui se pose là c'est Jacob Borshard. Lui c'est au ukulele qu'il sévit, d'ou sa présence dans ces pages. Il est également auteur de bande dessinée, toujours dans la même idée de simplification que je qualifierais d'épurée;o). Ces petites vignettes sonores sont à l'image de ces planches à dessin,  vu superficiellement, c'est à la limite du ridicule, mais on se laisse vite prendre au charme de ses  compos. Evidemment, si vous faite une allergie au Ukulele, les potions du docteur Boshard ne vous guériront pas et risque même de renforcer votre affection mais dans le cas contraire ...
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Vous reprendrez bien un peu du 4 cordes à la mode ? C'est sur le label Weepop, spécialisé dans la pop low fi que j'ai mis la main et surtout les oreilles sur le duo Let's whisper, échappé des non moins pop Smittens. Leur Hey sunshine sautillant est capable de transformer ce mois d'octobre commençant en douce journée de printemps. Cet extrait est issu d'un 6 titres intitulé Make me smile, on ne saurait mieux qualifier leur musique.
Sylvie, qui chante parfois pour Sucrepop quand j'ai le temps de lui écrire une chanson, ne compte pas, heureusement pour elle, que sur moi pour lui bricoler des popsongs  sur mesure. Elle s'est trouvée un talentuteux songwriter, Walter Shopp qui lui a concocté un titre très Mc Cartnesque, période actuelle. Le site du Walter en question recèle de nombreuse autres pépites, il a un talent certain pour trousser des titres qui auraient pu trouver leur place sur Chaos in the backyard ou Memory always full sans rougir, son timbre de voix renforçant la similitude. Du coup, j'ai la pression pour ma prochaine compo destinée à Sylvie.
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The Librarian, c'est le pseudo choisi par le solitaire Sylvain Chuzeville, en référence à son métier de bibliothécaire je suppose. Son premier album, tout frais sorti des presses se nomme Amateur, histoire de bien enfoncer le clou sur les rudimentaires moyens utilisés pour l'enregistrement. 9 titres dont un seul en français, Les grands yeux. Ce sont les claviers qui prédominent dans ses compos, des titres assez mélancoliques, pas de morceau up tempo ici, facture low fi de rigueur, nous étions prévenu, et pas déçu. Tout est téléchargeable sur Jamendo.  
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En vitesse, un petit rappel de deux albums chroniqués plus en détails dans la rubrique qui va bien. L'ex Beach Boys Brian Wilson nous sort d'on ne sait ou un That lucky old sun qui s'avère être son meilleur album depuis 40 ans, un concentré de tout son talent qui sans égaler ses plus belles heures, renvoie au néant l'entière discographie des garçons de la plage post 70. Quand à Julien Clerc et son Ou s'en vont les avions ?, s'il réussi le décollage avec un joli single en ouverture, la jupe en laine, rate en revanche le reste du voyage avec un album finalement pas si mauvais mais mou du genou et tièdasse. Une page de plus dans sa discographie qui ne laissera pas un souvenir impérissable. Julien_Clerc.jpg
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Combat des chefs entre deux pointures de la chanson française qui font un retour dans les bac à disque.s tout d'abord Vanessa Paradis qui publie le live de son Divinidylle Tour, le bien nommé puisque l'intégral de l'album studio est revisité ici dans des versions assez proches des originales, agrémenté de quelques tubes ayant jalonné sa carrière via Serge Gainsbourg, Lenny Kravitz ou Franck Langolff. Deux reprises, une d'Aznavour et une de Jeanne Moreau et un ou deux titres moins connus , par moi en tout cas, composent le tout. accompagné par la crème des musiciens (M bien sur, le solo sur pourtant est géant,  mais aussi Albin de la Simone), Elle nous propose probablement ce que la variété peut faire de mieux quand elle flirte avec la pop.  
Difficile d'en dire autant de Point de suture, le très attendu nouvel opus de Mylène Farmer. En sus d'une pochette laide à faire peur, Melle Farmer y fait du Mylène. Aucune surprise ici, la plupart des morceaux auraient pu se trouver sur n'importe quel album précédent. Pas de gros tube à l'horizon,  gros son oui, entre Depeche mode et Madonna, les textes, toujours dans la même veine tournent en rond pour ne rien dire, il est temps de passer à autre chose et de laisser se refermer la cicatrice.
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Ce qui caractérise le plus la musique de Mélissa Laveaux, avec ce premier album à paraître, Camphor and Copper, c'est l'effet de surprise. La voix d'abord, qui ne ressemble à rien de connu, voilée, rauque, étrange. le choix des langues ensuite puisqu' elle passe allégrement de l'anglais au français puis au creole, parfois dans le même titre. Mélissa est canadienne, vivant actuellement à Paris, ce premier disque est en fait bati sur  un album autoproduit de 2006, réenregistré pour l'occasion. Etiquette folk,  mais reprenant un titre d'Elliot Smith, La jeune femme déroute un peu mais offre un album profondément personnel, différent et que les amateurs de musiques métissées devraient plus qu'apprécier.
Olive et moi a été signé par Tôt ou tard ce qui signifie généralement qu'il y a qualité sous roche. Aucune info sérieuse sur son parcours sur son myspace ou sur celui du label, bref il déboule de je ne sais ou avec un premier disque sous le bras, Fais moi une passe. Un timbre de voix très chanson française, comprenez  type Delerm/Myckey 3D/Benabar donc pas un grand chanteur, mais avant tout un auteur. Et je dois avouer qu'effectivement, que ce soit Olive ou lui, il y a là un talent certain. Le titre éponyme, le duo  Il ou elle ou T'as survécu c'est bien ont dans les gènes de l'ADN de tube. Il y a la le truc qui accroche et qui fait la différence et un vrai jeu avec les mots, l'ombre du grand Serge plane au dessus de cet Olive.
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Allez une petite dernière pour la route. Not so frenchy est un site qu'un joueur de ukulele, Matieu qui traîne sur un forum consacré à l'animal, nourrit de chansons. Il y a collé une reprise d'I wanna be your boyfriend des Ramones que j'avais moi même révolvérisé il y a quelques temps. Voilà, moi j'aime bien, ça gratte, c'est léger, ça ouap dou ouap c'est que du bonheur.


Voilà près d'1h30 de musique à vous envoyer dans le cornet, faite passer le lien de cette page, les artistes qui s'y trouvent ne souhaitent rien d'autre que d'être écoutés par le plus grand nombre. Rendez-vous en novembre pour des aventures super soniques et avec une reprise dont je ne vous dis rien de plus qu'elle va décoiffer !



Septembre - des larmes et des larmes - Laurent Voulzy

août 31, 2008 Temps de lecture: 24 minutes

larme.jpgAvec la rentrée,  grisaille automnale et hiver en ligne de mire, normal de verser une petite larme. Voir plusieurs. Ca tombe bien c'est le titre de la reprise de ce mois ci, Des larmes et des larmes. Je n'avais jusqu'à ce mois ci repris de titre en français. Normal en quelque sorte puisque l'immense majorité de mes influences sont issues du monde anglo saxon. J'avais bien repris déjà un groupe français, Taï Phong mais ils chantaient en anglais.
Je me suis donc dit qu'il était temps pour moi de rendre hommage à l'un des compositeurs que j'admire le plus, j'ai nommé Laurent Voulzy. J'en ai profité pour le discographier (c'est par là) et donc passer un de ses titres à la moulinette Sucrepop. Mon choix c'est porté sur la face B d'un single paru en 1980 - déjà - et qui figure par ailleurs sur quelques compils.
Des larmes et des larmes est initialement une douce et splendide ballade et, fidèle à mes habitudes, je l'ai emmené dans une autre direction, quitte à faire une reprise autant lui apporter une touche personnelle.
Personne avec moi aux commandes cette fois, et comme en février c'est à un Sucrepop solo que vous avez affaire ici. Rendez-vous pour ces 2'45 de désespoir sur cette page. Pour les amateurs de  Ukulele j'ai également mis en ligne quelques reprises voix-uke live, Cat Stevens et son Wild world, Save the last dance des Drifters (entre autres)et un Balavoine , Tous les cris les SOS,avec comme toujours les grilles d'accords. J'ai enfin reçu les bandes d'un concert datant de novembre dernier, vous pourrez dans la rubrique live y écouter Julie interpréter du Sucrepop et deux covers.

