Décembre

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 21 minutes

Après un petit concert au studio Raspail (mp3 et video à venir sur ce site) ou Julie a démontré toute l'étendue de son talent, c'est à Laura que revient la lourde tâche de clôturer cette 8ème année.
Point final donc, avec cet amnésique, prétexte à parler de l'autre, celui sans racine. Rendez-vous sur cette page pour l'écouter.

Comme c'est bientôt Noël, un second titre cadeau est en écoute sur la page du projet 50 ways to do a cover. Un projet initié par Splogman ou, comme le détournement de la célèbre chanson de Paul Simon l'indique, il était demandé de proposer une reprise. Entre le très étrange et l'anecdotique, largement de quoi se rincer le conduit auditif. Ma contribution est une reprise d'un récent titre de Sir Paul Mc Cartney, This never happened before.

J'ai, à mon tour, été gâté. J'avais décidé, depuis un certain temps déjà, que 2008 verrait l'auteur compositeur partir sur la pointe des pieds pour laisser la place à l'interprète. Comme tant d'autres avant moi, j'ai décidé de m'offrir le plaisir d'un album de reprises. Après 8 années passées à cette course infernale du titre mensuel, record mondial à la clef (mais que fait le Guiness Book?), un repos sabbatique sera le bienvenue.
Hors, j'avais laissé filtrer cette info auprès de quelqu'un(e)s. Corriya a réuni quelques amis internautes pour me concocter une surprise, une chanson, évidement, un cadeau de départ en retraite en quelque sorte ;o).
Voici donc en exclusivité mondiale, une chanson dont le titre est Sucrepop ou vous retrouverez:

Corriya : Composition, texte, vocal, claviers
Drôle de Goût dit DDG : vocal tout en crooner
Malin de Malin-Plaisir : guitare toute en jazz
JJLemonne : contrebasse toute en swing
Laurent Dutrey : choeurs tout en douceur

C'est plein de choeurs (coeur) sur un rythme doucement sucré comme je les aime, à en faire rougir Laurent Voulzy de ne pas penser à l'avoir écrite avant. Franchement, c'est à vous réconcilier avec le net en général et le genre humain particulier. Ca se déguste sur cette page Sucrepop la chanson

Côté chroniques d'albums vous avez pu lire ce mois ci mes avis sur le superbe double des Eagles, Longroad out of Eden , Comme un manouche sans guitare du fils Hardy-Dutronc, La bande originale d'un film, Across the universe et, une fois n'est pas coutume, un DVD, musical il va de soit,le concert de Linda Lemay à l'Olympia.

Et toujours une sélection impitoyable SucrePodcastée qui devrait vous faire découvrir des artistes peu ou pas médiatisés qui pourtant le mériteraient largement. Ne vous privez pas d'écouter cette sélection et également de la faire connaitre autour de vous, tous les artistes vous en remercient par avance.

