Septembre 2010 - Peur

août 30, 2010 Temps de lecture: 32 minutes
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Septembre 2010 - Peur

Avis aux artistes le 1er octobre cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Peur.jpgAprès la collection de chansons limites dépressives de ces derniers mois , je me suis dis que pour doper la rentrée un titre plus enjouée, voir dansant serait le bienvenu. Un Abba like quoi.  Mais chassez le naturel il revient au galop, si la musique est de fait nettement plus enlevée, côté texte, le but n'est pas vraiment atteint, puisque c'est un catalogue de nos différentes angoisses auquel que je me suis livré . Donc en ce mois de septembre, Sucrepop vous fait Peur.  
Pas mal de difficulté pour mettre en place la chose, les limites de mon ordi ayant été largement atteinte concomitante à un délai plus court du fait des congés font que le résultat n'est pas celui que j'espérais. Ceci dit, il n'est jamais à la hauteur de ce qui était prévu, je ne suis définitivement pas fait pour enregistrer des chansons ni les orchestrer; déjà les écrire ... . Julie est bien entendu aux commandes vocales, le reste du boucan étant mis en oeuvre par votre serviteur. Repos complet sur le front du ukulele, vacances obligent et hormis la version grille d'accord du titre du mois, sur cette page pas de nouveautés, reprises des hostilités le mois prochain.  Très peu de d'albums reçus du côté de l'autoproduction, d'ou la part de plus en plus importante que prend la production commerciale "officielle" dans ces pages, ce n'est pas un choix éditorial, simplement le constat que moins de groupes me contactent pour que je parle un peu d'eux. Qu'importe l'aventure continue...
et bon anniversaire à ma maman biggrin

Quand Brian Wilson sort un album, il est disque du mois. Non négociable. Ceci posé, reste que les dernières livraisons du maître des voix manquaient un peu de souffle et d'inspiration. Qu'à cela ne tienne, le père Brian abandonne momentanément l'écriture pour se pencher sur l'orchestration, la ré-orchestration devrais-je écrire, d'un géant de la musique contemporaine américaine, Georges Gershwin. D'ou Brian Wilson reimagines Gerswhin,. Au menu les plus grands succès du new-yorkais revisité par le californien. et donc, Summertime, I've got a crush on you, I love you Porgy ... En bonus deux inédits, des titres inachevés par Georges et finalisés par Brian. le premier The Like In I Love You est le meilleur titre des Beach Boys depuis Good vibrations, des harmonies vocales à tomber, une mélodie divine, plus qu'une réussite. Le reste de l'album est du même tonneau. L'ensemble porte franchement la patte de l'homme de l'Ouest, et des morceaux comme They can't take that away from me ou l'instrumental I Got Plenty O' Nuttin' figureraient en bonne place sur Pets sounds. Pas un seul déchet, du grand art,  Brian n'a pas perdu ni la main ni la voix, et cela fait plaisir à entendre. Indispensable.
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Une excellente nouvelle est la reformation du groupe Azure Ray, duo de dream pop qui fait parti de mes chouchous. Depuis Hodd on love en 2003, Maria Taylor et Orenda Fink la jouaient solo, sans grand succès il faut bien le dire. En prélude à un album annoncé pour mi septembre, Drawing down the moon, dont évidemment je reparlerais, un EP 3 titres, Don't leave my mind. On y retrouve tout ce qui fait le charme d'Azure Ray, des mélodies cotonneuses,  câlines, des voix portées par un souffle, qui murmurent à votre oreille tout la tendresse du monde. L'analogie la plus proche de leur musique qui me vient à l'esprit, pour ceux qui n'ont pas encore eu la chance de la découvrir, est un celle d'un carré de chocolat au lait vous fondant doucement dans la bouche. Alors bien sur, tempérament énervé, passez votre chemin, tout n'est ici que luxe calme et volupté comme dirait Charles. Vivement l'album.
Un tribute consacré à Electric Light Orchestra, je ne pouvais pas passer à côté. 12 titres regroupé sous le nom Scattered Light par des groupes fans originaires de 5 pays - USA - Grande Bretagne - Allemagne Australie et Hollande -  qui, à partir d'une idée lancée sur un forum consacré à ELO il y a quatre ans, ont finalement mené au bout le projet. Le tout se double d'une bonne action puisque la totalité des gains générés par la vente de cet album (non dispo sous forme numérique à l'heure ou j'écris) iront à deux oeuvres caritatives la Material World Foundation et le Birmingham Children's Hospital. 3 grands classiques du groupe, Can't get it out of my head, Strange Magic et l'inévitable Mr  Blue sky et , heureuse surprise, des titres moins connus, dans des versions tout aussi heureusement sensiblement différentes des originales. Un regret que la France et l'Espagne  ne soient pas représentées puisque que Pablo Julie et moi même avions réalisé  en janvier notre contribution avec  Midnight Blue. Mais nous n'étions pas informé de ce projet alors.
 
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Two times late est un très jeune groupe composé de très jeunes gens. Portant haut la bannière du rock, ils compensent une évidente et naturelle immaturité par une belle énergie et une envie palpable. c'est un peu brouillon (la qualité maquette y est pour beaucoup, certains titres du myspace sont même vraiment limite) mais qu'ils mettent la gomme comme sur Rock the paint out, choisissent de se faire une ballade façons Stones - A shaggy dog story - ou prennent l'option pop - My Pearl - ils font montrent d'une belle vitalité. Probablement encore un peu vert pour impressionner, ils sont sur le long chemin tant de fois parcouru de l'apprentissage rock & rollesque, reste à leur souhaiter de continuer à prendre du plaisir, le meilleur moyen d'en donner . 
Etre un groupe danois, choisir de s'appeler Cours lapin, avoir une chanteuse chantant en français avec un accent charmant, intituler une chanson Le Son d'un Escargot, ou Cache Cache, doter son premier album éponyme d'une photo qui ne révèle rien d'eux, autant de raisons de m'attirer plus surement que le miel un ours. Ce quatuor est parait il composé de compositeurs de musique de films déjà reconnus. L'album est tout aussi délicieusement surprenant et décalé que l'on pouvait le supposer. Une feinte naïveté entoure toute la production, un son, parfois minimaliste, aux lointains accents jazzy, des textes étranges, on pense parfois au Stranglers (Ma mélodie) ou à rien de connu, Cours lapin est vraiment un cas à part irrésistiblement attirant.
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Adolescent dans les années 80, amateur de rock, difficile de passer à côté d'eux. que 30 ans plus tard, ils soient toujours au rendez-vous avec une musique qui finalement n'a pas tant évolué que cela est déja remarquable, que le succès persiste à être au rendez-vous l'est encore plus. Iron Maiden nous revient donc avec son 15ème album, The final frontier. De l'habituelle dessin de couverture avec Eddie s'amusant de charmante façon au contenu de la galette bourrée de riffs lourds et de soli incandescents jusqu'à plus soif la panoplie du hard rocker des eighties est au complet. Un zeste de progressive - morceaux relativement long et complexes - pour deux volumes de Hard pur, la recette est connue et toujours aussi efficace. El Dorado le premier single confused en téléchargement gratuit sur leur site annonce la couleur, au pays de la vierge de fer, rien ne change mais tout évolue. Le disque est étonnamment bon dans le style, vu l'age canonique des officiants, qui n'ont audiblement pas perdu la main. De mon côté, Rainbow période Dio a toujours eu largement ma préférence, mais faute de grives ... 


Plus attendu que les canadiens d'Arcade Fire, difficile. Un succès critique & commercial, et une côte d'enfer. Bon, l'engouement médiatique les entourant m'a paru, comme la plupart du temps dans ce cas là, sans commune mesure avec les qualités, certes réelles, du groupe. The suburbs, 3ème du nom donc,  me conforte dans mon opinion. Un disque plutôt bien foutu dans l'ensemble, quoiqu'un peu long à mon goût - 16 titres, pour un peu plus d'une heure de zic - probablement le plus immédiatement accessible de la trilogie, ce que l'on ne manquera pas de leur reprocher,  le plus pop en somme, avec un titre lorgant même fortement sur le Heart of glass de Blondie Sprawl II (Mountains Beyond Mountains). Ils n'ont jamais été aussi rock, quasi punk,  que sur Month of may, aussi proche de Lennon que sur Deep blue, exit l'emphase parfois pesante, la légèreté du titre éponyme ouvrant le disque donne le ton,  un vrai bon disque de rock intelligent sans prétention. Une belle réussite, même si le manque de titres vraiment marquants est son point faible. 
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Annaïck est la guitariste chanteuse du groupe qui porte son nom. Bien que frôlant les 10 ans d'âge si j'en crois leur biographie, pas trace d'un album sur leur site. Restons Pop étant leur credo, j'ai farfouillé un peu sur leur site pour voir un peu de quoi il en retournait. Quelques  vidéos live au son youtubesque, si vous voyez ce que je veux dire , et deux mp3 de demo, Besoin d'espace et Leur dire, j'ai reçu par ailleurs par mail Le bon coupable. Pop est une bonne définition, la chanteuse est une pointure, les guitares posent un tapis rock derrière, donc un vrai potentiel, ce qui leur fait défaut cruellement aujourd'hui c'est une vrai production, le son est encore trop maquette, même évolué, et vue la concurrence de leur petits camarades qui proposent des albums quasi prêts à presser, c'est dans ce domaine qu'il leur fait progresser.
C'est le couverture de l'album, façon Mamas & Papas qui m'a d'abord titillée la rétine, et donc fatalement ensuite, le conduit auditif. Ils sont 4, suédois, deux filles deux gars (ça vous rappelle quelque chose ?). se nomment les Lovestoned et proposent une musique assez éloignée des froidures habituellement associées à leurs pays. Le premier single, Rising girl, flirte outrageusement avec le reggae, idem pour I know nothing. ils semblent tous chanter lead à tour de rôle, un poil déroutant pour l'unicité de l'album. D'autres morceaux, tirent plus vers la pop (Always on the run, ma préférée). L'influence d'Ace of base est très perceptible, quoique leur musique soit moins ouvertement dance. Quoiqu'il en soit le disque s'écoute agréablement, les mélodies sont accrocheuses et si rien ici ne respire le génie, c'est bien foutu et c'est tout ce l'on demande. A noter une honnête reprise de Somewhere over the rainbow/ What a wonderful world,  scie ukulelesque bien connue.
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Après le carton plein de son 1er album sous le non de Katy Perry (inclus le fantastique I kissed a girl), la voici de retour avec Teenage dream qui va probablement faire un même tabac. California gurls montre le chemin, pop disco enjouée, chantilly à tous les étages, le tout jusqu'à l'écoeurement. Le générique des producteurs, long comme le bras inclus tout ce qui compte aujourd'hui aux US catégorie pop pour adolescente. Ce disque n'est pas un album aux prétentions artistique, mais clairement commercial. Un pur produit marketting, efficace il va de soi, ou le but est de raffler le jackpott. Comme les gens derrière tout ceci ne sont pas des manches, ça devrait le faire, il y a assez de hits radio ici pour tenir jusqu'à l'année prochaine, même si aucun ne restera dans les mémoires, cela suffit pour alimenter la cash machine et c'est tout ce qui est demandé. 


The Secret Handshake est l'avatar choisi par Luis Dubuc, américain, pour véhiculer sa musique. Night & day, son nouvel album est une curiosité pour plusieurs raisons. Tout d'abord, alors que sa musique était à ce jour dans la mouvance électronique, le voici opérant un virage important puisque la soul, et Motown plus particulièrement est en ligne de mire de la partie Day,la version Night proposant un remix electro de 8 titres de la version Day, histoire de ne pas complètement décontenancer ses fans de la première heures. Là ou il opérait seul auparavant , assurant toutes les parties, il a cette fois eu recours à nombre de musiciens extérieurs. Résultat, un album pas si black que cela, et qui me fait surtout penser à un bel album d'Elvis Costello, Punch the clock. L'utilisation des cuivres, le timbre de voix même parfois le phrasé des chansons m'évoque une parenté peut être fortuite mais indéniable. C'est dans cette nouvelle mouvance en tout cas que je le préfère. 
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Papy fait de la résistance. 73 ans aux fraises, Leonard Cohen, qui espérait légitiment profiter d'une retraite bien méritée, c'est fait escroquer par son manager - une tradition bien ancrée dans le milieu du rock - et voilà notre canadien obligé de reprendre son balluchon pour compenser le manque à gagner. Mise en place d'une tournée avec un prix des places frôlant le prohibitif, succès et évidement dans la foulée, album live, Song From the road le bien nommé. On y retrouve les plus grandes chansons du Léonard, Le partisan, Suzanne, Chelsea hotel et bien entendu Allelujah, sorti des limbes par Jeff Buckley. Voix bien campée dans les graves, un orgue Hammond, quelques choristes, une rythmique discrète, et emballé c'est pesé. L'avouerais - je ? Bien que peu fan de la musique du bonhomme, je dois bien avouer que ce disque est séduisant et que de multiples écoutes ne font naitre aucune lassitude. A en souhaiter qu'il continue à avoir besoin d'argent.
Un petit mail me signalant l'existence d'un duo wordl/jazz, Lina and ... Je cours y butiner. Le site web est minimaliste et renvoi sur un myspace qui présente des chansons originales et un vers le duo Lina et Zan Zao, reprises de standards jazz version dépouillée - guitare voix - Leur version du classique de Nancy Sinatra Bang bang par exemple, est un petit bijou de délicatesse. Leurs compos sont légèrement plus étoffées, côté orchestration, tout en restant dans l'épure. La voix de la demoiselle Lina est ce qui fait tout le sel de ces chansons, tout en charme et en retenue, elle m'évoque, de loin en loin Eddie Reader (Remember Fairground Attraction ?). Reste à savoir si Lina and friends  tiendront sur la longueur d'un album, un peu de patience nous permettra certainement de répondre à cette question. 
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Après avoir annoncé un second album, Beneath it all se révèle être un EP 6 titres. Hey Monday, toujours drivé par Cassadee Pope a cette fois décidé d'inverser la recette d'Hold on tight et plutôt que de mettre un filet de pop dans leur punk rock, de privilégié la facette plus commerciale, ce qui n'est pas pour me déplaire. Les guitares continuent de raser de près mais le foutoir est nettement plus organisé. Certains regretteront l'énergie brute et juvénile, mais l'accentuation du côté power pop leur colle parfaitement au teint, et Wish you were here ou leur 1er single I don't wanna dance ont leur juste quota de fun et pourraient leur ouvrir plsu grande encore les portes de quelques radios bien intentionnées.  
Les 4 gus de Stereo Skyline sont présentés comme un groupe de powerpop. Stuck on repeat est leur premier album après 2 EP et d'incessant changement de personnel. A voir les photos des boys, ont pense plutôt à un boys band qu'à un groupe de rock. Mais il faut bien reconnaître à leurs chansons un charme certain. On est un peu loin de Dwight Twilley ou des Posies, mais A little more of us ou Hearbeat ont largement le potentiel radiophonique pour accrocher le haut des charts, et avec leurs belles gueules de petites frappes,  les petites filles qui, comme on le sait, font et défont les succès,  devraient en faire au moins un groupe à la mode le temps d'une saison. 
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Lorsque sorti en 1984 le premier album de Lloyd cole & the commotions, Rattlesnake, succès critique et commercial ç la clef, on pouvait légitimement pensé que le bonhomme allait compter dans les années suivantes, à la manière d'un Costello par exemple. 25 ans ans et une douzaine d'albums plus tard,  avec la sortie de cet album autoproduit, Broken record, force est de constater que le côté confidentiel à pris largement le pas. La quasi totalité de sa carrière solo m'a échappé, donc je n'y ferais pas de référence. Broken record a un code génétique chargé de country, discrète mais présente. banjo, mandoline, pedal steel, répondent présent à l'appel. Si le premier titre, Like a broken record, peut laisser croire à un disque nostalgique, voir triste, quelques morceaux plus enlevés contrebalance cette impression. Un album de la maturité, serein et détaché des contingences commerciales. Un beau disque.
Un album live des Who en 2010, pourquoi pas, les deux membres survivants écumant toujours les salles avec, paraît-il, une belle  vitalité. Perdu, ce double live est composé de classiques du groupe datant pour la première moitié de la période ou Keith Moon était encore de ce monde et pour la seconde pousse jusqu'à la dernière prestation avec John Entwistle - 2002 - et même in peu plus loin. On y retrouve la plupart des grands classique du groupe, de My generation à Who are you pour la période la plus productive. La plupart de ces versions live n'étaient disponible jusqu'à ce jour que via le fan club du groupe moyennant abonnement. Ce disque n"apporte ni n'enlève rien à la gloire du groupe, juste le plaisir de réécouter quelques pépites et  d'éviter que le groupe ne sombre trop vite dans l'oubli, une leçon de rock à l'usage des jeunes générations.
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Intituler un album Sugarpills ne peut que titiller la curiosité d'un Sucrepop. Ce sont les Neo zélandais de Kids of 88 qui se retrouve donc  dans la ligne de mire de mon Ipod. Duo electropop, ce premier album contient leurs 3 premiers singles, My House a fait un carton dans leur pays natal et il faut bien reconnaître qu'il est accrocheur quoique peu policé. Just alittle bit à le même  potentiel et les pistes de danse peuvent se préparer à souffrir le disque est chargé de dynamite. Le nouveau Downtown me botte moins, Everybody knows tirerait mieux son épingle du jeu. Le tout n'est pas très inventif, et , à vrai dire, sur la longueur d'un album 10 titres ,je décroche en cours de route, mais sur une compil, un titre par ci par là, ça devrait faire l'affaire.
100 Miles from Memphis le nouveau Sheryl Crow est marqué du sceau de la soul, ses premières amours. Deux reprises, I want you back des Jackson Five, clin d'oeil à Michael pour qui elle travailla comme choriste et une chouette version de Sign your name de Terence Trent d'Arby. ajoutez y un petit reggae avec en guest star rien moins que Keith Richards et un premier single enjoué, Summer loveh et vous tenez là une honnête petite galette. Rock pop et country sont rangés au placard le temps de ce disque et ma foi, cette mini révolution ne lui va pas si mal au teint.
 
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Je reçois un mail de la chaîne youtube de Chewwinggum annonçant la mise en ligne d'un nouveau titre. La belle sait se faire rare, et je m'en vais écouter  son choix, une reprise de Lady Antebellum, I need you now. Je ne connais ni le titre ni le groupe, mais sa version m'accroche fort, j'enquête donc, trouve l'album dont est issu ce titre, paru au début de l'année au USA et sorti récemment ici, et coup de foudre.  Ce I need you now,  chanté en duo est pur sucre, le type de ballade à l'américaine qui colle la chair de poule. Une mélodie imparable, un hit d'enfer, le slow de l'été si le mien n'était pas déjà fini. Hormis cela, le trio fait plutôt dans la country et le reste du disque, quoique fort honorable n'atteint jamais ce sommet. Un peu à la manière de Cock Robin ils sont deux à se partager les vocaux, et les autres titres mettent en valeur leurs qualités d'interprètes, le carton US est probablement en passe d'être réalisé ici.


Pas trop d'idées pour mettre une vidéo en avant ce mois ci, alors je reviens un peu en arrière pour refaire un peu de promo à un album passé un peu trop inaperçu à mon goût, le petit dernier de Diane Tell, ou elle chante des textes de Boris Vian adaptant des standard du jazz. Rue dl'a flemme me parait totalement de mise pour une rentrée . J'ai toujours admiré le son des album de la miss Diane, ou l'inventivité dispute la première place à l'efficacité, si d'aventure un jour je me décide à enregistre vraiment un disque, cas fort improbable je vous le concède, elle sera sur la liste des gens que je contacterais pour la réalisation, même si, à ma connaissance, c'est un terrain sur lequel elle ne s'aventure pas.

Rue d'la Flemme - Diane Tell - VF Boris Vian from Diane Tell on Vimeo.


Rendez vous le 1er octobre pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Août 2010 - Offrir des pleurs

août 1, 2010 Temps de lecture: 34 minutes
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Août 2010 - Offrir des pleurs

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Cela sent les vacances pour la majorité d'entre nous, tout est sensiblement plus calme, moins de stress, moins de monde, plus de temps. Côté musique, en attendant le grand raout de la rentrée,Laurent Perelman la même impression d'attente. Les disques qui sortent ces jours ci sont moins nombreux et au choix, participent à un suicide commercial collectif (qui va bien parler d'eux ?) soit au contraire tentent crânement leur chance, espérant sortir plus aisément de la pile d'albums à chroniquer, la pile étant plus petite.
Étrangement, quelques pointures s'y collent aussi, comme vous le lirez un peu plus bas, insondables mystères du Marketing.
Côté ukulélé, si j'ai joué quotidiennement ou presque,  j'ai peu enregistré cette fois, 3 titres seulement, un pour les débutants, Mélissa de Julien Clerc 3 accords tranquillou, un standard des veillées de colo, Santiano de Hughues Auffray et un pour les joueurs plus aguerris, Can't buy me love des Beatles évidemment.. J'en ai profité pour remettre à jour dans la rubrique téléchargements l'intégrale des grilles d'accords disponibles. L'ajout à la rubrique Nouvelles routes pour de vieilles chaussures est double ce mois ci, deux morceaux qui se répondent sans avoir le moindre rapport. Une composition originale, Offrir des pleurs et une reprise, le sublime God only knows des Beach Boys. Le texte du mois précédent,  Va (Je suis là), déjà, était déjà totalement inspiré par lui, cette fois il est de lui, en août 92 mon frère Laurent choisissait d'aller voir ailleurs si c'était mieux. Parmi les nombreux textes qu'il laissait derrière lui, celui d'Offrir des pleurs annonçant - expliquant ? - avec quelques années d'avance son geste fatal. 18 ans plus tard exactement, la nécessité d'exhumer cette vieille compo m'a paru la seule chose importante à faire pour le titre du mois. Merci à Julie de m'avoir fait l'amitié de m'accompagner sur ce chemin. Il est probable que nous sommes peu nombreux  à penser encore souvent à lui,  et cette page, qui va comme ses sœurs s'afficher des milliers de fois, participera un peu à éloigner la nuit de l'oubli.  Que God only knows, l'une des plus belles chansons que je connaisse,  sur laquelle j'avais commencé à travailler il y a plusieurs années et que Pablo m'a fait ressortir du placard pour la finaliser avec le talent qu'on lui connaît, aidé bien entendu par Julie, aboutisse ce même mois résonne étrangement à mes oreilles, une sorte de signe, de clin d'œil du destin. 
Sur ces quelques phrases pas vraiment raccord avec l'humeur estivale qui est de mise, picorons quelques albums qui m'ont paru assez intéressants pour vous en glisser une poignée dans le conduit auditif.

