Melting potes

novembre 16, 2008 Temps de lecture: 5 minutes

Melting potes

Laurent Dutrey - Malin Plaisir - Ben Popp

affiche_Malin.jpgGéant !
peux pas dire mieux, c'était géant !
Et le premier qui prétend que je ne suis pas objectif aura certes raison, mais ça ne change rien à la qualité du set produit. Retournons quelques heures en arrière,  Samedi 15 novembre 2008 Studio Raspail,  Paris.

Au programme, proposé par votre serviteur, une affiche qui, dans le landerneau de l'autoproduction, avait tout pour faire sonner les hautbois et résonner les trompettes. Le duo Malin Plaisir et le solo Laurent Dutrey ayant eu l'excellente idée, que dis la géniale idée de fusionner, pour une série de concert , en un seul groupe , Melting potes, ou le répertoire des deux seraient mis en commun, joué et chanté par le groupe ainsi constitué. Elle est pas belle l'idée ?

Et donc, après moultes répétitions, premier concert dans cette belle salle du Studio Raspail.    

Déjà, un motif de réjouissance, près de 150 personnes dans la salle, ce qui est un record pour ces manifestations Sucrepop & friends.

En première partie, Ben Popp, qui a avalé les quelques centaines de kilometres qui séparent Lyon de Paris pour dégainer sa guitare électrique et ses chansons. Ben, je connais moins sa musique. Juste qu'il est encore plus prolifique que moi et qu'il aborde des styles musicaux aussi divers. Seul en scène, il commence acapella, histoire d'accrocher de suite l'auditoire. Ensuite boite à rythme et basse séquencée pour la partie rythmique, télécaster + voix pour le chanteur. Ainsi réduites à l'essentiel, ces chansons gagnent en consistance, en efficacité et lui permette d'obtenir plus que des applaudissements polis, souvent réservés aux premières parties.

Arrive ensuite le plat de résistance.  les Melting Potes (notez les initales qui rappellent un autre groupe) sont composés d'Axel au percussions, Laurent Dutrey, guitare acoustique voix, Domino voix, Eric Parmantier,  guitare acoustique voix et son frérot, Jacques, guitare acoustique. Et c'est parti pour un voyage sur des musiques douces et sucrées, le répertoire des uns et des autres étant alternativement revisité dans des adaptations subtiles.

Pour situer le style musical, Eagles avec le côté country ou rock gommé,  America, Peter Paul et Mary, Simon et Garfunkel et Beatles évidemment,bref un folk pop ultra mélodique, c'est leur marque de fabrique

Les voix se combinent à merveille, Domino est définitivement envoutante, fragile et solide à la fois, rayonnante et solaire, concentrant tous les regards, les nouvelles orchestrations font la part belle aux harmonies vocales, Laurent, qui à l'air à laise comme un poisson dans l'eau sur scène assure voix lead et choeurs comme qui rigole, Jacques tricote des licks de guitares qui en ont laissé baba plus d'un, Eric tient la baraque comme personne et l'Axel épiçant le tout d'un fond percussif et rythmique qui propulse le groupe assurant de solides fondations.

Côté musique , leurs derniers albums respectifs constituent évidemment l'ossature général, ne manque à l'appel ni l'être transparent ni Prenons le large , les hits des précédents albums sont là (pas tous, mais ils en ont trop), pas un temps mort, pas une faiblesse dans le set, un presque sans faute .

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Allez pour qu'on me me taxe pas d'aveugement total, je vais médire un peu. 1h15 C'est trop court, on ne voit pas le temps passer et quand ils ont annoncé le dernier titre, j'ai du regarder ma montre, je n'en revenais pas. 
Et manque peut être un ou deux morceaux plus péchus pour faire lever la foule. Un ou deux titres m'ont semblé être pris un peu trop lentement, auraient peut être gagné à être un poil plus rapide pour décoller encore plus.

Bon, les musiques des deux se marient à merveille, leurs univers sont proches et c'est la raison pour laquelle l'osmose fonctionne parfaitement, une telle greffe aurait pu paraitre forcée, là, ça prend, et ça prend fort, la complicité est palpable, il n'y avait qu'à lire sur les visages des spectateurs à la sortie le plaisir que tous y ont pris 

Photos et video ne manqueront pas de fleurir prochainement sur leur sites respectifs, mais moi je suggerais bien d'enregistrer un album de cet alliage d'or et de diamant.