Sunshine
Pour commencer, une poignée de bijoux pop. Ils sont irlandais, ont visiblement écouté leurs copains anglais un max, pour en retenir l'essentiel. The Sundrive ont toute la fraicheur, la candeur nécessaire pour une pop digne de ce nom. Les timbres de voix, les guitares, tout concourt à nous donner la banane. Du plaisir en barre. A se demander comment le temps pluvieux irlandais a pu leur inspirer ces giclées de soleil.
Si le nom qu'ils ont choisi, Coco n'évoque rien à priori et les voue à un anonymat total sur le net, ce quintet parisien propose sa relecture d'une pop aux influences anglo-saxonnes indéniables. Un 6 titres sous la ceinture, Great and Awful, étonnant d'efficacité et de maturité. Ils semblent avoir tout compris du catalogue pop de ses 40 dernières années, combinant énergie et caresses sonores. ils n'ont pas à rougir de la comparaison que propose Albion actuellement. A suivre avec attention.
Lone
Surune mailing liste ou je traine régulièrement mes guêtres,l'association Totem Production nous a proposé d'aller écouter son dernier né, le groupe Lone, un duo. Et ma foi, bien lui en a pris. Une belle réalisation, et entre l'accrocheur Ludivine dort ou le clin d'oeil à Barbara Rendez-vous à Göttingen vous trouverez surement parmi ces 11 titres de quoi passer de bons moments. Profitez en pour vous balader sur le reste du site ou une foultitude d'autres artistes n'attendent que vos oreilles, l'éclectisme semble être de rigueur chez Totem.
Allez, assez parlé des garçons, on passe dans la chambre des filles ;o)).
Je clique à droite à gauche sur le net, sur les milliers de sites de musiciens qui offrent tous leurs âmes, leurs espoirs sur une page. Qu'est ce qui fait que je m'arrête parfois pour en savoir plus ? Un grain de voix, une photo, une phrase. Quand on a tout, comme Sende l'arrêt est prolongé. Sende est belle mais la réduire à sa plastique serait lui faire injure. Sende à une voix grave, chaleureuse, enveloppante, mais la réduire à ses cordes vocales serait injuste. Sende propose une ambiance plutôt folk, guitares acoutiques discrètement rehaussées d'orchestration light, elle semble avoir assez d'atouts en main pour se hisser dans les premières places, un petit coup de pouce du destin, une mélodie tubesque à la Cabrel et direction le top.
kRMA
Toujours dans l'ultraféminin, mais sur un versant plus pop/rock c'est Krma. Un groupe en provenance du nord de la France, avec déjà un sacré parcours puisque près de 7 ans d'existence. Leur 1er album studio,Contre toute attente, est paru cette année. La douceur de la voix est contre-balancée par une énergie qui ne demande qu'à se libérer sur scène. 20 ans déménage sévère limite punk, Je t'attends est un duo plus intimiste et plus acoustique et j'aime, présenté ici, est le parfait single pour vous les faire découvrir. Ils ont quelques scènes programmées prochainement par chez eux, si vous êtes du coin, faites y un saut, vous devriez, comme moi, tomber sous le charme.
Jen Elliot a des accents d'Annie Lennox dans la voix. Une Annie Lennox qui ferait du rock et se déciderait à écrire à nouveau de bonnes chansons. Soul et rock se télescopent ici pour le plus grand bien de nos tympans. Certains solos de guitares déchirent grave (Captivity master), et le tout est punchy à souhait. C'est déjà le 3eme album de la demoiselle, et il est étonnant qu'avec de telles musiques elle n'ait acquis une plus grande renommée, les rockeuses avec une voix de ce calibre ne sont pas si fréquentes.
Jen Alliot 8 days down
Mioara
Changementradical avec Mioara. Mioara est roumaine et parle, et pour ce qui nous intéresse, chante, courrament en français. Sur son Myspace ou le SucrePod de ce mois-ci c'est une bossa, par la fenêtre que vous pourrez entendre mais des titres dans sa langue maternelle y sont aussi disponibles, dépaysement garanti.
J'ai reçu leur 1er album, The Common station, tout récemment, pas encore eu le temps d'assez m'y plonger pour en faire une chronique plus poussée, ça va venir, mais sachez que l'ont tient là, si j'en crois le single Soulful Music largement de quoi satisfaire les plus exigeants. Un Morcheeba like redoutable dont les pistes de danse devraient se repaitre jusqu'à plus soif. Mes premières écoutes, même superficielles, m'ont néanmoins convaincu d'une chose, ils sont loin d'être le groupe d'un seul titre. Shine est loin d'être réductible à la somme de ces influences. Il y a un sacré potentiel ici, ne serait ce que par la classe de la chanteuse et la qualité de la réalisation de l'album. je vous donne rendez-vous dans une prochaine chronique pour en savoir plus.
Shine - The common Station
D Lee
Avant qu'on ne me taxe de sexisme, retour à la case mec. L'objet du délit se nomme justement D Lee. Un timbre de voix légèrement cassé qui devrait faire craquer la gente féminine. Et dire qu'il cherchait un chanteur pour interpréter ses propres compos. Côté musique, c'est heureusement nettement plus rock que crooner pour minettes, un univers personnel, ou la guitare se taille une belle part. M'étonnerait pas qu'on reparle de lui rapidement, il a le truc qui devrait convaincre une Major de miser gros, enfin, tant qu'il reste des Majors..
Même style pour SylvainPoge. Une musique parfaitement dans l'air du temps, radiophonique en diable. Le Sylvain en question fait partie de cette nouvelle race d'artistes multi-instumentistes qui, seuls dans leur homestudio, produisent des albums qui n'ont rien à envier aux grosses cylindrées. Si Calogero, Goldman sont vos artistes de chevet, vous devriez, comme moi, vous sentir parfaitement à l'aise dans son univers.
Sylvain Poge
Yann de Paris
Un autre self made songwriter avec Yannde Paris . Plus electro que pop, l'un n'excluant pas l'autre, déjà deux albums sous son nom, un autre écrit pour Amélie Delange, le bonhomme ne chôme pas. Une boite à rythme, une guitare saturée, un zeste de synthé, une voix posée sur le tout, tendance minimaliste pour ce qui est de l'orchestration, un sens certain de la promo voilà Yann de Paris. Son nouvel album est en préparation, à voir s'il tient ses promesses.
Un peu à la manière de Sucrepop, le duo Absence utilise le media internet pour créer sa musique. Echange de fichiers entre Lyon et Nevers, une manière différente d'envisager le travail de groupe qui, inévitablement rejaillit sur la façon de traiter les compos. Une pochette attirant infailliblement l'oeil masculin, pour une musique d'une pop atmosphérique, très anglaise, presque intellectuelle comme pouvait l'être celle de The Smiths. Le son fait parfois penser à la new wave, à Bowie évidemment, Depeche mode parfois. The Absence tracent leur voie, et si le label Sarah Records vous parle, vous saurez à quoi vous attendre.
The absence
Flame Fab story
Je connaissais Flame en tant que dessinateur, il est l'auteur de la partie graphique du clip when I'm 64 réalisé par votre serviteur pour les 64 ans de Mc Cartney. Il se trouve que le drôle est également musicien. Un 5 titres, Tour d'ivoire est le recueil de ses compos 2007. La guitare électrique y règne sans partage, les morceaux étant essentiellement instrumentaux. Une fois sur son site vous pourrez également y découvrir sa bande dessinée The quadrumen, parodie de 4 scarabées bien connus.
Au début, c'est un malentendu qui m'a déposé sur les rivages de leur site. Audrey and the cookies était pour moi un groupe avec chanteuse dont vous savez depuis longtemps combien je suis friand. Le piège. C'était une ruse. Ou une fixation, leur myspace étant chargé jusqu'à la gueule de sites d'Audreys. Me voici donc avec sur les bras un groupe de trois poilus fourrés pépites de chocolat qui s'avère être mieux que pas mal. Donc pas de chanteuse mais mais un Pierro qui officie aux cordes vocales. Des titres entre humour et chanson, entre humour et rock. Le détour en valait la peine.
audrey and the cookies
Baci Ailleurs
Un qui m'a mis une bonne claque ,c'est Baci. Jamais entendu parler avant, un album oscillant entre gros rock et variété pop. Une voix remarquable ou l'on distingue des intonations de Polnareff ou Obispo, bref des références. Ca sonne, c'est efficace, manque le gros single qui tue pour parfaire la panoplie mais déjà en l'état le tout ne laisse pas indifférent.
J'avais bien aimé le premier album de MonsieurClement. C'est donc avec intéret non dissimulé que j'entrais son second album dans mon mp3. Et je suis resté un peu sur ma faim. C'est bien fait, indéniablement. La voix toujours haut perché, mais les compos glissent, lissent, et je n'en retiens rien. Bon l'album est tout frais, peut être besoin d'un peu de temps pour faire sa place, mais il n'y a pas ce petit goût de revenez y que m'avait laissé le premier. C'est pour moi un album agréable, ce qui est déjà beaucoup, mais mon attente était supérieure.


