Mamma Mia - Théatre Mogador

décembre 19, 2010 Temps de lecture: 5 minutes

Mamma Mia

Théatre Mogador - Paris - 18 décembre 2010


mammamia.jpgA l'évidence, un vieux fan d'Abba comme moi ne pouvait que tomber avec délice dans l'Abba mania qui sévit actuellement , incarnée ces temps ci par la comédie Musicale Mamma Mia. et donc, bravant froid et neige, me voici de retour au théatre Mogador ou je n'étais pas retourné depuis une éternité (Starmania si je ne m'abuse). Les lieux me sont familiers puisque j'ai été le facteur de la rue Mogador pendant plusieurs années dans une autre vie.
Mamma mia est en réalité un scénario tres girlie (spéciale filles quoi) ou les chansons d'Abba servent de trame au prix d'adaptation des paroles, qui, il est utile de le préciser, sont ici francisées, et vous n'aurez donc aucune chance de reprendre en choeur quoique ce soit avec les acteurs/actrices, même si vous connaissez la set list par coeur.  Le picht donc: Une jeune fille se marie, sa mère lui a toujours cachée qui était son père, la gamine finit par dénicher 3 géniteurs potentiels qu'elle invite, évidemment à l'insu de sa mother, à son mariage. Bref scénario vaudevillesque, et roule ma poule.
Bon ça fait roman photo présenté ainsi, et ça l'est, mais ça passe, et ça passe même parfaitement. C'est le trio de quadragénaire féminin qui tient la baraque. CLAIRE GUYOT, dans le rôle de Donna, la mère  et KAREN GLUCK et MARION POSTA, dans le rôle de ses copines d'enfance, toutes illustres inconnues pour moi ont de l'abattage , du métier, et balancent une bonne humeur irradiante. La mise en scène est bien foutue, sans rien de grandiose, de nombreuses allusions coquines émaillent le spectacle, histoire de se mettre discrètement les adultes dans la poche tout en restant très grand public. La jeune première est Gaelle Gauthier, tout aussi inconnue de moi, dotée d'une putain de voix et d'un physique à damner tous les saints, sa vitalité, son énergie sont communicatives et l'un des points forts du show. Les mecs globalement sont un ton en dessous mais la mise en scène est visiblement faite pour mettre en valeur les filles. Ceci dit, à la demande de Laura, je me dois de préciser que parmi les danseurs se trouvent une palanquée de bogosses carossés comme c'est pas permis, dont acte.
Côté zic, les grands classiques sont de la revue (cf liste ci-dessous), Un chef orchestre (désolé son nom m'échappe) dirige les musiciens dans la fosse assurant en live l'accompagnement nécessaire. Les textes ont donc été ré écrit pour coller au scénario, même si, le plus souvent, le sens général en est respecté.
Au final, un spectacle familial - si on excepte le prix des places - ou l'on sourit souvent, avec le petit moment d'émotion qui va bien, et qui laisse un goût de plaisir non dissimulé.  Le dernier tableau, avec les grandes tenues  Abba des seventies, platform boots et pantalons patte d'eph, paillette set kitch de rigueur donnant quasiment dans le rétro et la nostalgie (pour ceux qui ont connu). Bref une soirée pas prise de tête qui rend de bonne humeur et joyeux, avec des mélodies plein la tête, ce n'est pas si courant. Et une seule envie, mater le film et réécouter la disco complète des suedois.

PS . Claire Guyot aurait sorti un album, Indiciblement il y a quelques mois. J'enquête ...