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L'album du mois sort le 8 septembre. Annoncé depuis quelques mois sur son myspace, Laurent Dutrey avait déjà distillé quelques titres alléchants de L'être transparent, 3ème album sous son nom. 11 nouveaux  morceaux sont maintenant prêt à investir vos tympans. La chronique détaillée vous attend ici, sachez que ce disque est largement à la hauteur des précédents, et ce n'est pas peu dire. Une pop avec des bulles, des guitares fruitées, des mélodies raffraîchissantes, et cette voix haut perchée, identifiable entre mille, qui ajoute ce cachet si particulier au goût de revenez-y. Pas encore convaincu que ce Laurent est un auteur compositeur interprète de tout premier plan ? En guise de session de rattrapage il met depuis peu son 1er et tout aussi magique album, Radical Paradis,  en téléchargement gratuit. Plus aucune excuse pour ne pas craquer.
Dans mon top des autoproduits ils sont 3. je viens de parler du premier, avant les vacances Malin Plaisir avaient été à l'honneur dans ces même pages, et Meek sort son 4eme album, Sortie de secours le mois prochain. Le grand chelem en 2008 donc. Je parlerais plus en détail de l'album de Meek , probable album du mois lorsque j'aurais pu l'écouter en entier, mais bloquez déjà deux dates dans vos agendas. Il m'arrive de pouvoir proposer à des artistes que j'apprécie particulièrement une chouette salle en plein Paris, Le Studio Raspail, 216 boulevard raspail, métro du même nom.  Meek et son groupe y seront à l'affiche pour le concert de lancement de Sortie de secours le samedi 4 octobre à 20h30. Malin Plaisir et Laurent Dutrey me feront le plaisir de partager la scène pour un concert exceptionnel le 15 novembre, même heure, même endroit.  Elle est pas belle la vie ? de quoi donner de chatoyantes couleurs pop à cet automne.
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C'est Eric, de Malin Plaisir qui m'a parlé récemment, en terme élogieux, de Michel Gullo. Pour moi, inconnu au bataillon. Je me suis donc renseigné. Sa bio, son premier album en téléchargement sur son site laisse entrevoir un ACI dans la lignée des Cabrel, guitares folk ou électriques, réel talent d'écriture. Pour les vacances je me télécharge son second disque, Que restera t'il direction mon lecteur mp3 et vamos à la playa. Et là étonnement. Au point que je me demande si je ne me suis pas trompé d'album. Imaginez un album de techno auquel on ajouterait des paroles qui veulent dire quelque chose et des mélodies qui tiennent la route. Exit les guitares place au tout synthés vintage, boite à rythme et autres boucles. Volonté de se remettre en question, d'aller là ou on ne l'attend pas ? Mystère. Du coup un album hautement improbable qui réussi parfaitement le mariage de la carpe et du lapin. Des chansons tubesques (Au pays de nos rêves,  Le temps s'enfuit, Que restera t'il ? et des textes intelligents, chapeau l'artiste. L'album est dispo sur son site en téléchargement libre et gratuit.   
Retour à une pop d'obédience plus classique mais qui n'en est pas moins jouissive. Guitares tranchantes et couple basse batterie musclé pour un pop rock supra efficace. les Paingels, sont un quartet originaire de Toulon, sortent leur album en septembre, Intrusion est son nom et sont signés, gage de qualité, par le label Daruma productions. Intrusion dans notre univers c'est certain, et si tous les titres sont à la hauteur de Je ne danse pas le carton est assuré. Un rock avec beaucoup de pop dedans, à la manière de Superbus,  ou de the Knack, un potentiel radiophonique que ne renierait pas Kyo,  deux  gars, deux filles comme Abba et la patate comme personne. J'en reparle quand j'aurais pu écouter tout l'album mais ca me semble grand. Pour les plus anciens, ca me fait penser aux Plimsouls et autre Paul Collin's Beat, c'est dire.
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Ils ont un nom de personnage de bande dessinée, Captain Storm, et ils ont une sacré gniaque également. Côté super pouvoir, une chanteuse qui en remontrerait à Blondie, des musiciens qui connaissent leur dico pop sur le bout des doigts et une énergie communicative. Je n'ai pas cité Blondie par hasard, le groupe à la même capacité à aborder des styles différents tout en gardant une unité de ton et une chanteuse au timbre aussi rageur que rock and roll. C'est un groupe habitué à la scène semble t'il,  un album studio serait  le bienvenu, le son des demos dispo sur leur myspace ne mettant pas assez en valeur les évidentes qualités de ce groupe. Perso je mise sur eux. Ils seront à la fête de l'huma le 13 septembre.
Si nous restons chez les filles, nous changeons complètement d'univers avec Miss Lilly. Un gros travail vocal, des boucles, des samples qui s'emmêlent et s'entremêlent pour nous donner le tournis. Mais Miss Lilly prend garde à rester toujours accessible, à conserver le côté pop qui accroche l'auditeur. Alors bien sur, Camille, alors bien sur, Emilie Simon. Mais elle dégage une fraîcheur qui donne à son electro une saveur unique. Tout ce travail studio est transposé sur scène avec l'ajout de musiciens.
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J'ai un peu de mal à cerner Onirique. C'est un trio si j'en crois leur site web, masculin si j'en crois les photos. Hors une voix féminine hante l'ensemble des compos dispo sur leur myspace. Leur musique tente le croisement chanson, jazz et hip hop, bref essaie de bousculer un peu les conventions. Le résultat est effectivement séduisant, décloisonnant les genres, mélangeant les ingrédients sans jamais nous donner l'impression qu'ils jouent aux apprentis sorciers. De l'instrumental bruitiste 4 saison en une journée au parfum bossa de quand je dors leur tout dernier titre, Onirique nous fait rêver et avec un nom pareil c'est bien le moins que l'on puisse attendre .
Si ma préférence va généralement aux chanteuses, il arrive qu'un timbre masculin me rallie à sa cause, surtout quand il est posé sur un lit pop rock. Anacruz est de ceux là. Originaire d'Angers, ils nous proposent une sacré série de bons titres extraits de leur 1er album, Hologram. Un rock dense, compact, ou s'intègre à merveille un clavier. Le son est resserré, sec, nerveux, tendu et porte superbement l'exceptionnelle voix du chanteur. C'est redoutablement efficace et parfaitement produit. Un rien de pop en plus ne me déplairait pas,  évidemment,  mais cette première salve est diablement efficace.
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Blessing est un duo d'Aix en provence. Un premier 4 titres en 2006, un second prévu incessamment. Une voix féminine, Claire, dans la ligne Evanescence, une musique plus sombre voire mélancolique ou les guitares se taillent la part du lion. Fan de Smashing Pumpkins vous devriez vous retrouver en terrain de connaissance.
Ok, elle a une plastique qui attire le regard - masculin - mais quand Nathalie m'a incité à aller sur son site , c'est sa voix que j'ai d'abord perçu. Lamiela, marocaine relocalisée à Bruxelles, a, niché dans ses cordes vocales, certes quelques rayons de soleil, mais surtout une profondeur, une émotion peu courante. Il coule dans ses veines un peu de ce sang d'afrique noir qui nous a donné de si extraordinaires interprètes. Reste à savoir ce que cette panthère pourrait donner avec des compos originales puisque c'est principalement sur des reprises qu'elle a bâti les fondations de sa carrière. Mais de Queen à Josephine Baker en passant par Dylan, que de belles réappropriations.
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Troisième fois exactement que je vous parle d'elle. En fait à chaque fois qu'elle sort un nouveau titre sur son myspace. Elle a le style de voix qui fait rêver n'importe quel auteur compositeur, la soul à l'état pur. Nickie Roll est la Rolls des chanteuses, pas moins. que ce soit en français ou en anglais, ça sonne, ça pulse, l'énergie est  bouillonnante, la fusion nucléaire. Je ne sais pas qui écrit les compos qu'elle met en ligne mais elles lui collent à la peau, cela promet un album détonnant, cette voix garantie des prestations scéniques du feu de dieu, Allez les bonnées fées, penchez vous un peu sur ce berceau là.   
Elle revient. Coralie Clement revient. Alors mettons les choses au point tout de suite, si l'on excepte Helena Noguera (pardon Helena), Coralie est la femme de ma vie. Bon, ni l'une ni l'autre ne le savent mais c'est ainsi. Avec son premier album, salle des pas perdus, elle m'a définitivement conquis ensorcelé devrais je dire. Un pur chef d'oeuvre. Le second, Bye Bye beauty, quoique illuminé par sa voix était un ton en dessous, du coup, disparition des écrans radars. mais je pardonne tout, elle revient. Avec du ukulele, des compos irradiantes, une voix plus mature, des chansons qui tiennent la route, le duo avec Etienne Daho, un temps dispo sur myspace, est un bijou. Elle revient et elle va faire mal Coralie.
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C'est avec étonnement que je me suis rendu compte n'avoir jamais parlé de Mademoiselle K. Second album paru au printemps , après le relatif carton, inattendu, de Ca me vexe. Exit Mademoiselle K solo, auteur compositeur interprète, Arrivée de Mademoiselle K le groupe. Les compos ont évolué vers un rock encore plus ramassé, plus électrique,  aucune possibilité de confondre avec Calogero, c'est brut, pas formaté radio pour un sou, pas de chansons, des morceaux de rock dans un style The Strokes par exemple. Jamais la paix porte haut l'étendard d'un rock sans complexe face aux anglo-saxons. 
Il y en a qui ne font pas comme tout le monde. Qui ne sont pas comme tout le monde. Prenez Adrugan par exemple. Un duo, certes, mais guitare batterie, pas courant comme formation. Duo qui ouvre sa discographie par un enregistrement live pour une musique à forte tendance folk, dotée d'une voix clairement habitée, qui m'a parfois évoqué les mythiques Pavlov's dog par ce côté fragile assumé. A l'évidence l'été et les Beach Boys sont loin, Adrugan fait plutôt dans l'émotion, palpable, pour une musique qui évoque plus le crépuscule que l'aube, plus le sombre que la lumière sans pour autant se noyer dans le pathos. Un album studio est prévu pou la fin de cette année, à suivre avec attention.
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Au printemps dernier, Clarisse Lavanant a sortie son 3ème album, Les filles comme moi. 17 chansons ou l'influence celtique qui inondait le précédent est moins prégnante quoique présente. 17 vignettes sonores ou piano et guitares acoustiques forment l'ossature des morceaux pour des textes joliment ciselés qui parlent de voyages, d'amour, évidemment, et de rencontres. Si la voix cristalline nous berce doucement, les mélodies manquent parfois un peu de relief, d'aspérité pour accrocher l'oreille de l'auditeur.
Parfois, foin de le sophistication, pas de préliminaires, juste un bon coup de gros rock jouissif suffit à faire notre bonheur. Ramones Power ! Et c'est sur cette ligne que Pete Vyler se positionne. Ce groupe de Montauban ne s'embarrasse pas de détails, du rentre dedans punk rock droit dans le buffet. Les textes sont aussi graveleux que l'on peut s'y attendre, les guitares tronçonnent les riffs comme une armée de bûcherons canadiens, les morceaux s'enchaînent dans un joyeux foutoir et vous laisse exsangue et ravi. Du fuck and roll simple et efficace. 
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Xtrib est l'une de ses innombrables plateformes qui propose de vendre les albums des groupes autoproduits que nous chérissons sur Sucrepop. Pour se démarquer de la concurrence  les morceaux sont proposés au format mp3 , classiquement, mais également en Flac, un format compressant sans aucune perte audio (contrairement au standard MP3) au prix,  évidemment, d'un encombrement nettement plus important. Et pour démontrer l'intérêt de la chose, une compil regroupant 9 groupes est gracieusement offerte. Des styles très différents parmi ces artistes et quand à moi, au moins deux belles découvertes, E2M, avec face à un ange est superbe et je m'en vais de ce pas découvrir ce groupe pour vous en parler plus longuement, et le Vilain volatile dont le décodeur m'a convaincu.
Allez, pour le plaisir des oreilles un nouveau titre ou figure Paul Mc Cartney, sur le futur album de Nitin Sawhney London undersound à paraître en octobre. je ne connais rien de ce dernier, et le titre My soul dont il est question ici  n'apportera rien de plus à la légende de Sir Paul, mais ca reste un régal que de l'écouter dans un style un peu différent de ce qu'il fait habituellement.
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Et pour terminer cette sélection mensuelle, un titre pour le plaisir des yeux (enfin ceux des messieurs principalement) Je suis tombé, je ne sais plus trop comment, sur la video d'un comique américain, acteur et musicien à ses heures, Rodney Carrington. Le bougre fait de l'excellente country sur des textes qui tranchent nettement avec le puritanisme habituellement associé aux américains. Son Show them to me, dédié à vos seins mesdames, est un pur régal, et une âme charitable à eu l'excellente idée de l'illustrer avec une compilation de quelques une des plus mémorables scènes topless du cinéma. Coté cinéphiles, a vous de retrouver les films, côté audiophiles, si vous aimez la country, ce titre en soi est tout à fait bon, et amateurs de jolis seins, faites vous plaisir, c'est par ici.