La tournée ne fait que commencer, ne les ratez pas la prochaine fois.

Une question au Tout Puissant néanmoins. Moi qui ne suis jamais malade, pourquoi a t'il fallu que les deux seules fois ou je suis monté sur scène cette année, j'ai droit à un rhume carabiné ? Syndrome Dylan ?

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Equus - Julien Alluguette

octobre 26, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Equus

Equus.jpgJe suis allé hier soir voir la pièce Equus au Théâtre Marigny, une piece datant de 1973 de Peter Shaffer dont le succès ne se dément pas depuis sa sortie. Mais, plus que la pièce c'est Julien Alluguette que je souhaitais voir.

Vous trouverez sur Sucrepop nombre de chansons ou son père joue de la guitare avec moi puisque presque quasi depuis le départ et la préhistoire de Sucrepop, (voir par ici)  Hervé était là.

De l'eau a coulé sous les ponts depuis, nous communiquons par mails de temps à autre et Julien ne doit plus se souvenir de moi, mais, d'avoir connu dans son berceau quelqu'un qui, 25 ans après commence à se faire un sérieux nom  dans le monde du théâtre, ça donne d'abord un coup de vieux mais également une grande curiosité, de voir ce que devenait le petit bonhomme ou l'ado qui chantait (et fort bien d'ailleurs).

Indépendamment de la qualité de la  pièce, je dois donc saluer la superbe performance d'acteur de Julien pour un rôle tout sauf simple, ou presque deux heures durant sans quitter la scène, il joue le rôle d'Alan Strang, victime d'un coup de folie qui le conduit à crever les yeux de 6 chevaux du haras ou il travaillait

Le thème de la pièce est d'arriver à comprendre ce qu'il l'a poussé à commettre ce crime. Un psyschiatre, joué par Bruno Wolkowitch (entre autre rendu populaire par son rôle  dans la série télévisée PJ), doit démêler cet écheveau. Bref une sorte d'enquête non policière ou apparaissent tout à tour, la juge, les père et mère dAlan Strang, sa petite amie, son patron ... chacun amenant une ou plusieurs  pièces du puzzle.  

La mise en scène, originale, pour autant que je puisse en juger n'étant pas un spécialiste du théâtre, est faite de décors amovibles, et l'ensemble des personnages est presque tout le temps sur scène, dans l'ombre ou la lumière, l'intrigue progressant à la manière d'un film, par flashback .

Je n'ai franchement pas vu les deux heures passer. Quelques traits d'humour, beaucoup de scènes de tensions. Pour autant je n'ai pas été convaincu par la pièce, contrairement à ma chère et tendre qui a, elle, été emballé.  
Je suis resté extérieur au sujet. Rien a reprocher aux acteurs, qui sont tous excellents, même si durant les premières minutes j'ai trouvé que le jeu de Bruno Wolkowitch était un peu mécanique, récitatif.  

Non c'est le thème lui même, La relation érotique et mystique d'un adolescent avec les chevaux, le traitement de la folie et la possibilité que celle ci soit source d'une vie plus exaltante qu'une vie "ordinaire", tout cela m'est passé au dessus des oreilles. je n'ai pas été ému, touché par l'évidente détresse affective de l'ado ou de ses parents. Le dilemme du psy m'a semble totalement abstrait. Le moment le plus convaincant, pour moi, fut celui ou la mère tente de se déculpabiliser de l'acte de son fils. Est ce la pièce qui supporte mal le poids des ans ?

Bon, à la base, je ne suis déjà pas trop client de Freud et de sa nombreuse descendance, ceci explique cela, et pourtant même dans cet état d'esprit, encore une fois, je n'ai pas vu le temps s'écouler, ce qui est quand même un signe.
Alors voir ou ne pas voir ? 
Voir indéniablement, si j'en juge par les commentaires élogieux du public à la sortie, saluant la performance. Julien est sur les rails d'un vrai beau succès qu'il ne devra qu'à son talent.