 Mammamiafinal.jpg


la set list (source Wikipedia)

Honey, Honey
Money, Money, Money
Thank You for the Music
Mamma Mia
Chiquitita
Dancing Queen
Lay All Your Love on Me
Super Trouper
Gimme! Gimme! Gimme! (A Man After Midnight)
The Name of the Game
Voulez-Vous
Under Attack
One of Us
S.O.S.
Does Your Mother Know
Knowing Me, Knowing You
Our Last Summer
Slipping Through My Fingers
The Winner Takes It All
Take a Chance on Me
I Do, I Do, I Do, I Do, I Do
I Have a Dream


Emmanuel Weil - Espace Kiron

novembre 28, 2010 Temps de lecture: 5 minutes

Emmanuel Weil

Espace Kiron - 27 novembre 2010

Emmanuel_Weil.jpgLe relatif anonymat d'Emmanuel Weil reste pour pour moi l'un des grands mystères de l'univers, au même titre que la disparition des dinosaures, l'existence de Dieu ou l’absence d'eau en poudre dans les supermarchés.
Deux albums gorgées de mélodies ensorcelantes, des textes ciselés ou la nostalgie dispute la première place à l'amour dans ces thèmes de prédilections et silence radio, c'est le cas de le dire. Pour fêter dignement la sortie de Sous les astres mouvants, son second disque le voici donc qui sort du bois pour nous proposer un concert à l'espace Kiron, à paris dans le 11ème. L'espace Kiron, j'y avais déjà vu Regis Delbroucq, c'est une chouette salle de 120 places disposées en gradin comme un théâtre, confortable, accueillante, bref un joli écrin pour les perles d'Emmanuel. Il fallait au moins cela pour me sortir de ma caverne
Une première bonne chose, la salle est pleine. Bon, ok, sur un seul concert, sur Paris un samedi soir, en convoquant parents, amis et fans, ce n'est pas un exploit. Mais quand même. je me rappelle une pénible expérience personnelle ou dans le même cas de figure je n'avais pas eu 20 personnes, mais je n'ai pas le talent d'Emmanuel non plus.
21h00 et des poussières, les lumières s'éteignent, une ligne de basse, entrée de notre hôte du jour qui s'installe au piano et pour ouvrir la soirée le titre qui donne son nom au second album. Cette soirée étant le prétexte au lancement de celui ci, l'ossature du concert repose principalement  sur celui ci. 
Emmanuel et Paolo le bassiste sont rapidement rejoint par Romuald à la guitare et Yves à la batterie et aux percussions. Un 5ème larron les rejoindra peut après, Pierre à l'accordéon et au sax.
Si logiquement, le groupe semble un peu tendu sur les premiers titres, l'accueil chaleureux de la salle, évidemment totalement acquise à leur cause, fini par les décrisper. Sans être très disert, Emmanuel communique avec son public, présentant les chansons, plaisantant un peu, presque sur scène comme chez lui. Pas une bête de scène, à l'évidence, mais son répertoire ne s'y prête guère, tout en douceur et intimiste.
Le groupe qui l'entoure assure très efficacement, mention spécial au batteur qui semble rayonner et impulse une bonne humeur communicative et au sax, dont l'ajout sur certains titres apporte une réelle plus value.
Le moment le plus fort à mon sens fut, au milieu du spectacle Emmanuel, seul au piano électrique, interprétant Sans toi, hommageEW01.png à sa maîtresse la musique. rejoint ensuite dans une formation presque acoustique par Yves et son udu, amenant ainsi une dimension nouvelle et très accrocheuse, peut être une direction à creuser.
Emmanuel nous a fait un joli cadeau en présentant 3 titres totalement nouveaux, et avait amené un invité en la personne de Laurent Foulon, totalement inconnu de mes services, mais qui oeuvre apparemment avec Michel Delpech, gage de qualité. Je n'ai pas plus accroché que cela à la compo Etretat qu'ils ont joué ensemble, et leur version Des torrents d'amour, écrite pour Line Renaud ne m'a pas rendu ce titre plus intéressant que par elle, mais c'était un belle idée que de partager son univers avec une tierce personne. 
Côté frustration, aucune cover, mon pêché mignon, et  un seul rappel, le single Elle parle d'un autre terre, déjà joué au cours du spectacle, qui emballe tout le monde, et qui laisse à penser qu'ajouter un ou deux titres plus enlevés pour maintenir la tension dans la salle serait une bonne idée.
Plus d'une heure 30 de concert, pas vu le temps passer, une excellente soirée, que demande le peuple. Le monde d'aujourd'hui, si dur, brutal et froid a besoin d'artistes de cette trempe qui tentent de réintroduire un peu de douceur et de tendresse, de jolies mélodies pour nous accompagner toute la journée et c'est tout le paradoxe, comment s'y faire une place sans, à un moment, hausser le ton. 
2 extraits pris sur un téléphone portable, d'ou une qualité exécrable. RdV sur le facebook d'Emmanuel ou je suppose photos et videos seront mis en ligne prochainement