Fin pour ce mois de septembre. Je vous rappelle que Meek est en concert le 4 octobre au studio Raspail à Paris, 216 boulevard Raspail,  et que Laurent Dutrey et Malin Plaisir y seront le 15 novembre.
à suivre ...


Août - I'll follow you into the dark - Death cab for cutie

août 1, 2008 Temps de lecture: 24 minutes

C'est l'été, les vacances pour la plupart d'entre vous, alors que les miennes sont quasiment terminées eekKundalini Primale. La sélection de ce mois ci sera donc légère, ensoleillée et plutôt mid tempo, pour accompagner votre farniente. Entre pop et bossa, mon coeur balance, c'est donc entre ces deux fées que va s'écouler ma programmation.

Alors que mes précédentes reprises avoisinaient les 30 à 40 ans au compteur, c'est un morceau datant de 2005 qui se trouve revisité ce mois ci. Le terme revisité prend ici tout son sens car l'arrangement que Stéphane, l'homme orchestre de Kundalini Primale a réalisé se démarque singulièrement de la version originale. D'un côté donc, Une superbe chanson de Death Cab for Cutie, intitulée I'll follow you into the dark, un groupe indie américain pour un titre initialement acoustique comme une bonne part de ceux que j'ai choisi jusqu' ici, de l'autre une non moins superbe orchestration, des cordes, des claviers, des parties de batteries inventives, bref du Kundalini. Stéphane accompagné de Blandine a déjà 3 albums sous la ceinture, que vous pouvez découvrir sur leur site. Leur premier album, Chanson pour se pendre, chroniqué ici même par mes soins annonce bien la couleur de leur musique en mineur. Une palette de son mixant  la pop, le jazz, le classique, le latino pour un résultat chatoyant. Le résultat du passage de Kundalini en Sucrepopie s'écoute sur cette page.

Par ailleurs, petite annonce, sur les 4 mois restants de  l'aventure Sortez Covers ! Il m'en reste deux sans arrangeur. Donc soit je m'y colle,soit, si le coeur vous dit de participer,  il ne tient qu'à vous, contactez moi.

Le disque du mois ne pouvait être que celui de Laurent Voulzy, Recollection. Si quelqu'un incarne l'été, la douceur et les vacances, c'est bien lui. Le single Jelly Bean est déjà sur toutes les lèvres, petite pépite de magie pop, une intro très Electric Light Orchestra, réminiscente de Xanadu, la ricken qui carillone, les yeah yeah qui s'envolent, des choeurs paradisiaques, une mélodie bleue comme un ciel d'été. L'album est là pour célebrer les 30 ans de la sortie de Rockcollection et donc se présente comme un concept album.  Pour l'album à la loupe, c'est par ici, sachez simplement que si le précédent, 7ème vague, vous avait séduit, vous pouvez vous précipiter sur celui ci les yeux fermés et les oreilles grandes ouvertes, Voulzy y fait du Voulzy et ça fait du bien.
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Pour la sortie de leur nouvel album (dont je n'ose penser qu'il n'est pas encore en votre possession), les Malin Plaisir ont été invité par Christophe de Radio Plus pour un peu de promo. Quitte à avoir l'antenne pendant deux pleines heures, ils en ont profité pour mettre en avant nombre de copains autoproduits. Une cover live de Laurent Dutrey annonce, scoop,  un concert commun de deux de nos plus talentueux artistes le 15 novembre proposé par votre serviteur. Plus d'infos prochainement dans ces mêmes pages. Un extrait de l'émission est dispo par là mais la totalité est accessible soit sur le site des Malins soit sur celui de Radio Plus.

Qu'un groupe breton sorte une galette, rien que de plus normal . La chronique du premier mini album de Nel et les Touristes est dispo sur cette page. C'est tout en pop et en guitares, et des titres tel I want you ou Un ange passe pourraient muter vos journées torrides en nuits du même métal.  La preuve par 5 que le sud n'a pas le monopole de la chaleur et qu'à l'Ouest il y a du nouveau.

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 Lunabee apparait régulièrement dans ces colonnes. En ce mois d'août synonyme pour la plupart d'entre nous de vacances, elle nous propose une ballade sur la Route nationale 7, immortalisée en son temps par Charles Trenet. Participant au  concours de reprises organisé par le festival Tilt et cqfd (les Inrocks) impliquant de reprendre ce titre, elle a rafflé la mise avec sa reprise embouteillée, concerts de klaxons et gazouillis d'oiseaux à la clef. Même sur un titre aussi connu, elle arrive à apposer son empreinte, la marque du talent.

Voyez comme  le hasard fait les choses.  Je tape sur Google, Leela,  pour y trouver  le site de la demoiselle ci-dessous, dont je fus un temps le webmaster, pour y écouter sa progression.  Et voilà que je tombe, avant elle,  sur un groupe dans Wikipedia ?? (Dont ils ont été viré à l'heure ou j'écris ces lignes faute de notoriété suffisante semble t'il). Pas grave leur myspace lui leur est fidèle. Originaire de Clermont Ferrand, c'est pop, plutôt doux, en anglais ou en français et ma foi fort plaisant. Arpèges de piano et  guitares acoustiques  tissent une jolie  toile ou une voix masculine, plutôt haut perchée fait son nid. Ils revendiquent une part de féminité indéniablement présente dans leur musique, à suivre avec attention.