3ème album en presque 10 ans pour le quintet dijonnais Polarsun avec ce If you think it is it is not , album qui creuse le sillon pop déjà entamé précédemment.. Ambiance anglaise définitivement,  avec en étendard le superbe  Welcome to the bubble underground qui sonne comme un inédit de Beautiful South, et quand on sait l'admiration que je porte à Paul Heaton et sa bande, ce n'est pas un mince compliment. Tant côté son que finesse des orchestrations, le boulot fournit pour réaliser cet opus est palpable, que ce soit dans les moments plus doux comme Sepia ou quand ils durcissent un peur leur discours - Soldier F - ils maitrisent leur sujet sur le bout des doigts. Les mellotrons et autres claviers s'acoquinent avec des guitares couleurs claires pour driver des mélodies un poil tarabiscotées type les productions de Sarah records pour les plus anciens. Supportés par le label Poponlyknows ils prouvent une fois de plus que la pop made in France a toutes les qualités pour rivaliser avec celle d'Outre-Manche. Reste à mettre la main sur un bon gros single pour déclencher l'hystérie.
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Nous restons en popland avec Butterfly house le cinquième album de The Coral, groupe de la banlieue de Liverpool. Je ne connais pas les 4 premiers mais ce petit dernier est plus que goûteux. Un côté parfois soft-rock à la façon west coast américaine type America ou Firefall, un zest Beach Boys, particulièrement  perceptible sur l'énorme travail fournit sur les harmonise vocales qui rend ce disque si craquant, confirmé par la présence de Sean O'Hagan des High Llamas, fan reconnu s'il en est des californiens et même un doigt de Byrds (Roving Jewel). Bref un album combinant des influences sixties et seventies, démontrant un réel savoir faire, et qui s'écoute avec plaisir, même si un peu lisse au final ou peut être un peu long - 17 morceaux quand même-  mais qui globalement tient fort bien son rang. Un de mes albums de chevet actuel.
Et puisque de pop il est question, comment faire l'impasse sur un groupe qui en fut l'un des fers de lance, et qui nous revient en cet été 2010, j'ai nommé les Néo zélandais de Crowed house qui sortent ce mois ci Intringuer. Auteurs d'un des mètres étalons de la pop, j'ai nommé Woodface, c'est avec impatience et fols espoirs que j'attendais les premières notes. Et .... bof. Peut être faut il que je laisse un peu le temps de mûrir à cet album mais après quelques écoutes attentives ou pas, force est de constater que ce n'est pas cette fois que le groupe sortira de sa poche des singles aussi lumineux que par exemple  Don’t Dream Its Over, Fall At Your Feet, Better be home soon , Weather with You, 4 Seasons In One Day…. Rien qui ne s'approche ne serait que de loin de ce Graal. Juste des titres bien réalisé, étonnant parfois, comme cette quasi samba Either side of the world mais pas plus Alors qu'ils écrivaient les albums que Mc Cartney oubliait d'écrire, voici qu'ils nous en proposent un comme ceux qu'il écrit aujourd'hui. Dommage.
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The Vaselines, duo écossais, a pour seul titre de gloire d'avoir sortie une poignées de titres qui influencèrent fortement Kurt Cobain, Nirvana en repris au moins 3. Depuis 20 ans, silence radio discographiquement parlant. Sex with an X, second album original parait donc et voilà que de manière absolument inattendu c'est un bon disque. Un son certes un peu brut de décoffrage qui fait parfois penser à des démos évoluées plutôt qu'à un produit fini, côté voix , que ce soit celle de Eugene Kelly ou de Frances McKee, ce n'est pas exceptionnel, loin sans faut, reste que la force de ces deux là c'est d'être capable d'écrire de bons titres, et là, rien à dire le boulot est fait. Le disque regorge de mélodies efficaces, des trucs qui pénètrent bien le cerveau pour y tourner en boucle. Le premier single, I Hate the ’80s ajoute l'humour à lé réussite. Si ce n'était ce côté low fi, cheap qui gâche un peu la fête, nous tenions là un très chouette album.
J'étais passé à côté de son premier album, mais je ne commet pas la même erreur avec When the bird became a book, le second album d'Hayley Sales. Elle a le truc pour écrire des popsongs - cf l'irrésistible More than you know - qui font mouche, et elle a une voix a faire fondre la calotte glacière. Un rien folk parfois, limite country comme Simple song le tout respire la fraîcheur et le plaisir. Cette jeune américaine, sans rien inventer, propose tout simplement un disque solaire, lumineux qui fait un bien fou. Un disque qui vous accompagnera tout l'été.
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Encore plus séduisant, encore plus futile et toujours aussi pop, le premier album de la demoiselle Eliza Doolittle. Si elle tente visiblement de faire la nique à une Lilly Allen, son album éponyme enchaîne les ritournelles comme qui rigole. Le sixties, voir fifties avec Pack up, dernier single en date d'un album qui n'en manquera pas est totalement addictif sans être putassier, mon hit de l'été perso, sans hésitation. Son timbre légèrement voilé, à la Camelia Jordana ajoute encore à son charme, et comme son plumage est à la hauteur de son ramage, dégâts en vue dans les charts. Comme pour Hayley Sales dans la chronique ci-dessus, rien de révolutionnaire, pas de quoi se relever la nuit, mais un côté pop kleenex assumé et plaisant, de quoi garder le souvenir d'un bel été 2010. De Skinny Genes à Money Box en passant par Mr Medicine, rien que du bonheur en boîte. Allez, je me repasse ce pack up encore une fois


Son album précédent, Clap, date d'à peine 6 mois, mais était franchement raté, certes destiné au petit, mais je ne suis plus petit -. Enzo-Enzo, têtue, récidive dans la foulée et propose cette fois un disque plus proche de son univers et 1000 fois plus réussi. Entouré d'une belle brochette d'auteurs compositeurs, du fidèle Kent , à  Julien Clerc en passant par Allain Leprest, ou Romain Didier qui lui ont fait du sur mesure. Quoique l'une des plus belles chansons du disque, Les Acacias soit signée d'elle même. On y retrouve l'Enzo-Enzo Des yeux ouverts  ou de Juste quelqu’un de bien, un style qui n'appartient qu'à elle, avec cette fois des chansons à la hauteur, Paroli, le précédent disque pour "adultes" était en demi teinte, moins séduisant. Cette fois elle nous offre son meilleur album, et Shalimar ou Arrêt sur image devraient lui permettre de renouer avec un succès populaire. Enzo-Enzo est têtue et nous prouve que c'est une qualité
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Bon, résumons ce 20ten, nouveau Prince. le plus réussi, c'est la pochette. C'est aussi l'un de ses albums les moins ratés, mais faut dire que ce n'est pas compliqué vu l'indigence de sa production. Meilleur commercial que compositeur, il propose à nouveau son album gratuitement avec un journal différent par pays, une association qui lui garantie des ventes sans commune mesure avec ce qu'il pourrait espérer seul. Il y joue quasi de tout hormis les cuivres, et, en gros , son idée d'une chanson se résume à un groove de boîte à rythme plus ou moins funkisant sur lequel il brode à peu près n'importe quoi. Il doit être capable de pondre ce type de musique au kilomètre, en a probablement quelques centaines d'heures dans ses coffres, qu'il va tenter de nous refourguer au fil du temps. L'engouement pour le bonhomme m'a toujours stupéfié,  probablement parce que je me place du mauvais côté pour juger sa musique, celui de la pop et qu'il n'a pas écrit de quoi remplir un seul bon disque. C'est probablement une bête de scène, mais comme il fait des disques bêtes, je ne l'y verrais jamais. Allez circulez, il n'y a rien à écouter. 
J'ai l'impression diffuse que Roch Voisine croit qu'il écrit des livres. Un peu  à la manière des blockbusters estivaux pour ménagères de moins de 50 ans qui sortent systématiquement avant l'été pour finir tachés de crème solaire et couvert de grains de sable, c'est la troisième année consécutive que cette saison voit débarquer Americana I, II, et maintenant III. le premier était axé très country, le second également cette fois le sous titre est California. Et le Roch ne nous dérouler le nanan du genre. Les Byrds, Simon & Garfunkel (qui seront ravi d'apprendre qu'ils sont californiens) les Beach Boys, les Mama & Papa's, America etc .. Pour chacun de ses artistes une reprise quasi conforme à l'original et surtout un manque total d'imagination dans le choix des titres, Mrs Robinson, California Dreamin', A horse with no name. Pour les garçons de la plage il a choisi God only knows. ça tombe bien moi aussi biggrin Vous allez pouvoir comparer. Ceci dit, avec un tel générique, évidemment que l'album est agréable à écouter, juste que n'importe quelle compil proposerait la même chose avec les titres originaux. ici la version espano franco sucrée de God only knows ... Nous on ne fait pas de disque, mais on se creuse un peu la tête pour les orchestrations.
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Les Dixie chicks sont carrément ignorées en France, mais pour qui s'intéresse un peu à la country music, impossible de ne pas les avoir écouté, elles sont l'un des groupes les plus populaires aux USA. Cette compilation est donc une excellente introduction à leur musique, mélange de pop et de country. Aucune chance qu'aucune de ces chansons deviennent ne serait ce qu'un hit mineur ici, bien trop loin de nos critères musicaux habituels, mais si vous souhaitez prendre une bouffée de la campagne américaine, vous êtes avec cet album en plein cœur du Texas



Written on the horizon, premier album du groupe brésilien Joey Summer est typiquement le style de musique hard que j'apprécie. Qualifié de AOR musique, genre plutôt décrié, les influences eighties sont à chercher du côté de Journey, Europe (dont l'un des guitaristes signe ici quelques titres et autres Def Leppard. Du hard grand public donc, accessible, propre sur lui, mélodique avant tout, avec un chanteur de haute volée et quelques solis de guitares décoiffants. tout ça est bien présent ici, Rise up ou Anymore ont le potentiel pour décrocher quelques passages radio, c'est sans une once d'originalité, entendu 1000 fois mais je n'y peux rien je suis client. C'est réalisé dans les règles de l'art, et pourquoi bouder son plaisir, quand la recette est bonne, même si le plat est connu, on n'hésite pas à en reprendre. 
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Certains d'entre vous ont peut être percutés sur un single styler new wave intitulé Fireflies du groupe Owl city. Quel rapport avec An Airplane Carried Me To Bed le premier album de Sky Sailing ? Et bien le même jeune homme, Adam young, est, seul aux commandes,  derrière ces deux projets, qui soniquement parlant n'ont rien à voir. Owl city, c'est synthé et disco, de l'euro pop en quelque sorte même venant des USA. Sky sailing c'est le pendant acoustique, guitare piano basse batterie. Le même talent de compositeur, Brielle est par exemple tout aussi attrayant que Fireflies dans un autre genre, plus Cat Stevens que Orchestral Maneuvre in the dark ou les Buggles. L'histoire d'Adam Young c'est un peu les prémices de ce vers quoi le monde de la musique  se dirige. Un gars dans son coin fait de la musique, et de bouches en oreilles arrive à faire son trou. Étonné,et enchanté,  de son succès, il ressort ses vieilles bandes qui démontrent qu'il a toujours eu du talent, mais que personne ne s'en était rendu compte avant 
Les Iglesias, ni le père ni le fils ne m'intéressent, mais, histoire de ne pas mourir idiot, j'ai écouté Euphoria, le nouvel album d'Enrique Iglesias .Chanté pour moitié en anglais et moitié en espagnol, histoire de ratisser le plus large possible il est exactement tel que je l'imaginais, festif, dansant, efficace, ultra commercial, bref aidé de la photo de couverture, bel hidalgo à faire craquer les filles, il devrait cartonné. et ce n'est que justice car même si cette musique n'est pas trop ma tasse de thé, force est de reconnaitre que c'est produit de main de maître, et que s'il fait feu de tout bois il ne se disperse pas pour autant. Les tubes potentiels se succèdent, les pistes de danse vont se remplir, ainsi que ses poches, et grand bien lui fasse, le petit connaît son métier, il a été à bonne école, et cette Euphoria devrait bien vous rendre euphorique 
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Putain les mecs, qu'est ce que je vous ai fais moi ? vous m'en voulez pourquoi ? Je reçois un mail me proposant de télécharger sur Jamendo (le lien) un EP 5 titres de Rise of echoes. Bon, je suis un bon gars, je clique, balance le truc sur mon popod et direction le métro le plus proche. J'ai failli faire un infarctus. Z'ont manqué de dégommer mes derniers neurones. Des guitares lourdes comme des enclumes, et un chant hardcore qui ferait passer Ramstein pour les Carpenters. Une basse et une batterie qui pilonnent tout ce qui bouge. L'idée de la musique que devait avoir Attila et ses huns. Là ou ils passent rien ne repousse. Le pire c'est les moments de calme comme sur Ways ou on s'imagine avoir affaire à des mecs normaux. ne vous y fiez pas, c'est un truc à niquer les tympans de tout amateur de pop. Hey, savez pas lire ?, c'est marqué à l'entrée Sucre & Pop pas plomb fondu et métal. Gaffe, ces mecs ne rigolent pas, ils sont dangereux !! Rise of echoes tu parles. Rise of distortion oui.
Si Canasta évoquait pour vous jusqu'à ce jour un jeu de carte, va falloir vous mettre à la page, c'est également un groupe originaire de Chicago qui avec les 11 titres de  The Fakeout, the Tease and the Breather, leur album nous en collent tout de même pour presque 1 heure, soit près de 5' par titres. Le 1er morceau Becoming you dépasse, de peu certes, les 7 minutes imbriquant subtilement 3 parties, déployant un important arsenal musical (Canasta est un sextet). Les instrumentistes sont à l'évidence doués, le compositeur/chanteur à une belle voix et sait s'en servir à bon escient ( I Don't Know Where I Was Going with This.)  et les orchestrations sont très élaborées, historie de laisser de la place à tout le monde tout en laissant respirer les morceaux. Il faut plusieurs écoutes pour découvrir toutes les subtilités que recèlent ces titres, mais à mon sens , plus de concision n'aurait pas nuit.
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la pochette rétro évoque très efficacement le contenu de ce 3eme album je crois de Tender trap. Des années qu'Amelia Fletcher et Rob Pursey écument la scène indie pop sous différents pseudos. Ils avaient un peu laissé tomber le côté popsongs sixties avec les livraisons Tender Trap pour s'orienter vers un son plus electro mais Dansette Dansette remet les pendules à l'heure, et les voici de retour portant à nouveau haut l'oriflamme d'une pop vintage de bon aloi. L'adjonction de deux musiciennes aux choeurs les autorise donc à surfer sur la tendance girl's band si chère à mon cœur et qui semble avoir le vent en poupe ces temps ci. Donc les ooh aahh et autres lalala sont de sortie, combinés avec quelques guitares pêchues et quelques refrains entêtants. Pas aussi bon, dans le style, que le sublime album de The School,paru récemment (voir chronique de mai) mais rafraichissant néanmoins.
Bon, je suppose que l'on peut tenir pour acquis que Sting a perdu toute inspiration. A quand remonte son dernier album de morceaux inédits ? Cette fois, clin d'oeil a la fastueuse période Police et leur album Synchronicity ? le voici qui nous propose un simili greatest hits intitulé Symphonicities. Au menu un peu de Police et beaucoup de Sting solo accompagné par un grand orchestre symphonique, un peu comme Deep Purple nous le proposait il y a déjà 40 ans. De bonnes chansons restant de bonnes chansons et Sting n'ayant rien perdu de sa prestance vocale, ça le fait. surtout que, côté orchestration, un vrai boulot d'arrangement a été mis en place, pas simplement une couches de cordes derrière la voix et cela fait la différence. Les titres sont véritablement recréés et rien que pour cela l'album vaut l'écoute. Certains titres sélectionnés ici ne font pas partis de ses plus connus et ceux qui ne connaissent que superficiellement sa carrière (c'est à dire que les hits) auront la chance de réellement découvrir un nouvel album. 
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C'est le qualificatif de Dream pop accolé à ce nouveau disque intitulé Distance qui m'a décidé à aller écouté les zozos de Tears Run Rings, la présence d'une voix féminine doublant mon intérêt. Pour moi, l'archétype de la Dream Pop, c'est Azure Ray, voix éthérées voir murmurées noyées dans la réverbe sur des mélodies sinueuses dessinant des paysages sonores reposant et aguichant. Et bien je suis resté un peu sur ma faim. Paysage sonore oui, mais toujours le même, donc forcément un peu lassant sur la distance (sans jeu de mots) Les voix, masculines et féminines sont fondues dans le magma musical, et la sensation d'uniformité qui en découle plombe un peu beaucoup le disque. Un peu trop de dream et pas assez de pop  pour être convaincant
C'est un article dans Paperblog - oui j'ai de saine lecture  - qui m'a donner envie de découvrir les Gold Motels et leur Summer house. On y parle de chanteuse, de pop, de hits, bref tout le barda qui m'attire autant que l'ours le miel. Son groupe précédent THS (The hush sound) m'est totalement inconnu et donc vraie découverte. Sans être aussi enthousiaste que mes petits camarades, force m'est de reconnaître que l'album recèle quelques ritournelles addictives, une pop enjouée, énergique, portée principalement par le couple basse/batterie. D'inspiration très sixties, fun et tout et tout, l'ombre de Blondie plane au dessus de tout ça - We're on the run pourrait être une chute de Dreaming - et nul doute que quelques radios californiennes se délectent de titre comme Safe in L.A, le meilleur titre de l'album à mon avis. Je ne sais pas si vous vous rappelez du tube de Katerina & the waves, Walking on sunshine, c'est très exactement dans cette mouvance qu'évolue Gold Motels.  Un album que cous ré écouterez dans 15 ans avec nostalgie en repensant à ce si bel été 2010 ou vous aviez rencontré ...
 
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Pop encore, pop toujours avec The Like qui demande qu'on les libère. Release me est parfaitement décrit par la photo de la pochette, girls band et sixties. Harmonies vocales, orgue façon bontempi, claquements de mains, titres sous les 3',   les codes sont respectés à la lettre, manque juste de meilleures chansons. Parce que les ingrédients ne suffisent pas à faire une bonne recette, la patte du chef est cruciale, et là, je reste un peu sur ma faim. L'album est très chouette, ne nous méprenons pas, quand on aime la pop, difficile de faire la fine bouche devant un tel hommage. Mais comparez, allez, à un best of des Suprèmes, The Like ne tiennent pas la route une seconde. Un seul Baby love rend quasi inutile tout cet album , un Where did our love go  ridiculise par avance toute tentative de refaire mieux ce qui est intouchable. un album à prendre comme un hommage au temps ou on savait écrire des chansons immortelles.  


Quand vient l'été, je laisse tomber toutes les nouveautés que je m'ingurgite tout au long de l'année et je me reconcentre sur quelques classiques que j'écoute attentivement. Cette année, au menu entre autres, un vieux Beach Boys (Beach Boys’ Party) Un vieux Bee Gees (Trafalgar), un Wings (At the speed of sound) et un Electric  Light Orchestra, A new world record et le dernier Malin Plaisir, Prenons le large. Juste pour rappeller que ce duo produit une musique qui sent bon l'été, la douceur de vivre, et que l'écoute de son album, caressé par le mistral et à l'ombre des palmiers, un verre de ce que vous voulez bien frais à la main est l'un de ces rares moment de la vie ou le bonheur est palpable. Cette petit vidéo, enregistrée en compagnie de Laurent Dutrey, autre talent trop méconnu pour vous donner l'envie d'acheter ce disque et de prolonger ainsi un peu l'été.


Rendez vous le 1er septembre pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Juillet- Va (Je suis là)

juin 27, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
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Juillet 2010 - Va (Je suis là)

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Et c'est parti pour une sélection pré-estivale. Le mois dernier; j'étais à la peine pour élire le disque du mois, trop de prétendants potentiels (pour rappel, grand vainqueur Emmanuel Weil). Ce mois ci, de bons disques, certes, mais rien qui se détache vraiment , 
Eyes in the sky - http://kutuharju.vuodatus.net/blog/1368919/an-eye-in-the-sky/qui fasse la différence. Nous verrons un peu plus loin qu'aux USA, l'été se porte blues, que la pop a toujours ses adeptes un peu partout dans le monde et qu'en francophonie, les cépages chansons murissent avec l'été mais que je doute que nous ayons affaire à de grands crus, quelques titres gouleyants certes, mais d'ivresse en vue, point.
Et ce n'est pas ma sucrerie de ce mois ci qui remontera le moral des troupes, puisque le quasi mystique Va (Je suis là) est le titre exhumé et totalement revisité par la grâce de Regis Delbroucq. En effet, la petite entreprise Sucrepop respectant à la lettre la législation du travail, congés de maternité et congés pas payés  Julie est en ouacances forcées mais méritées et reprendra du service pour les 5 prochaines sucreries. Régis donc, avec qui je n'avais pas collaboré depuis le début du XXIèeme siècle et qui m'a fait le grand plaisir de reprendre un morceau que j'avais enregistré (ici) en effaçant l'ardoise et partant de zéro. Ma version plus pop, contre balançait le texte ou en gros je donne la parole à personne décédée qui s'adresse à quelqu'un de cher qu'elle a laissé sur terre. Régis, avec le talent qu'on lui connaît, en a fait une version plus habitée et nettement plus en phase musicalement. Rendez-vous sur cette page pour juger du résultat. Cette version est dédiée  à Christine, Elodie et Adeline qui ont perdu leur mari et père récemment. 
6 grilles d'accords pour Ukulele s'ajoutent à la centaine d'autres (la collUKEction). Deux Michel Delpech, Les divorcés et Chez Laurette, un Stones, Paint it black, une nouveauté, Zaz et son Je veux, la sublime chanson d'Henri Salvador, Jardin d'hiver et un titre des sixties, Le pénitencier de Johnny Hallyday ou The House of the rising sun des Animals, suivant que vous penchiez pour l'anglais ou le français.
Branchez vos enceintes cliquez sur ce radioblog et suivez le guide pour une petite moisson de pépites sonores .

Choisir comme nom de groupe Flipsong pourrait laisser supposer que ce trio joue de la musique flippante (ou est fan d'un dauphin télévisé), que nenni. Flipsong fait de la pop comme on respire, naturellement. The world is yours tonight, qui ouvre leur 1er EP et leur meilleur titre haut la main,  résume parfaitement la situation. Un violoncelle plaintif et mélancolique, une voix haut perchée très anglaise, absence de basse batterie qui précipite le son du groupe dans les bras d'une pop totalement acoustique et aux accents fatalement folk. Aucune chance de danser cet été sur cet opus qui porte en lui plus de fog londonnien que de brume de chaleur estivale, parfait accompagnement d'un mois de novembre couleur gris souris, les chances que le bleu aoûtien qui nous attend se marie dans nos MP3 respectifs avec ces quatres délicates ritournelles sont faibles. Mais vous tenez là votre bande son de cet automne. Disque interessant, mauvais timing.
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Le précédent single d'Eloïne song avait des tonalités passéïstes, visuellement au moins. Le petit nouveau, Coeur polystyrène, doté d'une photo issue des 45tours du plus profond des années 80 creuse le sillon. Le familier (pour les ancêtres)  bruit d'un diamant sur le vinyl  ouvre d'ailleurs le morceau. La mélodie est plutôt bien  balancée, la voix toujours sous le sceau de Vanessa Paradis émergeant de l'adolescence, sans que cela soit gênant d'ailleurs. Chanson de pluie, la face B est tout aussi efficace, pas le gros hit d'été mais laisse augurer d'un album à venir (en cours de réalisation) surement charmant. La direction électro pop qu'annonce le communiqué de presse m'échappe un peu, on est là dans de l'honnête chanson de variété, dans l'air du temps et bien réalisée et c'est déjà pas mal. Sur la longueur d'un album il sera plus facile de mesurer la capacité à imposer une vraie personnalité.
Il n'y a que les imbéciles qui ne changent pas d'avis. Les frères Godfrey et Skye ont tenté leur chance chacun de leur côté pour se rendre à l'évidence, ensemble leur musique a une âme, séparément, ils font du Canada dry, le son, la couleur de Morcheeba sont là, mais ce n'est pas du Morcheeba. Après 7 ans d'errance, rabibochage et sortie de Blood like lemonade qui me réconcilie avec le groupe. L'album est présenté comme la suite de Big Calm, et de fait on y retrouve la même veine, c'est dire si la plupart des  compos sont cette fois au niveau. La voix de Skye épouse parfaitement les contours de la musique des frérots, les pièce du puzzle s'assemblent à merveille et le trip-hop tout en douceur qui est leur marque de fabrique retrouve ses lettres de noblesses. Si l'album n'est pas exempt de faiblesses, Even though ou le titre éponyme entre autres contiennent assez  de phéromone pour vous attirer irrésistiblement.
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Cherchez pas, vous ne trouverez pas cet album, Deleted scenes from the cutting room floor en France avant la rentrée. Premier album d'une jeune hollandaise dont je ne me risquerais pas à écorcher le nom et qui ce fait connaître sous le pseudo de Caro Emerald. Et  bijou il y a bien. Cet album est un régal. Direction les années 50, le mambo et le cha-cha, bref une musique les deux pieds plongés dans le groove latino, mais celui de la douceur, foin de samba, pas une once de bossa, mais un disque muy caliente qui a déjà explosé tous les compteurs dans le pays d'origine  de la miss et pour lequel je prédis un carton similaire chez nous tellement il est accrocheur et décalé et c'est ce décalage qui le rend si attachant. Quand à savoir pourquoi le marketing a décider de lancer cette bombe après la période estivale alors qu'il est manifestement fait pour enchanter les pistes aoûtiennes, mystère. Si vous ne  saviez quel perle offrir à l'homme / la femme de votre vie, essayez cette émeraude, la déclaration d'amour sera évidente
Un premier album littéralement écrasé par le succès d'un seul titre (Allo le monde), alors qu'il recelait d'autres charmantes pépites, voici Pauline qui nous revient avec La vie du bon côté, son nouvel album. et cette fois il est plus équilibré - ou en tout cas ne devrait pas être  déséquilibré par un gros hit, - même si celui ci regorge de chair à hit parade. En préambule, le point le plus gênant, la voix. Cette jolie demoiselle n'y peut probablement rien, mais il est impossible de l'écouter sans penser que l'on a affaire au nouveau Zazie. Même timbre, même intonation, moins électro pop d'accord mais dans les mêmes eaux tout de même, look relativement proche, troublant. Surtout que Zazie n'est pas retiré des voitures. Donc La vie du bon côté est un bon Zazie, les 3 premiers morceaux, Tous les jours, Music pop et le titre éponyme très pop rock sont mêmes redoutablement efficaces. Ensuite Pauline calme le jeu, ce que je regrette car l'énergie lui va bien. Seule Laisser passer, un peu plus loin, renoue avec cette veine. Au final mieux qu'un succédané, un disque qui confirme qu'il va falloir compter avec elle et que son premier hit n'était pas un coup de chance . 
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Si la pochette de ce nouvel album de Scissors sisters m'évoque surtout une couverture de Têtu,  ce n'est pas un hasard La réputation du sens de la fête du milieu gay n'est plus à faire et cet album est clairement un appel a remuer son popotin (au sens danse du terme voyons) Ce Night work devrait enflammer les dancing floor de Paris à New-york en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire. Un titre éponyme dont les harmonies du refrain évoquent furieusement un ABBA perdu, en passant par le premier single Fire with fire, missile à destination de la tête des charts en passant par le très Bee Gees Any wich way, il y a là largement de quoi pimenter les chaudes nuits d'été pour trainer jusqu'à l'aube Si la glorieuse  période disco de la fin des années 70 au début des années 80 laisse en vous des relents de nostalgie, ressortez les boules à facettes les platforms boots et les paillettes, la fête et l'insouciance sont de retour.