Meek au Studio Raspail

octobre 5, 2008 Temps de lecture: 4 minutes

Meek

4 octobre 2008
Meek au Jamel Comedy Club
Après quelques années sans concert, Meek fait son grand retour avec la sortie de son nouvel album, Sortie de Secours. Epaulé par une nouvelle équipe et un nouveau groupe constitué pour l’occasion, le voici, sur ma proposition, rodant son répertoire au Studio Raspail après un galop d’essai au Jamel Comédie Club.

J’étais curieux, limite intrigué de découvrir comment ses luxueuses comptines aux arrangements très travaillés, ses édifices sonores ou la multiplication des voix sont sa marque de fabrique allaient passer la rampe du live et la nécessaire simplification que celle-ci implique.

Une soixantaine de personnes dans la salle (quelles difficultés de faire déplacer du monde) un public très majoritairement féminin, entre 15 et 30 ans, ce qui est un signe de succès à venir, chacun sait que dans le domaine musical, ce sont elles qui font les carrières. Une formation rock classique, à la Beatles devrais je écrire, 2 guitares, basse batterie, Meek alternant la 6 cordes et le piano.

Le groupe se compose de Cyril Morana à la guitare et aux choeurs, Sébastien Bucaille à la basse et Gabriel Vigne à la batterie, Meek sait assurément s’entourer et les 3 assurent un solide tapis sonore, qui retranscrit efficacement la pop et le grain de folie de ses chansons.

C’est évidement essentiellement le nouvel album qui forme l’armature du concert. Troublemaker en introduction, Six feet under, le single sur lequel Meek mise un, max en conclusion. Des moments plus intime, seul au piano (Margaret , Maxime ne fais pas l'enfant) ou à la guitare, une reprise en rappel de Blackbird des qui vous savez alternant avec une pop plus rentre dedans dont une chouette version Peter et le ciel du second album.
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Meek est très à l’aise avec le public, présentant les chansons, ne se laissant pas déstabiliser par les moments un peu délicats (Micro piano qui tombe, guitare désaccordée, pain divers), aussi cool que s’il était dans son salon devant des copains (ce qui était un peu le cas) Bon, le groupe se rode, tous les automatismes ne sont pas encore là, il reste des détails de mise en place, une concentration qui se perd parfois mais l’impression générale est plus que positive, ils ont plaisir à être sur scène et cela se sent et l’apparente décontraction de Meek ajoute la touche de légèreté dont sa pop a besoin.

Au chapitre des améliorations possibles, le travail à deux voix avec Cyril ajoute de suite une autre dimension, c’est probablement une direction qu’il faudrait creuser et amplifier, qui à ajouter des choristes ou faire chanter les deux autres). Les enchaînements Meek sans le groupe puis Meek avec puis re Meek solo sont déroutant. Réserver un passage acoustique solo, pourquoi pas , mais une fois.

Reste que je suis impatient d’entendre Sortie de Secours, le concert m’ayant plus que mis l’eau à la bouche.


Sucrepop II - Sortez Covers !

avril 20, 2008 Temps de lecture: 17 minutes

Sucrepop

Puisque j’ai pris l’habitude de faire un compte-rendu des concerts auxquels j’assiste, normal que je me colle au mien

Hors donc, en cette douce soirée du 19 avril 2008, , premier et unique concert de Sucrepop de ce début de XXIème siècle.
Le lieu, Studio Raspail, 216Bd Raspail, à Paris, superbe salle d’un peu plus de 200 places, gracieusement mise à disposition par L’Audioclub de laPosteet France Telecom.
Arrivée pour faire les balances à 17h30,comme toujours,Thierry et Serge, les techniciens sons (et lumière également)  font montre d’une gentillesse et d’un professionnalisme à toute épreuve. Arnaud enregistre le concert pour le compte de l’Audioclub (la question est, l’entendra t’on un jour ?)