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Donc elle, ce n'est pas Leela mais les chansons de Leela. J'étais curieux de noter l'évolution de ses chansons, elle que j'observe de loin depuis déjà un bail. Oeuvrant toujours dans un folk acoustique, avec son timbre de voix si particulier, la maturité dans l'écriture fait son chemin et les chansons, au fil du temps gagnent en finesse et en efficacité. L'album se fait attendre, même si un EP est annoncé pour 2008 mais vous pouvez régulièrement la voir et  l'écouter sur scène sur Paris. Lentement elle se fait sa place et sa persévérance finira bien par payer.
Coller une Rickenbaker sur la pochette de son album est l'un des moyens les plus efficaces pour attirer mon attention. Kai Reiner, en direct de Hamburg ou d'autres petits scarabées à ricken on déjà sévit nous propose son premier album, après 4 ans de gestation. Evidemment c'est du côté pop de la force que Kai est allé chercher l'inspiration. De son Cold Summer en ouverture , premier single extrait,  à Shine qui cloture le disque, l'ombre des Teenage Fan club ou Mathew Sweet plane. Une pop  à fredonner, sans agressivité aucune, une carresse pour l'été frisquet annoncé qui risque d'être plus chaud que prévu pour Kai.
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C'est au détour d'un message sur le forum francophone consacré à ELo,  EloDiscovery que j'ai découvert Rick Altizer dont le nouvel album Scripture Memory Pop symphonies est paru récemment. Comme son nom l'indique, nous restons dans le domaine de la pop. Un zeste d'ELO, un autre de Queen, deux doigts de Beatles , des orchestrations empilant allégrement cordes, cuivres, piano guitares et harmonies vocales,bref toute la  panoplie du gars qui a un peu beacoup écouté les glorieux ainés et s'essaie à son tour à la conception de popsongs entêtantes. En l'occurence avec un certain brin de réussite. Sans jamais égaler les suscités, mais qui le peut ?, ses astucieuses ritournelles trouvent rapidement le chemin de nos tympans.

Comme un été sans bossa dans ma bande son n'est pas un véritable été, je me suis tourné vers mes chouchous de Tom's Club qui me ravissent à chaque fois. Et je n'ai bien sur pas été déçu. Une Astrud Gilberto d'aujourd'hui, rien de moins. Chacune de leur chanson fait mouche, entre Françoise Hardy et Claudine Longet et même s'ils annoncent avoir des velleïtés de se diriger vers une pop vintage moins marquée Brésil, je leur fais confiance, ces deux là on du talent à revendre. Allez, vite, la suite !

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Toujours côté bossa mais mâtinée de jazz cette fois, c'est Helena, ma brésilienne préférée qui m'a fait découvrir sa voisine, Manu le Prince. Une voix chaude, sensuelle et vibrante pour une musique qui ne l'est pas moins. Dans un registre ou elles sont peu nombreuses à se risquer, elle pose ses vocalises sur des arrangements sophistiqués, alternant titres originaux et reprises bien senties. Le jazz est un domaine ou la médiocrité ne pardonne pas, et ou cette brésilienne d'adoption ne failli pas.
C'est du Japon que cette bossa langoureuse provient.  Noriko Yamamoto a craqué pour cette musique et a décidé de s'y consacrer. Pas l'ombre d'une seconde un quelconque héritage du pays du soleil levant ne perce dans sa musique. Plus Brésilienne que nature, sa voix légèrement voilée séduit des les premières mesures. Aucune révolution ici, simplement la parfaite assimilation d'un idiome qui n'était pas le sien, une appropriation parfaite.
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Elles sont japonaises également, absolument craquantes, superstar énormes chez elles, absolument inconnues ici, le duo Puffy AmyYumi surfe depuis plus de 10 ans sur un succès qui ne se dément pas. Elles défendent une pop ado, redoutablement efficace, même chantée dans leur langue natale. Une once de rock, une production au cordeau, des mélodies addictives, que demander de plus. Certes le côté merchandising et un peu formaté est parfois un peu agaçant mais elle balance tellement la gomme qu'on oublie le systeme pour laisser place à la musique.

Ce n'est pas qu'à cause du ukulele. Ce n'est pas qu'à cause de la photo. Un sacré buzz entoure ces cocos de Cocoon, duo folk pop magique, buzz mérité. Si l'album n'est pas encore sorti, il ne saurait tarder. C'est frais, c'est doux, c'est classe, à peine 20 ans de moyenne d'âge à eux deux,  et plus de talent dans leurs deux voix réunies que dans la moitié de la production musicale, hexagonale ou non. Ils tournent un peu partout, aucune excuse pour les rater donc. Si un truc peut exploser cette année, c'est eux. Ils sont déjà signés, ça ne prouve rien, mais laisse l'espoir que, parfois, les majors ne soient pas aussi sourdes qu'on le prétend.
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L'ami des petits raisins est un fin mélomane en sus d'être un photographe émérite. C'est vers l'Alaska et Kate Earl qu'il a guidé mes pas ce mois ci. Le nouvel album de cette jolie américaine, désormais basée à Los Angeles sort incessamment. Une touche jazz, une touche soul, un soupçon de trip-hop, le cocktail est détonnant. La photo me fait un peu penser à la Kate Bushde Lionheart, si elle semble moins aventureuse que cette dernière, une jolie carrière se profile néanmoins si j'en crois le premier titre extrait de l'album à paraître, Melody.
Amis téléphages, la voix de Laetitia Godes ne vous est pas inconnue. Elle est , entre autre, celle de Lucy Liu dans Ally McBeal. Ceci posé, L'univers de Barry White  est très éloigné de celui qu'elle nous propose ici. Derrière une pochette quasi virginale, ou elle indique on ne peut plus clairement qu'elle se livre dans son plus simple appareil, sans fard,  ce prière profane, 1er album, ou du moins ce que j'en connais, révèle un talent d'écriture certain, posé sur un lit de percussions et de guitares acoustiques qui lui donne un cachet original, une flute ponctuant parfois son propos. J'aime beaucoup son univers acoustique ou elle se livre avec élégance et douceur. Sa musique est rare, faite une escale auprès d'elle.
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Soit deux comédiens, Audrey et Gabriel, qui décident d'allier leurs talents d'auteurs et de compositeurs pour fusionner et donner naissance à Audriel. Influences chansons françaises aux accents souvent jazzy, un peu à la manière, toutes proportions gardées, d'un Charles Trenet, textes humoristiques chantés à deux voix, allez savoir pourquoi c'est à une tradition musicale qui passe par les Frères Jacques que me fait penser leurs chansons.  Peut être du à leur parcours théatral qui fait de leurs compositions de petites saynètes qui n'attendent que d'être mis en scène ou en images, tel leur 1er clip, Rencontres.
Hyphen est un trio nantais option rock non facultative. Riffs de guitares pour poser les fondations, un chant en anglais, l'étiquette indies rock alternatif leur colle parfaitement à la peau, et nés aux USA, ils feraient les beaux jours des radios de campus spécialisées dans ce type de musique. Assez sombres par nature ils alternent les moments de déluge électrique et  les ambiances plus torturées. Pas exactement fournisseurs du tube de l'été, si Chokebone et autre Sonic Youth vous parlent, ce trait d'union vous séduira.
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Plastic Landscape est un EP paru l'année dernière que je n'ai découvert que récemment, première livraison du groupe nordiste Siamese. Rock, indéniablement, fortement marqué par les seventies, à l'évidence. Un rock qui met en avant les ambiances, l'atmosphère flirtant avec la progressive musique sans jamais tomber dans ses travers prenant le temps de developper ses thèmes sans délayer le propos. La voix est l'élément qui retient immédiatement l'attention. Grave, posée, on pense à un Bowie, rien que ça, la musique ne démentant en rien cette prestigieuse référence. Le groupe est en studio pour la suite, ils m'ont confié qu'elle serait plus vaporeuse. Je suis curieux d'entendre ce qu'ils nous concoctent. 
Le tout nouveau Blackmore's Night , Secret voyage viens de sortir. Le Ritchie est sans conteste l'un de mes guitares héros préférés et j'attends toujours avec impatience ses opus. Que dire de ce nouvel album, 6ème de la série. Que si les 5 précédents ont eu vos faveurs, celui ci ne vous décontenancera pas. Ambiance médiévale à tous les étages, rencontre avec la musique baroque, les influences slaves, le folk à clochettes bref toute la panoplie utilisée depuis sa reconversion de hard rocker, effet de surprise en moins. La belle Candice chante toujours aussi bien, côté 6 cordes, sans esbrouffe, le maître nous en colle plein les oreilles et pourtant je reste sur ma faim. Contrairement aux disques précédents ou ses choix musicaux n'en laissaient pour autant pas les mélodies pop de côté, cette fois, j'ai beau tourner et retourner l'album dans tous les sens, pas un single valable. Du coup un voyage musical qui risque effectivement de rester plus secret qu'il ne le mérite. 
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J'ai du parler de Freecham il y a bien longtemps, bien trop longtemps pour que vous vous en souveniez. Alors j'y reviens, car, discrètement, le bonhomme propose son univers attachant ou les claviers ont la prédominance. Entre musiques mélancoliques aux harmonies recherchées et textes empreints de spleen, perce une vrai personnalité. Si l'ombre d'un William Sheller n'est pas bien loin,  Freecham nous offre beaucoup plus qu'un succédanné et sa musique pourrait bien vous bercer pour un bon bout de chemin.