17 ans en gros que Steve Miller n'a pas sorti d'albums. sa dernière livraison date de 1993 et hormis une participation active au Flaming Pie de Paul Mc Cartney, disparition des radars. Pourtant le bonhomme figure en bonne place dans mon panthéon perso, puisque hormis son superbe greatest hits d'anthologie (1974-1978), deux de ces albums m'avaient scotché à leur sortie, le très pop Abracadabra (qui a mal vieilli, plombé par les synthés eighties) et le jazzy et en solo Born 2 B blue qui reste l'un de mes disques favoris. Bingo, le cru 2010 est dans le même esprit , sauf que de jazz il n'est pas question, mais de blues oui. De bon vieux blues des familles, que des reprises donc,  revitalisées par cet exceptionnel guitariste sans oublier sa voix si reconnaissable. Au menu du BB king ou du Jimmie Vaughan, Joe Satrinani en guest star qui a le bon goût de ne pas en faire des tonnes et un plaisir qui saute aux oreilles dans cette relecture de quelques classiques - et moins classiques - blues o thèque. Ca sonne, c'est frais, plein de vitalité, pour qui ne connaît rien au blues une excellente introduction, pour les aficionados, pas besoin de recommander ce disque, ils l'ont déjà.
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Blues encore - quand j'écrivais en intro que l'été se portait Blues aux USA, avec le nouveau Tom Petty & the Heartbreakers, Mojo. Blues en tant que fil conducteur car si tous les morceaux, originaux cette fois, ne sont pas de purs blues, cf le reggae Don' pull me over, beaucoup en ont le code génétique. Le redoutable Good enough (quelles guitares !! ) ou le titre d'ouverture Jefferson Jericho Blues pour preuve. Alors bien sur, comme Tom le dit lui même, ces titres sont issues de jam et côté pop de la force et morceaux réellement écrits et construits, il va falloir patienter. Cet album a été conçu pour le live - d'ailleurs au USA il est en téléchargement gratuit pour tous acheteurs d'un billet de la tournée d'été, idée dont certains devraient s'inspirer de ce côté de l'Atlantique - et ça s'entend. C'est brut de décoffrage, pas léché pour un rond, même si le gros son est là tout de même. Perso le Tom Petty solo (cf Highway companion, son dernier opus de 2006, superbe) me va mieux au teint, particulièrement quand Jeff Lynne traine ses guêtres aux alentours, mais ce Mojo, sans déclencher un enthousiasme délirant assure tranquillement, et ce n'est déjà pas si courant.
Passe de trois pour Mister Blues avec Cindy Lauper qui déboule de je ne sais ou avec un Memphis Blues sous le bras, 11 reprises toutes bleues. Le moins que je puisse dire, c'est que je ne l'attendais pas sur ce terrain. A vrai dire je ne l'attendais sur aucun, elle ne c'est jamais vraiment remise du carton qu'elle fit dans les années 80 et j'avoue avoir totalement zappé sa carrière depuis. elle s'est ici entourée de quelques pointures, histoire probablement que ne puisse être mis en doute le côté roots de l'affaire, et donc BB King et Allen Toussaint pour ne citer que les deux plus emblématiques sont du voyage. verdict, de mon point de vue, ça ne le fait pas. Musicalement, ça colle des frissons partout, mais son timbre de voix n'est définitivement pas en adéquation avec ce type de musique. Cette petite voix aigüe n'est tout simplement pas de taille à rivaliser avec des classiques comme Romance in the dark ou  Rollin & tumblin ou d'ailleurs elle duettise avec Ann Peebles et ou l'on devine aisément qui sort vainqueur. L'album se clôt sur une reprise de Crossroad qui ne donne que  l'envie de se refaire la version de Cream. Nul doute qu'elle soit sincère dans sa démarche, juste la confirmation que la sincérité ne suffit pas
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Retour en France pour y écouter Steelcox qui lui a définitivement laissé ses oreilles aux USA. Il ne m'a envoyé que quelques titres de son album cryVoleur de femmes, donc c'est une chronique partielle que je vous livre. A l'écoute, difficile d'éviter le parallèle avec Eddy Mitchell qui popularisa ici la country made in France. Elle repense à la West Coast pourrait tout à fait prétendre être un bonus track d'un album d'Eddy, l'atmosphère, l'ambiance, la voix crooner, tout y est. Mention spéciale à la guitare solo qui arrache juste ce qu'il faut. Voleur de femme qui donne son tire à l'album est dans ma même veine idem pour Je traverse l'Arizona plus Schmoll que Schmoll. Aux USA il y a pléthore de musiciens country, en avoir deux en France ne serait pas du luxe. Un bémol tout de même, la réalisation pêche un peu, autoproduction oblige je suppose, la batterie sonne un peu midi (faute de pochette ou de crédits, je ne saurais dire qui joue quoi) et donne donc à l'ensemble un petit côté cheap pas rédhibitoire pour autant mais qui tempère l'enthousiasme que ce type de musique pourrait déclencher. A recommander à tous ceux qui sont déçus par les derniers albums d'Eddy.


Bettye Lavette, jusqu'à ces derniers jours, je n'avais jamais entendu parler. Pourtant son premier single sorti à l'âge de 16 ans date de 1962 quand même. A vrai dire c'est le titre de son dernier disque Interpretations: The British Rock Songbook qui m'a interpellé. Je suis fan de reprises, vous le savez, et ne résiste pas à qui en propose une bonne série. Côté voix, Bettye est l'archétype de la voix black gorgée de soul et de blues. Impossible de s'y tromper, dès la première note, on sait de quelle école elle est (à vrai dire, elle fait partie des fondatrices de cette école vu son parcours). L'album s'ouvre sur une reprise de The Word des Beatles, proprement stupéfiante. Pas vraiment le titre le plus connu et le plus repris des fab fours qu'elle malaxe, ingurgite, régurgite, digère pour un funk blues soul des plus surprenant, à en douter de la signature d'origine. Fan de Liverpool elle l'est puisque pas moins de 3 autres titres sont au générique. Mais des titres issus des albums solo de George - Isn't it a pity méconnaissable - Maybe i'm amazed de Paul, mention bien et inattendu, It don't come easy de Ringo, ovni complet, même lui ne doit pas en revenir. Rien de John. Ajoutez à cela du Pink Floyd (si, si) du Led Zep, du Moody Blues de l'Etlon, et vous avez le topo. La plupart des titres sont repris, au sens premier du terme, au point de déconcerter parfois. Elle n'a pas menti, Interpretations est le terme exact
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Un gars fan d'Electric Light Orchestra ne peut m'être complètement indifférent. Ainsi en est il de Neil Hannon, seul maître à bord de The Divine Comedy dont le 9eme ou 10eme album vient de paraître, Bang goes the Knighthood. La musique de The Divine Comedy est aussi anglaise qu'un irlandais puisse le faire. Pop, évidemment ,décalée et surprenante, So british devrais je écrire. Je suppose que si Mr Bean faisait de la musique cet album lui ressemblerait beaucoup, humour pince sans rire, mélodie alambiquée, un poil surannée parfois mais toujours avec un sens affirmé du truc qui accroche et retient l'attention de l'auditeur. Alors kitsch oui,  indéniablement, mais pas vieillot, un disque qui sent le five o'clock tea.
C'est Pierre, doté de son envié et fameux détecteur de jolies filles qui m'a mis sur la piste de cette Joyce Jonathan. Petite jeunette (18 ans à tout casser) auteur compositeur interprète, elle emprunte la même voie que l'aujourd'hui célèbre Grégoire en passant par le site My major company pour produire son album. Le conte de fée continue, puisqu'elle contacte Louis Bertignac (oui, le Louis que le monde nous envie) pour réaliser l'album et que ce dernier accepte (et dire que nous sommes quasi voisin et que je n'ai même jamais osé lui faire écouter l'ombre d'un titre de Sucrepop). Bon, à vrai dire la première écoute m'a décontenancé et j'ai du tancer Pierre . Jolie certes mais un peu fadasse tout de même non ? et tête basse, penaud, les larmes aux yeux,  il a bien du en convenir. Hors j'ai ré écouté Sur mes gardes, plusieurs fois, et le charme a fini par opérer et j'ai compris ce qui avait pu séduire notre Téléphone man et les 486 internautes qui y sont allé de leur obole. C'est insidieux, mais réel, si on leur laisse le temps de grandir en vous ces chansons et cette voix finissent par faire partie de vous. Rien d'extraordinaire mais de quoi avoir envie de faire un bout de chemin avec.
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Quand je lis, quelque part sur le net, qu'un petit génie pop vient d'apparaitre, je saute bien entendu dans ma Sucremobile, et file voir ce qu'il en est. Cette fois c'est un one man band, Jordan Witzigreuter allias the Ready set qui a déclenché l'alerte. I'm Alive, I'm Dreaming est le titre de son mini album (8 morceaux). L'ouverture avec le single Love Like Woe est efficace à défaut d'être géniale, mini tube probable et la suite est dans le même style, claviers en veux tu en voilà, empilement de voix et de petits bout de mélodies collées les unes aux autres avec un talent certain mais une vacuité toute aussi certaine. Une sorte de Mika qui aurait omis d'être subtil. Un côté positif est que le tempo général est plutôt enlevé, l'ambiance optimiste,  difficile d'être déprimé en sortant de l'écoute, et à choisir pour les vacances se peut être une honnête bande son. Mais qui durera ce que dure les vacances. 
Le titre est clair, le shizo Alice Cooper fait du Alice, comprendre reprend 5 morceaux de son propre répertoire, de préférence des morceaux qui ont eu leurs heures de gloire, donc fatalement du début de sa carrière. J'ai toujours été fan de la vieille Alice et I'm 18 ou No more Mr Night Guy ont tourné plus souvent qu'à leur tour sur la platine vinyl de mon adolescence. On prend les même et on recommence, avec un son plus actuel, plus pêchu mais globalement sans réel innovation. Alors pourquoi ? Besoin de sous ? se faire connaître de la jeune génération ? Cette sortie précède celle d'un nouvel album d'inédits et est là pour préparer le terrain ? Peu importe, si Vincent Fournier vous était inconnu ces 5 titres vous mettront le pied à l'étrier.
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Je viens à toi est le second album de Donoré, option chanson française, tendance acoustique. J'avais déjà brièvement évoqué son nom il y a 3 ans et c'est curieux de mesurer son évolution que j'ai lancé l'écoute de ces 11 titres. Bien, sans plus, et à vrai dire, hormis Soleil de Casa qui m'a tout de suite happé les tympans, le reste m'a laissé dubitatif. C'est indiscutablement bien réalisé, sa voix bien timbrée raconte des histoires banales pour le paraphraser, sur le quotidien, l'amour la vie d'un gars de 30 balais quoi et ma foi, il décrit tout cela plutôt bien. D'ou vient que je n'accroche pas à son univers, va savoir Charles ! Même après des écoutes répétées, rien à faire, ça se laisse écouter mais ne me convainc pas. Pas assez d'audace peut être pour sortir de la foultitude d'ACI qui savent écrire une bonne chanson. Au final Donoré est bien venu à moi, mais je n'étais pas là.
Quand on à ces jambes là, évidement qu'on les case sur la pochette de son premier album. Dont acte avec ce nouvel album d'un groupe que je découvre. Grace Potter (et ses Nocturnals) n'a pas de lien de parenté avec Harry, mais une voix à laquelle on peut trouver quelque chose de magique. C'est sur une reprise d'un titre de Fleetwood Mac que je l'ai découverte (Gold dust woman)  et de fait la racine de ses morceaux est ancrée profondément dans les seventies, un blues rock classique, au sens sans surprise,orgue et guitare,  porté par une voix de rockeuse à la Janis Joplin par moment, des influences prégnantes dont aucun morceau ne se défait tout à fait, morceaux aux quels il manque la petite étincelle mélodique qui fait la différence. Parce qu'on ne demande qu'à être emporté par la fougue de son groupe, on sent qu'il y a là largement de quoi affoler les compteurs, voix, plastique et style, les ingrédients sont là pour le blietzkrieg mais on reste en rade. Allez encore une petit effort, le prochain disque sera vraiment bon.
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Patxi aurait participé à la Starcac il y a un paquet d'années. Je dois bien avouer que je n'avais aucun souvenir de lui. Amour carabine serait son second album. Le premier n'a pas du faire beaucoup de vagues car jamais arrivé jusqu'à ma plage, et ces oublis systématiques, cette transparence sont probablement symptomatique du cas Patxi . L'album est agréable à écouter, avec quelques chansons qui accrochent sur l'instant  - Le répétitif La vie normale, à l'évidence ou le premier single le début du siècle - mais le tout manque cruellement de personnalité et disparait dans le rétroviseur dès l'écoute terminée. La voix n'est pas plus identifiable que cela et rien ne le distingue vraiment du magma des autres ACI dotés d'un peu de talent pour trousser une chanson. Exactement comme Donoré ci-dessus, ils font partie d'une génération d'artistes, comme il y en a toujours eu, de seconds couteaux qui font le terreau de la chanson française, avec un petit cercle de fidèles, mais qui ne laisseront pas d'autres traces à la surface de notre mère musicale.
C'est un article dans Paperblog - oui j'ai de saine lecture  - qui m'a donner envie de découvrir les Gold Motels et leur Summer house. On y parle de chanteuse, de pop, de hits, bref tout le barda qui m'attire autant que l'ours le miel. Son groupe précédent THS (The hush sound) m'est totalement inconnu et donc vraie découverte. Sans être aussi enthousiaste que mes petits camarades, force m'est de reconnaître que l'album recèle quelques ritournelles addictives, une pop enjouée, énergique, portée principalement par le couple basse/batterie. D'inspiration très sixties, fun et tout et tout, l'ombre de Blondie plane au dessus de tout ça - We're on the run pourrait être une chute de Dreaming - et nul doute que quelques radios californiennes se délectent de titre comme Safe in L.A, le meilleur titre de l'album à mon avis. Je ne sais pas si vous vous rappelez du tube de Katerina & the waves, Walking on sunshine, c'est très exactement dans cette mouvance qu'évolue Gold Motels.  Un album que cous ré écouterez dans 15 ans avec nostalgie en repensant à ce si bel été 2010 ou vous aviez rencontré ...
 
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Pop encore, pop toujours avec The Like qui demande qu'on les libère. Release me est parfaitement décrit par la photo de la pochette, girls band et sixties. Harmonies vocales, orgue façon bontempi, claquements de mains, titres sous les 3',   les codes sont respectés à la lettre, manque juste de meilleures chansons. Parce que les ingrédients ne suffisent pas à faire une bonne recette, la patte du chef est cruciale, et là, je reste un peu sur ma faim. L'album est très chouette, ne nous méprenons pas, quand on aime la pop, difficile de faire la fine bouche devant un tel hommage. Mais comparez, allez, à un best of des Suprèmes, The Like ne tiennent pas la route une seconde. Un seul Baby love rend quasi inutile tout cet album , un Where did our love go  ridiculise par avance toute tentative de refaire mieux ce qui est intouchable. un album à prendre comme un hommage au temps ou on savait écrire des chansons immortelles.  
Vous me connaissez maintenant, il suffit qu'un album fasse, ne serait ce qu'allusion, aux Beatles et hop, il faut que je me l'injecte dans le conduit auditif. Junkie je suis. et donc quand un disque prend pour titre Rubber Soulive, je cours chez mon dealer pour avoir ma dose. Et quand j'y découvre que Soulive est un trio funk jazz, 100% instrumental. je sens le bad trip venir. En fait de Rubber soul, c'est une virée dans le catalogue des scarabées auquel nous sommes conviés (Something, Drive My car, Revolution, in my life, When my guitar .... ) et comment dire. Sans mettre un instant en doute les probablement extraordinaires qualités techniques des protagonistes, l'écoute de ce disque me fait penser aux compils instrumentales que l'ont trouvait sur les marchés de ma jeunesse, style Marcel Troufignon et son orchestre joue Stone et Charden. Je dois être totalement hermétique mais on est quasi dans du balloche là.De la parfaite musique d'ascenseurs, fond sonore d'aéroport, bref un truc que l'on n'écoute pas, qu'on entend à peine. Si vous cherchez des bandes sons pour mettre derrière votre diaporama de vacances pour Mamie, topez là ! 
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Elle est allemande, et depuis Nena et son 99 luftballons, je n'ai pas souvenirs d'une teutonne qui cartonne. Et en voici une qui raffle le grand prix de l'Eurovision, Lena Mayer Landrut, en chantant en anglais certes, mais quand même. 18 ans, et toutes ses dents, j'ai donc jeté une oreille sur son album, récemment paru,  My cassette player, la chanson Satellite, avec laquelle elle a remporté le concours, n'ayant pas les attributs kitsch généralement associés à ce concours. Et bien m'en a pris. Rien d'extraordinaire non, mais une poignée de titres bien foutus, comme le titre éponyme par exemple, une production très 2010, une pop dance, mais pas trop, très jeune,  comme l'artiste. Bien entendu, ses contributions artistiques, hormis le chant,  restent anecdotiques, et donc difficile de se prononcer sur un avenir radieux, mais juste ainsi, c'est déjà une heureuse surprise.
The drums, on en parle dans les Inrocks, on en parle un peu partout, c'est l'un des groupes à la mode. Garçons bronzés, surf, plage,  toute la liturgie californienne convoquée suite à un premier EP d'inspiration Beach Boys, dont d'ailleurs deux titres ont abouti sur ce premier album qui porte leur nom. Autant briser le suspens de suite, la bande à Brian peut dormir sur ses deux oreilles, aucun risque de voir leur couronne changer de main. Pour un Let's go surfing de bonne facture histoire d'entretenir le lien et un Down by the water qui louche désespérément vers In my room sans jamais s'en approcher de plus d'un parsec, le reste est plutôt convenu, soutenu par une boite à rythme exaspérante de platitude et une guitare très Shadows dans l'esprit au moins. Leurs petites vignettes sonores ne sont pas plus excitantes que celà, figées dans les années 80. Même pas un coup d'un soir c'est dire.
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Et une petit live aux allures de Best of pour Monsieur Chris Isaak. Live at the Fillmore. Les chansons prennent un peu de coffre, se musclent encore un peu plus pour faire le tour en 17 titres de la carrière du bonhomme. Enregistré en 2008, le dernier album, l'excellent Mr Lucky, paru en 2009 n'est pas représenté ici mais le gars a suffisamment de bons morceaux sous la ceinture pour assurer sans difficulté, se permettant même le luxe de faire l'impasse sur Blue Hôtel (mais pas Wicked game tout de même). Le côté beau gosse crooner est mis en retrait pour souligner le rocker, c'est un live tout de même, et la guitare et la rythmique peuvent s'exprimer tout leur saoûl. Un bon résumé de sa carrière qui ne vous dispense pas de l'acquisition de Mr Lucky.
Après un premier album qui lui attira un succès d'estime et un capital sympathie certain à défaut d'un succès commercial, Ludo Pin revient avec un EP 5 titres Le temps nous dira. Benedicte Schmidtt officie toujours à la réalisation, gage au moins de qualité sonore, la canadienne Ariane Moffat, décidément omniprésente,  co-signe un titre, Il est probable que, bref les fées se sont pencheée sur le berceau, comment se présente l'enfant. ? Je doute que les 5 chansons ne change la donne. C'est toujours bien foutu, avec un peut être plus cohérent plus unitaire que dans le premier album. Mais son univers ne touche pas à l'universel, il reste très replié sur lui même, sans être nombriliste, mais l'impression, fausse peut être, qu'il fait de la musique pour lui plus que pour les autres. Il conserve l'estime et la sympathie, pas plus, pas moins.
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Juste avant l'été sortent sans surprise les albums qui ont vocation à vous accompagner pendant les journées de farniente tant attendues. et qui mieux que le surfeur Jack Johnson pour prétendre être le guide rêvé de ces instants. Des chansons au rythme doucement chaloupé, sans une once d'agressivité, dont l'écoute seule donne la furieuse envie d'épousseter les grains de sable qui se glissent dans nos cheveux. To the sea c'est un petit peu tout cela. Bon, les 14 titres manquent un peu d'originalité et la tenace impression qu'on a déjà entendu ces titres sur les albums précédents se fait souvent jour, mais reproche t'on au soleil de produire la même lumière tous les jours ? Ce disque est donc l'exact continuation du précédent qui était lui même ...  JJ a trouvé son style, s'y cantonne, et c'est justement tout ce qu'on lui demande. Rendez-vous l'été prochain.
Leur communiqué de presse commence avec ces mots: RANDOM MEMORI est un groupe aux racines solidement plantées dans le hard rock des années 70 (Led Zeppelin, Ange…) .D'apprendre que Ange faisait du hard-rock, ça m'a fait un choc . Les portes du Paradis, 1er opus de ce quartet n'ont pas grand chose à voir avec Ange, et pas beaucoup plus avec la bande à Jimmy Page, le blues n'étant pas leur principale influence,  mais avec le rock, là, il n'y a pas débat. Flirtant avec le hard sans en être tout à fait, les riffs sont saignants à souhait  Les guitares, compactes , acérées, cisaillent tout ce qui bouge, et le chant en français ne plombe pas l'ambiance, fait assez rare pour être souligné dans le style choisi.  Gros son, façon américaine type Green Day, ces quatre là ne rigolent pas quand ils balancent la sauce. Même quand ils s'essaient à un morceau plus pop comme avec Ridicule, et son violoncelle, ils tirent leur épingle du jeu,  même si cette inclusion déconcerte un peu dans le déluge de décibel qui entoure le titre.  Avec des groupes de ce calibre, le rock français, quoique quincagénaire, n'a pas à s'en faire, il a encore de belles années devant lui.
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Rafiya est une jeune artiste congolaise qui lance son premier 8 titres Amazing. Chanté pour moitié en français moitié en anglais, la même indécision se fait jour dans ses chansons. La soul d'Amazing, ou son très joli timbre de voix couplé à des belles guitares acoustiques font mouche, est contre balancé par du R&B tout à fait ordinaire. Ainsi Mario démarre plutôt mal avant de prendre quelques couleurs africaines bienvenues, et Silent Hearts flirte avec la grande variété américaine. Rafiya possède à l'évidence un vrai talent de chanteuse et quand les compos sont à la hauteur de ses capacités, c'est le feu d'artifice, sinon, juste un bouquet d'étincelles, ce qui est déjà mieux qu'un feu de paille. J'ai l'impression que la recherche du tube à tout prix à un peu mis en retrait ses qualités intrinsèques. Trouver le répertoire qui lui collera à la peau sera probablement la clef du succès, mais sa voix sur One of those days ne laisse aucun doute, une reine est née.
Des fois je me pose des questions. Je veux dire, je reçois pas mal de demandes pour écrire quelques lignes sur tel ou tel album. Normal, je chronique des albums. Mais bon. Sucrepop.!! Sucre & Pop. Me semble clair. Je parle d'autres trucs, à l'évidence, mais globalement, ma ligne éditoriale, si tant est qu'il y en ait une, est là. et Palace Inopia. dont je reçois 4 titres extraits de l'album Arms wide open. Titre le plus court 5'. Vous me direz ce n'est pas un critère musical. Certes. Mais si un peu quand même. Qu'est ce que je peux bien en dire ? C'est entre progressive et rock Emo, soniquement tip-top, les musiciens assurent gravent, le bouillonnement énergétique est patent, ça sent la montée de lave dans la cheminée, prêt à vous péter à la figure. Mais moi, je n'écoute pas ce type de zic, pas de référence. Par exemple, ils citent en influence OCEANSIZE, A PERFECT CIRCLE, THRICE, DREDG. je ne sais même pas de qui ils parlent !!.Putain, je suis vieux.  Sur Cold rain, le chanteur hurle à s'en déchirer les cordes vocales mais moi, c'est Where did your love go par Diana Ross et les Supremes mon kif . Voyez le grand écart ?. Bon Palace Inopia, c'est surement bien. Non, Palace Inopia c'est bien ! J'ai bon ?
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Le duo Aleks The large fait dans le boucan pardon le rock aussi. En version plus demo, comprendre moins produite, plus garage quoi. Alors qu'est ce qui distingue ces Aleks là des 3 zillions de groupes, de l'Australie à la Patagonie en passant par Bamako et Kinshasa (et ma cave) qui vouent un culte à la déesse musique. Ben rien. Juste des p'tits gars qui aiment le rock , et qui donc en jouent, et fatalement, dans le tas, il y en aura qui trouveront la formule magique qui accrochera les foules, l'alchimie subtile entre un public, des compos et une attitude. A vue de nez je dirais que c'est pas gagné pour eux, l'énergie, la jeunesse, la capacité d'écrire des morceaux corrects c'est l'apanage de beaucoup de monde et All  I want, Red Carpet ou Dusty ajoutent leur pierre à l'édifice mais ne changeront pas la face de celui ci, ce n'est d'ailleurs certainement pas le but de Lionel ou Daniel. Le rock c'est avant tout une affaire de plaisir, qu'ils en prennent, qu'ils le partagent, ce sera déjà beaucoup la planète rock se nourrit de cela.  