Le thème initial de la soirée était Sortez covers !Soit votre serviteur, chantant 4 à 5 reprises, divers autres intervenants reprenant du Sucrepop. Dans les faits, entre offres déclinées, défection, désistement, annulation, 3 personnes ont répondu présent, Marijane,Lucet Julie,tous déjà acteurs de Sucrepop à un moment ou un autre.
Pour que le concert soit assez long, j’ai donc du me faire l’interprète de pas mal de mes propres titres. 
20h00 et des poussières, 20 personnes dans la salle à tout casser (le 1er jour des vacances scolaires en région parisienne n’expliquant pas tout) merci à ceux qui ont fait l’effort. Comme je ne m’attendais pas à autre chose, nulle déception.

 Etrangement,pas le moindre soupçon de trac, cœur qui bat un peu plus vite, petite bouffée d’adrénaline, rien. Je ne suis pas sujet aux grands coups de stress,mais tout de même, habituellement dans une situation ou je suis à peu près autant dans mon élément qu’un poisson dans une boucherie, j’aurais du avoir quelques sueurs froides pour commencer. Pas normal, donc, me suis-je dis en moi-même,tu n’es pas assez impliqué.

 J’ouvre avec Golden Slumbers, Beatles dans la version que j’avais faite à Nathalie.Je sens de suite que les aigus ne passent pas, rhume oblige, malgré la palanquée de pharmacopée que j’ai ingéré. Ceci dit la voix tient encore la route. 2’30 plus tard, applaudissements de politesse. 
Warm and Beautifulpasse mieux, le 1er Sucrepop, Je lis ta peau demande une performance vocale dans le refrain que je suis bien incapable de fournir. J’ai pris l’option de parler pas mal entre les chansons pour expliquer pourquoi elles ont été écrites. A défaut de séduire par ma prestation,au moins le texte sera écouté. Je clos ma première partie avec la version reggae de when‘im 64 ou je me gauffre lamentablement dans les paroles, pour avoir voulu jeter un œil sur un texte que je connaissais pourtant parfaitement.
Premier bilan, la mayonnaise ne prend pas, ma place n’est pas sur scène (mais ça je le savais déjà), j’espère simplement que les personnes présentes ne s’emmerdent pas trop. Le nouveau jeu de lumières dont c'est doté l'Audioclub et que j'étrenne ce soir font que je ne vois même pas le 1er rang (ou de toutes façons, il n’y a personne)

Je présente brièvement Lucqui vient chanter 2 titres qui m’intéressent bougrement. D’abord parce que lui contrairement à moi,joue live et pas sur bande son et que l’un des deux est une collaboration que je n’ai pas entendu depuis sa création, ma contribution ayant été d’apporter le refrain. Il ouvre avec Sentimentale, dans une version totalement revisitée, à la limite de la création, sans le texte évidemment très proche du mien, je ne l’aurais pas reconnu.Bref une vraie reprise, totalement réappropriée comme je les aime. Ensuite Mathilde le titre que je redécouvre et qui m’accroche bien, et donc j’attends avec impatience une maquette finalisée.

 Retour à bibi, avec un Lastchance, dans une version au solo écourtée (merci Coco). L’un des titres que j’ai le moins raté je pense.Je présente Derrière l’ombre en le dédiant à la mémoire de mon cousin Daniel,décédé la semaine précédente. Je pense que c’est cette dédicace qui a probablement fait qu’une attention plus importante a été prêté à ce titre. Le titre suivant, TheLoving, j’ai beaucoup hésité à le mettre. Long, beaucoup de texte, en anglais donc sans que grand monde y pippe quelque chose. Mais la qualité de l’orchestration m’a décidé. Une erreur finalement, la sensation que tout le monde s’ennuie ferme ne me lâche pas. J’annonce un titre rock, Chasseurd’images. Erreur de casting. Je suis autant fait pour chanter du rock que pour danser la gigue, j’ai la désagréable impression que le morceau est mou et que moi je suis liquéfié. Ouf c’est fini pour cette seconde partie,j’annonce Marijanequi m’a d’elle-même proposer de participer avec deux titres, un joli cadeau.

 Marijanese lance sur Qui de nous deux ? un titre quel avait chanté il y a des années. Si tout fonctionne bien au départ et me surprend agréablement, son interprétation étant toujours aussi agréable, une difficulté à retomber sur ses pieds, voix de tête ? voix de gorge ?dans la seconde partie plombe un peu la fin. La fin instrumentale étant un peu longuette (j’aurais du demander un fade aux techniciens), elle s’ensort admirablement en brodant vocalement. Cane ressemble à rien, le second titre est interprété avec conviction,les mains de Marijaneaccompagnant le texte. J’ai bien aimé ce moment du spectacle.