Rendez-vous à la rentrée avec une nouvelle collection de musiques à découvrir, profitez bien du soleil pour recharger vos batteries et restez en ligne l'aventure continue.

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici
Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,


Juillet 2008 - Soldier of fortune - Deep Purple

juin 28, 2008 Temps de lecture: 23 minutes

Plus régulier que le plus suisse des coucous votre webzine mensuel bourgeonne les 1er de chaque mois. Voici donc l'éditionSucrepopatom.png
 estivale de juillet avec toujours de la pop, avec ou sans guimauve dedans. Amis artistes plutôt que de faire un lien sur la page d'accueil, volatile par essence, vous trouverez les articles ou vous êtes chroniqués sur la gauche, rubriques Notes de musique-Editoriaux.. Il vous suffira de pointer sur la page qui vous concerne.

La reprise de ce mois ci exhume un vieux Deep Purple (si si) datant de 1974 de l'album Stormbringer pour être précis ou officiaient, entre autre, Ritchie Blackmore et David Coverdale. Probablement pas la période la plus représentative de ce que fut le Pourpre Profond, mais la ballade Soldier of fortune, que les deux suscités co-signent est une merveille. C'est Slobo, leader du goupe Atom qui est aux manettes. Atom semble un peu en sommeil actuellement mais vous pouvez écouter sur leur page des compos ou pop et rock tendance Hard se donnent la main à la manière d'un Cheap Trick des grand jours.  Slobo assure donc la réalisation complète de cette re-création. Je n'y rivalise certes pas avec Coverdale, mais j'espère avoir su conserver une partie de la magie de ce morceau. C'est par ici que cela se passe. Par ailleurs vous pouvez maintenant télécharger tous les mp3 d'une année d'un clic (voir dans chacune d'entre elles l'article Téléchargez l'album) et  pour finir je me suis fendu d'une reprise d'Imagine de John Lennon, elle vous attend dans la rubrique Ukulele dans une version nettement revue et corrigée. 

J'avais prévu de placer en disque du mois celui des Portalis. Et  puis j'ai reçu la semaine dernière un email m'annoncant le décès, à 43 ans, de Daniel Panizza compositeur de Soup!, emporté par un cancer fulgurant. Soup! duo toulousain, était depuis longtemps dans mon top ten des groupes autoproduits. Dan et moi avions en commun l'amour de ces chansons que l'on fredonne sous la douche, fan des Beatles  il avait un talent de compositeur et de chanteur rare, vous pouvez en juger sur sa page ou son myspace. Il est toujours de bon ton de saluer en ceux qui partent les qualités et le talent, pourtant nul besoin de forcer le trait, il écrivait une musique solaire, radieuse, 2 albums avec Soup!, un 3ème en cours, Billy Glass, un concept album sur une star imaginaire. Sur les 3 titres que je vous propose dans mon radioblog, Ma place, est issu des Dans session, le versant solo sa production les deux autres des deux 1er albums. Je sais que son complice et frère de sang Will va se démèner pour mettre toute sa musique à disposition pour qu'il vive encore à travers elle. "Je resterais quoique l'on dise, quoique l'on fasse, sous le soleil exactement, car c'est ici ma place". Salut L'artiste! tongue
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 Les Portalis donc. j'ai chroniqué en détails leur 1er album ici. En résumé,  3 mecs une fille de la région Aix Marseille. Basse batterie guitare clavier. Des compos bluffantes, ou le rock et la pop ne se perdent jamais de vue. D'un My Revolution electrisant à un Mrs Gladys Mc Cartnesque ces 4 là  ont le truc en plus qui fait la différence. Il y a assez de hits potentiels dans leur galette pour squatter les ondes FM des 5 prochaines années, allez, on parie que le prochain est signé sur une major ?

 

La seule chose qu'il aura manqué à l'Hymne à la terre pour être single du mois c'est que cette rubrique existe biggrin. Projet caritatif de Corriya , porté par la voix de Julie que vous avez déjà pu entendre sur Sucre, orchestré par Eric Bettens, L'Hymne tente de fédérer les bonnes volontés avec pour ambition affichée de générer des fonds afin de permettre aux enfants de s'épanouir dans une démarche artistique. Coco en parle mieux que moi sur sa page dédiée. De toutes façons, indépendament de considérations philosophiques, c'est une sacrée bonne chanson magnifiée par une sacrée interprète.

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Réchauffez et servez, c'est le titre du  prochain Linus of Hollywood. En fait de nouveautés, une compilation de face B, reprises, demos et titres bonus enregistrés entre 1999-2008. Linus est l'un de mes artistes favoris, nombre des  titres présentés sur ce Reheat and serve sont déjà en ma possession mais comme vous êtes probablement passé à côté de ce prince de la pop, un petit rappel ne vous fera pas de mal. Si une pop façon Gilbert O Sullivan a vos faveurs, Linus va vous conquérir. Mais, Linus, dit, un nouvel album avec de vrais nouveaux titres, c'est pour quand ?
Dans le même ordre d'idée, the Creaky Boards propose une musique d'inspiration Beach Boys - Phil Spector. Leur album Brooklyn is love est sur les rails et les extraits déjà proposés laissent entrevoir quelques grands moments. Andrew Hoepfner est le pivot autour du quel gravitent de nombreux musiciens et son timbre de voix est de ceux qui me font craqué. Une petite controverse agite (légèrement) le net à propos d'une similitude entre le nouveau Coldpay Viva la vida et l'un de leur titre. Si une vague et très courte ressemblance existe effectivement, Creaky Boards à de loin ma faveur.
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Allez, au tout des filles. Nickie Roll, à le type de voix qui met n'importe qui à genoux. Elle arrache sèvere, deux morceaux  seulement  dispo sur Myspace un en français (car si le pseudo choisi ne l'indique pas, la  demoiselle est  d'Ile de France), l'autre en anglais. De l'énergie à revendre, capable de passer du blues le plus noir à la pop la plus éclatante, à coup sur, si elle met la main sur une équipe d'auteur compositeur efficaces,  elle aura  toutes les cartes en mains pour exploser au grand jour.

En choisissant  comme nom Sweetie Chocolate ce groupe devait fatalement atterrir dans ces pages. Comme leur terrain de jeu est la pop bubble gum, le rock à bulle de malabar et le punk caramélisé et que c'est une chanteuse qui emmène le tout, il ne pouvait y couper plus longtemps. Du craquant l'amour avec toi au croquant Yummy kitty home leur premier album demo 8 titres est dispo. C'est frais,  beaucoup moins sucré et calorique que leur nom ne pouvait le laisser  à penser. Si  l'inévitable  étiquette Superbus saute aux oreilles, Sweetie Chocolate est bien moins policé, plus brut and roll, avec des guitares qui ne sont pas en chewing gum et un univers bien à eux très fun. Et puis qu'une fille me chante "Je donnerai tout tout tout Je ferais tout tout tout Et n'importe quoi pour faire l'amour avec toi" m'enlève de toutes façons toute capacité de réflexion smile. Sweetie Chocolate au petit déjeuner et à quatre heure c'est la forme assurée !

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Duo à la ville comme à la scène, Isabel et Sauveur font une musique ou le  blues à  la  part belle. Une voix, une guitare et en route pour un voyage dans leur Pretty world, titre de leur second album, home made comme il se doit. Côté voix, frissons garantis.  Pas de complexes à avoir  avec la concurrence américaine. Isabel assure grave, entre sensualité et puissance toujours sous contrôle. Les guitares, acoustiques ou électriques miaulent tant qu'elles peuvent, Qu'un Gary Moore viennent à passer par là, nulle doute que cette musique lui parlerait. Leur premier single s'intitule I sing for you. Ca s'entend.
Allez hop !. Un petit tour en utopie avec Olivier Cellier et son album, Rêvons nous du même monde. Un album richement illustré ou en 14 titres, Olivier nous donne une vision du monde tel qu'il l'imagine, tel qu'il le perçoit. Un album de militant pacifiste et engagé dans la défense du monde.Si les textes revêtent ici une importance certaine,  que le livret permet d'apprécier,  plane sur les musiques l'ombre rassurante du grand frère Jean-Jacques Goldman avec qui la parenté est évidente, tant dans le phrasé des mélodies que dans les orchestrations. Un album doux et reposant.
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Quand  j'ai écouté cet album initialement,  je n'ai pas percuté. Liam Finn, album I'll be lighting, chouette pop avec des titres qui tiennent la route. Et puis enfin, tilt, Finn confused. Finn ça ne serait pas affillié au déjà celèbres et néanmoins Neo Zelandais de  Crowded House ou Splitz End  que tous amateurs de popsong bien troussées révèrent nécessairement. Bingo, Fiston de Neil, et par conséquent neveu de Tim.Affaire de famille donc, et comme bon sang ne saurait mentir, nous tenons là un album qui ne renie pas ses ascendances,  pop à donf donc, avec néanmoins sur certains titres un soupçon de folie rock and roll peu présent dans Crowded House. Alors côté mélodie qui fait mouche , de Better to be en Second chance le 1er single,  via Gather to the chapel, nous sommes servis. L'album sortira en France chez Fargo à la rentrée, vous pouvez donc commencer à économiser.