La video de ce mois ci, toute récente est issue d'une rencontre, d'abord virtuelle via Myspace, entre deux artistes, Lunabee de Belgique et Joanna Swan d'Angleterre. Coup de foudre artistique, décision de travailler en commun via le net, le résultat est un album mélant leurs deux personnalités. Leur aventure commune est dispo ici

 

Joyeuses fêtes à toutes et à tous, que le Père Noël vous gâte, rendez-vous l'année prochaine pour d'autres surprises audio. Et comme il ne saurait être question de vous laisser sans une carte de voeux musicale, c'est celle de Christophe Pochon et les sangliers rieurs, que j'ai choisi et je vous dit: vivement 2008 !


à suivre ...

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Novembre - Elle s'appelle Sabine

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 21 minutes

Elle s'appelle Sabine - Documentaire de Sandrine Bonnaire Le titre de ce mois ci <<Elle était belle>> est directement inspiré d'un documentaire récent réalisé par Sandrine Bonnaire au sujet de sa soeur Sabine. Pour ceux qui ne l'auraient pas vu, je vous renvoie sur ce lien. Inutile de m'étendre sur le sujet, il est bien assez fort ainsi.
J'ai donc eu l'envie d'en écrire une illustration sonore à postériori, et si évidement, je ne saurais retranscrire l'émotion que génère le film, si cette petite contribution contribue à la réflexion sur la manière dont nous traitons nos malades en psychiatrie, elle n'aura pas été vaine. Comme je ne recule devant rien pour vous plaire, deux versions de cette chansons sont disponibles. Une version Chocolat, car made in Swizerland, puisque Corriya m'a fait le plaisir de partir de ma version pour ajouter, élaguer, mixer, bref, faire sa cuisine et vous en restituer sa vision et puis la version Sucre, made in chez moi, la classique quoi.
Rendez-vous sur cette page pour les découvrir.

Sucrepop logo
Sucrepop, incarné par Julie, fera une petite prestation live le 18 novembre au studio Raspail, à Paris, boulevard Raspail, dans le cadre des 30 ans de l'audioclub de la poste et France Telecom. Une demi douzaine de groupes/artistes sont attendus, certains jouant live, d'autres (dont Sucrepop) chantant sur bande orchestre. L'entrée est à 7 euros.

Les chroniques d'albums de ce mois ci. Au menu James Blunt et son All the losts souls, ma déesse Helena Noguera et son Fraise Vanille, Lizzy Ling et son Tigre dans le bungalow,Pauline avec Allo le monde le super album rock Every second counts des White Plain T's et pour finir Pourquoi pas l'Angleterre d'Arnaud Simon. Rien sur le Sandrine Kiberlain, parce que que je n'aime pas être méchant.