 Arrive alors le moment redouté (par moi) L’intermède Ukulele. Je sais clairement que je ne maîtrise pas encore assez cet instrument (ni aucun autre d’ailleurs).Mais j’en parle souvent, j’en joue tout le temps, et je voulais me faire plaisir.J’avais donc opté pour 7 titres (oui sept) plutôt simples, que, dans ma cave,je joue sans trop de soucis. Première difficulté, lors de la balance il est apparu que la reprise en directe du Uke n’était pas possible et que je devrais donc jouer avec un micro supplémentaire. Donc logistique à gérer. Et seconde et grossière erreur, j’avais une veste !

J’explique. Je commence par un clin d’œil à la musique hawaïenne avec le titre  deBourvil,Salade de fruits. Le truc en 3 accords inratable. Et pourtant, pain dès le second couplet, impossible de conserver le uke sur moi, il glisse.J’enchaine sur le Iwanna be your Boyfriend des Ramones, simplistique comme ce n’est pas permis, idem, impossible d’enchaîner correctement les accords, le Uke se dérobe. Là je me pose des questions, en plus de me ridiculiser (bon,devant 20 personnes seulement, c’est déjà ça), je cherche ce qui cloche.
J’abrège le titre, tente, idiot que je suis, un 3eme alors que j’aurais du plier bagage de suite,  unKiss, Bethen l’occurrence, est totalement saboté également. Et je percute soudain que la matière donc est faite ma veste et sur lequel repose fatalement le uke au creux de mon bras glisse, ce qui fait qu’il ne tient pas en place et explique ma course après le manche. Comme je suis un idiot doublé d’un imbécile, je tombe la veste et décide de poursuivre quand même alors que, visiblement, ce set acoustique est à oublier au plus vite.J’entame un arpège pour lancer LesBêtises de Sabine Paturel, et je me rends compte que ni la voix ni le Uke n’y sont.
Je termine au plus vite, en zappant un couplet du titre et abandonne piteusement là. J’appréhendais Waterloo, ce fut la Berezina.

Neme restait plus qu’à enchaîner sur un set bossa, Drôle d’amour,Everythingde Status quo et Restons couchés. Je sens que ma voix se barre de plus en plus, ou, pour être exact que les médicaments cessent progressivement de faire leur effet ce qui revient au même.J’ai inclus dans mon set le titre Un ptit rock and roll pensant qu’avec ce titre sympa de 2’30 je pourrais faire sourire.Quelques claquements de mains du public que j’ai plus perçu comme la tentative désespérée d’une partie de l’auditoire de me faire croire qu’ils avaient apprécié quoique ce soit. La partie solo de ce titre m’a paru comme un tunnel sans fin,impossible de savoir quoi faire pendant tout ce temps, le pire moment ?(non, il y avait l’épisode uke).Je clos avec elle était belle, que je massacre allégrement avec une voix que Bob Dylan n’aurait pas renié. Mais le texte (ou ma présentation d'icelui) semble avoir eu un impact. Moi qui me revendique mélodiste avant d'être auteur, je constate une fois de plus que ce n'est pas ce qui provoque le peu d'intérêt envers ma musique.  

 Je laisse alors la main à Julie,ce qui me laisse une vingtaine de minutes de répit.
Départ avec comme un cri. Juliem’a l’air bien plus à l’aise que la dernière fois. Le titre de décolle pas, mais c’est du àl’orchestration cul de plomb que le lui ai collé  car côté voix, elle assure nickel. Suis Mens moi plus fort, dans un mix bien plus dépouillé, à sa demande. Je dois reconnaître que ça le fait bien même si, sur la fin du titre, un peu d’énergie eut été la bienvenue. Les applaudissements sont plus nourris, Julieœuvre à sauver la soirée.
 La Charmeusede serpent voit son côté sexe totalement gommé. D’un autre côté difficile d’être explicite. Juliea joué le teasing,indiquant à l’auditoire qu’un double sens s’y cachait sans rien en révéler. Bienjoué. Les rues de Singapour dans une version très réussie, loin des cafouillages de la dernière représentation et pour clôturer, une version  de Couleur de peau royale.J’ai refait, à la demande de Julie,la bande orchestre, gardant la même orchestration mais en modernisant un peu les sons utilisés. Sa voix chaude, grave donne unedimensionà ce titre qui sort ainsi presque comme je l’aurais rêvé. A enregistrer sans tarder !
Mais voilà, c’est déjà fini pour Juliequi remporte un franc succès, justifié, qui me conforte dans l’idée que certains sont fait pour chanter et d’autres non.