Au départ c'est sa voix qui m'a accroché. L'apparente fragilité qui s'en dégage, le souffle d'un murmure qui oblige a tendre l'oreille pour mieux entendre. Un piano, cette voix suspendue au dessus, qui flotte, et des textes emprunts de la même douceur caline, des mots qui parle au coeur. Ces chansons à deux balles comme il les appelle, ont un sacré pouvoir de séduction et je ne doute pas que la population féminine ne craque pour des chansons ou l'émotion est autant mise en avant. Si je doute qu'il puisse atteindre le grand public avec ces titres intimistes, mais il devrait arriver à se constituer une conséquente base de fidèles. J'oubliais, son nom Philipp AA 
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L'ami Pierre Prospero, grand globe trotter devant l'éternel se baladait, il y a quelques semaines dans le métro New-yorkais quand il entendit cette jeune femme, Natalie Gelman chanter accompagnée de sa guitare. Il faut savoir que l'association des mots fille, chant, guitare acoustique et folk produisent chez l'ami Pierre un violent syndrome de perte totale de conscience. Le temps de retrouver ces esprits, il avait acheté l'album de la dame qui aurait pu aussi bien lui vendre une lampe à souder, dans son état de stupeur. Retour à Paris, et, inévitablement atterrissage dans mon Mp3 La demoiselle fait du folk type Sheryl Crow avec une bonne dose d'énergie en prime.  Etonnant le hasard qui la fait se retrouver sur ces pages, d'une station de metro américaine à  un site web français quasi inconnu.
Honey Honey est un duo composé de Suzanne Santo & Ben Jaffe, Californie, dont le 1er EP est sur le point de sortir. Little toy gun est le type même de titre infectieux, un folk aux racines jazzy qui m'a fait pensé aux regrettés Fairground Attraction. al version acoustique video sur leur myspace est magique. En plus d'être belle comme un coeur, Suzanne a ce voile dans la voix qui me fait fondre à tous coups. Give yourself to me colle une dose de rock and roll au mélange détonnant précité, la ballade coquine Thursday tonight, et sa mélodie squatteuse de tympans en rajoute une couche dans le jazzy, Bouncing Ball cloture le bal des titres en écoute sur leur myspace, un sans faute, Honey Honey et leur Loose Boots ont au moins un fan en France. 
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Un album livré avec son mode d'emploi,  peu courant, c'est  pourtant  le choix de Yann de Paris. Son dernier album en date s'intitule Bienvenue à Paris, 16 titres, dont 4 virgules  sonores et le titre éponyme en version anglaise, ponctuant un univers minimaliste. Une boite à rythme ou  une boucle de batterie, une guitare et un synthé cheap c'est parti. Côté chant, nous sommes plus proche du talk over à la Gainsbourg que de recherches mélodiques aventureuses, ce n'est clairement pas  un album surproduit.  N'empèche que sur des titres comme l'échelle du bonheur ou La valise, Yann accrochent. Bon, ce parti pris d'un son maquette de chez maquette peu décontenancer, à l'heure ou des autoproductions sonnent du feu de dieu, passé cet écueil, il se dégage de son univers faussement naïf un parfum de revenez y.
Il s'appelle Tristan, et  effectivement, triste il l'est. En tout cas si j'en crois son premier album qui a pour nom Regard. Doté d'une très jolie voix et d'une plume du même métal, Tristan oeuvre plutôt du côté de ce que l'on appelle par ici la variété, entre Goldman ou Bruel. Du décès de son père en rupture sentimentale, de la mort d'un enfant ou celle d'un soldat, faut pas compter sur lui pour vous regonfler le moral. Et je vous passe viols et autres morts violentes  Certes l'album est bien écrit et réalisé mais, de mon point de vue, trop sombre  trop de pathos tue le pathos. Ou alors je n'étais pas dans le bon état d'esprit en découvrant ce disque.
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En recevant ce 4ème album de Rokia Traore , le premier pour moi en terme de découverte de cette artiste, j'étais perplexe. La musique africaine, malienne à fortiori m'est totalement étrangère. La grand majorité de l'album étant chanté en Bambara (l'un des dialectes du Mali) impossible de se raccrocher à autre chose qu'à la musique. Les orchestrations, très dépouillées, au service de la voix, semblent être très ancrées en occident tout en conservant un parfum d'ailleurs.  Loin de mon univers pop et de ses mélodies chatoyantes et  concises, Rokia prend le temps d'installer l'atmosphère et de developper les morceaux, la vieille notion de couplet refrain ne semblant pas être sa priorité première. A noter une reprise décoiffante de The man i love, vieux standard jazz immortalisé par Billie Holiday.
Avec son premier album, Waves and the both of us, Charlotte Sometimes nous propose une pop habillée de sons up to date à la limite de la surproduction, qui noient un peu le propos.  Derrière son joli minois se cache une songwriter décidée  à mèler pop and dance, et de fait l'album sonne comme un disque fait en 2008 par une jeune femme de 20 ans, ce qu'elle est,  et qui va prendre un coup de vieux (pas elle le disque) dès la prochaine mode.
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Pas de vacances pour Sucrepop, la prochaine newsletter partira en direct de Frejus pour votre bande son de l'été, dont, à coup sur,  un nouveau Voulzy, Recollection. que je ne manquerais pas  de vous détailler ici même.

 

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Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,


Juin 2008 - Rock and roll fantasy - The Kinks

juin 1, 2008 Temps de lecture: 32 minutes

Même le moins attentif des visiteurs l'aura remarqué , Sucrepop se dote d'une nouvelle robe. Après 2 ans d'une blancheur quasi virginale, bronzage express pour l'été, accompagné d'un changement de version du CMS Guppy. Pour vous, hormis le look, une nouveauté, la possibilité de mettre des commentaires sur chaque article, pour moi, une simplicité accrue de l'administration du site. Ces nouvelles couleurs sont l'œuvre du talentueux webmaster de Meric Graphisme, chez qui vous pourrez trouver de quoi faire également un lifting de façade classieux de votre site.
Mais si la forme a changé, le fond reste le même. Musique à tous les étages, autoproduite de préférence, mais pas exclusivement.Sucrepop
Dans la droite ligne des mois précédents, une reprise de plus à mon actif donc, en fort belle compagnie puisque c'est 50% de Malin Plaisir qui s'y colle. Que dis-je 50% ! Bien plus, puisque en sus d'Eric à la batterie-basse-guitares-choeurs et j'en passe s'est joint Guitare Jacques, qui est à Malin ce que Ian Stewart était aux Stones, un membre du groupe hors du groupe ;o). Au menu, un Rock and Roll fantasy signé initialement de Ray Davies des Kinks, datant de 1977, album Misfits. Une perle, peu connue, leur période de gloire couvrant principalement les sixties. Réorchestré de main de maître par Eric, ce titre m'a permis de pousser la chansonnette dans son studio, ce qui, dommage collatéral, m'a fait sombrer dans une profonde dépression ;o), mesurant le gap entre ma voix et celle d'un chanteur, mes maquettes de maquettes et les chansons d'un orfèvre. Le résultat s'écoute sur la page nommée, coïncidence, Rock and Roll fantasy . Pour les ceusses qui auraient raté les épisodes précédents, j'ai ajouté pour l'année 2008 un nouveau lecteur mp3 qui va vous permettre d'écouter les 6 titres de ces 6 premiers mois tout en poursuivant votre lecture. c'est par ici que ça se passe.