Un petit clip sympa pour terminer, qui va vous emmener faire une ballade entre l'inde et le Népal en compagnie de Severine, Fernand et leur ukulele . Severine est comédienne, réalisatrice, son dernier coup d'éclat, c'est son hilarante parodie de Michael Jackson qui a déclenché un sacré buzz sur la toile, Fernand peaufine son nouvel album Ode to William Blake prévu pour la rentrée Les deux font de temps à autres de grands voyages, ils ont tiré de leur dernier un clip basé sur une cover de  Don't worry be happy de Booby Mc Ferrin ou ils démontrent que la musique et le ukulele en particulier sont utiles pour rapprocher les hommes. Leur site pour en découvrir plus sur eux http://www.lezarts.info/


Rendez vous le 1er août pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact. Bonne vacances et à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Juin- Personne

mai 30, 2010 Temps de lecture: 42 minutes
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Juin 2010 - Personne

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse (actuellement inactive)

Je ne sais pas si c'est du à la crise des maisons de disques, la crise économique ou à une panne généralisée d'inspiration, mais de mémoire Sucrepopienne, il n'y a jamais eu si peu de sorties d'albums que ces deux derniers mois. Pas vraiment le régime sec, avec tout ce qu'il reste, il y aurait de quoi ouvrir une médiathèque, mais très peu de grosses pointures mettent le nez dehors en ce début de printemps, ce qui du coup laisse plus de la place à l'autoproduction. Et histoire de vous mettre dans le bain de suite, quinze groupes/artistes avec autant de morceaux sont chroniqués dans l'article consacré à la compil Lyberty, troisième du nom.  
Pierre Arnaud http://pierrearnaud.blog.lemonde.frCôté sucrerie, Julie is back et nous vous proposons ce mois ci une parfaite bande son pour la série Docteur House smile. En effet, Personne, car c'est son titre, expose le désarroi d'une jeune femme devant le corps de son cher et tendre. De quoi faire le plein de gaité printanière. Mais ou va t'il chercher tout ça ? En fait c'est suite à un documentaire sur le  Locked-in syndrome (Cf le livre ou le film le Scaphandre et le papillon), ou une femme racontait ne pas arriver à reconnaitre son mari dans le corps déformé couché sur le lit d'hôpital. Elle savait bien entendu objectivement que c'était lui, mais n'y retrouvait pas l'homme qu'elle aimait. Par extension, j'ai plongé le patient dans le coma, et voilà pourquoi Personne.
 Côté ukulele, une poignée de partitions supplémentaires (enfin de grilles d'accords) au menu,  Electric Light Orchestra avec Mister Blue Sky, Richard Anthony ou Dusty Springfield avec I only want to be with you / A présent tu peux t'en aller, la BO du film  Doctor Jivago version anglaise Somewhere my love ou française, La chanson de Lara, un petit France Gall, Ella elle l'a, le Mistral Gagnant de Renaud et pour finir un Daniel Balavoine qui m'a donné du fil à retordre, Mon fils ma bataille. Tout ceci comme d'hab accessible sur www.sucrepop.com/ukulele.
Envie de sortir avec les premiers rayons de soleils ? Si vous êtes francilien, la 8ème édition du Festival Taparole vous accueillera les 4 5 et 6 juin. Ce festival c'est, je cite "Le festival TaParole c’est des CONCERTS à toute heure, des PLATS SAVOUREUX et bio cuisinés à la main, un FORUM ASSOCIATIF MILITANT, un grand BAL pour finir en dansant la soirée du samedi soir et un temps de DISCUSSION PROJECTION. Pour en savoir plus, l'affiche est ici le programme détaillé par là.
Et je vous propose de continuer la lecture et de découvrir quelques disques qui, peut être, auraient échappé à votre curiosité, ce qui serait fort regrettable car il y a une fois encore de belles pépites à se glisser entre les tympans. Je vous rappelle à toutes fins utiles qu'un titre de chacun des artistes chroniqués dans cette page est écoutable sur le radioblog toute la durée du mois. en bonus, parce qu'il tourne sur mon mp3 depuis que j'ai mis la main dessus, la reprise de Physical, le mega hit d'Olivia Newton John par rien moins qu'elle même. Ils sont loin mes 20 ans. Prêt ? Partez !

Au moins 4 albums pouvaient prétendre à être l'album du mois de Sucrepop, reconnaissance internationale à côté de laquelle Palme, Oscar et autres César font figurede roupie de sansonnetbiggrin. and the winner is .... Emmanuel Weil dont le second album, Sous les astres mouvants est un petit bijou de délicatesse et de douceur pop. Il y a quelques semaines, son clip Elle parle d'une autre terre, annonçait la couleur, une mélodie aguicheuse, un texte doux amer, une voix immédiatement identifiable, c'était signé. Cet album tourne en boucle sur mon Ipod et refuse obstinément d'en sortir, alors que la durée de vie sur celui si excède rarement la semaine. L'album que Michel Berger écrirait s'il était encore parmi nous. Vous voulez des tubes ? C'est si bien, Elle me tient, Sans toi, en voici déjà 4 en comptant le clip sus cité. Comme sur De vous à moi, le piano est prédominant, c'est l'instrument de prédilection d'Emmanuel, mais les orchestrations (signées Yves Baudouard) laissent la place aux guitares acoustiques, basse, batterie, le violoncelle déchirant sur Les jours s'en vont .... Sur un fond discrètement  jazzy, il nous berce, 13 titres durant, sans faux pas, sans fausse note. Il y parle d'amour, beaucoup, de l'enfance, un peu, un léger parfum de nostalgie flotte sur tout ça et en fait un album tendre, intimiste et magique. Vous pouvez l'acheter en suivant ce lien, pour moins de 10 euros il vous donne 45' de bonheur.  Inestimable.  
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Si comme moi, vous suivez un peu le bonhomme, il vous faut quinze secondes pour l'identifier tellement il a su se créer un style qui n'appartient qu'à lui. Introducing Jean-Mi Chapron qui se décide enfin à réunir en un album les popsongs qu'il balance à tous vents depuis encore plus longtemps que ça. Aidé de quelques acolytes - dont un redoutable joueur de Slide, Eric Larmier - il nous cartonne à grands coups de Ricken (il en fait l'élevage), de nappes de claviers et de choeurs en veux tu en voilà. Dès l'intro de Friar Park, deux de ses influences majeures transparaissent, Un son à la George Harrison, un zeste de Laurent Voulzy, tout est dit, lui et moi on partage les mêmes obsessions, lui les décline à sa manière, avec des petits airs qui mine de rien s'accrochent aux oreilles pour faire de jolis pendentifs. Qu'un titre comme Mary Jane (et ses trompettes made in Penny Lane) ne soit pas encore dans vos postes de radio prouve simplement que Dieu n'existe pas. En attendant de trouver le dixe Pop confusion en tête de gondole de votre supermarché habituel, un clic sur cette page vous amènera au Graal. De rien , vous me remercierez plus tard. 
Et encore un chouette disque. 6ème album pour JJ Lemonne, tous téléchargeables gratuitement sur son site, Love est son nom. Une particularité que je partage avec lui, ses albums sont généralement un arc en ciel de styles musicaux différents, quasi un catalogue et toujours de manière inspirée. Les 13 titres (le 14ème est une version alternative)   qui composent ce disque sont sa production 2008-2010 et passent donc en revue la bossa - Corryia - ode à une habituée de ces pages, Le rap, - C'est un mauvais garçon - Le blues - Le bleu sur moi - la samba - La samba des cils - le quasi Zouk le crabe et le taureau, le rock évidemment avec à la façon des Beatles ou Que du Rock,  le reggae avec la marionnettiste, ou le 3 temps avec le superbe 20 ans de moins. Bref avec un seul album, vous avez de quoi satisfaire tout un chacun car le bougre à le truc pour écrire des chansons touchantes ou humoristiques et un réel don pour faire de chacune de ses vignettes sonores une vraie réussite. L'impression terrible que, comme beaucoup d'entre nous, il prêche dans le désert alors qu'il y là plus que des germes de bonnes chansons mais un vrai talent.
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Pur hasard que je sois tombé sur ce disque. Un prénom inusité, j'ai jeté une oreille sur son single, Heart of Gold, scotché immédiatement. Ashlyne Huff propose un premier disque de 6 titres et pour faire court, les 6 sont des bombes atomiques. C'est pop rock, les guitares cognent et les singles déboulent pire que les mexicains à Fort Alamo. Si l'album Come on over de Shania Twain, archétype de la combinaison pop rock et country vous dit quelque chose, on joue ici dans la même cour. Pas une des compositions proposées ici ne fait figure de remplissage. Je ne sais pas ce qu'il adviendra de la demoiselle, se faire un nom aux USA relève plus de la chance que du talent, mais elle n'aura rien à se reprocher, de Heart of gold se transformerait en disque of gold que je ne serais pas plus étonné que ça. vite la suite ! 
Au rayon grain de voix cassé, je demande Zaz. Toute jeune femme qui débarque avec un premier album éponyme. Evidemment ce qui frappe dès la première écoute c'est ce timbre délicieusement éraillé qui ferait passer Camélia Jordana pour une chanteuse des choristes. Mais comme cette dernière, Zaz n'a pas oublié d'avoir de bonnes chansons à se mettre sous les cordes vocales, à la différence qu'elle les co-signe souvent.. 3 sont signées par Raphaël, qui se fait donc parrain pour l'occasion en lui donnant ainsi un bon coup de projecteur. Dans ma rue à un côté chanson réaliste qui la rapproche d'un Edith Piaf (si, si), et le disque à globalement une nette tendance à titre vers le côté jazzy - manouche. D'éblouie par la nuit, qui me fait penser à la canadienne Isabelle Boulay, à l'endiablé Prends garde à ta langue, l'album regorge de bons titres et si j'en crois le buzz qui l'entoure déjà, elle est sur la bonne voie pour la reconnaissance. Allez, on parie sur une victoire de la musique catégories révélation de l'année ? 
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Night train n'est pas le nouvel album de Keane, juste un Ep pour patienter. un EP 8 titres tout de même qui en ferait rêver plus d'un. Car hormis le très dispensable House lights qui sert d'intro, les 3 anglais ne plaisantent pas avec le mot single. Stop for a minute, premier déclaré ne peut pas ne pas être un hit , même si, à ma grande déception, le titre se voit affublé d'une partie "rapée" qui, comme d'hab, m'agace profondément, mais c'est parce que je suis un vieux crouton. Ishin Denshin, en collaboration avec une chanteuse japonaise est une ritournelle pop comme on n'en fait plus, un peu comme si George Harrison, plutôt que de flasher sur l'inde avait craquer sur le pays du soleil levant. Your love est d'inspiration eighties, c'est limite si on ne croit pas entendre un hit d'Imagination  Looking back est basée sur un sample de la BO du film Rocky,  bien trop connu pour ne pas desservir la chanson. Comme à l'accoutumée avec ce groupe, les claviers sont omniprésents et les guitares discrètes, reste que, bien qu'installé au top depuis un bail, ils arrivent à écrire de bons disques et c'est chose assez rare pour être soulignée.


Un peu de pop made in France. C'est une plus qu'agréable surprise que ce 3 titres d'introduction à la musique de Yules, prélude à un album prévu pour la rentrée, histoire de prendre la température probablement. Et bien la rentrée sera chaude. Absolute beginners est donc la carte de visites de deux frangins qui ont décidé de relever le gant d'une pop à l'anglaise. Et les deux bougres s'en sortent sacrément bien. Certes plus Crowded House que Beatles, plus Squeeze que Beach Boys,  la voix, les orchestrations, tout ici fleure bon la Tamise. Quelques arpèges de guitares relevés d'un soupçon de cordes, épicé d'un zeste d'orgue, emballé c'est pesé, le Strike a balance à venir me met déjà l'eau à la bouche. quand je pense à toute la  hype qui a entouré la sortie du très quelconque album de Revolver, j'ose espérer qu'un engouement similaire se portera sur Yules qui, eux, proposent vraiment une pop classieuse. Si vous étiez des fervents de Sarah records, bienvenue chez vous.    
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Une fois n'es pas coutume, ce n'est pas d'un disque dont il va être question maintenant, mais d'un Ebook. Un Ebook dont il va de soi,le thème est la musique mais surtout qui, plus improbable est autoproduit. confused Kinishao, musicien lui même, a consacré pas mal de temps à l'écriture de Paroles de beatmakers. Enfin écriture... Il a interviewé 7 musiciens, d'obédience hip hop, pas très connus, comme vous et moi, et les 44 pages de ce livre compilent ces entretiens. Matériel utilisé, technique ... Même pour un gars comme moi, à qui le Hip-hop passe bien au dessus des oreilles, l'ouvrage est intéressant. Court, trop cout, mais c'est bien la preuve de son intérêt. Un extrait pour vous convaincre est dispo sur son site et le tout est à vendre pour seulement 5 euros,  prix à saluer et qui le met à portée de toutes les bourses. Une suite sur les faiseurs de pop ce serait possible ?
Woodlander est l'un des avatars de Pablo Montero. Pablo, vous l'avez déjà écouté ici même via le groupe Band Vagon, sous forte influence Electric Light Orchestra, et puis dans Sucrepop même via La chanson de Cassandre ou notre reprise de Midnight Blue. Woodlander est sa facette instrumentale, moins pop, plus new age. Habituellement, puisqu'il est clavier, ses compos sont plutôt orchestrales, atmosphère progressive,  sur des tempos médium, toujours ensorcelantes. Son tout dernier titre, Breakup voit un guitariste, Alvaro Fernandez prendre le lead. Une superbe mélodie ou le guitariste fait merveille, dans un style proche d'Albatross du Peter green de Fleetwood Mac. Mais de Star of Crete à Last night withou you, entre Pink Floyd et Alan Parsons Project, Vangelis et Mike Oldfield la ballade que nous emmène faire Pablo nous laisse calme et reposé, serein. Embarquez avec lui.
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Celui ci, n'eut été Olivier, je serais passé à côté. C'est sur son conseil que j'ai finalement écouté ce Ben l'oncle soul, qui, de prime abord, me faisait plus penser à un autre célèbre oncle Bens, dealer de riz . Et le bougre d'âne que je suis aurait eu bien tort. Cet onlce, c'est un peu notre Lenny Kravitz à nous. Un gars dont le compteur est resté bloqué quelque part dans les années 70, et ce pour notre plus grand plaisir. Après un premier 6 titres composé de reprises allant des Whites Stripes aux Spices Girls en passant par Katty Perry, le tout passé dans un grand shaker black façon Motown avec un évident plaisir, il enchaîne avec son premier album, éponyme, ou il démontre que ce coup d'essai n'était pas un coup de chance. Les compos présentées ici, même s'il n'abandonne pas totalement les covers, sont d'excellentes tenues, et le second degré qu'il met partout (le graphisme, l'atmosphère générale), la pêche qui se dégage de l'ensemble en font un des disques les plus jouissifs de ces derniers mois. Un doigt de Marvin Gaye, un filet de Wilson Pickett, un zeste de Stevie Wonder, bref vous avez compris, cet album est un condensé de tout ce que la musique noire des seventies à fait de mieux. Black Power !


Je vous jure j'ai essayé. A plusieurs reprises. Le monde entier semble encenser le folk déjanté des soeurs Casady. Et je lis partout, CoooRosie c'est frais, c'est indispensable pour votre santé, c'est le truc de l'année. Bon, je ne connaissais rien d'elles avant et aucune chance que j'aille enquêter. Plus chiant que cette musique, pour un pop addict comme moi s'entend, c'est difficile. Mettons Kate Bush période The Dreaming,  multipliée par deux et qui oublierait qu'être accessible c'est pas mal aussi. Franchement j'ai beau retourner le truc dans tous les sens, écouter dans l'ordre, dans le désordre, rien n'y fait je reste à la porte, A l'image de la pochette, laide au possible, aucune chance que je me noie dans leur Grey oceans, je n'y naviguerais jamais
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Quand j'ai vu passer un nouveau titres des Rolling Stones, j'y ai cru. J'ai cru à une vrai nouveauté, juste étonné que ça n'ait pas buzzé un peu avant. Et pour cause en fait de nouveautés, ce Plundered my soul fait partie de la dizaine - quand même - d'inédits accompagnant la re sortie d'Exile on main street. Bon, ce n'est un mystère pour personne, j'ai toujours été plus Beatles que Stones (le terme est faible). Et à vrai dire, plus Kinks que Stones, plus Who que Stones, bref plus à peu près n'importe quoi que Stones. Si je reconnais à la bande à Mick & Keith d'avoir écrit un paquet d'excellents titres, aucun de leurs albums ne trouvent grâce à mes yeux. Pour moi les Stones se résument à un groupe à singles, pour lequel un double best of fait office de discographie complète. Et franchement , ce n'est pas ces fonds de tiroir qui me feront changer un iota d'avis.  Du pur Stones de cette époque, et donc totalement dispensable.  
Ellie Goulding est une jeune auteur compositeur interprète anglaise présenté comme le grand espoir 2010 par la crème des critiques anglo-saxonne.. son premier album, Lights, sort tout juste, et indéniablement, la demoiselle sait trousser une chanson. Mais à vrai dire rien de vraiment différenciant d'avec le paquet de jeune femme du même métal qui tournent sur le net. D'honnêtes disques, de bonnes chanteuses mais le même son, on peut passer de l'une à l'autre sans même s'en apercevoir, chanson interchangeable qui aurait pu se trouver sur l'album de l'une ou l'autre. Pour une Lily Allen culottée avec un single détonnant à la Fuck you combien de one hit wonder. Un beat disco en fond rythmique, deux tonnes cinq de synthés, un oeil sur les charts et roule ma poule. sauf que de surprises, nada. De chair de poule, pas l'ombre, tout est bien formaté, ça sonne rien à dire, mais pas un titre pour marquer son époque. Un disque d'aujourd'hui, mais rien pour demain.
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Là ou une Zaz est sponsorisée par Raphaël, c'est Mickey 3D qui s'y colle pour Cecile Hercule. Les 10 travaux de Cécile portent le nom de la Tête à l'envers. Un filet de voix à la Coralie Clement, quasi un clone pour être exact, pour un folk pop qui fait plus que loucher sur l'univers du Michael Furnon sus-cité. De petites comptines drivées par une guitare acoustique aux quelles des arrangements variés essaient de donner un aspect moins uniforme, avec succès il faut l'avouer.  Ces petites chansonnettes sont sympa, sans plus ni moins, elles se laissent écouter avec plaisir, sans casser trois pattes à un canard . Mettons que ce n'est pas ce disque qui vous mettra la tête à l'envers. 
Tout ce que j'ai pu écrire sur Ellie Goulding est valable pour Diana Vickers, d'ailleurs la première co-écrit deux titres avec la seconde, à la différence qu'elle a quelques sérieux singles à nous mettre sous les dents. Le Once d'ouverture par exemple, quoique souffrant des mêmes symptômes que Lights est nettement plus accroche tympans. Et si ce titre reste le meilleur du disque, Remake me & you ou the Boy who murdered love tiennent leur rang. Mais en définitive, Britney aurait aussi bien pu les chanter sans que personne n'y trouve rien à redire. Du beau travail , certes, mais du travail à la chaîne, malheureusement.
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Plus connu pour être fondateur des Deschiens, François Morel avait déjà sévit musicalemet, parlant avec un album en 2006, Collection particulière. Le soir, des lions le voit donc renouer avec la musique. Une pochette fortement inspirée par une pub pour une friandise sucrée, pour un disque très chanson à textes, comme on pouvait s'y attendre. Côté musique, Beatles, Rock, rap, punk, disco, rien de tout ça n'a jamais existé, d'un classissisme intemporel, ce disque serait sorti en 1975 interprété par Pierre Perret que ça n'aurait choqué personne. Ce n'est pas innocemment que je cite le Pierrot, la similitude d'esprit m'a de suite frappé, que ce soit dans l'humour - La fille du GPS - le révolté anti-fachiste - Fatigué fatigué - ou la tendresse - C'est pourquoi qu'on vit, il y a entre leurs univers plus que des passerelles. Bref un pur album made in France, avec ses défauts et ses qualités, mais ou ces dernières sont bien plus présentes. Une autre réussite à mettre à son actif. (j'ai réussi à ne même pas parler d'Helena Noguerra  coeur.gifqui duettise sur C'est pas, je suis en phase de guérison)
Là, ce n'est pas compliqué, tout est dans le titre, Willie Nelson, Country music. On peut difficilement faire plus clair. Sachant que s'il y en a un qui peut prétendre s'y connaître en country, c'est tout de même le père Willie. Un colossal nombre d'albums sous la ceinture, pour une carrière de plus de 50 ans, légende vivante aux USA, à peu près inconnu ici. Sa voix si identifiable nous emmène donc au coeur des Etats Unis, en pleine campagne, les deux pieds dans la boue. Donc si ce style de musique ne vous emballe pas, passez votre chemin, c'est du 100% pur country que nous délivre ici Willie, Fidle, mandoline, rien ne manque à la panoplie, si ce n'est des chansons originales puisque seules figurent ici des reprises. Comme la réalisation de T Bone Burnett est à la hauteur de l'évènement,  on tient là un sacré bon disque.
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Lorsque j'avais chroniqué le premier EP de Holding Sand, derrière le boucan se cachait encore un peu de pop (Superman). leur nouveau 5 titres, On sleepless nights ratiboise définitivement toute velléïté de refrain accrocheur. Alternant chant et cri dans la plus pure tradition hardcore, leur rock; qu'ils qualifient d'abrasif mérite parfaitement cet adjectif. Si Attila avait était musicien, sa musique ressemblerait probablement à cet empilement sonore, à cette déferlante derrière laquelle rien ne repousse et certainement pas les cils auditifs tapissant nos délicates oreilles. Je me fais vieux ...
le trio stéphanois Lollipop and crisps oeuvre lui dans une pop plus classique. Line-up peu ordinaire, un guitariste,  un pianiste et un batteur.Les titres qu'ils proposent sont clairement encore à l'état de démo et ça s'entend. Le groupe est jeune, et ça s'entend aussi, le batteur est parfois à côté de la plaque et des morceaux comme I want you par exemple aurait besoin d'être plus ramassé, plus concis. Bref encore un peu de boulot, pour être au niveau des maquettes des petits copains, mais l'envie est là, les influences sont les bonnes, reste à se dégager de celles si pour se trouver un style et un bon studio pour donner une dimension sonore plus importante.
 