 

Ukulele Bazar (17 avril 2010)

avril 17, 2010 Temps de lecture: 4 minutes

  
AfficheBazarUkulele.jpgPas vraiment un compte-rendu, puisque je n'ai fait qu'un saut, histoire de prendre la température,  au premier Ukule Bazar organisé par l'Ukulélé Club de France,  aux Trois Baudets à Paris.
Rendez-vous donc dans le quartier chaud de Paris (longtemps que je n'étais revenu ici alors que j'y étais quotidiennement il y a 25 ans, et le nombre de sex shop au m² a explosé, au détriment semble t'il des magasins de musique.)
Arrivée aux 3 Baudets et indéniablement Bazar il y a . Contrairement au Paris Uke Fest de l'année dernière, cette fois le peuple a répondu présent. Bon, faut dire que TV, radio, presse s'en sont mêlés et du coup le ukulele devient hype (bon, ok, ça fait déjà un bout de temps, mais là ça prend des proportions intéressantes).
Du coup, plein de gens avec leur ukulele à la main ou sur le dos, plein de filles équipée, le ukulele est unisexe et, aux environs de 16h, une tonne de gamin/gamines avec leur instrument, bref le uke est dans l'air du temps et c'est bien. 
Donc, je me fraye un chemin dans l'entrée ou un joyeux et amical bordel règne. Vente de T-shirt & pins aux couleurs du jour, différents stands ou l'on peu gratouiller les petites bêtes. Le sympathique gars de Musique 83 , ceux que l'on ne présente plus R&F Charles, un un charmant anglais déjà croisé je crois l'année dernière qui représente la marque Ohana et un 4ème stand dont le nom m'échappe, mea culpea confused, ou j'ai remarquer un ukulele style basse que je n'ai pu caresser, malheureusement. 
Bon, dans un si petit espace évidemment, difficile de dire si l'accord qu'on vient de plaquer et le son que l'on entend viennent du même instrument, mais c'est cette promiscuité qui rend le tout si sympathique et bon enfant.
J'y croise aussi des visages qui ne me sont pas inconnus (même si moi je le leur suit),  car vus sur des videos d'apprentissages, des photos, des affiches ou lors d'autres rencontres 4 cordes. On en retrouve d'ailleurs certain(e)s dans l'expo photos, plutôt réussie.
Trop de monde pour moi, je me suis éclipsé et ne pourrais donc vous en raconter plus, mais la télé était présente, regardez les infos ce soir, et de toutes façons, nul doute que des échos de cette journée fassent surface sur Kdus et Mdhf. En tout cas un franc succès, en apparence du moins, ce qui est réjouissant. J'ose espérer que ma page ukulele servira un peu à l'apprentissage de la bête.
Allez rendez-vous au N°2 dans un espace encore plus grand