Initialement les deux titres à venir étaient prévus pour un éventuel rappel. J’ai décidé avant le spectacle qu’ils seraient inclus directement. Mais encord une erreur de choix de titre. Simple love song, qui est une honnête  chanson à fredonner, est en anglais et n’a rien a faire ici. Je le sais avant de démarrer, mais, pas le choix,elle estsur le CD bande son. J’annonce la fin avec What a wonderful world de Louis Armstrong.

Je sais déjà qu’il n’y aura pas de rappel, et comme j’avais prévu que Julie finisse avec I will survive, je l’avais prévenu que j’essaierais de finir sur une tentative d’humour en massacrant ce titre au ukulele avant de lui céder la place. Massacrer, ça, je sais faire, c’est probablement le seul truc qui a fonctionné de la soirée, sauf que la salle était déjà anesthésiée par l’heure et demi précédente et que cela à simplement sorti de leur coma ceux qui étaient dans un état avancé de catalepsie.

Remerciement à tout le monde, rideau.

Officiellement j’aurais du clôturer avec Merci (la technique lance d’ailleurs le morceau à la fin) mais je pense que chacun en a ras la casquette et tout s’arrête là.

 Bilanfinal ? Plus jamais ça.

En tout cas, pas dans ce format. Jen’ai rien à faire surune scène (mais ça je le savais déjà, les circonstances m’y ont forcé en quelque sorte). Jouer sur bande son est froid et ne permet pas au public d’adhérer.Même Julie dont les capacités vocales et le talent ne sont plus àdémontrer n’a pas réussi à lever la salle. Faut dire aussi qu’après le traitement que j’avais infligé, ta tâche était rude.
Bref, même si les habituels témoignages habituels d’aprèsconcert tentaient de me faire croire le contraire, cette soirée avaitun côté trop amateur (que nous sommes), et n’est pas à mettre à mon crédit.
Ilest plus sage pour moi de rester dans ma cave pour y gribouiller des chansons et les donner à écouter sur le net. Bref continuer ce que j’avais sagement choisi de faire jusqu’ici. 
Un point positif? 
En présentant les morceaux  j'ai sentique les tentatives d'humour que je pouvais faire trouvaient parfois écho et que donc, a defaut d'étre apprécié en tant qu'interprete,j'étais écouté en tant qu'auteur.

 