L'onglet Podcast/radioblog semble ne pas fonctionnersur toutes les configurations, je m'en excuse, je cherche toujours pourquoi, mais le lien lui fonctionne.Ne vous privez pas d'écouter la sélection et de la faire connaitre, la plupart des artistes diffusés ici ont besoin de votre soutien. Le lien de recommandation à droite (ou ici) fera l'affaire.

 

Arnaud Simon - Pourquoi pas l'Angleterre
Comme précisé ci-dessus, je lui ai consacré une chronique. Le nouvel Arnaud Simon, Pourquoi pas l'Angleterre est dispo. J'en remets une couche ici pour que vous ne passiez pas à côté. Truffé de superbes chansons, gorgé de mélodies mémorables, il s'est fait attendre et est à la hauteur. Ce n'était pas le plus facile. M'aimer moi et Anna, Banquette arrière, Avec ceci, Monogamme, l'émouvant Il manque une chanson pour toi, une brochette de titres qui ont tout pour vous faire fondre. Arnaud recherche un distributeur, avec un tel album, je doute qu'il cherche longtemps. En attendant, écoutez le, encouragez le par des messages, achetez son album en ligne, et faite passer l'info.
Initialement, Joe Pop est un personnage de bande dessinée créée par David Laplante. Au fil du temps, il est devenu l'incarnation du Joe Pop Band, la facette musicale de David. Le premier album, aux chatoyantes couleurs pop comme on peut s'en douter , sortira prochainement. Avec une sucrerie à la clef. En effet, Dave ayant entendu une de mes compos dans le Homemade Hit Show m'a contacté pour que j'adapte l'un des titres de l'album à venir en français et que je l'enregistre. Quelques semaines plus tard, j'ai rendu ma copie, qui semble lui avoir assez plu pour qu'il souhaite la faire figurer en bonus track sur le disque. Les ombres sur le mur, adaptation de son Shadows on the wall sera donc le 1er titre de Sucrepop à figurer sur un disque, ce qui, pour moi qui annonce la mort du CD depuis déjà un bail, ne manque pas de sel ;o) . Merci David pour ta confiance. Pour patienter, un extrait de ce futur album en clip, si ce n'est pas de la pure pop ça !
Joe Pop
Boris Laborde
Planqué derrière un véritable mur de guitares, le sieur Boris Laborde propose également une facette pop. Actuellement aux manettes de ta totalité du projet, il cherche à s'adjoindre des musiciens pour passer au live. Imaginez un mutant, exposés aux radiations sonores, les Ramones se seraient fondu en une seule personne. Ça c'est pour le rideau de guitares. Derrière le rideau, un univers qui attire l'oreille, personnel, original. Tentez l'aventure.
La francophonie du précédent ne se devinait pas, idem pour les allemands de Dinky Drums. Je connais peu, même pas du tout la musique d'Outre Rhin, si j'en crois ce que j'écoute ici, c'est un tort. Pop en diable sur le titre que je vous propose, nettement plus rock, voir hard sur d'autres (All because you do). Le son est parfois un peu "garage", mais ils maintiennent l'intérêt chaque fois. Un album avec une réalisation à la hauteur leur permettrait de se démarquer facilement.
Dinky Drums
Lizzy Ling - Un titre dans un bungalow
Un album mi perso mi with a little help from my friends, c'est l'offre de Lizzy Ling. La belle est plutôt craquante, ses compos devraient trouver des oreilles ou se nicher, la production étant efficace et le titre éponyme, Un tigre dans un Bungalow très radiophonique. Comme ce n'est pas le seul - ma préférence va vers Tokyo que je vous propose ici - pas de raison que cela ne finisse par percer. Juste un petit coup de pouce du destin pour lancer la machine.
Dans un style similaire, la variété de qualité, une qui a dors et déjà décroché la timbale , c'est Pauline. Il faut dire que le titre qui ouvre l'album et lui donne son nom est du genre à ne pas avoir besoin d'être écouté deux fois pour se faire un avis sur son potentiel commercial. Ce n'est heureusement pas le seul titre sur ce disque à être réussi, la toute jeunette Pauline qui en signe la plupart dévoilant ainsi un beau brin de plume.
Pauline - Allo le monde
En attendant Betty
En attendant Betty a eu l'excellente idée de prendre contact avec moi pour me faire écouter leur démo 4 titres. Assez mélancolique, sensation probablement accentuée par le choix de l'acoustique, les chansons d'En attendant Betty ont une profondeur pas si commune dans le domaine qui nous intéresse. Une vision presque littéraire de la musique, portée par une voix et une guitare, le reste de l'instrumentation permettant de les mettre en valeur. Leurs influences sont anglo-saxonnes mais leur rapport aux textes me parait plutôt francophone.
La prescription du docteur Jordanenko , c'est une prise quotidienne de Restrankyl 100. Une infusion de 10 titres reggae pop, style plutôt festif, qui déclenche irrémédiablement un sourire beat et des hochements de tête en rythme chez ceux qui écoutent. Les textes ne sont pas uniquement là pour la déco, dans la plus pure tradition des origines jamaïcaines, les JordanenKo ont des trucs à dire alors ils les chantent.