Souchon est chanteur

octobre 23, 2009 Temps de lecture: 9 minutes

Souchon est chanteur

Au Casino de Paris le 22 octobre 2009

Concert_Souchon.jpg3ème rendez-vous pour moi avec Alain Souchon sur scène, ce qui en fait l’artiste que j’ai le plus vu, ce qui n’est pas bien compliqué faut dire, puisqu'il faut bien l’avouer, j’ai un peu de mal à sortir de ma grotte, la musique live ne m’apportant pas généralement le plaisir de l’écoute d’un disque (je sais, je ne suis pas normal)
Donc direction le Casino de Paris cette fois ci, lieu chargé d’histoire de spectacles s’il en est, qui était bourré à craquer. Pour l’anecdote,  j’ai dîné dans un petit restau japonais (correct) Sushi Japo rue de milan, à 50 mètres du Casino. Les musiciens de Souchon y sont entrés quelques minutes après moi pour s’installer à deux tables.Vue l’exiguïté du lieu, ils ne pouvaient pas, de toutes façons,  se trouver bien loin. Marrant de les entendre parler « boulot » comme vous et moi parlerions du notre biggrin.
Mais revenons au concert. Pas de première partie cette fois (c’était Rose la dernière fois que je l’ai vu, et franchement, bof) et avec à peine quelques minutes de retard sur l’horaire prévu (20h45) début des hostilités.
L’attachement d’ Alain Souchon au net est bien connu, et en clin d’œil et en intro, un florilège de vidéos issues de Youtube et consorts ou quelques illustres inconnus ont repris un de ses titres est diffusé. Puis un riff de guitare, celui d’On ne s’aime pas ouvre le bal. Souchon au centre de l’arène évidemment, chemise blanche et veste (qu’il abandonnera assez vite) au cœur d’une  formation réduite, style groupe de rock, 4 musiciens,  deux guitaristes/bassistes (en fonction des titres, ils échangeront leurs rôles) le grand Michel Yves Kochmann et Ludovic Bruni, un clavier et un batteur dont le nom m'échappe (et pas d'infos sur le net).
Pas de décor de scène, juste un bel habillage lumière, et c’est parti pour 2 heures (quand même) de show ou L’Alain revisite une bonne partie de son répertoire, zappant quelques albums au passage, dans des arrangements ni similaires ni trop éloignés de ceux que l’on connaît.
 Si ma mémoire ne me trahit pas, voici la liste des morceaux joués (pas dans l’ordre d’apparition, il aurait fallu que je note, et j’avais autre chose à faire, regarder et écouter) mais chronologiquement par rapport à sa discographie
La plus ancienne jouée est J’ai dix ans, présentée comme un souvenirs plus que comme une chanson.. Le second album passe à la trappe et J’ai perdu tout ce que j’aimais est la seule citation de Jamais Content, si j’excepte Allo maman Bobo et Y a d’la rumba dans l’air qu’il a fait reprendre en chœur au public 15 secondes.
Cruelle déception pour moi, pas l’ombre d’un extrait de Toto 30 ans, mon album favori de La Souche.
Rame est mis à l’honneur puisque en sus du morceau d’ouverture déjà cité, c’est le titre éponyme qui clôturera le concert, belle version avec juste une guitare électrique et Alain au départ (plus le public of course) , rejoint ensuite par les 3 autres musiciens pour le canon final. Magique. Evidemment, le public reprendra à plein poumon le refrain pour qu’Alain vienne saluer une dernière fois (2 rappels en tout)
L’album On avance fournit Saute en l’air, C’est comme vous voulez est disqualifié (sniff, et La ballade de Jim ? frown). Ultra Souchon_2.jpgmoderne solitude donne son quand J’serais KO en version karaoke le texte défilant derrière Alain, celui-ci n’ayant plus qu’à se laisser porter par le public, trop content de pouvoir chanter avec lui, voir à sa place. L’album C’est déjà ça malgré son grand âge, est le grand gagnant du spectacle, c’est également probablement son plus gros succès commercial, en plaçant rien mois que 5 titres, Foule sentimentale (karaokeïsée également), C’est déjà ça, Sous les jupes de filles, Les regrets et  L’amour à la machine.
Cinq titres également pour Au ras des pâquerettes, que j’avais jugé quelconque à sa sortie, et dont les textes, dans ce contexte, prennent leur dimension, même si musicalement, je persiste à les trouver un ton en dessous. Rive gauche, Pardon, Le baiser, Caterpillar et Petit tas tombé. La vie Théodore était un disque médiocre hormis le sublime Et si en plus y a personne, et c’est le titre qui est joué, même si sa réduction en version scène ne l’a pas convaincu. Pour terminer, 4 extraits du dernier album en date, Les saisons, Ecoutez d’où ma peine vient, Elle danse et Parachute doré. S’y ajoute Somerset Maugham et la vie ne vaut rien, jamais parues sur un album hors best of. Pas d’inédits, pas de reprises, dommage.