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Katie Melua ne m'a jamais transcendé plus que cela. Jolie plastique, jolie voie, point barre. The house , son quatrième album ne m'excitait pas plus que cela, même le léger changement de direction, puisque c'est Wiliam Orbitt, nettement plus axé dance music, qui s'y colle pour la réalisation. De dance heureusement il n'est pas question ici, le l'd love to kill you d'entrée, tout en retenue et en douceur est même un petit chef d'oeuvre, son plus beau titre à ce jour. A moment of madness est quasi cabaret et un peu réminiscent de ces origines georgiennes,  The flood, le premier single met en valeur sa superbe voix mais est aussi rock & roll qu'un Julie Zenatti. The house est à mon avis son meilleur album, mais c'est simplement parce que je n'aimais guère les précédents. Comme quoi,  pas de mauvais titres, une voix exceptionnelle suffisent en ces périodes de disette.
Rivière de plumes est le nouvel album de l'acteur ACI Louis Ronan Choisy. Ayant raté tous les épisodes précédents je ne m'y réfèrerais donc pas. Voix dans les graves, avec des capacités vocales somme toute limitée, LRC réussi son examen de passage du 4ème album en n'oubliant pas que la pop c'est aussi la légèreté.20 000 lieux sous la neige en est la meilleure illustration. Un petit côté Gainsbourg du fait d'une utilisation du Talk over presque systématique, et une proximité avec un autre proche du milieu du cinéma, Alex Beaupain, ou des textes un peu sombres voir désabusés sont parés d'atours pop pour mieux faire passer l'amertume du cyanure. Une étonnante reprise du premier hit de Vaya con dios sous le nom Quand j'irais voir Dieu, marque son territoire. Manque un single puissant pour le faire passer des seconds aux premiers rôles sur le terrain musical, mais cette rivière de plumes est aussi douce que son titre le laisse entendre.
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Gaffe aux homonymes. Sam Verlen n'est pas le pote de Rimbaud, mais n'en est pas mois poète. Les mémoires de l'éléphant est son premier album si je ne m'abuse,  Il en signe les musiques quand son bassiste de Christos lui signe les textes. Le timbre de voix, sa chaleur, m'évoquent Georges Chelon (cherchez pas, si vous avez moins de 50 ans, vous ne connaissez pas). Les orchestrations font appel à une foultitude d'instruments (dont le ukulele) et cette variété est l'un des atouts de ce disque attachant. Ces chansons pop sont plutôt intimistes, et côté paroles, l'originalité est de mise et parfois ça fait mouche (Mon nouveau dealer, Ce petit mot), parfois on reste sur le bas côté tant le prétexte prend le pas sur l'inspiration (Le jeu du moi, La véritable histoire). Au final un album qui a ce petit quelque chose qui fait la différence et donne envie de ré-écouter.
Royal spleen est un trio rock & roll basse / batterie / guitare bref du classique. Rock un poil punk, comprendre un peu brut de décoffrage, il ne font pas vraiment dans la dentelles les Royal Spleen. la guitare cisaille tout portant une voix, comment dire sans fâcher la Julie qui officie, bref je préfère ma Julie à moi (comment ça favoritisme, manque d'objectivité et toussa toussa ). Un poil trop grunge pour moi. Mettons que cette Julie est très Blondie des premiers albums, voix écorchée rauque/rock et que moi je suis plus Go Go's. C'est énergique tout plein, rentre dedans autant que faire ce peut, les deux gars moulinent secs derrière, le sang royal qui coule dans leur veine ne demande qu'à couler et je ne doute pas que sur scène ils arrachent sévères, mais moi, là, tout de suite, c'est de douceur dont j'aurais besoin.
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Et la douceur c'est avec cet album sorti déjà il y a quelques semaines et que j'avais honteusement zappé. Stacey Kent. Ouvrir sur un Moustaki Tom Jobim, bossa nova à souhait donc, les eaux de mars, et doubler la mise avec un Henri Salvador - jardin d'hiver - c'est au minimum gage de bon goût. Avec cette craquante pointe d'accent, sachez le mesdames, je ne résiste pas aux accents, quel qu'ils soient, c'est imparable. Mais Stacey ne s'arrête pas à quelques reprises, aussi classes soient elles, et les compos qui lui sont offertes lui collent parfaitement à la peau. Les arrangements sont mitonnés au petit poil par son mari Jim Tomlinson, pour un confortable voyage en Pullman. La voix à parfois des accents de la  Diane Tell des premiers albums (Entre nous par exemple) et vue l'amour que je porte à celle ci, vous apprécierez le compliment. Si vous ressentez le besoin d'une petite pause tendrement jazzy, ce Raconte moi va vous conter 12 histoires pour vous bercer.
Ce troisième album des toulousains de  Recife s'intitule Doldrums. Un album plutôt tourné guitares, électriques de préférence, mais pas seulement, flirtant avec la progressive, dans le sens ous ils ont besoin de temps pour exprimer le foisonnement d'idées que recèle les morceaux. Ce n'est jamais décousu, toujours très structuré et le chant s'imbrique sans difficulté dans ces entrelacs d'arpèges et de riffs. Sur L'univers, un intervenant inattendu, Hubert Reeves, joue le récitant, transformant un temps la musique en fond sonore pour documentaire, pour le moins surprenant dans un album de rock. Recife ne refuse pas l'incongru et un saxophone, un banjo, un glockenspiel par exemple font partis du voyage sur certains titres. Très éloigné de ma galaxie pop, mais permet d'aborder des contrées encore vierge.
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Et triste retour de la rubrique nécrologique. Et cette fois c'est du lourd. Très haut placé dans mon top chanteur de rock, la voix de Ronnie James Dio c'est tue à jamais. Et si une voix incarnait le hard, c'était bien la sienne, des premiers et indispensables Rainbow à quelques pépites avec Black Sabbath, de son propre groupe, Dio,  à l'inattendue - par lui -  et archi connue popsong Love is all pour terminer avec son dernier groupe Heaven & Hell ce mec faisait passer le grand frisson. Saleté de crabe 



Rendez vous le 1er juillet pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Mai- Tout donner

mai 1, 2010 Temps de lecture: 47 minutes
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Mai 2010 - Tout donner

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. Albert CamusPas de Julie au générique ce mois ci (décidément, nous n'arriverons pas à enregistrer une année complète eek ) mais son absence est due à une excellente nouvelle, l'arrivée de la petite Lana, fille d'avril, future chanteuse à n'en pas douter à qui je souhaite la bienvenue sur notre petite orange bleue tongue. Du coup c'est Nathalie, habituée des lieux, qui a eu la gentillesse d'enfiler mes vieilles chaussures pour tracer la route. Elle a choisi un titre des débuts de Sucrepop, Tout donner, titre auquel, en digne fils de modèliste que je suis, j'ai dessiné une nouvelle robe printanière. Pour voir le défilé, c'est sur cette page J'en ai profité pour y aller de ma version ukulele afin de vous fournir la grille d'accords. Et puisque j'en suis à parler de la bête à 4 cordes, sachez que le Ukulele bazar, 1er de ce nom, fut une ENORME  succès, dépassant en fréquentation tout ce qu'il était possible d'espérer.  Du coup, j'en ai profité pour ajouter nombre de titres à la collection sUKrEpop , majoritairement anglo-saxons comme promis le mois dernier. En vrac, Gerard Lenorman et La ballade des gens heureux, Deep Purple avec Soldier of fortune, Al Stewart pour Palace of Versailles, ces deux derniers issus de l'album Sortez Covers ! , deux Elton John - Sorry seems to be the hardest word et Your song, Un Beach Boys, God only knows, un Beatles spécial débutant - I've just seen a face,  un Del Shannon - Runaway (ou Dave Vanina suivant vos références) un John Lennon - Jealous Guy et  Desperado des Eagles. C'est pas des cadeaux ça ? En prime, deux discographies intégrales commentées rejoignent la collection, Michel Berger et Abba. Pour en terminer avec ma prose, une chronique dédiée au nouvel album de Françoise Hardy La pluie sans parapluie, l'un des bons albums de Madame. Un petit plus sur le site, le lien Au hasard dans la barre de menu, me permet, grâce à un script amicalement rédigé par Penanders de vous propulser vers une page au hasard de ce site.
L'actualité du disque est plutôt calme comparée au mois dernier. J'ai reçu peu d'albums d'autoproduits, et les grosses cylindrées ont été peu nombreuses également à accoucher. Du coup, j'ai  pioché un peu au gré du fil de mes vagabondages d'internaute une moisson majoritairement pop et majoritairement féminine, mais qui s'en étonnera ? biggrinUne petite trentaine d'artistes tout de même à vous coller dans le conduit auditif ce mois ci. En route, suivez le guide !

L'artiste en Une ce mois ci n'a pas d'album à nous proposer, même pas un single, juste un malheureux petit titre. Mais quel ! Je suis tombé sur Michel Nicolle, auteur compositeur interprète au hasard d'un article au boulot. Il est facteur, je le fus, musicien, je le suis, il écrit pour d'autres, et ça me dit quelque chose  et donc j'était curieux d'écouter ce qu'il avait à proposer. Sur son myspace, des titres de divers chanteurs/teuses (dont lui) enregistré(e)s dans son studio au nom qui me parle également, Beatle juice studio. Et là, un coup de foudre musical. Aurore. Elle n'a pas 20 ans, une voix à se damner, légèrement voilée et qui colle le grand frisson et la compo qu'elle interprète n'est pas en reste, un chef d'oeuvre, pas moins. et le Michel dans son mail de m'indiquer que ce n'est que la face 2 du single à venir !! Mais il lui a écrit quoi en face A ?? Encore plus fort ? Et elle aurait un album en prévision ! Allez on se bouge et le sort vite le disque. Vite !  
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5ème album du duo Goldfrapp dont, je le confesse, je n'avais jamais entendu une note avant ce Head  first. Et si les autres sont à l'aune de celui ci, il va falloir que je rectifie le tir de toutes urgences. Le single d'ouverture, Rocket plonge la tête la première dans les eighties, riff de synthé type Oberheim vaguement réminiscent du Jump de Van Halen pour l'un des titres les plus délicieusement rétro et raffraîchissant de ces derniers mois, tube en or à coup sur. Hors il se trouve que cette entrée en matière n'est pas isolée. Des morceaux du même calibre, il y en a d'autres. Believer devrait opérer sa razzia sur les charts également, Idem pour Alive, 3ème titre , 3ème bombe. Et là on se dit qu'on tient du lourd. Ajoutez à l'addition le titre éponyme, Shiny and warm et I wanna life et vous tenez là une des galettes des plus addictives qui soit. Hormis l'expérimental Voicething qui clot le disque, pas de faute de goût. 
Et histoire de nourrir votre discothèque, un autre album fourré aux hits, dans une veine similaire. Wall of soundz est un album de d'électropop signé Brian Mc Fadden. Ce dernier serait échappé d'un boys band irlandais nommé Westlife dont je ne connais rien, pas étonnant vu que les boys band ne sont pas ma tasse de thé. Reste que ce mur du son est sacré bien foutu. Bon, la propention à utiliser systématiquement des effets style Autotune sur la voix (remember Cher ?) peut agacer, mais le gus - et son comparse Robert Conley - ont le don pour écrire des refrains accrocheurs. Les singles potentiels sont au moins au nombre d'une dizaine, et pourtant je suis habituellement difficile en la matière.. Je prédis à  Kickin around the love la première place des charts.  Love Transfusion, Chemical Love, Not now ou Just say so et Mystakes, Sign of the times pourraient l'y remplacer sans problème Un album pas loin du niveau d'un Discovery D'ELO, c'est dire. Donc superficiel mais si fun. Indispensable pour cet été.
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Allez, style différent, mais tube en vue aussi pour Amen Birdmen. Nettement plus rock, tendance grunge,  mais sacrément accrocheur aussi Battle 79, titre le leur EP 6 titres devrait leur faire gagner quelques galons. Déjà le morceau titre devrait être en playlist sur les FM. Mix d'influences remarquablement digérées, d'Inxs à Marroon 5 en passant par Ram Jam, carton assuré si quelque programmateur avisé daignait s'y pencher. Le quintet n'étant pas hommes d'un seul titre, Les guitares continuent de plomber tout ce qui bouge, porté par un chanteur de haut niveau. L'ai je écrit ? Les Amen Birdmen sont français, et pas l'ombre d'une seconde, tant au niveau de la qualité sonore, superbe,  que de l'écriture cela ne transparait, ce que l'on ne peut dire de nombre de leurs collègues. Aux US, ils seraient géants, allez, on traverse l'Atlantique et on s'y colle, c'est jouable. 
Un que je surveille comme le lait sur le feu c'est Linus of Hollywood. qui change de projet comme de chemise, ce qui ne facilite pas ma tâche. Et donc introducing Palmdale, nouvel incarnation pop du bonhomme. Il c'est acoquiné - encore une fois - avec une bombe blonde chanteuse et guitariste Kay Hanley, inconnue au bataillon, mais dont les titres sur son propre site démontrent une belle santé pop. Get Wasted est le nom de leur 5 titres, et est exactement dans la lignée attendue. Pop, pop, pop. Allez si vous aimez en vrac, les Astroppuppees de Kelly Ryan, Les Plimsouls, Les Go Go's et autres Phil Seymour et Dwight Twilley, bienvenue chez vous. Here comes the summer est un parfait single, sans rien d'extraordinaire certes mais ce n'est pas le but . Les autres titres creusent le sillon, pas excès d'imagination mais avec vigueur et un  enthousiasme communicatif.  Bound for the floor est le type de ballade à faire fondre le pôle nord.
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Décidément, soit je vieillis et  je trouve tout excellent, soit ce mois d'avril 2010 restera comme un grand cru, mais les albums se succèdent et sont superbes. Grand prix du nom de groupe le plus con du mois, The School, un rock band gallois qui mine de rien nous gratifie avec leur album Loveless unbeliever; d'un pur bijou pop. Ami(e)s des Girls band des sixties, à la Suprèmes, Shirelles et autres Ronettes, vous allez sangloter de joie. Ce disque est une mine de bonheur, un ode à la légèreté pop. Une chanteuse, Liz Hunt, craquante au possible, et un groupe qui enfile les perles comme qui rigole. Cet album pourrait être un best of de leurs singles, ce n'est que leur premier.  I want you back, Let it slip, He's he really coming home, Valentine, vous êtes capable de résister à ça vous ? Allez jeter un oeil sur ce clip, et vous serez convertis. Pour faire un meilleur album pop que celui ci cette année, va falloir s'accrocher sévère. Allez, on retourne à l'école. Indispensable.


Ann'so M est une vieille connaissance. Je la croise, virtuellement parlant, depuis des années au gré des pages d'interne. Eternelle second couteau pop/rock, ce n'est pourtant pas faute de proposer d'honnêtes chansons, mais jusqu'à ce jour, ça ne mord pas. 2010 et l'album Pas à pas inverseront ils la vapeur ? Elle s'en donne les moyen en tout cas. Ne serait ce  que le titre Je ne veux pas être celle, sur lequel Louis Bertignac s'est penché et qui, ma foi, chatouille fort agréablement les oreilles. Ann'so M est clairement du côté rock de la force, Les guitares, le plus souvent électriques et saturées, assurent le gros du boulot (écoutez moi ce solo sur Sugar Candy Boy) , les refrains font leur job de squatter de tympans (Ecris moi une histoireParis), seule la réalisation pêche un peu à mon goût. Alors c'est pour cette fois ? Le coup de pouce téléphonique pourrait déclencher un bon buzz et elle en veut, alors why not ?
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Je n'aurais pas misé le moindre cents sur un album de Dani, tellement elle a pour moi, l'image d'une personne Has been, engluée dans un passé révolue dont elle fut un temps l'une des icônes, de Gainsbourg en films divers. Et puis, quasi par désoeuvrement, et pour la présence d'un titre signé Alain Chamfort, j'ai jeté une oreille. Puis les deux. Les Paris de Dani est un concept album sur le thème de Paris, à offrir à tous étranger en goguette dans la ville lumière. On retrouve au générique en sus de l'Alain et son comparse Pierre-Dominique Burgaud,  Cali, Francois Berheim, Tean Fauque, Jacques Duvall et autres Jean-Jacques Burnell et aussi éclectique et disparate que cette belle bande puisse paraître, elle a contre toute attente réalisé un album homogène, ou la voix, quasi parlée, de Dani, tresse un univers charmeur. La faute aux bonnes chansons qui se sont données rendez-vous ici. Suivez le guide, la ballade vaut le détour.  
En direct d'Ecosse, voici un 4 titres carte de visite présentant Pearl and the Puppets. Evidemment porté par un single efficace, Because  I do, et un accent charmant, la jeune brunette et ses camarades de jeu enfoncent le clou sur les 3 autres titres. Girlfriend particulièrement bénéficie d'une même qualité d'accroche. Pas de quoi n'ont plus crier au génie, mais ont peu supposer que si les petits cochons ne la mange pas, l'album qui suivra vaudra le détour, pour peu qu'elle pense à diversifier un peu son style et a étoffer un peu le son. En l'état, c'est un petit moment de grâce qui demande confirmation. Une perle ne suffit pas à faire un collier, 
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Volume Two de She & Him fait suite au Volume one, c'est qu'on ne manque pas d'imagination chez ce duo américain confused. Hors, il s'avère qu'ils font bien plus attention à la conception de leurs chansons qu'au choix de leur titres d'albums. Zooey Deschanel et Matt Ward reprennent les affaires là ou ils les avaient laissé en améliorant encore leur songwriting. Thieves qui ouvre l'album, ses choeurs, ses nappes de cordes, ses guitares ouvragées en est le parfait exemple. Un pied dans les sixties, un pied dans le folk, ces deux là tricotent une belle histoire, ou la demoiselle écrit les chansons que lui produit. A noter un fantastique  boulot tout le long du disque sur les harmonies vocales, et une chouette reprise (sur le récent UB40 également) de Gonna get along without you now. Tout ça donne bien envie d'un Volume 3.
Meat Loaf nous revient avec un opus intitulé Hang out cool Teddy bear. Bon, le cas Meat loaf est vite tranché, hors Jim Steinman et ses hymnes rock épiques, il est à la peine. Interprète d'un des albums les plus vendus au monde  - et que je tiens comme l'un des tous meilleurs jamais sortis - Bat out of Hell, le pain de viande et ce 11ème album tente de piquer la recette du chef, sans le chef, mais le tout manque de souffle. Le piano à la Roy Bittan, les guitares en folie (dont un Brian May bienvenue), les morceaux de 6 à 7 minutes, les duos avec de jeunes demoiselles, la tentative de concept unifiant les morceaux, jusqu'à la pochette, mais rien n'y fait, c'est bien imité mais jamais n'arrive à la cheville de ce que le Jim lui a pondu. Bon c'est pas mauvais non plus hein, faut pas pousser, la crème des musiciens réunie ici ne peut pas accoucher d'un disque inaudible, c'est juste trop Canada dry à mon goût. 
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Jusqu'à ces jours ci, Aqualung évoquait pour moi un album de mon adolescence signé Jethro Tull. Il se trouve que c'est aussi le pseudo choisi par un certain Matt Hales pour présenter sa musique. Magnetic North est son quatrième album apparemment, pour quelqu'un décrit comme un songwriter sous influence Brian Wilson et Paul Simon, Pas du menu fretin donc, et du coup, je reste un peu sur ma faim. Il a un peu oublié d'écrire les mélodies le Matt. Certes le triste Remember us (avec la participation vocales de Sarah Bareilles) est attachant, quoique tirant un poil en longueur, mais au final cette pop est un peu trop mélancolique pour moi, et surtout manque un peu de mordant pour laisser plus que des traces fugitives dans la mémoire. Trop introspectif, pas assez tourné vers les autres.
Alors comme cela Forget the heroes ferait de l'acid pop ? Bon, d'abord c'est quoi l'acid pop ? C'est Atomised, second album du groupe me répondront les plus observateurs. Ouais, ça va pas suffire mad Deux filles deux gars, mais attention on est pas chez Abba. La chanteuse, Corinne Carré possède incontestablement un organe vocal hors du commun, du coffre, de la patate, un timbre et de la soul en veux tu en voilà, la violoniste ajoute une touche originale supplémentaire tirant de son instrument des sons inédits , telle une rock star de sa guitare, les garçons officiant solidement à la rythmique (énorme boulot du bassiste). Les arrangements, entre funk jazz et rock sont millimétrés. Si le précédent disque portait le nom de We Don't need guitar, FTH a changé d'avis, et elles font une apparition remarquée. Comme la pochette fait plus que le suggerer, l'énergie  projetée ici se reçoit comme un coup de point dans la gueule et c'est sur les morceaux les plus enlevés (OhOohAhAha, Distinct is your life)  que le groupe se révèle le plus efficace, ceci dit la plupart des titres ont ce petit truc qui marque. Laissez les vous cogner ! 
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Un album qui m'a bien branché ce mois ci, Gourmande de CC Lou. Bon, la pochette est une sorte de clin d'oeil à Serge Gainsbourg, tant pour la barbe naissante et cigarette que pour le côté provoc, et de fait, l'influence de grand Serge, sans être omniprésente, plane sur le disque, particulièrement sur le Je Fume d'ouverture ou Fais moi l'amour. Du coup on pense aussi à une Buzy, une similitude d'univers sauf que CC Lou, elle, réussi son disque sans être vampirisée. Côté textes, les amours saphiques sont son thème de prédilection puisque la plupart des titres y font allusion plus ou moins directement. Côté zic, la demoiselle est douée pour faire mouche. Quelle fasse dans la rupture sentimentale piano voix , Mauvais Carbone, ou se moque des gossip girls en mode funky, Les perruches, quelle aborde la pop, Gourmande et son intro Beatlessiennes en diable - ou l'électro De vous à moi, et même le rock avec le probable 1er single Intox en passant par le Zaziesque Mon dernier amour, pas de remplissage ici que du bon. Allez montrez moi ce sein que je saurais voir !
André Manoukian, star télévisuelle, mais musicien avant tout, se lance dans un album. Faut dire qu'hormis les débuts de Liane Foly il n'aura jamais cassé trois pattes à un canard, Donc So in love. Fainéant comme pas deux, plutôt que d'écrire des chansons, il pioche dans le répertoire des standards jazz. Et pour éviter tout risque, la liste des morceaux présentés est archie connue de tout un chacun, que des trucs déjà repris des zillions de fois. Il embarque dans l'aventure, vu son carnet d'adresse ça n'a pas du être compliqué, le gotha de la chanson française féminine de préférence, et donc, entre autres, China Moses, Helena Noguerra coeur.gif, Anaïs, Tété, Cocoon, Emily Loizeau, Camelia Jordana sont de la partie, lui se chargeant d'arranger le tout. Bon difficile de se rater dans ses conditions, difficile de surprendre aussi. Mention spéciale à Emily Loizeau qui d'habitude ne m'émeut guère et qui là touche la corde sensible et à Camelia Jordana qui pourrait bien chanter n'importe quoi pourvu qu'elle chante. Et puis il y a ce clip, bourré d'énergie, de regards complices, de plaisir, de désirs, de fraîcheur, avec Helena en prime - nom de dieu que cette femme est lumineuse - qui rachète tout. Merci Dédé.
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La Camelia guest star ci-dessus a son propre album qui déboule. Matraquage médiatique oblige, difficile de passer à côté. Il se trouve que c'est un bon disque. La part que cette jeune femme de 17 ans a dans ce résultat m'est inconnue, accordons lui le bénéfice du doute. Elle a une voix, c'est indéniable, un peu crispante au début - enfin pour moi - mais les gens possédant une réelle signature vocale sont suffisamment rares pour qu'on leur prête l'oreille. Plutôt que de se coller dans les pattes d'un Obispo ou Calogero, CJ a eu la bonne idée de faire appel à des seconds couteaux qui du coup se sont un peu défoncés pour faire un vrai bon disque. Résultat Calamity Jane, ses initiales ou Moi c'est, paraissent réellement écrit pour elle. Le tout sonne fortement sixties/seventies, tellement hors des modes qu'on y entend pas un titre au ukulele . Preuve de caractère et de sa volonté de n'être pas qu'une poupée dans les mains d'adultes, elle signe un titre, le seul en anglais, Little monster, ma foi très honnête. Impossible de dire ce que deviendra cette jeune femme, mais elle semble sur la bonne voie.
A peu près la même position de départ pour cette jeune suédoise,  Anna Bergendahl dont le premier album Yours Sincerely frappe à la porte de  nos lecteur de mp3. Participante à une émission télé musicale en son pays, désignée représentante pour l'Eurovision 2010, bref de quoi filer quelques appréhensions. Rolling dice qui débute l'album à un côté très Motown qui rassure et à tout du single réussi. This is my life qui suit (le titre eurovisé) est une bonne ballade mid-tempo qui n'aurait pas déparé un album de Shania Twain.  Un zeste de jazz sur d'autres titres (l'excellent Got my heart in your pocket, ou My love) montre l'étendue de palette de son talent. Je ne sais pas si elle suivra une carrière à la ABBA mais son entrée en matière est bien supérieure à celles de ces illustres prédécesseurs. Sweden, 10 points !
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Pure pop que celle des Scouting for Girls. Ils sont anglais et franchement , c'est difficile de ne pas le deviner. Everybody wants to be on TV, leur second album, contient tous les ingrédients qui font que l'Angleterre est le pays de la pop. Des singles racés, des choeurs, des mélodies garanties 100% sans saccharine, des guitares à foison mais pas agressives pour un sou, des titres up tempo. Pas encore exactement au niveau d'un Squeeze mais comparativement à, au hasard,  les Artic Monkeys, ces mecs sont des génies. Comme en plus ils ont oubliés d'écrire des slow sirupeux, et collants, ça dégage bien les bronches. This aint' a love song, Famous ou On the radio devraient conquérir les sommets
Titres en français ou en anglais, quand les deux langues ne sont pas mixées,  des racines country, folk, blues ou rock, L'art de la fugue n'est pas un vain mot dans la Maison Tellier, le but étant d'être là ou on ne les attends pas.  Bon, en gros la Maison Tellier ce sont des cow-boys made in France. La campagne américaine à votre porte. Des John Fogerty sans Creedence, un Neil Young sans CSN. Des purs, et dans l'ensemble ça le fait bien. Bon l'album sent la campagne, mais pas la plaine de Beauce. Très roots, couplant chanson à texte comme on sait le faire ici et banjo mandoline comme on sait le faire là-bas. Au final, dans un style après lequel je ne cours pas plus que cela, un disque agréable à ré écouter. 
 