Marijane et Edenmix

février 10, 2008 Temps de lecture: 6 minutes

Concert



Vendredi 09 février 2008

Marijane Une soirée au Studio Raspail pour aller (re)voir Marijane et découvrir Edenmix.
Un petit retard ½ heure et le rideau s’ouvre pour laisser apparaitre Marijane entourée d’un groupe ! Pianiste, basse, batterie, qui s’averreront être le groupe Edenmix.
Piano Bartok en ouverture, extrait du dernier album de Marijane , signé par Claude Collet, l’une des Edenmix (d’où la connection entre les deux). Ca groove grave, les 3 musiciens sur scène maitrisent, et le terme est faible, leurs instruments comme rarement, une version impeccable qui porte Marijane , dont la tenue de scène, classieuse, détonne un peu avec l’énergie déployée ici.
Ils enchainent aussi sec avec Encore, la plus belle chanson de son dernier album, également signée Edenmix, royale.
Et là, exit le groupe, Marijane appelle alors une pianiste, Sophie Uvodic qui prend la relève.
Sauf qu’évidement, passer derrière un tel band, doté d’une telle puissance de feu, c’est mission impossible. Lolita, ma popsong favorite de Marijane , est exécutée, c’est le terme, sur un synthé avec accompagnement automatique, le son est à la hauteur de la déception.
Promenade aux bords de Marne suit le même traitement. Avantage, les chansons prennent des couleurs différentes des orchestrations de l’album, mais le côté Bontempi est vraiment trop prégnant.
Quand Sophie laisse tomber son clavier synthétique pour passer au piano pour une reprise de Zazie (j’envoie valser) ou Barbara (Göttinguen), le temps revient au beau et la voix de Marijane peut enfin se poser sur du solide.
Un inédit, Flagadiva, doté d’un intermède lyrique, un tantinet déconcertant, mais pas autant que l’étonnante reprise d’un titre des Frères Jacques, la pêche à la baleine, signé Prévert/Kosma. Comment dire, rien dans cette chanson, texte ou musique, n’a à voir de près ou de loin avec l’univers de Marijane . Presque théâtrale dans sa construction, son côté second degré (voir troisième) est en décalage total avec le reste du concert. Nouvelle et future orientation de Marijane ? Celle-ci clôt sa prestation sur son « tube » Vacances à Rome, mais à plus de mal à emporter l’adhésion du public qu’a l’accoutumée.
¼ d’heure d’entracte, place à Edenmix.
Edenmix
Edenmix est un duo. Une pianiste compositrice chanteuse, Claude Collet, un batteur percussionniste arrangeur Daniel Ciampolini. Sur scène ce soir, un troisième larron, Alain Billard qui officie à la basse, clarinette et saxophone soprano, rien que ça.
Un mot sur les musiciens.
Le batteur est carrément surhumain. Sans esbroufe inutile, sans vouloir en mettre plein la vue, il scie tout le monde. Une aisance, un swing stupéfiant, une technique invisible mais omniprésente, je dis chapeau bas. La pianiste n’est pas en reste. Au moins 8 doigts à chaque main, la crème de la crème.
Bon, côté musique je suis un peu resté sur ma faim. Les titres m’ont paru long, plus portés par leur texte que par leur mélodie. Seul le titre Tabacomanie, presque pop latine a retenue mon attention. La voix de la chanteuse ne portait pas. Je suis allé ce matin sur leur site les écouter, pour préciser mes impressions. La voix est là clairement agréable, sensuelle, ma relative déception d’hier soir est probablement due à l’acoustique qui ne mettait pas la voix en valeur car sur disque en tout cas, ça le fait.

Un instant de pure magie tout de même. Le percussionniste nous a présenté un instrument de fabrication récente dont il n’a pas donné le nom et que j’ai déniché sous le nom de Hang (voir par ici). C’est fou ce qu’avec deux mains, dix doigts et une tonne de talent (sans parler du boulot) on peut arriver à faire. Carrément envoûtant. LE beau moment de cette soirée.

Retour de Marijane sur scène pour un Femme co-signé par elle et Claude Collet. En rappel le Piano Bartok d’ouverture. A coter que sur leur propre album, Face à Face reprend les perles offertes à Marijane dont la sublime Encore.


Clyde Gilliane Kim Leonard Lasry

juillet 7, 2007 Temps de lecture: 8 minutes

Concerts

 

le site

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Il m’arrive, quoique rarement, de sortir de ma cave pour aller écouter quelques faiseurs de bruits. Il s’avère que ce 23 mai, un même concert réunissait Clyde, dont j’ai récemment dit le grand bien que je pensais de son album, Gilliane Kim, favourite of mine, et un troisième larron que ne je connaissais ni des lèvres ni des dents, Leonard Lasry.
Cette affiche ayant l’excellente idée de se produire à quelques encablures de la cave sus citée, je décidais d’affronter le monde.