Côté son, ce n’était pas top, enfin pas cata non plus, n’exagérons rien, mettons que c’aurait pu être mieux. Pas faute aux musiciens, excellents de bout en bout, mais un bourdonnement intermittent, un grésillement dans le micro parfois, des graves un peu accentués par moment, bref une qualité d’écoute moins bonne que prévue, et pourtant c’est le grand Andy Scott qui était aux manettes.
J’ai trouvé Souchon moins prolixe que d’habitude entre les chansons. J’aime bien ses apartés, son humour décalé, sa manière de raconter les choses. Là hormis deux « sketchs » sur les filles à queue de cheval et sur son « appropriation » de Laurent Voulzy, il a été peu disert. Voulzy justement. Quelques jours auparavant, il avait été invité surprise de ce même spectacle, j’espérais secrètement, non, ouvertement, que j’aurais la chance avec moi. Raté. Si j’y ai cru lors de sa digression sur Lolo star, je suis resté sur ma faim, tant pis.
Au final, un bon concert, ou le public, conquis d’avance, lui à fait ovation sur ovation. Avec la qualité du matériel musical engrangé depuis plus de 30 ans, difficile de se rater. Ce n’est pas une bête de scène, on n’en sort pas transfiguré si tant est que cela puisse arriver, mais il y met de l’énergie, de l’envie, ne parait pas une seconde blasé et nous en donne pour notre argent. Ses textes « politiques » (C’est déjà ça, Elle danse, Parachute doré…) prennent une dimension particulière et la résonance avec le public n’en est que plus palpable.
Prochain rendez-vous, 2010 j’espère, avec le tant attendu album de duos avec son complice Voulzy et qui sait, une tournée commune, le rêve quoi.tongue


Souchon_3.jpg


Paris Uke fest 2009

juillet 4, 2009 Temps de lecture: 6 minutes

Paris Uke fest 09

La bellevilloise 4 juillet 2009

En ces débuts étouffants du mois de juillet, me voici de sortie pour la seconde édition de ce Paris Uke Fest, organisé par The K, J'avais raté la première, pas question que la seconde me passe sous le nez.
Me voici donc aux alentours de 15h pointant le bout de mon nez à La Bellevilloise, 21 rue Boyer à Paris dans le 20eme. Je ne connaissais pas cet établissement, qui se décompose en plusieurs espaces, tous n'étant pas occupés par le ukulele. Entrée du festival, 18 euros sur place (bizarement c'était 2 euros plus cher en le pré-achetant, boisson non comprise, pas donné donc sans être non plus hors de prix.. A l'intérieur, très peu de personnes, la salle se remplira plus tard. Dès l'entrée, quelques beaux  uke qui pouvaient être gagnés lors de la tombola de fin de journée (j'avais le 44 mais je suis parti avant le tirage) sont exposés.
Arrivé un peu après 15h, j'ai raté les deux workshop proposés, je ne peux donc rien en dire. Je passe prendre un coca (4 euros, raisonnable), vais faire un tour sur l'espace terrasse - plus qu'agréable comme coin, monte faire un tour au loft , d'ou je m'éclipse rapidement, étant tombé sur l'école des filles de joie (Inutile de faire appel à la brigade des moeurs, au menu danses, maquillage, couture, manipulation et fabrication d'accessoires de cabaret).