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Globalement le Kate Nash nouveau est raté. My best friend is you contient certes quelques trucs intéressants mais beaucoup trop de déchets. Ca commençait pourtant pas trop mal avec Paris, une popsong sympa sans être révolutionnaire et les 2 ou trois titres suivant restent parfaitement écoutables, mais malheureusement elle ne tient pas la distance de l'album et s'essouffle avant la mi- parcours. La pop c'est aussi, surtout,  des refrains,  avant des textes bien foutus. Et là, c'est limite Yoko Ono parfois, c'est à dire bien au delà de mes propres limites.
Je ne vais pas vous refaire le concert, mon compte rendu est par ici. Alain fait le chanteur, c'est son job, et il le fait remarquablement bien. la bande de petits jeunes qui l'accompagnent assurent, le choix des chansons est tip top, avec pas trop de trucs des derniers disques, un peu ratés, il faut bien le dire (Laurent, reviens ! ... ) bref un agréable moment en compagnie d'un agréable bonhomme. Un petit inédit n'aurait pas fait de mal quand même
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Faire dans le 100% acapella c'est un peu casse gueule. C'est le cas de Straight no Chaser, qui, pour limiter la casse, ont tapé dans quelques popsongs millésimées, type Tained love de Soft Cell, Don't dream it's over de Crowed house ou You're my best friend de Queen ce qui permet de s'assurer d'une chose, ces gars là ont bon goût. Les arrangements vocaux tombent aux millimètres, difficile de faire autrement dans ce style, mais c'est peut être ce côté appliqué, apprêté qui nuit un peu à la vie des chansons. C'est du super bon boulot, impossible de le nier, mais manque le côté performance présent peut être en live et qui aseptise un peu l'écoute. Mettons que c'est un album que j'ai adoré écouter une première fois et dont je me suis globalement lassé au fil des écoutes successives jusqu'à l'écoeurement. 
C'est en Australie que j'ai été débusquer les Cassette kids. Quartet basé à Sidney, doté d'une chanteuse, principale raison de leur présence en ces pages, ils délivrent une pop indie plutôt bien balancée. Un poil dance par instant (Spin) limite electro, Lying around et son intro très Heart of glass de Blondie, l'ensemble ne manque pas d'énergie, ni de cohérence, mais un single un peu efficace eut été un bon complément pour ce premier album. Nothing on TV qui donne son titre au disque est un poil trop compliqué pour atteindre sa cible.
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Stop the music ! Ce n'est pas moi qui l'écrit ce' sont Les Pipettes. Et franchement on ne pourrait mieux dire. Mais qu'est ce qu'elles nous font les pipettes ? Un 4 titres en guise d'introduction de l'album à paraitre, et franchement ça ne donne pas envie. On les avait laissé dans un rôle de substitut sixties très honorable aux girls group Motown et les voilà plongées dans le pire des eighties, musique variétoche disco, avec boule à facette et tout le toutim, plus datée tu meurs. ca marcherait pour l'Eurovision tient, c'est dire. Bon que les 3 pipettes de départ soient toutes parties explique surement ce truc lamentable, mais quand même, il n'y a personne qui les conseille les donzelles ? Hop, encore un groupe d'un seul album.
Certains d'entre nous ne se remettent jamais tout à fait de l'écoute d'un artiste. Si je fais du bruit aujourd'hui c'est principalement de la faute de Mc Cartney, pour Enrique Seknadje, c'est Bowie le responsable. Au point d'arriver, sur son premier EP 6 titres , les bleus de l'âme à accueillir en guest star sur deux titres l'un des pianistes du beau David, Mike Garson.  A l'écoute, hormis un sacré gros son (chapeau à l'ingénieur du son), pas de vil plagiat ou pâle copie carbone du Thin White Duke,  non rien que de l'original. C'est la voix qui déconcerte de prime abord. le premier titre Ne me laisse pas tomber me fait même penser à Plastic Bertrand . Cela n'empêche pas le titre d'être accrocheur, d'ailleurs j'aimais bien Plastic moi, mais ça surprend, lui même caractérise son chant de "manièré". Sur A mon père, il se brise même carrément. L'instrumental Noces de glaces clôt de belles façons ce premier chapitre.
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Bon Julie Zenatti, j'aime bien. Elle est aussi rock & roll que ma grand- mère, mais elle a une putain de voix qui me colle des frissons et j'aime bien sa manière d'écrire, pas seulement ses chansons, mais aussi les textes sur son blog qui racontent la genèse de ce disque. Ce 5ème album, Plus de Diva place sa voix au centre des compositions, accompagnée parfois par un orchestre symphonique. Commercialement, je dirais que ça sent le bouillon grave, c'est un album pas très facile, tant côté textes que musique. Entendons nous, c'est un bel album, juste pas fait pour cette époque. Très ambivalent en tout cas, d'un côté la face pop  style Comme une geisha, très Obispo dans l'esprit qui pourrait décrocher la timbale ou L'un souffre l'autre s'ennuie, texte à se flinguer sur une musique légère, de l'autre une facette plus classique, au sens musique classique, qui sert certes de bel écrin à ce bijou de voix mais inattendu. Mais après tout c'est le propre de l'artiste que de surprendre.
Dans un monde ou règne la crise, du disque ou économique, le Christophe Mae fait un peu office de messie, le remplaçant d'un Jean Jacques Goldman, commercialement parlant. On trace la route, son nouvel opus était donc guetté avec impatience. Comme son titre l'indique, pas de rupture, il suit son chemin, renforçant un peu le métissage avec des influences rythmiques africaines ou antillaises plus marquées, guitares acoustiques prédominantes et ce timbre de voix si particulier. Comme sur le précédent je n'accroche pas plus que cela et pourtant, tout pareil, il va cartonner. Il y a le quota de titres calibrés radio, de textes à la portée assez universel, un beau travail somme toute.
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Second duo australien de ce mois ci, les Young heretics sortent leur premier album, We are the Lost Love, album qui est disponible gratuitement à cette adresse www.wearethelostloves.com/ .Ne vous fiez pas à la pochette, très David Hamilton,  ou au titre de disque, ces deux là sont un peu plus venimeux qu'ils ne semblent l'être. Certains titres font penser à de la dreamy pop, d'autres flirtent ouvertement avec l'electro, assemblage de samples et d'effets divers. C'est inventif, un peu fourre- tout, manque un titre fort pour assurer le buzz (mais l'offre de téléchargement en échange d'un Twitt ou d'un message Facebook devrait suffire), mais prometteur.
Bon, ok, la pochette pique un peu les yeux, mais...And Then we saw land, nouvel album de Tunng est bien moins psychédélique qu'elle ne semble le suggérer. Tunng officie au pays du folk, mais pas un folk poussiéreux ou enraciné dans le terroir ou le passé, a la manière, parfois, d'un Blackmore's Night. Ici l'électronique à droit de cité, les synthés au rendez-vous (Sashimi). Certains titres avec leurs choeurs grandiloquents (Don't look back or back) me saoulent un peu, d'autres plus classique, October par exemple, font penser à Simon & Garfunkel par leur évidence mélodique et les harmonies vocales. Nombres de titres auraient à mon sens gagné à être plus ramassé, mais c'est mon réflex pavlovien de pop addict qui peine  quand un titre passe les 4'
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Yatch, Limousine & Diamonds, YLD pour les intimes est un quartet stéphanois, tendance rock mâtinée de pop, façon Oasis / Blur. Avec un titre nommé Phil dans leur tracklist, difficile pour moi de les ignorer . Ils sont jeunes, débordant de vitalité, leur rock & roll est clairement fourré à l'électricité et l'énergie, et doit prendre toute sa dimension sur scène. La réalisation de l'EP est un peu "maigrichonne", le son manque d'ampleur de puissance mais on sent en germe le potentiel d'un bon groupe comme il n'y en a pas tant dans ce style en France. Ce n'est pas cette carte de visite qui leur permettra d'obtenir les promesses de leur patronyme, mais ils sont sur la bonne voie.



En enregistrant ma ridicule cover d'I've just seen a face des Beatles au ukulele, j'ai fait comme à mon habitude un petit tour sur Youtube pour voir ce que mes petits camarades avaient déjà fait dans le style. Et j'ai été soufflé par la version de la demoiselle ci-dessous, qui certes, ne joue pas du uke mais de la guitare, et qui balance une version époustouflante et très personnelle du titre. Il y en a une floppée d'autres sur sa chaîne, Lou Reed, Stones et autres. Bien sur, Sucrepop ne pouvait qu'accrocher sur ce Chewwingum smile qui, si je ne m'abuse, semble être de ce côté de la Manche (ou de l'Atlantique au choix). et elle attend quoi la demoiselle pour monter un groupe ?


Chewwinggum - I've just seen a face


Rendez vous le 1er juin pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Avril - Couleur de peau

mars 31, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
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Avril 2010 - Couleur de peau

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

Ben Heine - Mother Africa http://www.benheine.comLe vieux titre amené à prendre une nouvelle route ce mois ci est un peu le titre fétiche de Sucrepop puisque le tout premier a avoir été mis en ligne. En effet le 1er janvier 1999 Couleur de peau inaugurait la longue lignée de sucreries à venir. Julie redonne donc son lustre d'antan à ce morceau, qu'elle avait déjà chanté sur scène mais jamais enregistré au propre. C'est la seule chanson que j'ai composé à la basse, le texte part du postulat que nous avons tous du sang noir en nous puisque l'Afrique est le berceau de l'humanité et que par conséquent le racisme ...   Rendez-vous ici pour écouter cette nouvelle version.
Côté ukulele de la force au moins deux évènements pour ce mois d'Avril :  La troisième édition de la Fête du Ukulele de Nantes aura lieu le samedi 10 avril 2010 à partir de 17h30 au Floride (4 rue St Domingue - Nantes) Je vous renvoie sur l'affiche et le site web pour le programme et autres infos. Le samedi suivant, 17 avril donc, rebelote avec le 1e Ukulélé Bazar, organisé par l'Ukulélé Club de France,  à partir de 14h40 aux Trois Baudets à Paris (64 boulevard de clichy -
Paris 18). Idem, affiche et site web pour les détails.
Pour ce qui est des dernières parutions de grilles d'accords, vous trouverez ce mois ci sur la page dédiée (pour rappel, sucrepop.com/ukulele un hommage à Jean Ferrat, ou je reprends 6 de ses titres parmi les plus connus, et quelques standards de la chanson francophone, avec au menu, Yves Duteil, Jacques Brel, Serge Lama, Eddy Mitchell, Claude François et Patricia Kaas. Le mois prochain, promis juré, retour à mes amours pop/rock avec quelques incontournables anglo-saxons. En attendant, à vous de jouer.
Le printemps est la saison des amours et les artistes, après avoir passé tout l'hiver planqués au chaud dans leur studio à forniquer avec leur instrument accouchent maintenant en masse de dizaines de petites chansons dont une faible échantillon arrive sur ces pages. D'où une pléthorique sélection ce mois ci, ou la quantité se dispute à la qualité. Je vous en fais juge. Cliquez sur ce radioblog  pour écouter les artistes présentés tout en lisant les quelques lignes que je leur ai consacré, baladez vous sur leurs sites, encouragez les, supportez les, le marché du disque est en crise mais pas celui de la création.

Tout vient à point à qui sait attendre. il aura fallu près de 25 ans pour que le second album de Square (devenu Still Square dans l'intervalle) déboule sur nos platines. Après un premier album quasi mythique pour le hard français, Rock Stars, le groupe enregistre un second album qui ne vit jamais le jour. Mais de rééditions en compilations, les initiés continuaient à faire vivre la flamme. Un concert prévu pour être unique, le poison du hard qui n'avait jamais quitté leurs veines s'y dilue à nouveau et la fine équipe quasi au complet (le couple basse/batterie a changé) reprend du service. Et dès le premier titre, Passe ton chemin nous sommes fixés, Still Square a mis la main sur l'élixir de l'abbé Jouvence. Pas une ride dans leur musique, quoique entièrement ré-enregistré ce second album, Laissez les rêver à la même patate qu'il y a 25 ans. Guy Hoc a toujours cette voix phénoménale à la Ronnie James Dio, qui en font un chanteur d'exception, les guitares, rythmiques ou solistes de Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronty croisent le fer et foutent le feu. Ok ça sonne Eighties, mais justement ce qui est si bon, époque bénie ou ce style était à son zénith. Trouvez moi un label digne de ce nom qui porte la bonne parole et Laissez nous rêver à un 3ème album ! En attendant celui ci peut être commandé ici. Vous pouvez vous procurer un "Package" contenant T-shirt, badge, etc ... sur ce lien .
Pour acheter l'album
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Et un autre album exhumé du passé. Fragile était un groupe rock lyonnais des années 80 doté d'une chanteuse exceptionnelle. Je leur ai consacré un petit article, qui, de temps à autre, me vaut quelques commentaires de fans transis. Et voici que l'un deux me propose un album dont je ne connaissais pas l'existence, une autoproduction de 1992, à la sortie confidentielle, The Dreamside. Le trio y chante en anglais cette fois et démontre s'il en était besoin qu'ils avaient tout pour réussir. Mais tout ne suffit visiblement pas. Du coup, merci le net, j'ai cherché un peu, mis la main sur les deux frères, pris contact, histoire de savoir s'il ne restait pas quelques inédits sous roche. Histoire à suivre donc, en attendant mettez vous donc un titre dans le cornet pour découvrir cette voix qui me hante depuis  30 ans.
Un petit air de jazz ? Jean Louis Stevens nous propose son premier album, Les jambes des femmes. Réalisé par l'excellent Philippe Jasmin de Totem Prod avec qui j'avais eu la chance de collaborer sur deux titres pour Sortez Covers !, le sieur Stevens nous joue le crooner avec une redoutable efficacité. Sa voix, timbrée dans les graves, évoque de loin en loin Eddy Mitchell. Aux différents saxophones Pascal Couvreux parsème d'éclats cuivrés les ritournelles légères composées par le maître des lieux. Les cigales qui ouvrent Un été au bord de mer indiquent la direction, pas de prise de tête, juste des bulles de plaisir qui tournent doucement la tête comme les meilleurs Champagnes, sans jamais saouler. D'un probablement autobiographique  Le chanteur de bal au titre éponyme, swinguant, totalement tubesque et presque manouche  (la classe ces guitares de Paul Emmanuel Delaunoy tongue) en passant par ma préférée, Au fond du trou, rien à jeter. Le ternaire, c'est tout doux, laisser vous bercer.  
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Le grand prix de la grosse feignasse est attribué à l'unanimité à la Miss Texas, Sharlene Spiteri. The Movie songbook, comme son nom l'indique, est un album constitué de reprises, comme c'est la mode actuellement, tirées de films, à la manière du récent Grand Ecran d'Eddy Mitchell. Et elle a beau me faire les yeux doux en reprenant un Electric Light Orchestra, Xanadu, je ne tombe pas dans le joli piège. Arrangement quasi similaire à l'original (et ça vaut pour les What's ne'w pussycat, Many river to cross et autre Sound of silence englué dans les violons) manque d'originalité flagrant dans le choix de la plupart titres, Un Prince et un Bowie pour la caution rock, elle a même réussi à reprendre dans la pléthorique discographie signée des frères Gibb la sombre daube If I can't have you. Il parait qu'elle prépare le prochain Texas. ferait mieux de se mettre au boulot plutôt que de glander.
J'en reçois des albums, dont une bonne partie aboutissent dans ces pages. J'en écoute de la musique, des heures de mp3 a tenter de dénicher la perle rare. J'en tiens une ! un quintet d'inspiration rock qui m'a envoyé 3 titres de son album à venir. De Caylus je ne sais rien avant ces titres. A priori, en 2009, arrive leur actuelle chanteuse, Amélie Lefebvre pour un nouveau départ. Ne la lâchez pas les gars, attachez là à la grosse caisse, ligotez là avec les cordes de la basse (mais faites pas les cons ne la baillonnez pas). Une comme celle là, on n'en trouve pas tous les jours, on en trouve jamais d'ailleurs. Une voix, mmm je ne vous dis que ça. Mettons une Sade qui ferait du rock pas moins. Earth cries est envoutante, compo racée et bouillonnante d'une énergie canalisée, Glad in november est une popsong acoustique stylée et Danger means nothing tout en rupture laisse filtrer des éclairs électriques à coller la chair de poule. Vite l'album !
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C'est d'Islande que nous débarque Hafdis Huld. Synchronised Swimmers est son second album, paru mi 2009 mais qui aura mis près d'un an à arriver sous nos cieux. Si vous appréciez la pop colorée de folk  ou le folk mâtiné de pop, la petite blonde est pour vous. Loin de l'hermétisme d'une Björk, ses petites vignettes sonores enchantent dès la première écoute. D'islande elle a garder la fraicheur (je n'ai pas écrit froideur), d'England la langue et le sens de la mélodie. Action man, Könguló, premier single, dédié à l'homme araignée français Alain Robert, Robot robot, Daisy autant de petites perles qui, misent bout à bout, font un bien joli collier. Une bien agréable façons d'aborder le printemps
Depuis les Innocents, qui porte l'étendard de la pop made in France ? Jipé et jean Christophe ce sont barrés sans descendance, par terre le flambeau. Il y avait bien Soup ! mais Dan est parti faire le boeuf avec John et George. Notre héros ? Thomas Semence. Les jours meilleurs est son premier album (date de sortie inconnue à ce jour, la rentrée probablement) pose les jalons d'une pop perdue. Du jour ou Kurt Kobain est mort au Jours meilleurs 11 titres qui entrelacent les six cordes et les mélodies irisées. Monsieur Chance, c'est quand même le type de morceaux qui ressemblent à une journée ensoleillée de printemps . Après avoir mis son talent au service de Raphael, Keren Ann, Soko et autres Jean Louis Aubert, il passe enfin en première ligne, et grâce à lui, nos jours seront meilleurs. PS, vous étiez ou le 5 avril 1994 ? confused
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C'est une fille, anglaise, elle chante, joue du ukulele, est jolie comme un coeur et nomme son album Love Life ukulele, comment voulez vous que je passe à côté ? Sophie Madeleine fait plus que jouer du ukulele. Plus autoproduit que ça, on ne peut pas. Elle y joue de tout les instruments (et il y a loin de n'y avoir que du ukulele), y chante, bien entendu (ah les choeurs de The knitting song) et a ce petit truc pour accrocher l'auditeur à chaque titre. Un folk intimiste et mélancolique (Who will buy me ?) est ce qui défini le mieux sa musique, un doux spleen porté par un filet de voix qui donne envie de la suivre au bout du monde.  Son disque est dispo à l'achat sur son site http://sophiemadeleine.bandcamp.com/ pour 5$ ou plus à votre bon coeur.
Quand il s'agit de pop, le principe est d'enfiler les bonnes chansons sur un même album et pas un single de ci de là. Ce frenchy s'appelle Andreas Kay, et son album Unjustified tente le pari. Porté par le single Keep it up, très Daniel Powter, au refrain addictif et qui devrait cartonner sur la FM, il ne s'arrête pas en si bon chemin. The red Light ou Everybody but me ont le même potentiel. Il prend soin de ne pas mettre trop de sucre pour ne pas affadir la recette, et même une ballade essentiellement piano voix comme Lena ne souffre pas du traitement et ne tombe pas dans la mièvrerie et quand il balance un peu la sauce comme sur Tonight on earth ça le fait bien, Le bougre est doué. Une heureuse surprise.
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C'est d'un coin de France du bout du monde que débarque Dode. Saint Pierre et Miquelon pour être exact. Et ces mecs m'ont scié. un rock nerveux sans être agressif, puissant sans être lourd, une voix qui rauque qui rock, et une musique qui mêle le rock d'Amérique du Nord (putain de son de l'album) et les textes made in France (4 sont signés Charles Baudelaire, le reste est d'eux). On peut penser à un Noir Désir sans le lyrisme pesant et emphatique qui me saoule généralement chez les bordelais. Il y a un vrai souffle, quasi épique, dans les compos, les solos de guitares sont incandescents (il sort d'ou le gratteux, de quelle planète ?tongue,  écoutez le solo ahurissant de Celle qui es t trop gaie).  Ca cogne sévère (Siècles passés) ou caresse doucement (Ferme les yeux, Le serpent qui danse) mais touche toujours. Arriver à sortir de l'archipel est probablement le défi le plus compliqué à relever pour Dode, mais vu la carte de visite qu'ils nous balancent, le plus dur semble fait
Je sais, je suis un mécréant, mais Jimi Hendrix m'a toujours gonflé. alors 40 ans après sa mort, la sortie d'un nouvel album, même avec des inédits, ca ne me fait aucun effet. Sans compter que les inédits ... frown Le 64ème prise avec une légère différence à 2'32' dans le toucher de la corde de mi, franchement ... Avec L'Elvis, Hendrix est probablement l'artiste qui à sorti le plus d'albums posthumes. La faute à son magnéto qui était branché non stop. Et du coups les héritiers sortent du placard le moindre pet sur bande. Valley of Neptune est donc chargé jusqu'à la gueule (comme le Jimi) de titres qui m'a fois sonnent bien, c'est le minimum et n'apportent ni ne retirent rien au génie du gars. Le titre éponyme dépote bien, la reprise des Cream, Sunshine of your love à son quota de soli décrassent tympans. Bref, c'est du Hendrix.
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Choisir Mimüniz comme pseudo, en ces périodes post grippe H5N1 et en attendant la prochaine,  ne manque pas de piquant.  Soit donc une jeunne femme, et un premier EP Impulsive, propulsé par le titre Paraiso, parait il musique des pubs Club Med (je n'ai pas les moyens d'aller au club et ne regarde pas les pubs TV en général). Soit. Je ne sais pas si cette reconnaissance est gage de quoique ce soit, mais le dit titre est efficace, reste en tête et c'est tout ce qu'on lui demande (et il est fourré au ukulélé, ce qui ne gâche rien). Les 4 autres plages de l'EP abordent d'autres contrées mais avec le même talent, la bossa avec By my side, un titre entre pop et world, en français s'il vous plait Thimotée, le quasi reggae qui donne son nom à ce mini album, et le reggae/pop New love. Prometteur pour le moins.
Il suffit de poser sa souris sur le site de Lipo pour lancer le titre 2010, un rock péchu qui attire l'oreille et fatalement nous amène à en écouter plus. Bon, certes les premières lignes, présentant le groupe comme "un du duo karmique existant depuis la nuit des temps, un collectif artistique musical oeuvrant pour la cause de l'humanité". donne à penser qu'on à affaire à de doux illuminés. Mais n'est ce pas le rôle des illuminés de nous sortir des ténèbres en montrant le chemin ? Suivont donc les Lipo précédés de leur rock solidement ancré. Le chanteur est incontestablement doué, de ces voix que l'on oublie pas facilement, ample rude et à la fois. Babel allie la force de la pop et la puissance du rock, Regarde plus en rupture de rythme conserve néanmoins une puissance de feu non négligeable, à l'image de l'album. Bref si Lipo rime pour vous avec succion, changez de dico.
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Cela tient à peu de chose parfois. Il y a tellement d'albums qui sortent, comment choisir? Là c'est le nom du groupe, Paper Aeroplanes qui ma' attiré. un duo, Sarah Howells au chant ,et l'autre je m'en fous parce que elle. Elle ... Dès les premières notes vocales de LifeLight, leur récent EP j'ai vu la lumière. Cette galloise à dans les cordes vocales un peu du chant des anges du paradis (et accessoirement a pas mal écouté les Cranberries). et leur album The day we ran into the see est chargé à bloc de popsongs genre Bataille navale, elles vous touchent vous êtes coulé. Cliché par exemple, sa manière de prononcer le once d'ouverture, la montée du refrain, pure pop. Et Give it back, c'est pas de l'or en barre ça ? allez virez moi la pile de chanteuse qui squattent votre Mp3 et embarquez dans l'avion de papier.
Un nouvel album de Scorpions ! et dans Sucrepop ! La bande à Klaus Meine frappe une ultime fois (dixit eux même, ensuite ils jettent l'éponge) et ma foi, ils finissent sinon en beauté, au moins avec les honneurs. Dès l'intro de Raised on rock nous somme en terrain de connaissance. Simple et efficace, rien de révolutionnaire évidemment, Sting in the tail qui donne son nom à l'album surprend  quand Klaus force sa voix, mais c'est bien tout. Bien entendu, les créateurs de Still loving you et Wind of change ne pouvaient faire l'impasse sur les ballades, trois ici, The good die young, Lorelei et surtout Sly, la plus réussie à mon goût. Bref la bande de sexagénaire tire bien son épingle du jeu et réussi sa sortie, merci les gars.
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A la réception du 4ème album de Absynthe Minded, groupe que je ne connaissais absolument pas, pas d'à priori. Bon, ils sont Belges. Pas d'à priori non plus . 1er morceau, If you don't go I don't go, un titre jazzy, violon façon tzigane, guitare façon manouche, plutôt bien foutu au demeurant, je me dis bon, c'est parti pour 40 minutes de ce style. Second titre, un morceau pop sans aucun rapport avec le précédent, et qui à de quoi faire chauffer les hits de tous les pays Envoi est son titre et je confirme, ça envoie bien, c'est même carrément excellent et me squatte les tympans depuis. Paramount flirte avec une mouvance Indie, ou Chet Baker ajouterai un zeste de trompette.  Bref ces petits gars m'ont l'air de sacré touche à tout, doués de surcroit car dans chacun des styles abordés, ils savent tirer le meilleur pour se l'approprier, trouvant presque à tout coup la mélodie qui fait mouche (My heroics part 1). Un plus que chouette disque.
Alleph est un groupe brésilien de Paris. Ou Parisien du Brésil, au choix. C'est leur premier album, intitulé O Ultimo Sonho soit le dernier rêve. Assemblages qui ouvre le disque commence comme un vieux Dutronc, décolle ensuite sur le refrain pour changer à nouveau de climat, presque rock progressif, porté par une basse chantante le tout en 3'50. Brésil oblige, un titre se nomme Samba et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. La plupart des titres, qu'ils soient chantés en portugais ou en anglais sont ainsi basés sur des ruptures de rythmes, des décalages inattendus des changements de tempo, rendant l'écoute toujours surprenante. Mais c'est avec l'acoustique et très dépouillé Mesmo assim qu'Alleph me touche le plus.
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de Louise Attaque au Bleu Pétrole de feu Bashung en passant par Tarmac, tout ce dans quoi Gaëtan Roussel a baigné à ce jour provoquait en moi au mieux une froide indifférence. Le dernier single en date de Vanessa Paradis seul, a éveillé ma curiosité. Ce n'est donc pas la sortie de son premier album solo, Ginger, qui allait me faire me relever la nuit. Après écoute, c'est l'effet de surprise qui domine, éclectisme est le maître mot d'un album qui parait décousu à force de partir dans tous les sens. Mais c'est ce qui fait son intérêt aussi. Ce disque regorge de bons titres qui paradoxalement plombent l'unité de l'album. Inside Outside et son côté pop, la superbe ballade  Les belles choses, l'electro funky DYWD ou il ne chante pas laissant la place à Renée Scroggins, ça part dans tous les sens et ce feu d'artifice déconcerte. Reste qu'il y a plus d'idée dans Ginger que dans 99% de la production hexagonale. Alors ? verdict ? Je m'incline biggrin
Ils sont danois, s'appellent Alphabeat et tentent de nous refaire le coup d'Ace of Base, band suédois qui avait cartonné avec quelques singles pas piqués des hannetons du côté dance de la force avant de disparaitre aux oubliettes. Mission, mixée une pop facile avec un beat assez appuyé pour ravager les dancefloor européeens. Donc tout l'album est basé sur ce concept, tenter de décrocher le hit à tout prix. 11 titres, 11 tentatives, 11 échecs. Rien n'arrive ici à masquer la vacuité du propos, la mayonnaise ne prend pas. La demoiselle chante bien, la boîte à rythme est programmée pour que l'on move son body, les synthés tombent en place pile poil ou on les attend et c'est justement le problème, trop prévisible, trop fabriqué pour être honnête. 
 