JordanenKo
Majesté féline
C'est un trio. Majesté Féline est leur nom. Difficile de qualifier leur musique, tant leurs diverses influences génèrent, suivant les titres, des atmosphères différentes. Une chose est sure, c'est la voix lead de Myriam qui m'a accroché. Ensuite laissez vous porter, leurs morceaux sont dispo sur leur site.
Ils font du power pop avec talent, The Smith Bros ont appris leurs lecons en écoutant à la radio Beatles, Costello et autre Teenage Fan club, objectif pour leur compos, de l'énergie et du mélodique, le power couplé à la pop précédement cité. Les 4 titres présents sur leur myspace ne laissent entrevoir aucun faux pas, ils semblent connaître leurs classiques sur le bout des doigts. Un nouvel album est annoncé prochainement, à suivre.
The Smith Bros
Manu Serve - Les ailes de Juliana
Les ailes de Juliana est un concept album de Manu Serve. Un univers différent de sa précédente production, plus electro rock selon ces souhaits, doté d'un clip d'animation qui a du demandé une patience infinie pour sa réalisation. Amateurs de playmobil, vous devriez y trouver votre compte. L'ensemble de l'album est en écoute sur le site qui lui est dédié.
Le cheminement qui dépose un album sur ces pages est parfois étrange. Pierre, vidéaste et photographe, accessoirement un de mes camarades de jeu au quotidien s'en va faire une ballade au pays du soleil levant. Il y rencontre, c'est son karma, une autochtone avec qui il sympathise et qui écoute, sur son mp3 un groupe canadien, The Sunshine State un duo dans les style des Weepies que je lui avais fait découvrir et qui ont changé la vie de ce monsieur ;o). Back to France, Miss Yoko lui envoie le dit album, qui, fatalement, m'arrive entre les mains. Des chansons autobiographiques, chantées par une voix aux accents séduisants, couchées dans un lit de guitares acoustiques tendance folk jazzy et enluminées par quelques percussions/batterie et une basse. . Drug dealer est un cadeau du ciel, le reste de l'album est un peu inférieur à cette magistrale ouverture mais un réel plaisir tout de même grâce à la voix d'Aleza et puis c'est la magie de la musique de porter le poids des souvenirs qui lui sont attachés. A noter une reprise de la sublimissime Nothing Compare to U, de Prince popularisée par Sinnead O'Connor.
Sunshine State
Helene Pean et Flo
Restons un peu dans le domaine du folk. Helene et Flo c'est de la guitare et de la flute, de jolies voix, une formation tout récente qui fait ses premiers pas. A peine éclos et déjà sur Sucrepop, si ce n'est pas de la consécration ;o). Nous sommes loin de la Starac et compagnie ici. Je suis curieux de savoir si un album finira par naître de cette union et si elles auront le souffle suffisant pour produire la douzaine de chansons nécessaires, en tout cas , c'est bien parti.
Retour en pays Pop. De Barth je ne connais que les titres dispo sur son Myspace (http://www.myspace.com/barthroom). Un frenchy qui fait une musique très personnelle tout en restant accessible. C'est une version inédite d'un titre de son second album qu'est extrait le morceau qu'il m'a envoyé et que je vous diffuse. Sur le site, un croisement entre de la musique expérimentale et une pop plus classique provoque une rencontre addictive. Ou veut il en venir, ou nous emmene t'il ?, chaque titre apporte son lot de surprise, jamais désagréable, toujours étonnant. Une bouffée d'air frais.
Barth
Isabé - A
Et un autre duo, un. Le plus fragile des esquifs musicaux mais le plus propice à fournir de petits miracles. Isabé a intitulé son premier album A (est-ce à dire que 26 sont prévus ?) Les titres sont assez différents les uns des autres rendant complexe la définition de ce qu'ils font, mais qui permet de conserver un effet de surprise. Globalement, l'atmosphère tire plus vers une pop anglo-saxonne aux orchestrations assez fouillées quoique dépouillées la plupart du temps. Une musique plus intellectuelle que sensuelle de prime abord. Rien de rébarbatif dans leur musique, mettons qu'ils ont décidé de faire fi de la facilité, et de faire naître l'émotion de la recherche plutôt que de l'instinct. Mais le charme d'un titre comme Courant d'air agit rapidemment, allez comprendre.
Place au bricolos. Lewitt fait dans le low fi. Comprenez, une musique ou la priorité n'est pas dans la qualité sonore, les enregistrements étant cheap, à partir de bout de ficelle. Ajoutez à cela un anglais aproximatif, allez savoir pourquoi ca passe quand même (pas chaque fois mais ca passe). De l'instrumental au ukulele, Frank Netherland's Place, à des titres plus classiques quoique jamais conventionnels, ils s'essaient à l'electropop. Ils ont l'intention de faire un vrai album, je suis impatient de savoir ce que cela va donner.
Lawitt