Je passe sur la mezzanine de la salle principale ou quelques partenaires du festival exposent.entre autres,  un luthier, Syl' Uke et les bretons de Justecordes, avec de chouettes instruments, dont les nouveaux Eleuke qui me font saliver.
Le film Rock Uke est annoncé dans une autre salle, j'y fais brièvement un tour mais l'endroit est une véritable étuve, et le film en VO non sous-titré. La première raison est largement suffisante pour me faire fuir. Comme le tout a pris un peu de retard, la partie scène ouverte, qui est celle qui m'intéresse le plus prend du retard et ne débute qu'a 17h30. En attendant, je prend plaisir à voir tous ces gens aPUF09.jpgvec leur uke qui gratouillent dans leur coin. L'ambiance est très sympathique, bon enfant et l'attente ne parait pas trop longue.

Début des hostilités avec Chips (pas trouvé leur site, juste celui de la chanteuse, Dorothé) 3 ukulelistes et un contre-bassine (une bassine avec un manche de balai et une corde, très efficace). A priori l'une de leur première scène. La fébrilité est perceptible mais on sent le plaisir d''être là pour partager ce moment avec nous. A noter une sympathique reprise du hit des Ronettes Be my baby, qui m'a irrésistiblement donné l'envie de jouer aussi ce titre (bientôt donc dans la collUKEtion). Ils n'étaient pas loin de moi avant la montée sur scène et , pendant leur échauffement, j'ai pu entendre une reprise inspirée du Banana split de Lio, malheureusement pas jouée ensuite. 3 titres et c'est déjà fini.
Ensuite, un certain Cous  pour un instrumental de sa composition, plutôt bien foutu ma foi (je parle du titre là hein !biggrin), et hop, déjà le suivant, un couple de belgique me semble t'il, pour un titre hawaïen (ou tahitien, de toutes façons, je ne sais pas faire la différence), plutôt enlevé, le public, chaleureux comme avec tous les participants applaudit avec enthousiasme. C'est le tour de Claire (je crois, pas sur) anglaise, qui fait l'effort de nous parler en français pour présenter un titre de Mc Cartney, Mother nature son.Bon, le simple fait de reprendre un Beatles lui vaut toute ma sympathie, et elle s'en sort honorablement, le stress la paralysant un peu au départ. Bon, faut dire qu'avec ce principe de scène ouverte (excellente idée par ailleurs), jouer un titre et partir ca ne laisse pas le temps de se mettre dans le bain. Un dernier participant, dont je n'ai pas retenu le nom, chantant en anglais un morceau de sa composition, morceau qui m'avait l'air pas mal du tout.
Malheureusement plus personne ne répond présent ensuite aux sollicitations de Monsieur Loyal, alors que nombre de personnes dans la salle était venu avec leur instrument. Je devais être l'un des rares à être venu les mains dans les poches. Donc fin de la partie scène ouverte.
Débarque à ca moment dans la salle, et y restant, les Ukulele boyzs, 4 jeunes gens d'Agen qui semblent avoir déjà une bonne expérience, le charme de l'amateurisme des précédents intervenants fait place à la pèche du groupe, qui enchaine les reprises avec une bonne humeur communicative, festif est le maitre mot. Ils finissent par aboutir sur scène, ce qui permet d'enfin comprendre les paroles grace aux micros.et c'est le moment que je choisis pour m'éclipser - à regrets - car le devoir m'appelle en d'autres lieux.
Je rate donc la tombola ou j'ai surement remporté un super lot que je n'aurais jamais du coup, et tout le reste du programme
The Sugarsnap Sisters,  Tim Sweeney,  Kelli Rae Powell,  Ukulele Zaza,  Marie Darling,  Patti Plinko & her boy,  Elvira Bira, personne que je connaisse, mais plein de filles, donc encore plus de regrets  cool
Au final, bravo à l'organisateur de tout ce barnum, ce qui n'a pas du être simple, par sa faute j'ai envie de m'acheter un quatrième ukulele (celui là) et j'ai Be my baby dans la tête.
Rendez vous pris en 2010 pour la 3ème édition ou, cette fois, je resterais jusqu'à la fin