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Après la parution de ma dernière newsletter, l'une de mes lectrices m'a conseillé de jeter une oreille à Hindi Zhara, comme je ne me vois pas dire non à une femme, ni une ni deux, téléchargement de l'album, transfert sur l'ipod et ... je suis mitigé. Cette jeune chanteuse est berbère et de ce fait mixe sa langue natale et l'anglais , ce qui suffit à la différencier mais n'est pas gage de qualité. Au final, un folk bien balancé (Beautiful Tango, Our soul, At the same time) agréable certes, mais comme il y en a tant. Pas assez d'aspérités pour m'accrocher totalement, mais pas assez lisse pour m'en détourner. seul Music, un peu plus musclé convainc presque.
A la réception de l'album de Beast, pas d'infos. Le nom m'évoquait plutôt un groupe de hard, raté. Ce duo est canadien et franchement j'ai eu du mal. 1er titre Devil, et la voix se lance dans un flow style rap qui m'hérisse direct le poil. et poil hérissé se rétracte difficilement, en tout cas chez moi. 2ème titre, un rythme presque disco, des synthés et une voix que 'on sent certes de haute volée, mais dans un style qui ne m'accroche guère. et Puis le refrain fait son oeuvre, ça passe. Out of control, riff de guitare en intro, ça démarre bien, et le couplet repart sur une scancion agaçante, je suis trop vieux pour ça, puis le refrain balaie les derniers scrupules, ça le fait. Idem pour Mr Hurricane. Du coup, c'est probablement un bon disque, mais je n'arrive pas à me mettre dedans.
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Cristine, c'est un prénom qui se fait un nom. Hors-piste, son second album est un disque de chansons,  comme on le dirait d'une Barbara ou d'une Piaf avec la modernité en sus, XXIème siècle oblige. Comprendre que le texte n'est pas accessoire. Si c'est d'abord derrière une harpe celtique qu'elle a fait ses premiers pas remarqués, c'est la chanson qui l'a ensuite emporté, sans qu'elle ait pour autant lâché la harpe.  J't'aime quand t'es mâle qui ouvre le disque est emblématique, un texte décalé, plein d'humour, une musique efficace, emballé c'est pesé, les Agnès Bihl et consoeurs n'ont qu'à bien se tenir. Quand elle se lance dans la rupture avec On s'fait du mal elle touche juste également. Musicalement l'album passe aussi d'un genre à l'autre même si peut être un fond jazzy unifie le tout. Intemporel et définitivement made in france.
La pochette de l'album d'Alexz Johnson, Voodoo est très inspirée par le cinéma des années 50, référence probable au métier qui l'a fait connaitre, puisque actrice (TV) elle est. Je ne connais pas la série ou d'ailleurs elle chante, mais côté zic, la demoiselle se pose là. Plusieurs albums sous la ceinture en tant que B.O. mais celui ci est le premier qu'elle signe, et elle démontre qu'elle n'est pas qu'une poupée de studio. Co-écrits avec l'un de ses frères, les 11 titres assurent. A little bit est ultra addictive, le premier single Trip around the world et ses sonorités très actuelles accroche fort, le pop/rock Boogie love ou le madonnesque titre éponyme sont tous fort bien roulés, la ballade Hurricane girl frappe en plein coeur également, l'un des meilleurs albums de ces derniers mois.
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Jusqu'ici, Jeanne Cherhal et moi c'était bof cry. Ce quatrième album, Charade change la donne. Elle y prend seule les commandes, jouant de tous les instruments, et Dieu que cette fille a du talent. L'album est tonique, frais, bourré de surprises et bien entendu de bon titres. Passant de l'acoustique à l'électronique elle fait feu de tout bois avec un éclectisme qui fait plaisir à entendre. Pas un mauvais titre dans cet opus, aux couleurs pop, bien plus abouti, à tout point de vue que ces précédentes tentatives, comme quoi la solitude lui va bien. Seul le titre bonus, en duo avec Benjamin Biolay, déjà dispo sur La superbe, Brandt Rhapsodie rompt ce voyage en solitaire. Pour la charade, quand à moi, je donne ma langue, sinon au chat en tout cas à Jeanne.
Luther Russell nous propose un EP 6 titres Motorbike, introduction au double album à paraître, son 5ème m'indique t'il. Sa palette sonore, quoique indubitablement de couleur américaine est vaste. Tomorrow's paper est si pop qu'un Dwight Twilley aurait pu l'écrire, A world unknown tire très nettement sur le blues, le morceau Motorbike flirte effrontément  avec une pop façon sixties avec hallucinogènes à la Byrds, deux petits intermèdes instrumentaux pour faire bonne mesure et  Somehow or another, ballade mélancolique pour fermer le ban. Bref difficile de cerner le personnage et au contraire l'envie d'en savoir plus, ce qui est justement le but de cette carte de visite introductive.
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Et voici l'album. J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Cendrio, voici son album Ma route. Le country rock n'est pas en option mais parti intégrante du personnage. Le morceau Fier en ouverture marque le territoire de belle façon, mélodie efficace, solo inspiré, voix claire, avec ce léger accent qui fait parfois songer à un Cabrel,  avec lequel il partage indéniablement les même influences américaines. en sus du titre pré-cité, d'autres mériteraient  bien d'avoir les honneurs des radios. Ma route et son harmonica,  Peureux, ses guitares très west coast qui me font penser à feu Grimaldi-Zeiher. A notre un titre en italien, Il muro, hommage à ces origines et l'omniprésence de son complice Lucas Sanchez aux guitares, garantie de qualité. Quelle que soit sa route, la prendre en sa compagnie est un plaisir.
Dans la famille Hallyday, je voudrais le fils. et un petit bout de la soeur aussi. Si l'on essaie de faire abstraction du célèbrissime patronyme qui est le sien, le David est un remarquable chanteur, et un compositeur qui se pose là. L'album Un nouveau monde confirme tout. Un rock certes assez lisse, souvent mid- tempo, incisif et très mélodique à la façon d'un Calogero quand il est inspiré. Le coeur qui boîte, dès l'intro place la barre assez haute, refrain pop, sur rythmique rock, une belle réussite. J'ai vu des rivières confirme la similitude sonore avec Calo, La douceur de Comme au premier jour tranche avec l'énergie de Sur ma route. Même le duo qui fait buzz avec Laura Smet, On se fait peur, étonne, tant cette dernière semble avoir un réel talent de chanteuse. Une faute de goût, la reprise electro de Tu ne m'as pas laissé le temps, comme s'il avait besoin de placer ses anciens hits pour nous convaincre.
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Un noyau formé autour d'un frère et d'une soeur, auquel se greffe un second guitariste et un batteur, voici The smalls and Cie qui nous propose un premier 3 titres en guise d'apéritif, issu d'une playlist de 30 si j'en crois leur myspace. Indubitablement du côté rock de la force, What a shame ! a même un petit côté rock garage bien sympa. Mais c'est encore avec What's happening ? que je les trouve le plus convaincant. Moins d'énergie, plus de finesse, la voix d'Alexandra perce alors le mur de guitares, la ligne mélodique se fait plus claire et le titre se fait sa place entre nos tympans. La direction à suivre ... ?
En provenance de Rennes, Ian, un auteur compositeur autour duquel c'est greffé un groupe pour l'enregistrement de  album There're No More Weeks, Only Days Without Name et des concerts qui vo. 11 titres (plus un bonus en fin d'album) pour une musique qui m'a fait penser à de la progressive même si les morceaux sont plutôt courts format pop. Les claviers sont assez présent, les morceaux sont généralement sur des tempos lents, le Floyd de loin en loin ou un Taï Phong par exemple me semblent frères de route. On est assez loin du monde de la pop, pour une musique plus "intellectuelle" (et non ça ne veut pas dire chiant, la preuve), mettons une musique plus introspective qu'organique. Une musique qui prend le temps de s'installer, c'est un album qui s'écoute comme un tout et non comme un empilement de plages.
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Get out and live, Premier 5 titres pour Martin Mey pour un disque home made. Running child, premier contact sonore avec l'artiste est de bon augure. Guitares acoustiques au vent pour une popsong bien envoyée, au refrain efficace. Changement total d'atmosphère avec Snowing on school days, quasi mystique avec ses choeurs et sa lancinante rythmique trip hop. Le 3ème titre déconcerte à nouveau, Stuck in the box, voix déformée par les effets, mélodie sinueuse, dissonances, bref limite expérimental. Les deux derniers titres creuse ce sillon de l'inattendu et de l'inclassable. Martin Mey se construit une route à part, là ou certains empruntent les autoroutes  et d'autres les chemins de traverses lui, terrassier du quotidien, s'en invente une. Reste à le suivre
De passe temps entre deux albums de Blur, Gorillaz est devenu le principal vaisseau musical de Damon Albarn. Plastic Beach est une bonne idée qui se prolonge et le groupe de dessin animé prétexte prend vie. Le générique des invités est long comme le bras,  de Lou Reed à Snoop Dogg, avec beaucoup trop de rap pour être à mon goût. Ce troisième est moins pop que les précédents et ne contient pas de gros tube en or mais quand le Damon s'essaie à écrire de bonnes chansons, il fait mouche (On melancholy hill). Mais il sabote (de mon point de vue) trop de morceaux style Superfast Jellyfish avec son refrain quasi Alan Parsons Project atomisé par Gruff Rhys et De La Soul. On m'objectera que c'est justement la marque de fabrique de Gorillaz. Certes. et c'est pourquoi une compil d'eux me suffira amplement.
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This is the hello monster est un one man band français. Sa maison de disque m'envoie un 4 titres extraits de l'album (vu qu'au niveau des frais d'envoi c'est la même chose, je ne vois pas trop l'intérêt, mais enfin ...). Donc qu'est ce qui se cache derrière ce pseudo ? Une voix haut perchée,  un piano, un mec un peu (beaucoup) barré mais qui sait éveiller l'intérêt. Science évoque un Mika moins outrageusement commercial mais avec le même potentiel mélodique. TV shows (cf le clip) démontre si besoin était que le gars est nettement décalé mais c'est ce qui le différencie. You leave son piano lancinant et ses cordes déprimerait n'importe qui sous gaz hilarant, et Moon finit de nous convaincre que ce gars à un petit quelque chose d'intéressant. Peut être que ce serait lassant sur la durée mais en 4 titres, ca colle.
9 longues années depuis le dernier album des soeurs du Trio Esperança. De Bach à Jobim (en passant par les Beatles) est le titre de leur nouvel opus. et donc elles s'attaquent à quelques fameux morceaux pour les passer à leur moulinette vocale. C'est léger  comme une brise de printemps et nous réconcilie pour un temps avec ce XXIème siècle. Le Desafinado de Jobim est un pur délice, les deux reprises Beatles (Penny Lane et Blackbird) sont à la hauteur de mes attentes - à quand un album complet- et le Joana Francesca de Chico Buarque sonne presque Ménilmontant avec son accordéeon. Sans oublier le formidable boulot de l'arrangeur de l'album, Gerard Gambus maitre d'oeuvre de ce petit bijou.
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Enfant du siècle, 4eme album d'Alizée est sa seconde tentative d'échapper à la chape de plomb de l'ère Mylène Farmer. Le 3ème (pas écouté) n'y étant pas parvenu, virage de la jeune femme qui se tourne vers l'electro via le groupe Chateau Marmont , sorte de Partenaire Particulier des années 2000. Eden Eden, première plage est carrément excellente. Si si. Une putain de mélodie, la voix, style Lio de la grande époque (Seules les filles pleurent), glisse sur les nappes de synthés, un beau boulot. Grand central, quoique un ton en dessous garde le cap qualité, le problème c'est qu'ensuite ça se complique. La mignonne, hormis d'être un joli petit lot, n'a qu'un filet de voix à mettre en avant. et comme les compos ne suivent pas, elle finit noyée sous un empilement de synthés, la voix nimbée dans des effets inutiles, le tout sans queue ni tête ni direction, dommage c'était bien parti.


Et la rubrique nécrologique se poursuit, le rock se fait vieux, ses créateurs à prendre de la bouteille, et comme la vie sex drugs and rock & roll n'est pas anodine, certains passent l'arme à gauche précocement. Exit cette fois Alex Chilton, qui cartonna au moins une fois avec les Box top et leur hit The Letter, puis influença le monde du power pop avec un groupe plus underground, The Big Star avant de retourner à un anonymat quasi complet, ponctué par quelques tentatives de reformations. Et à 59 ans seulement, rideau.


The Box top - The letter


Rendez vous le 1er mai pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Mars - Si ça te dérange

février 28, 2010 Temps de lecture: 45 minutes
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Mars 2010 - Si ça te dérange

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

uke.jpgEt voilà que déjà le printemps se profile. J'en ai profité pour effectuer le grand ménage qui s'impose et exhumer un titre qui était, vocalement au moins, complètement raté, Si ça te dérange. Julie a donc relifté le morceau qui, lorsque je l'ai composé était pensé pour être dans la droite ligne d'un Résiste de France Gall. J'y ai ajouté quelques couleurs orientalisantes pour faire mon George Harrison et pour me dégager de cette omniprésente influence. Voici donc la version 2010 de Si ça te dérange qui rejoint la liste des Nouvelles routes pour de vieilles chaussures, titre générique qui regroupera les morceaux que revisitera Julie cette année.
La page ukulele s'enrichit de quelques grilles d'accords, en voici les nouveautés:

  1. France Gall - Evidemment
  2. Jacques Dutronc - J'aime les filles
  3. Philippe Lavil - Il tape sur des bambous
  4. Jean-jacques Goldman - Filles faciles
  5. Zazie - J'envoie valser
  6. Michel Berger - Diego
  7. Michel Fugain - Monsieur le monde
  8. The Beatles -I should have known better

J'ai enregistré les 3 premiers avec un rhume et des cordes vocales qui partaient en sucette, le ré-enregistrement est prévu, j'attends simplement de retrouver un minimum de stabilité vocale. Mais pour le plus important pour vous, les grilles, aucune importance. 
Au moins deux dates à noter dans vos agenda. 2010 marque les 30 ans du film Breaking Glass d'Hazel O' Connor et elle devrait être en tournée et passer par Paris. Vous trouverez tous les renseignements ici. Hazel & le Bluja Project est son nom ou elle s'associe à la saxophoniste Clare Hirst (Bellestars, Communards et David Bowie) et la pianiste Sarah Fisher (Eurythmics, Sax In The City) pour reprendre des classiques de la pop et du jazz ainsi bien entendu que des titres de son répertoire. L'affiche
Un peu plus près de nous, le 27 mars, Laurent Dutrey et Stephane Mondino, deux des plus talentueux songwriter pop s'associent pour un concert commun à Houville la Branche en Eure et Loire à proximité de Chartres.
Place maintenant à la revue mensuelle des quelques nouveautés que j'ai le plaisir de recevoir, cliquez sur le radioblog du menu pour écouter les artistes présentés tout en lisant.