Rendez-vous dont à l’Etage (c’est le nom de la salle), 77, rue du Faubourg du Temple
75010 Paris au pied du métro Goncourt.
Salle qu’évidement je ne connaissais absolument pas, mon champ d’action habituel étant circonscrit à mon pâté de maison.
Quelques mots sur celle-ci, alliant bar, restaurant et salle de concert. Plutôt spacieuse, agréable, les gens m’y ont l’air charmant et le 1er menu étant à 16 euros, pour un repas de qualité, concert compris, vous comprendrez aisément que je recommande chaudement d’aller y faire un tour. Deux – petits – bémols, j’ai trouvé l’éclairage vraiment très succinct, probablement efficace pour un rendez-vous galant, mais en l’occurrence …
Et puis l’on y fume. Bon, dans quelques mois ce problème n’en sera plus un mais en attendant …

Clyde
Passons à ce qui m’avait amené en ces lieux. Début du concert annoncé à 20h30, à 29 pétante, l’ami Clyde, une guitare à la main se met en place.
Bon. Comment dire. Quand on a entendu l’album, ces orchestrations sophistiquées, les chœurs, brefs, tout l’arsenal du poper de choc, les chansons toutes nues, ça ne le fait pas. Enfin, à moi, ça ne l’a pas fait. Il chante bien le Clyde, rien à dire, quoique les paroles ne fussent pas toujours bien audibles, mais même ma préférée, le même train, n’avait pas cette petite lumière. A sa décharge (et des 2 autres plus tard), il n’y avait pas 15 personnes dans la salle. Ca n’aide pas. Surtout qu’ils avaient tous l’air aussi coincé que moi ;o)
Mon avis c’est qu’un concert dans ces conditions minimales, ça nuit plutôt à ce type de musique. Jouer sur une bande avec basse batterie par exemple aurait sûrement mieux servi le compositeur et réellement fait découvrir son talent, là, la personne avec moi, qui ne connaissait pas, n’est pas entré dedans.
Une chouette reprise de Serge Gainsbourg, l’anamour, en prime et bye bye Clyde, bonsoir Gilliane.

Gillianekim-Vertige
Pour être clair, c’est surtout elle que je venais écouter. Deux sur scène, Elle, of course, et son guitariste, Patrick Matteis que l’on retrouve sur les deux beaux albums de la dame. Pas de suspens, je n’ai pas été déçu. Elle chante superbement bien, ces morceaux, plus folk que ceux de Clyde, s’accommodent mieux d’une instrumentation minimum, le fait que le guitariste ne fasse que guitarer lui permet certainement aussi d’être plus inventif, moins convenu.
Il n’y a pas, Gilliane a ce petit truc qui fait fondre, cette pointe de bonne humeur, de légèreté, contrastant nettement avec son accompagnateur, tellement concentré sur sa guitare qu’il en oubliait de monter qu’il était content d’être là. Malgré tous ses vaillants efforts pour tenter de réveiller ou au moins dérider la douzaine d’introvertis présents dont j’étais le digne représentant, le concert c’est assez rapidement achevé. Pas de chansons inédites, de reprises, normal, nous ne l’avions pas mérité. Merci Gilliane, c’était quand même bien agréable de t’entendre (de te voir aussi d’ailleurs, le plumage est à la hauteur du ramage)

Leonard
Entrée du troisième et dernier artiste Leonard Lasry. Pas eu le temps d’écouter quoique ce soit avant de venir, la découverte totale. Exit la guitare, c’est au piano que s’exprime ce monsieur.
Le 1er morceau a une chouette mélodie, l’animal sait carrément très bien jouer de son clavier.
Les titres s’enchaînent, couleur jazzy, parfois assez datée dans la manière de jouer, à noter une adaptation sympa d’un morceau de Jay Jay Johanson, pas si courant.
Au final, je me suis dit que si les chansons bénéficiaient d’orchestrations sur l’album, il y avait là peut être de quoi se rincer agréablement les oreilles. Dont acte, retour at home, je vais sur le myspace du bonhomme, touche play. Et bien les titres s’y présentent dans la même tenue, piano voix. Alors je reste sur ma faim.

Pour résumer, une salle qui vaut largement le détour, sachant qu’en plus, lors des intermèdes, des vieux titres des fifites/sixties étaient diffusés. Une pensée pour les 3 artistes qui ont du être miné de passer devant une salle quasi vide, je serais curieux de savoir si rétribution il y a eu, ou si, comme dans la plupart des salles parisiennes, ils ont joué à l’œil, sous prétexte que ça leur fait de la pub, alors que, soyons clair, c’est eux qui font de la pub à la salle.

Prochaine sortie hors de ma cave prévue, sauf tremblement de terre aux environs de mai 2008.

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