Le clip du mois ne pouvait qu'être celui de Mushi dont le 1er album est sorti il y a quelques jours. Mushi, c'est Mathyld entouré d'une bande de bad boys. Mushi c'est une voix comme il y en a peu, un croisement entre d'Annie Lennox et Aretha Franklin pour vous situer le niveau (et écoutez avant de dire que j'exagère). Une énergie et une aisance sur scène stupéfiante, un groove d'enfer et un son diabolique concocté par la bande de pas manchot du manche et des claviers qui l'entourent. Comme par ailleurs, hors projecteur la demoiselle est exquise, délicieuse et charmante, transformant le chat sauvage électrique scénique en angora de salon séduisant et souriant, vous n'avez plus aucune excuse pour ne pas vous précipiter écouter et acheter leur album et surtout prendre une méga claque à les voir sur scène.

 

Je vous donne rendez-vous en décembre, soyez sages, le Pere Noël nous regarde, et pour ceux de l'hémisphère nord, couvrez vous bien, novembre n'est pas exactement le mois le plus agréable.
à suivre ...

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Phil
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Octobre

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 17 minutes
Un petit mensonge automnal pour ce mois d'octobre. Alors que, depuis le début de l'année, j'avais volontairement pris l'option de faire des titres courts, compacts, format pop sous les 3'30, Mens moi encore, sans être fleuve s'approche dangeursement des cinq minutes. Sans même un solo ;o). Bref un titre qui prend son temps ou Julie, déjà aux commandes du titre de février, reprend du service. Pour les fouineurs, en cherchant bien, vous trouverez une version alternative, nettement plus dépouillée. Et, Noël avant l'heure, un second titre made in Sucrepop est au menu. Sylvie, qui a également déjà sévi à deux reprises dans ces pages, souhaitait faire une reprise de Yesterday des qui vous savez. Orchestration acoustique minimale pour laisser un max de place à sa voix. Version ultra courte mais dont je ne suis pas mécontent. Il est plus que probable que notre duo frappe régulièrement dans cette nouvelle rubrique covers du site ou vous retrouverez déjà deux versions d'un autre titre des Beatles, when i'm sixty four, issu du site du même nom.
Pinnochio mensonge


Sucrepop logo
Hormis cette nouveauté, vous pourrez découvrir également quelques chroniques d'albums. Celles du dernier Status Quo, In the search of the fourth chord,du récent Best of de Ringo Starr, Photograph, du premier album de Laurent Gatz, du bluesy Fabrice Collette etpour finir, de la miss Paradis avec son Divinydille.
Un petit onglet Podcast/radioblog est apparu dans le menu pour donner encore plus de visibilitéaux artistes qui me font le plaisir d'accepter la diffusion sur Sucrepop. J'ai sacrifié l'anuaire qui, de toutes façons était quasi vide et rarement visité. Donc visibilité accentuée certes mais, qui en bénéficie ce mois ci ?

 