Si vous manifestez un quelconque intérêt pour le ukulele, vous avez nécessairement déjà croisé le chemin de Julia Nunes et de sa fameuse chaîne Youtube jaaaaaaa. Imaginez une jeune femme d'à peine 18 ans, uniquement armée de sa voix et son ukulele, qui balance des vidéos ou elle chante des reprises avec une joie, une vitalité, une pêche addictive. Une girl next door qui arrive à conquérir le coeur de dizaine de milliers de personnes juste par le biais de ses prestations, ou elle se met en scène très simplement mais avec un sens certain du montage et avec un sourire énorme. Se défiant des maisons de disques, elle gère seule son début de carrière, étonnée du succès qu'elle rencontre. Son troisième EP I think you know vient de sortir. Elle n'a clairement pas un talent de compositeur à la hauteur de son image mais elle montre le chemin aux autoproduits, la possibilité de toucher du monde sans le support de grands médias. Pour le plaisir une reprise de God only knows
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Album pop du mois, haut la main, que ce TBC du groupe Folks. Ils sous arrivent de Manchester, et en connaissent un rayon côté pop. Des Beatlesques harmonies d'Anywhere you wanna go, au croisement de Mister Blue Sky d'ELO et du Sergent Pepper qu'est Skulls and bones  au quasi America People I've known; qu'ils rockent avec My mother ou se fassent doux avec une ballade comme Ink, invoquent l'esprit de Lennon sur Where does the white go, ces 5 là savent ce qu'ils font. Les influences sont parfaitement digérées, assimilées et restituées avec grâce. Un plaisir pour tout amateur de pop qui se respecte.
Album prévu fin 2009 et retardé suite aux démêlés judiciaires de son cinéaste de mari, Dingue arrive sur nos platines en ce milieu d'hiver. Second album d'Emmanuelle Seigner, le premier, Ultra Orange & Emmanuelle, trop agressif, bruyant, avait simplement prouvé qu'elle n'avait aucun talent de chanteuse. D'où ma surprise à l'écoute de ce disque, totalement à l'opposé du précédent et ma foi fort réussi. Elle n'y confirme pas un talent de chanteuse, la voix reste quelconque mais contrairement à nombre d'actrices qui s'y brûlent les ailes, son disque tient la route. De bonne chansons, simples mais efficaces, la bonne recette, et hormis le duo avec Iggy Pop, caution rock mais dont le français reste trop approximatif, tous les autres titres ont un petit truc qui retient l'attention.  Je n'aurais pas misé un kopeck sur elle, toutes mes excuses madame. 
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Alain Chamfort tient une place à part dans mes amours musicales. Un son unique, rivalisant à la grande époque avec les meilleures productions anglo-saxonnes, ce qui n'était pas si courant en Gaule,  une patte mélodique rarement mise en défaut, un humour distancié sur lui même, bref un personnage. L'un des premiers grands artistes à rester sur le carreau au tout début de la crise qui frappa et frappe encore les maisons de disque. Il a su rebondir, et le voilà de retour avec un concept album sur Yves Saint Laurent, qui sur le papier, me laisse de glace. Et puis finalement, ça marche. Les textes de Pierre-Dominique Burgaud (Le soldat Rose) n'y sont pas pour rien. Côté musique, c'est du Chamfort, pas de doute. Moins produit qu'habituellement, plus dépouillé, il fait mouche, que ce soit avec le single pop à la droite de Dior ou la subtile ballade sur l'homosexualité Pas de guitare, ou la très sixties, façon les Supremes, Smoking or not smoking.  Contrairement à son habitude c'est sur les morceaux les plus enlevés qu'il est le plus efficace.
 Totalement autoproduit, l'album est en vente de manière alternative sur venteprivee.com à 5.50 euros, une expérience intéressante qui confirme la fin probable des majors à terme.
 Une fois pris dans l'engrenage, comment s'en dégager. Après le grand saut du premier album avec Tuer le temps en 2007, Michel Borla s'embarque à nouveau dans l'aventure d'un album, Les herbes froissées en est le titre. Même univers folk rock aux textes légèrement teintés de tristesse, le plus souvent signés par lui, même si sa complice du premier album, Claire Legendre lui prête parfois sa plume. Qu'il décrive un soldat déboussolé dans Ou sommes nous ?  ou une amitié qui se délite pour un peu trop d'intimité dans le morceau qui donne son titre au disque, Michel Borla pose doucement sa voix sur un lit de guitares électriques ou acoustiques et nous emmène en promenade dans son univers. Dans la droite ligne du précédent album, avec des orchestrations un peu plus étoffées, expérience oblige. A écouter en rêvassant près de la cheminée, distribution Autoprodmusic
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Ils ont choisi de s'apeller The Rebels of Tijuana, probablement parce qu'ils n'ont rien à voir avec le Mexique, et que leur premier 4 titres n'a pas l'ombre d'une rebelle attitude, mais d'une pure dose de fun et de rock & roll, ça indéniablement. J'adore ce flic aurait pu sortir en 67 chanté par Dutronc ou Nino Ferrer accompagnés par Ray Manzarek, Ma jaguar a ce côté rock garage sixties avec un orgue vintage jubilatoire à souhait, aucun titre ne dépasse les 2'40, solo compris Between the Stars semble sortir d'un album des Troggs ou de ? and the Mysterians. L'instrumental Garden of Drugs et ses bandes à l'envers invoque l'esprit du rock tout en préservant une énergie essentielle. Ecouter The Rebels of Tijuana c'est mettre les deux doigts dans la prise pour se retrouver propulser 40 ans en arrière.
Après un passage dans les Cherche Midi avec un fils Voulzy, et à la clef un petit succès, Pierre Souchon, fils de, sort un second album solo (je dois avouer être totalement passé à côté du premier), Piteur's friend est son nom.Une chose est actée depuis longtemps, le talent n'est pas transmissible et s'il est probablement plus facile de faire un disque quand on porte un nom à l'allure de Sésame ouvre toi, on est également dans la ligne de tir de l'armada chroniqueuse.  Pierre Souchon a choisi de sévir dans le même domaine que papa, chansons pop légères aux textes doux amer teintés d'humour. S'il n'arrive jamais au niveau des meilleures chansons de l'Alain reste que son album est bien meilleur que les dernières livraison de l'auteur de ses jours. Bonhomme Helium ou Il et elle claquent au vent comme de fiers étendards et aucun titre n'est ne serait ce que moyen. C'est enjoué, doucement pop, frais et accrocheur, Papa peut être fier du fiston, mon coup de coeur.
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Pour la plupart d'entre nous, Sade a été l'une des lumières qui ont éclairé la terne fin des années 80. En une poignée d'albums ses chansons ont été la bande son de toute une génération et  sa voix a caressé bien des oreilles. 10 ans d'attente pour voir débarquer ce Soldier of love, retour de la princesse aux affaires.10 petits titres seulement, pour retomber sous le charme. Envoutante elle le reste, et comme si ces 10 ans n'avaient pas eu de prise sur elle, les titres s'enchaînent comme si le temps n'était pas passé. Certes, un son un peu plus electro par là, une boite à rythme, marquent de légers changements. Globalement, à la première écoute, l'album est un peu décevant, la table est bien dressée, les plats composés des meilleurs ingrédients et cuisinés de main de maître, mais il manque une petite touche pour rendre  le tout sexy. Au fil des écoutes, le disque s'apprivoise, se laisse apprécier, essentiellement grâce à la voix et ce qu'elle nous évoque de souvenirs, mais ce ne sont pas ces chansons qui nous en fabriqueront. 
Et un duo, un ! C'est de Montpellier que nous vient ShyGirl et leur album Bye Bye. Répartition des tâches classiques, Madame assure les vocaux à l'avant, Monsieur assure le boucan à l'arrière. L'ensemble propose une pop fortement matinée d'electro, synthés et boite à rythme croisant le fer avec des guitares élevées au rock. Un sens mélodique certain leur permet de proposer des titres au potentiel radiophonique indéniable. SMS qui ouvre l'album par exemple part sur un son très eitghties pour décoller sur un refrain que ne renierait pas Superbus. Idem pour Est ce que tu veux de moi ? single évident  L'alternance de paroles anglaises et française dans un même titre pourrait être la clef qui leur ouvrirait les portes de l'international. Finalement la girl en question ne me parait pas si timide que cela (cf Abus sensuel) et  à tous les atouts pour vous faire faire le premier pas vers eux.
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Et quelques similitudes avec le groupe suivant, Berline. Duo masculin féminin également, style electro déchiré par du rock  ou vice et versa. Une musique plus sale néanmoins, ou le rock prend nettement l'avantage sur la pop. Le beat, drivé par une boite à rythme, accentue le côté dance. On pense à des Comateens qui auraient pensé a engager un des Libertines comme guitariste. Chéri Chéri pourrait sans difficulté rentrer sur la playlist de radios un peu curieuses, son refrain obsédant est un gage de qualité. Quand ils délaissent un instant leur frusques de rockeur pur et dur pour aborder un continent moins agité, cela donne l'acoustique Mes chaussures rouges, traversé de guitares languides et de quelques notes de piano, un titre qui clôt l'album de belle manière. Quand les tigres ronronnent ...
Pour être franc, je n'ai jamais écouté autre chose de Suzanne Vega que son second album, Solitude Standing, avec le mega tube Luka. Depuis, en 20 ans , elle a été assez discrète, peu d'albums au compteur, tellement discrète qu'elle passait inaperçue, en tout cas pour moi. La voici de retour avec Close-up sous titré Vol 1 love songs et c'est comme si le temps c'était figé. Timbre de voix inchangé, musique doucement folk et essentiellement acoustique, intemporelle. De l'accrocheur Small blue thing en passant par le bossa novesque Caramel, l'étrange impression que jamais elle n'a changé de route. Comme par le passé, je trouve que l'album peine à se renouveler et du coup à retenir mon attention le long des 10 titres, mais sa voix et ses échos familiers emportent le morceau au final.
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Quand l'ami Bernard, réputé homme de goût et d'obédience rock & roll c'est mis à me parler en termes dithyrambiques de Camelia Jordana, ex Nouvelle star, avant de demander son internement, j'ai pris le risque de découvrir ce qu'avait sous le capot la jeunette (façon de parler).  16 printemps, une signature vocale indéniable, même si je n'en suis pas fan,  une étonnante maturité lors de ces interviews, bref  rien de rédhibitoire mais rien d'enthousiasmant non plus. et puis voilà que
son premier  album sort le mois prochain, et que le premier single Non, non, non (écouter Barbara) est dispo. Verdict ? Mitigé.Un titre semi sixties, plombé par un couplet qui en coupe l'élan, porté par une de ces voix que l'on aime ou pas (moi pas trop) mais qui ne laisse pas indifférent. Reste que je suis curieux d'écouter l'album, carfinalement, après plusieurs écoutes, le titre fait son chemin et séduit. 
C'est l'inéluctable Pierre Prospero qui m'a placé sur le chemin de Sarah Zeppilli, qui déploie actuellement son premier 3 titres, supporté par le label Discograph, qui, fin 2009, a organisé un petit concours, En français dans le texte, dont elle fut l'une des lauréates. 3 titres donc, Si on part un peu loin, popsong redoutable, avec des airs d'une Jil Caplan de la grande époque, sacrément efficace et chair à radio évidente. J'avais oublié Paris, moins pop, presque folk, si ce n'était les nappes de synthé, titre dont une réelle production tirerait toute la quintescence. Pour finir Mon endroit, mon envers, délicate balade mélancolique et envoutante, avec un goût de revenez-y prononcé. Alors évidement, après ces amuse-gueules, j'attends de pied ferme un album complet. En attendant, pour laisser partir l'hiver en douceur, Sarah vous propose 3 concerts acoustiques au coin du feu dans des hôtels cosy, les 3 derniers jeudi de l'hiver, plus d'infos sur son myspace  
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Quand j'ai vu paraître sur mes radars un album 2010 de Gary Moore, l'hiver m'a paru de suite moins froid. Et puis mystère. Guitar Mindtrip n'est annoncé nulle part sur le site de l'artiste et les titres que l'on y trouve sont déjà connus. Une compil pirate ?, un disque qui a leaké très très tôt ? On s'en fout après tout, la lumineuse guitare de Gary et son blues sont bien présent eux. et ça décoiffe. Deux morceaux dépassent allègrement les 10' et malgré tout, on ne voit pas le temps passer. Drowning in tears et ses 9 minutes est carrément magique,  ensorcelant. Evidemment, avec de telles durées, sa guitare a le temps de s'épancher, de pleurer, de soliloquer.Le quasi Santana SuperNatural nous fait oublier que le mexicain c'est perdu de puis bien longtemps et les blues à la As the years go passing by ou I love you more that you'll ever know doivent faire pleurer Clapton lui même. Un album indispensable si vous ne connaissez pas encore Gary Moore.
Quand j'ai reçu cet album, du dernier gagnant de la nouvelle star, Soan, j'ai hésité à le passer dans la pile "même pas la peine". je ne regarde pas l'émission de télé,  d'ailleurs peu la télé en général, la gestion de ce site et la création de  mes chansons suffisant largement à emplir mon peu de temps libre et l'image que j'ai des artistes qui déboulent de ce type d'émission n'est pas des plus reluisantes . Et puis la pochette, pas vraiment variétoche grand public m'a décidé. et surprise ! Je n'attendais rien de spécial, de la musique plus ou moins dance pour les djeun's peut être. Et voilà que tombe un disque de rock mettons alternatif ou l'ombre de Jacques Brel plane avec insistance. Si, si, Jacques Brel, je vous assure, impossible pour moi de ne pas y penser en écoutant Soan. Un Brel sauce Tête Raides que l'on retrouve d'ailleurs sur l'album. Next time le premier single à un côté Costello période King of America, Putain de Ballerine est déchiré/déchirant à souhait, Emily est habité,  A mon avis va falloir compter avec ce mec là dans les prochaines années.
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Eloïne Song promènent ses chansons depuis quelques temps déjà si j'en crois sa bio, mais c'est la première fois avec ce deux titres Elise/Quand je serais un enfant, qu'elle se pose sur mon rivage. Un univers plutôt côté douceur de la force, une voix haut perché, à la Kate Bush, entre mutine et enfantine. Elise a ce petit quelque chose qui rend une chanson attractive, attachante. Si c'est la guitare acoustique qui porte ce morceau, éclairé par de subtiles cordes, c'est le piano qui domine la face B, pour un titre que je pourrais comparer à Vanessa Paradis chantant Mistral Gagnant. Si Eloïne atteint le succès de l'artiste ou de la chanson, nul doute que son pari sera gagné. 
Dans ma petite tête, Luke était un ersatz de Noir Désir. Comme la bande à Landru ne m'a jamais accroché, je ne me suis jamais intéressé à Luke, et si j'en crois leur nouvel album, d'Autre part, cela prouve simplement que je suis un beau couillon. Dès le premier morceau, Fini de rire, une intro pop rock, un rythme rock, et hop, emballé le vieux Phil. Comme le second morceau reprend la même formule en encore plus tip-top avec Je suis un robot, tube en puissance, je mea culpeate a donf. Pense à moi, et la passe de trois, Très chouette titre également. Le reste du disque est peut être un peu en dessous (quoique Manhattan, Faustine ou la balade de clôture Si je m'écoutais valent aussi leur pesant de cacahuètes). Certes parfois la voix, ou le lyrisme des textes évoque de loin en loin les bordelais, mais franchement, aucun des albums de ces derniers ne m'a fait l'effet de celui ci.
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Première fois que j'entends parler des Wakey Wakey, le groupe de Mike Grubs avec ce nouvel album , Almost Everything I Wish I’d Said The Last Time I Saw You. Almost everything, premier morceau,  a un côté Ben Folds avec son piano endiablé et sa mélodie pop, sa basse qui pousse au cul, son solo enflammé, bref un hit en puissance. Twenty Two, le premier single me parait moins efficace, même si l'accroche sifflée fait son oeuvre. Le reste de du disque défile plaisamment, sans temps mort ni grande surprise.
Une affiche dans la station de métro que je prends quotidiennement, Un article dans Libé, il n'en fallait pas plus pour que je m'intéresse à Micky Green. Australienne installée à Paris, mannequin (évidemment), jouant de (et composant à ?)  la batterie, un premier album que je ne connais pas et ce second, Honky Tonk.  Vu ce titre je m'attendais à un album un peu roots, tirant sur la country. Perdu. La belle à fait un album entre groove et electro, un zeste funky et un doigt de soul, bref un album comme il en pleut tant, pas mal foutu, juste sans saveur. Elle chante agréablement et les morceaux balancent bien, mais je m'ennuie, même le single T.L. ne produit pas l'effet escompté. Allez, seul le titre Ready already tire son épingle du jeu. Peut mieux faire.
 
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La palme de l'incroyable retour à Buzy qui nous revient de je ne sais ou avec Au bon moment, au bon endroit, un 11 titres flambant neuf. Buzy , même son site web officiel la présente comme une chanteuse rock des années 80, c'est dire que depuis ... Cramé par un succès énorme Dyslexique, suivi d'un album fabuleux Adrian (aujourd'hui encore un disque que je révère), puis d'une collaboration avec le grand Serge, les années 80 furent sa consécration et depuis, retour à l'anonymat. Pas suivi ces précédentes tentatives de recoller au peloton, et c'est curieux que j''abordais son 9ème disque. Côté voix, les années ont prélevé leur dîme, elle a du beaucoup fumer Buzy , et ce petit grain qui n'appartenait qu'à elle à pris une claque, mais l'album se tient miuux que bien bien, servi par des pointures tel Gerard Manset ou le plus en plus incontournable Rodolphe Burger.  Buzy  est la plus juste incarnation du rock en chanson, notre Marianne Faithfull à nous, familière et distante à la fois. Le succès ne frappera probablement pas avec la même intensité qu'il le fit, la foudre ne frappe jamais au même endroit parait-il mais c'est pourtant aujourd'hui qu'elle le mériterait.
La foudre, Rodolphe Burger voilà une excellente transition pour aborder le nouvel opus de Monsieur Higelin, Coup de foudre, produit par le Rodolphe en question, seconde collaboration entre ces deux colosses. Depuis que je m'intéresse à la musique, soit le milieu des années 70, Jacques Higelin fait parti du paysage, Je n'ai pas toujours adhéré à sa musique, loin de là, mais sa présence m'est familière. Et ce disque est peut-être son album qui me touche le plus. Le titre éponyme a cette touche mélodique qui lui a manqué si souvent (à mon sens), un côté Beatles - le riff de clavier en fin de refrain - étonnant de sa part mais qui lui va si bien, et du country Bye Bye bye au jazzy New Orleans, à l'instrumental presque Chet Bakerien d'Expo Photos, le Jacques nous démontre qu'à 70 ans, il assure encore grave. Bon, quand il tombe dans ce que moi j'appelle ses travers, type Août Put, il me gave, mais il s'y adonne si peu cette fois que je pardonnebiggrin. La production de Mr Burger est un pur délice et il n'est pas pour rien je suppose  dans la qualité de ce disque.
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Les suédois de Sambassadeur dont j'avais déjà parlé en ces pages sortent leur troisième album, European. La plupart des critiques que j'ai pu lire leur sont très positives, et c'est ce qui m'étonne. Non pas que cet album soit mauvais ni même médiocre, Anna Persson a toujours cette voix très "dream pop", les orchestrations subtiles, avec des cordes riches et fournies, bref, il y a du boulot derrière, mais les compos, hormis le single Days sont assez passe-partout, manquent de relief, manquent de magie, bref ne laissent pas dans les oreilles cette envie d'y revenir, caractéristique majeure de la pop. Même Albatross peine à décoller, c'est dire.  Un album agréable mais aussi vite oublié qu'écouté.
Babybird est le pseudo choisi par Stephen Jones pour sa musique. pas loin d'une dizaine d'albums à son actif un succès d'estime plus que grand public, et voici, après 4 ans d'absence discographique Ex-Maniac, ou, méfiance, est mis en exergue la participation de Johnny Depp plus que la musique, ce qui est rarement bon signe. Et pourtant c'est à un pop/rock de bonne facture que nous convie le groupe. Certes, les chances de voir un titre escalader les hits parades sont réduites, et l'efficacité mélodique ne semble pas être la priorité des priorités chez Babybird , mais l'écoute n'est pas lassante un instant. Pour un premier album, la barre ne serait pas assez haute, mais avec plusieurs disques sous la ceinture, rien à dire.
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Rien ne ressemble plus a un album d'UB40 qu'un album d'UB40. Même le changement de chanteur après 30 ans de bons et loyaux services - Ali Cambell a été remplacé par son frère Duncan - n'affecte en rien le son unique de ce groupe. Quatrième opus de la série Labour of love, il consiste donc comme les précédents en reprises de titres plus ou moins connus du monde reggae passés à la moulinette UB40 .Et, comme imperméable à tout effet de mode, rien ne distingue cet album des précédents, si vous aimiez vous aimerez, sinon, rien de nouveau sous le soleil. La sensation de joie de vivre, de douceur tranquille qui émane d'un tel disque est un bien inestimable dans une vie plus tendue qu'elle ne l'a jamais été. L'écoute d'un album d'UB40 est équivalent à une séance de massage et de relaxation. Merci les gars ! 
Puisque nous sommes dans le reggae, restons-y avec Pierpoljak qui en est ici le fer de lance. Légendaire sérénade est son nouvel album et c'est une franche réussite. Un son moins roots peut être que sur d'autres de ses albums mais très chaleureux, presque serein. Les titres sont quasi tous de potentiels tubes.  Un album qui semble très personnel au niveau des textes, presque introspectifs, qui évoquent  la naissance d'un nouvel amour avec le titre éponyme, mais la séparation également (Bébé Damia), la vie d'une jeune femme d'origine  africaine (Awa) écartelée entre sa culture familiale et celle du pays occidental ou elle vit, un très bel hommage à Aimé Césaire (Aimé) avec de belles harmonies vocales ou une chanson plutôt clin d'oeil avec J'me comprends tout seul, bref l'album idéal pour sortir de l'hiver et affronter les premiers rayons de soleil.
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Parfois je trouve dans ma boîte aux lettres des albums dont je ne sais pas trop quoi faire. Enfin si, les écouter, mais après ... en parler ? N'en rien dire ? L'EP 5 titres de Silvouplay entre dans cette catégorie. Pas à cause d'un jugement sur la qualité de leur musique, juste que c'est un domaine, l'electro/techno/dance music que je méconnais totalement. L'écoute de Something stupid par exemple, premier morceau et celui qui donne son titre au disque serait paru sous le nom Daft Punk que je ne me serais aperçu de rien. Les 8' de Subway me passent largement au dessus des oreilles, comme un titre Giorgio Moroder qui aurait mal tourné. Il faut être plus adepte des dancefloor que je ne le suis pour en apprécier tout le sel. Le titre Silvouplay et ses voix passées dans tous les sens au vocoder,  ses synthés made in Kraftwerk et l'omniprésent tchac poum de la boite à rythme me laisse de glace. Juste pas la bonne personne.
Pigalle, l'un des véhicules musicaux de François Hadji-Lazaro, légende de la musique autoproduite francophone nous fait un comeback avec Des espoirs. Je connais mal la discographie de Pigalle, à peine plus celle des garçons boucher et de leur créateur, je ne connais que la familière silhouette croisée régulièrement dans les rues du Pré Saint Gervais. Il se trouve que Des Espoirs est un sacré bon disque. Le François y multi instrumentise à tout va (voir le clip de présentation) , Ukulele,  vielle à roue, guitare, violon, mandoline, oud, cornemuse, clarinette, banjo, accordéon, j'en passe et des meilleurs et il chante évidement. Pigalle est probablement ce qui s'approche actuellement  le plus de la chanson dite réaliste, en prise avec le quotidien. De la chanson à boire (Je bois ma vie ou la punk Il faut que je m'en aille), celle sur les femmes battues (Il te tape), la vie dans les cités (La cité sans nom) il a une manière d'aborder les choses, tendres et précise à la fois. Il a bienfait de ressuciter le groupe.
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Et un album made in America pour Tété. Le premier clair de l'aube. Profitant d'une tournée sur place, il s'y crée des contacts et y enregistre. Résultat, un album finalement assez proche de ses précédents disques, rythmique et mélodique, avec ce qu'il faut de quota de hits potentiels (1770 à ma préférence actuellement). Un titre comme Bye bye tire peut-être un peu sur le côté américain; ainsi que Maudit Blues, mais Tété est trop intelligent pour vendre son âme. Il ne prend des USA que ce qui sert son propos et passe le tout au tamis de son expérience. Au final, indubitablement son album le plus réussi.


Pas un mois sans qu'une Rock Star ne reste sur le carreau, le rock se fait vieux et ses promotteurs également. C'est le pourtant encore jeune Doug Fieger, Du groupe The Knack, qui vient de passer l'arme à gauche  Un premier album Get the Knack avec l'énorme hit My Sharona, un second album ... But the little girls understand, bijou pop sous-estimé, leur meilleur disque sans conteste,  un troisième dans la foulée, passé instantément aux oubliettes et rideau. Des tentatives de retour qui se solderont par autant d'échecs, bye bye les Knack. Reste qu'ils auront écrit la bande son de l'année 1979. salut l'artistetongue

The Knack - My Sharona


Rendez vous le 1er avril pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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