Comme les Malin Plaisir sont très forts, non content de jouer les hommes orchestre pour mon compte, ils profitent de la pub inespérée qu'est la sortie de Rock and Roll fantasy pour sortir un nouvel album. Un album de Malin Plaisir c'est simple, c'est comme les Jeux Olympiques, tous les 4 ans.Il y a moins de pékins dedans pour le faire mais il bénéficie à quelque chose près de la même couverture médiatique.Attendez vous donc à un tsunami télé/radio/presse/webzine dont cet article n'est que la première vague, à côté duquel le nouveau Madonna va paraître ridicule (d'ailleurs il l'est). L'album s'intitule Prenons le large. J'en ai déjà dit beaucoup de mal ici, inutile donc d'en rajouter. Sachez juste que c'est beau, que c'est l'accessoire tendance indispensable pour frimer cet été sur les plages, que Domino y est divine, Eric majestueux, que l'album est achetable ici, écoutable ou sur myspace. C'est le parfait anti-stress, l'utime refuge de douceur dans ce monde de brutes. Voilà. Voulzy, Eagles, America, si ces artistes vous parlent, Malin Plaisir vous enchantera.
Prenons
The
Dans le même ordre d'idées, le nouveau Weepies est parmi nous, Hideway est son nom. Comme Malin, un duo, ici, Steve Tannen et Deb Talan.Comme Malin, la voix lead passe alternativement, suivant les morceaux de lui à elle, d'elle à lui. Un côté folk plus que prononcé, même si cet album se révèle un peu plus produit, plus riche que les précédents. Toujours un gros travail sur les harmonies et les mélodies, l'abum a l'air de rencontrer un franc succès de l'autre côté de l'Atlantique, et les Weepies sont en passe de migrer de l'underground à la lumière si ce n'est déjà fait. S'ils n'y perdent pas leur âme, c'est peut être la chance de les voir débarquer un jour par ici. Ils étaient déjà dans ces pages en janvier 2005 c'est vous dire si je les suis.
Un que je n'ai pas vu arriver c'est JJ Lemonne . 5ème album pour le bonhomme. J'étais déjà passé à maintes reprises sur son site, et, allez savoir pourquoi, jamais été plus loin. Et là, un mail annonçant la sortie, direction la page téléchargements et je me suis injecté le petit dernier dans mon mp3. Et figurez-vous que c'est un sacré bon album. D'un éclectisme forcené qui peut surprendre, le bougre passe d'un jazzy Tant pis - en écoute ce mois ci - à une java, La femme du boulanger, un blues à la Nino Ferrer, le Blues maudit, un titre celtique, De retour d'Irlande, voir un hommage à Brassens C'était comme çà. Mais la mayonnaise prend à tous les coups. Des textes intelligents, une voix à la hauteur, me reste plus qu'à écouter les 4 premiers qui sont également à disposition.
JJ
Maloh
Maloh est tout jeune, 21 ans, et sort déjà (enfin dans 15 jours) un album 7200 minutes.Ce n'est pas la durée, c'est le titre. Il se présente comme étant de la famille chanson folk. La prédominance de la guitare acoustique ne dément pas son propos. D'un autre côté, il a pas mal écouté Raphael aussi, difficile de ne pas y penser en l'écoutant, c'est particulièrement vrai dans le timbre de voix. Ceci dit, on a vu pire comme influence. Donc, résumons, jolie p'tite gueule de saint (je sais, facile celle là surtout qu'il revendique son appartenance bretonne), un brin de plume prometteur, laissons mûrir le jeune homme - j'ai écrit mû hein pas mou -, s'aguerrir un peu pour voir ce qu'il nous réserve dans le futur.
. C'est un trio parisien que je vous présente maintenant. Mashins fait du rock electro pop. Du rock via les guitares mordantes et la basse ronronnante. De l'electro de part la batterie doublées de sons de boite à rythme et des synthés très new wave. Côté pop, je suis plus dubitatif, les Mashins ne cherchent pas le hit, même si UfOsa en a les attributs. Leur musique est plutôt cérébrale (ce n'est pas un gros mot), élaborée, tout en restant accessible. Les arpèges de guitares s'entrelacent pour s'accoupler avec des volutes de synthés. Le tout est en anglais. Le 5 titres qui leur sert de carte de visite laisse entrevoir un groupe de scène où la couleur rock prendra probablement le dessus.
Mashins
Peppermoon
Les 3 groupes précédents n'avaient même pas une fille au chant, je dois être malade ;o) . Hop, je rétablis l'ordre des choses avec Peppermoon un trio parisien. Déjà, un groupe qui cite Claudine Longet dans ses influences ne peut qu'entrer dans mes bonnes grâces. Iris, la chanteuse, nous emmène d'un souffle de voix, dans une pop murmurée, susurrée, une pop folk douce et fraîche. C'est léger comme un nuage de lait dans une tasse de thé anglais, aussi féminin qu'il est possible de l'être, comme si une Françoise Hardy rencontrait aujourd'hui une Margo Guryan. Leur premier album paraîtra à la rentrée 2008, réservez vos oreilles.
Non content d'être bourrés d'humour, (voir leur site) Nel et les touristes font aussi de la zic avec sérieux. Pour reprendre leur définition, ils font de la musique en anglais avec des paroles en français. Rien que ça. Avec un 5 titres tout récemment sortis pour nous prouver que c'est possible. Il y a de la Ricken à tous les coins de rue, des textes qui parlent de filles - beaucoup - et de sexe - un peu - bref de choses futilement primordiales. A faire les touristes sur les plages de Saint Nazaire, ça sonne plus rock que pop, et si on doit parler Boys plus Bitch que Beach . Ils font partie de la rué vers l'Ouest organisée par http://www.musikalouest.com et tout le mal que je leur souhaite c'est que leurs vacances se prolongent vers un album complet..
Nel
The
Dans la famille projet de fêlés, voici les Virtuals Beatles. Deux mexicains qui décident de reprendre le boulot ou Jeff Lynne l'a laissé lors de la sortie de l'anthologie des Beatles en 94 avec Free as the Bird et Real love. Ils reprennent donc des démos des fab fours ou la voix est audible et ajoutent les instruments dans l'esprit Jeff Lynne. D'ou une série de titres le plus souvent méconnus des 4 de Liverpool. Bon, on ne tient pas là la suite d'Abbey Road, pas de perles qui nous auraient échappé mais Save our soul ou Goodbye , respectivement Lennon et Mc Cartney font resurgir tout un passé. Chapeau les gars. L'album est dispo en totalité sur leur site, ainsi qu'un autre ou ils se sont efforcés de sonner exactement comme les originaux. Des fêlés je vous dis, mais de ceux qui nous séduisent.
Je ne sais pas ce que font les artistes durant l'automne et l'hiver mais quand vient le printemps, pleins de petits albums viennent au monde. Prenez moi, de Guillo est l'un deux. Un album démo en attendant le vrai prévu pour 2009. Demo, ok, mais pas cheap. C'est d'inspiration rock, indéniablement, Adios amigos ou Pas la lune par exemple ou la dimension scénique est omniprésente. Il y a le superbe Si j'étais Martin Mc Fly , tube en puissance, l'acoustique Une maison sans toit. Bref de la belle ouvrage. Il semble tourner de manière régulière du côté de Tarbes, garder un oeil et les deux oreilles sur lui ne sera pas superflu.
Guillo
Francine
Entre jazz et chanson, Francine et ses beaux esprits promène sa voix sur des musiques toutes en douceur qui collent à merveille à un bijou de sensualité comme Dessus dessous. Evidemment dans ce style, les rivages de la bossa sont abordés (Le petit d'homme) avec une franche réussite. Pour les étiquetteurs de tous poils, je rapprocherais Francine d'une Diane Tell à ces débuts, la récente reprise d'un morceau d'Uzeb me confortant dans cette idée. Reste à l'entendre sur des morceaux plus enlevés pour mesurer la palette complète de son talent. Quant à moi, je reprendrais bien de la bossa. un 5 titres (décidément, c'est à la mode le 5 titres) est dispo par ici
Elle s'appelle Chat. Je ne sais pas qui à eu l'idée de ce pseudo, mais faire son trou sur le net avec ce choix, merci les recherches sur Google. En teasing d'un album plus habillé, musicalement parlant, à la rentrée, cette jeune demoiselle propose un CD 4 titres piano voix. Une reprise d'Hendrix pour la caution rock, des compos perso pour le reste. Influences affichées, Radiohead, Björk, Doors, Velvet, absolument imperceptibles ici. Des cascades d'arpèges entourent une voix sans relief particulier. Pour se faire une réelle idée du potentiel, l'album Folie douce, annoncé à l'été et orchestré lui, va être nécessaire. En l'état, ce Chat au joli minois ne convainc pas.
Chat
Poney
Le duo Poney Express par contre lui n'a eu aucun mal à emporter mon adhésion. Passons sur la pochette, laide au possible, pour s'intéresser au contenu, un album de 15 titres, nommé Daisy street, rue de Cardiff où il a été enregistré. De la pop matinée de folk, des rythmes plutôt enlevés, un sens du truc qui accroche. Parrainés par des pointures pop type High Lamas, ils ont beaucoup d'atouts pour aller loin. Paris de loin fait déjà les beaux jours des radios branchées, Les petits matins devraient suivre le même chemin. Leurs chansons sont autant de petits films, nombre de cinéastes figurent d'ailleurs dans leur arbre généalogique. Une chouette surprise du bassiste de Louise Attaque. L'album après lequel cours Jil Caplan depuis des lustres.