Ana Pankratoff au China Club

juin 18, 2009 Temps de lecture: 5 minutes

Ana Pankratoff

En concert au China Club le 17 juin 2009

China-Ana.jpgPetite soirée au China club pour découvrir en live Ana Pankratoff. Le China est un restaurant bar club et tout et tout, sis 50 rue de Charenton à Paris. L’endroit est cosy, l’ambiance tamisée, la cuisine, asiatique vous l’aurez devinez et l’addition raisonnable. La programmation est assez éclectique  et la scène ou tout du moins l’espace qui en tient lieu est suffisant pour y faire tenir 4 personnes grand maximum en acoustique.
Et c’est justement la configuration choisie par l’Ana en question. Elle au chant, Vincent Amiot à la guitare electro acoustique, José Soarès à la basse, accessoirement à la seconde guitare acoustique, voir aux percussions sur la dite guitare, et  Corentin Dalgarno au – sublime – violoncelle.
L’album éponyme de la demoiselle, parue fin 2008, est sacrément bien foutu, tout en jolies et délicates  mélodies  plutôt douces, et en textes ma foi fort bien tournés. Un très léger zeste de bossa, quelques effluves jazzy, bref un régal finement arrangé et sa réduction en formule acoustique m’inquiétait un peu tant le confort moelleux de l’album me convenait parfaitement.
Le concert débute un peu après 21h00, 3 sur scène, le violoncelliste se matérialisera un peu plus tard. Tout de noir vêtue, le chemisier laissant apparaître une épaule dénudée, c’est fait je suis hypnotisé biggrin
 Evacuons les 3 musiciens, franchement bon, sans esbroufe mais  redoutablement efficaces, remplissant la mission qui leur est confiée,  pour nous consacrer à notre hôte. Un jolie timbre de voix, oscillant entre Birkin et Jil Caplan, elle tient bien la rampe et à l’air bien à l’aise sur scène, qui, très étroite, lui permet peu de mouvement. De gracieux mouvement de mains m’ont fait penser aux danseuses balinaises, rappel de son passé de danseuse..
Le premier album est évidemment le principal matériau du concert, même si la belle nous gratifie de quelques morceaux de l’album à venir. 
Je me protège, Acquise à sa cause (très Gainsbourien),  La plume et le plomb (qui sera bissé), Même l’amour, Waterpankratoff.jpgloo, Les « tubes » défilent, peut être moins lumineux que dans leur version studio, plus uniformisés, même si, à chaque intervention du violoncelle, la magie s’installe, dommage qu’il n’ait pas plus été mis à contribution.
Côté regrets, à mon goût le manque de percussions c’est fait sentir, l’exiguïté de la salle ne permettant pas une batterie, un support rythmique aurait permis de faire décoller l’ensemble. Pas une reprise, mais ça, c’est parce que c’est mon pêché mignon et que j’aurais apprécier l’écouter sur d’autres répertoires pour éclairer son passé musical.
Et puis, surtout,  la présence. Je l’ai dit, Melle Pankratoff avait l’air plutôt à l’aise, sans trop de stress, dialoguant avec le public, acquis à sa cause. Elle était assise à mes côtés juste avant le concert, papotant avec ses amis et son - apparente ? – décontraction semblait à toute épreuve. Pourtant,  il m’a manqué ce soir ce je ne sais quoi de légèreté, ce truc indéfinissable, impalpable,  qui induit un sentiment de complicité. J’ai eu l’impression, difficile à décrire, à tort peut être, d’une dureté, ou d’une distance entre l’artiste et moi le spectateur. Comme si je percevais le jeu de l’acteur, un peu comme si elle jouait à être chanteuse plutôt qu’être une chanteuse. Sentiment partagé par ma compagne.  Etrange. Reste de belles chansons, une belle femme et de beaux textes, que demander de plus ? un second album ? 