Plastic Sky
J'ouvre le bal avec la divine Susane de Plastic Sky. A peine sortie du studio, elle a l'excellent réflexe de m'envoyer leur tout nouveau titre Here. Plastic Sky c'est d'abord une voix. A la fois rauque, sexy, carressante, portée par un groupe qui s'inscrit dans une mouvance rock alternatif. Comme les compos sont à la hauteur du talent de la belle, le frisson est garanti. Pas d'album pour le moment, le groupe prend son temps pour peaufiner titre après titre. Ce Here devrait convaincre les plus réticents de l'attention qu'il faut porter à ce trio, qui a cette rare capacité de vous accrocher l'oreille sans plus vous lacher. Vite, la suite !
Dès les premières mesures de La pluie qui tombe, reprise de Daniel Darc (Taxi Girl), il est évident qu'on tient là un truc en or. Le duo à Loulia propose ici une madeleine proustienne au doux parfum eighties , si l'ensemble des radios ne jouaient pas la même playlist, si un programmeur un peu plus intelligent que les autres lisait ces lignes, nous serions plus nombreux à siffloter cette délicate popsong. Une réussite que confirme la bonne tenue de leurs propres morceaux.
A loulia
Old future crash est un groupe espagnol qui a décidé, devant le silence radio de Jeff Lynne de reformer Electric Light Orchestra sans aucun de ces membres. Avec un brin de talent, il faut l'admettre. Une musique certes Canada Dry, le son, la couleur, de l'original, mais là ou pas mal se sont cassés les dents à tenter de reproduire la magie d'ELO, se contentant souvent du contenant, le son, sans se préoccuper du contenu, la mélodie, OFC sans sort avec les honneurs. Un album est annoncé, Outside Time, je ne manquerais pas de m'en faire l'écho ici même.
Son tout premier album est tout frais. Enregistré Live en studio, méthode qui ne laisse pas place à la médiocrité, on y découvre toute la fraîcheur et l'enthousiasme du Laurent Gatz band. Deux tubes en or massif, je traîne et qui prend son temps, je ne vous en dis pas plus, la chronique sus citée devrait suffir à vous convaincre
The mother Pride
Ils ont suisses, font la fierté de leur mère, les Mother's pride reviennent. Bon, de mon point de vue, ils n'étaient jamais partis, n'en ayant jamais entendu parler auparavant. Nés dans les années 90, ils ont sorti quelques albums, puis séparation, carrière solo, et rabibochage en 2007 avec ce nouveau single Reckless. C'est rock avec ce qu'il faut de pop pour me convaincre de vous les présenter, un orgue entêtant, des guitares à profusion, si le reste de leur discographie est à l'avenant, il va falloir s'y attarder.
C'est une des mes vieilles chansons, Bénédicte qui m'a amené sur les pages de Benedict. C'est son titre Mogador, sur son myspace, et son rythme bossa qui m'a fait y rester. Un joli timbre de voix, un ukulele dans le groupe, la fille allumette et son texte fort joliment troussé, il ne m'en fallait pas plus pour vous la présenter. Le lundi 15 octobre, elle joue à Paris avec en 1ere partie Basile, dont il fut déjà question ici même. L'occasion de faire d'une pierre deux coups.
Benedict
Alcooline
Alcooline fait dans le trip-hop. Donc, des machines, des synthés, des collages sonores, de quoi se décalaminer les tympans. La voix est intéressante et les compos oscillent entre pop (The dreamer) et nettement moins accessible (The shoes). Bref une fille qui cherche et qui heureusement, trouve. Kate Bush ne renierait pas cette enfant du rock.
On pourrait traduire leur nom par Star de pacotille. Des Cheapstar de ce calibre, c'est quand vous voulez. Bien que leur patrie soit Clermont Ferrand, c'est d'Albion que leurs influences se revendiquent. Pure pop, sans complexe et efficace. Harmonies vocales, voix lead faite de miel et de sucre, guitares délicatement arpégées, ils savent y faire pour nous concocter des morceaux addictifs. Si l'album en préparation est à la hauteur des titres déjà proposés, ça va être un must-have.
CheapStar
Tom's club
Coller une - jolie - fille au chant pour lui faire chanter de la bossa d'inspiration Astrud Gilberto et choisir le nom de son groupe, Tom's Club en référence à Tom Jobim (et non au Tom Tom Club), je soupçonne ce trio d'avoir oeuvrer ainsi uniquement pour figurer dans ces pages . Alors évidement c'est irrésistible, si comme moi, vous avez la nostalgie bossa, si la simple évocation de Françoise Hardy (version sixties) vous colle des frissons, c'est pour vous.
Eux sont belges. La bossa est leur credo également. C'est une fille - canon s'y j'en crois la photo - qui s'y colle également au chant. Le patronyme choisi est XX, choix carrément suicidaire sur le web, les retrouver en les cherchant par leur nom étant voué à l'échec. La musique, subtile, douce et vaporeuse est le parfait écrin pour la voix de la chanteuse, craquante. Le ramage est une fois encore à la hauteur du plumage, monsieur de Lafontaine n'aurait pas dit autre chose. Foin du Brésil ou du Portugal, la Belgique est plus proche et le soleil semble s'y être installé.
XX
Eric Freget
Une musique plus actuelle, variété rock à la Calogero/Obispo, c'est ce que nous propose Eric Freget. Le bougre à indéniablement le truc pour ficeler des chansons efficaces, une voix bien typée, bref la panoplie complète du winner potentiel. La présence d'un sax, plutôt rare de nos jours dans le monde de la pop, donne un cachet, sinon original, en tout cas différent et lui permet de se démarquer. Pourrait aller loin si la fée Coupdbol se penchait sur son berceau.
Le pendant féminin du monsieur ci-dessus. Ils officient dans la même catégorie, de la pop matinée de variété et de rock, ou l'important c'est d'avoir des titres formatés radio. On aime ou pas, moi j'aime. Lou Ann que j'ai découvert dans la catalogue de l'Aimsa n'est pas totalement inconnue. Apparement la demoiselle avait déjà fait parler d'elle dans Popstars. La voix assure, les deux titres proposés sont dans la lignée de ce que l'on attend de ce type de musique, bien réalisé et efficace. Dur de faire son trou dans ce style bien codifié, la chance importe probalement plus que le talent. Quoiqu'il en soit l'amour n'attend pas, le titre que je vous propose ici atteint parfaitement sa cible.
Lou ann popstars
David Keler
Lui, je le classerais dans la vague nouvelle chanson française, tendance Vincent Delerm pour le timbre de voix, même si sa musqiue est nettement plus variée. Lui, c'est David Keler. Pas mal d'expériences si j'en crois sa bio, un talent certain pour trousser des chansons. Comme il a eu l'excellente idée de m'envoyer son album, une chronique plus détaillée est à suivre prochainement dans la rubrique du même nom.
C'est sur Jamendo, inépuisable réservoir à découvertes, que Christophe Lecoq m'a titillé les tympans. Option folk mélancolique, , maintenir l'attention avec simplement un duo guitare voix, c'est déjà en soi remarquable. On pense bien entendu à des bonhommes comme Leonard Cohen. La voix, toujours sur le fil, murmure plutôt qu'elle ne chante. On est ici dans le domaine de l'intime, du doux, du cotonneux. A écouter le soir devant une cheminée ou crépite un feu de bois.
Christophe Lecoq