Comme souvent, un mail dans ma boite pour m'inviter à découvrir un nouvel album. Cette fois Loin du paradis de Gauthier Paturo. Ici, c'est l'option chanson qui est privilégiée, pour une variété efficace quoiqu'un peu convenue. Le fait que Christophe Marie (Malin Plaisir connexion) cosigne l'ensemble des titres n'est certainement pas pour rien dans la qualité du résultat final. Toujours finement écrit et composé, doté d'une voix qui devrait avoir du succès auprès de la gente féminine, ce Gauthier pourrait se tailler un petit succès si le destin voulait l'y aider. Un titre comme Je prends rien à personne pourrait aisément décrocher la timbale.
Gauthier
Arno
Une définition possible d'une bonne chanson pourrait être sa capacité à résister à n'importe quel traitement, n'importe quelle déstructuration. C'est le belge Arno qui se charge de nous en donner la meilleure preuve. Son nouvel album, Covers coktail reprend 20 titres à sa sauce. Quand on connaît un peu le personnage et sa discographie, on se doute que, passés par sa moulinette, les titres vont prendre des couleurs inattendues. Pari facilement gagné. Réappropriation totale de classiques tel le Drive my car des Beatles, ou Knowing me Knowing you d'Abba (si si). Quelques invités prestigieux à ce coktail, Jane Birkin, Stephan Eicher ou Beverly Jo Scott, pour des reprises de Nougaro, Queen !!, Brel, Gainsbourg, les Stones, Les Kinks, Bowie (2 fois) et j'en passe , bref un régal. Surprendre, toujours, tel semble être son credo, Bravo M'sieur Arno.
Dans la catégorie nom de groupe improbable, le gagnant de ce mois ci est For her and the snow qui, comme son nom ne l'indique pas, est le pseudo choisi par Joe Presti, Austin, USA. L'album, Hot girl in the limo est paru mi-2006, il aura fallu tout ce temps pour traverser l'Atlantique et atterrir sur ces pages. Du clavier, des guitares, des mélodies, son myspace est saturé de messages enamourés de jeunes femmes, si ce n'est pas un signe de qualité ça, je ne m'y connais pas ;o). Pop made in America donc, ça tourne tout seul, ne révolutionne rien, mais ça n'est pas le but non plus. De l'infectieux Love is wicked deadly au premier (et unique ?) single Waiting for you, Pour elle et la neige nous fait passer un agréable moment, que demander de plus ?
For
Yasmine
C'est au Canada, Vancouver pour être précis que je suis allé vous dénicher Yasmine. Le style de voix qui liquéfie n'importe quel être masculin normalement constitué. Si la notion de world musique à un sens pour vous, Yasmine en est la représentante parfaite. Les sitars, djembe et autres tablas y côtoient des instruments habituels de la panoplie pop/rock. Les 3 titres dispo sur son myspace sont envoûtants (écoutez moi ce Mercy street) , sa page perso en propose 5 de plus, tous de la même eau. Ses racines indiennes mariées à la soul music font merveilles. Je doute qu'elle reste longtemps dans ce relatif anonymat.
Une autre grande voix qui n'oublie pas de l'informer de la sortie de chacun de ses titres, Youlia Djeddi. Sa petite dernière Temple love, dans un style flirtant avec l'electro groove grave, sa voix surfe sur la ligne de basse, et pourrait faire un carton sur les pistes de danse (enfin je m'imagine que ca pourrait, je ne mets jamais les pieds sur un dancefloor) . Un peu schizo la demoiselle à deux personnalités, l'autre plus folk et en français cette fois est accessible ici. Le même talent, exprimé différemment. Et avec ça jolie comme un coeur.
Youlia
Olivia
Allez, on reste chez les filles. Nouvel album pour Olivia Newton John. Celle de Grease et Xanadu (dans mon cas surtout Xanadu) Euh, oui bon, et alors ? Alors c'est pour la bonne cause, le combat contre le cancer, c'est l'occasion d'écouter un nouveau titre de Barry Gibb et de plein d'autres vu que c'est un album de duos et ça fait de la pub au site de Pierre ;o). Si ce n'est pas d'excellentes raisons tout ça ! Bon je ne connais que le single et le semi Bee Gees, c'est de la variété à l'américaine, pardon à l'australienne, beaucoup plus de sucre et de bons sentiments que de pop et d'énergie si vous voyez ce que je veux dire, mais elle chante sacrément bien et rien que ça c'est un bonheur.
Glawdys fait partie de cette nouvelle génération d'interprètes, éduqués entre variété et rock starac, musique commerciale et énergie, dans la droite ligne des Obispo Calogero. Sur des orchestrations léchées, la voix de quelqu'un de doué, à l'évidence. Ce jardin d'Eden ou le récent Ton héroïne, sont calibrés radio FM, guitares acérées, rythmique bien marquée, avec des accents rocks à la Kyo sur Délivre moi. Le problème c'est qu'il y a du monde sur ce créneau et que s'y faire une place de doit pas être une simple affaire. Sortir le bon single au bon moment, plus affaire de timing que de talent, elle a le second, reste à trouver l'instant.
Glawdys
Paris
Longtemps que je ne vous avais pas proposé de la bossa. C'est Paris DC (alias Daniel Cambier) qui m'en donne l'occasion. Ce n'est d'ailleurs qu'un prétexte car hormis le titre Michele, le reste de l'univers du bonhomme est un poil plus déjanté. Entre l'inénarrable Valse des pétards, spécial brigade des stups, l'ode aux seins ou il laisse libre court à une obsession largement répandue, ou l'hymne à Bacchus, on devine que ce qui a dirigé avant tout les sessions de cet album c'est de se faire plaisir. Une bande de potes qui jouent ensemble et en profite pour faire sérieusement un album pas sérieux.
Dans mes chroniques, je mets les artistes en avant, mais rarement les sites qui leur permettent d'avoir un peu de cette cruciale visibilité qui leur fait tant défaut. Petite coup de projo sur l'un d'entre eux, Pop Only Knows. Le principe, proposer une plateforme de téléchargement aux autoproduits non signés (et ce n'est pas ça qui manque). Ce qui les différencie des nombreux sites similaires ? La volonté de choisir les groupes distribués, en revendiquant une subjectivité de bon aloi pour une cohérence éditoriale, et de se limiter à une cinquantaine de groupes afin de ne pas les perdre dans un magma musical. Un fonctionnement proche d'un éditeur en quelque sorte. Une telle démarche n'est évidemment pas celle de golden boys espérant se faire des coucougnettes en or dans les plus brefs délais mais celle de passionnés pour qui musique et artistes ont un sens. Hey, les majors, regardez un peu par ici, c'est ce mode de fonctionnement qui pourrait vous sortir de la mouise dans laquelle vous vous êtes mis.
Pop
Georges
Il me reste pour finir cette sélection du mois à vous parler de deux monuments de la chanson qui sortent simultanément un nouvel album. Honneur aux anciens, Georges Moustaki, 74 ans, avec Solitaire. J'avoue que je ne connais presque rien de sa discographie, hormis ses grands classiques, de lui ou ceux écrit pour Reggianni et je ne pense pas avoir jamais écouté l'un de ses albums. C'est donc avec curiosité que j'écoutais ce disque. Et ce fut une belle surprise. Un timbre de voix comme familier, porté par un souffle, des compositions plus qu'agréables, des textes ou perce la nostalgie, bien tournés, à l'ancienne quoi. Sacrifiant sur l'autel du marketing nous avons droit aux duos obligatoires, ici Delerm, Cali et China Forbes des Pink Martini qui s'y collent, et à une reprise de Ma solitude immortalisé par Reggiani. Au final, un bel album qui me donne envie découvrir les 40 années précédentes.
8 ans depuis le dernier album de compositions originales, voici le retour de Maxime Leforestier avec Restons amants. Sans être un fin exégète de sa musique, je connais mieux son oeuvre que celle du pâtre grec. Et là, je suis resté sur ma faim. Cet album est assez inégal, à mon goût. De belles choses bien entendu, comme la chanson éponyme, composée par Julien Clerc, ou L'ére étrange qui ouvre le disque, un son tourné vers l'acoustique, des textes, dans le même esprit que le dernier Cabrel, qui parlent de notre monde , de nous, des autres. Mais des ratages complets, à l'image du Juge et la blonde sa fanfare de bazar et ses lalalala ridicules. Le bluesy Tuer le temps, ou le presque pop Grain d'sel sans être mauvais sont quelconques, pires ordinaires. Restons amants est un parfait album pour notre époque, ou il est possible de n'acheter que les titres qui nous plaisent.
Maxime


Côté video du mois, je profite de la sortie de l'album de Demago, Hôpital pour leur faire un peu de promo. Demago j'en avais parlé il y a quelques années avec leur 1er album autoproduit. Entre temps ils ont fait leur bonhomme de chemin, signés avec une major (Voyez, c'est possible) et sortent donc cet Hôpital avec quelques titres supplémentaires et quelques moyens aussi, dont un clip. Demago fait une musique sans concession, qui appuie ou ça fait mal et leur clip à sacrément de la gueule, donc à eux l'antenne




Rendez-vous le 1er juillet pour un avant-goût estival du slow de l'été made in Sucrepop et d'ici là, Sortez Covers !
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