Je sais, les deux photos craignent, mais c'est le mieux que pouvait faire mon portable, entre luminosité, distance et mouvement

China-Ana2.jpg

Jil Caplan - Easydoor au China

février 18, 2009 Temps de lecture: 4 minutes

Jil Caplan & Easydoor

jilcaplan_China.jpgUne petite soirée au China, 50 rue de Charenton à Paris à l’invitation de Daruma Productions pour y écouter Jil Caplan et Easydoor.

Le China, que je ne connaissais pas, est un bar au rez-de chaussée, bien que je ne l’ai que traversé,  plutôt classieux côté déco, dans un style asiatique évidemment, vu le nom, avec du jazz me semble t’il en fond sonore et un restau au sous-sol ou se trouvait la scène, enfin le coin qui en tenait lieu. Serveur charmant, repas goûteux, coût raisonnable, un seul truc,  mais commun à nombre de lieux maintenant, une quasi obscurité qui oblige à décrypter la carte à la lueur d’une bougie à la flamme vacillante et à se fier uniquement à son palais et ses narines pour apprécier le plat servi.

En guise d’apéritif donc, Jil Caplan, qui n’ouvrait pas pour Easydoor, faut pas pousser, mais en une sorte de parrainage était là pour amener un peu de monde. En version acoustique avec, s’il vous plait, Jean Christophe, ex Innocents en guitariste accompagnateur. L’autre moitié des Innocents, Jipé était lui dans la salle. Un set ultra court, mais elle nous avait prévenu en intro, et le plaisir de la retrouver, quasi inchangée physiquement (la recette de l’élixir de jouvence please ?), toujours ce grain de voix qui m’a tant fait rêver, un évident plaisir à être là, tout en décontraction et en talent. Un tout ce qui nous sépare en douceur et une charmeuse de serpent plus tard, elle nous quitte déjà. Ca m’a du coup donné envie de réécouter ses albums, merci Valentine.

Exit donc pour laisser la place à Easydoor, trio Suisse donc le premier album, Spiral,  est tout juste sorti et dont je ne connais rien d’autre  que ce qui se trouve sur le myspace. Deux frère, un à la guitare, l’autre aux percus, et la toute jeune Iris, piano voix.        
Une voix chaude, grave, très grave, qui est le point fort du groupe. Le son était un peu confus, le piano trop sourd, les graves de la easydoor_China.jpgvoix rendant la compréhension parfois difficile, les percus parfois couvrant un peu trop le spectre sonore.
Le guitariste jouait essentiellement acoustique, dommage car les quelques top rares éclairs électriques dont il nous gratifia ajoutait une réelle plus-value au set. Deux titres en espagnol, ceux que j’ai préféré d’ailleurs, et une alternance anglais français pour les autres. Une honnête reprise du Working class hero de John Lennon a emporté mon adhésion.
Leurs compos sont plutôt bien foutues, même si la pop en est un peu trop loin pour réellement m’embarquer dans leur univers. La chanteuse a manifestement un sacré tempérament,  dommage que sa position au piano, statique par nécessité, en sus de l’exiguïté de la scène,  empêche le tout de s’emballer, car j’ai eu l’impression qu’il y avait de la dynamite sous le capot.

A réentendre les 4 titres du myspace, il émane d’Easydoor un charme indéniable, le single with a candle in my hand est bien balancé, l’intro bluesy de Monsieur Chariot ou le tango de Madeleine ont un cachet certain, une belle signature de Daruma. (Photos Didier Duhot via un Iphone)

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