Lady Morose et son morceau Bitume bleuté sont mon choix pour la video de ce mois ci. Le clip est tout sauf récent, mais le morceau sonne bien, un beleffort a été mis sur la réalisation, et cela vous permettra, comme à moi, de découvrir un nouveau groupe.


Dirigeons nous inexorablement vers l'humide, glacial et triste mois de novembre, en espérant que cette sélection d'octobre aura su vous faire découvrir des artistes qui vous auront touché.
à suivre ...

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Phil
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Septembre

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 19 minutes
Un nouvel interprète pour Sucrepop, masculin cette fois, Guillaume rejoint donc la bande pour ce titre de septembre, d'inspiration rock pour la musique, dans mon idée, c'est l'esprit de Squeeze que je convoque ici, même si les guitares de Benoît ont légèrement durci le discours et un texte à vocation métaphysique, ou mégalomaniaque au choix. Je ne saurais vous dire pourquoi je l'ai écrite, un truc freudien surement. Le texte de Je suis celui là justifie si besoin en était, la photo ci-contre, L'oeil de Dieu, superbe photo de la nébuleuse de l'helice prise par par la Nasa via le téléscope Hubble. Le tout se lit et s'écoute par ici
Oeil de dieu god's eyes Nasa


Sucrepop logo
Quoi de neuf sur le site ?
Quelques chroniques de disques (Michel Borla, Alice S'émerveille, Jil Caplan et Dreamy), chroniques qui parraissent conjointement sur Sincever et deux discographies commentées viennent compléter la série, Michael Frankset, dans un style diamétralement opposé, Status Quo.
C'est la rentrée, et l'été pourri a au moins permis à nombre d'artistes de s'enfermer sans regrets qui dans son home studio, qui dans sa cave pour nous concocter de quoi nourrir le Podcast de ce mois ci

 

Les ducs -  Anita
Même pendant ses congés, toujours sur la brêche le vieux Phil. J'ai assisté à plusieurs prestations du groupe Les Ducs. en électrique, en acoustique. Si leur style de musique n'est pas ma tasse de thé, il faut leur reconnaître une belle aisance sur scène, un chanteur carrément habité, toutes proportions gardées, et pour vous le situer, entre Jim Morrison et Christian Descamps (respectivement chanteurs des Doors et d'Ange. Bon c'est sacrément énergique, le groupe déménage sévère et les zicos sont loin d'être des manchots. Si le rock à texte vous parle, ceux là devraient faire tilt chez vous.
Son prénom et son nom sont déjà les promesses de voyages délicieux. Marine Boreale, toute nouvelle tête sur la toile, déboule avec 4 titres concoctés avec amour par Joaquim Jannin dont j'ai déjà dit ici même le plus grand bien (et dont l'album sort ce mois ci, nous en reparlerons surement). Ce ne sont que des démos, mais qui laissent plus qu'entrevoir le talent. Pour vous aider à vous faire une idée, mettons que nous sommes là moins dans un univers bossa propre habituellement à ce compositeur mais dans un registre plus pop teinté de jazz ou le clavier prédomine. Allez vite, l'album !
Marine Boreale
Kinishao
Kinishao nous propose quand à lui une pop esthétique, production léchée, voix à part, superbe, dont le timbre fait parfois penser à America, orchestration fouillée, pour une pop classieuse. Le gars en question fait aussi du hip-hop (???) et tient un blog remarquable par son humour et sa qualité d'écriture, bref une personnalité bien affirmée à suivre de près.
Le mois dernier, je vous parlais de Dreamy tout en diffusant un titre de Close le groupe précédent d'Andrewskij, faute d'avoir encore reçu leur premier album, Scandinavian Nonsense, arrivé depuis et chroniqué ici même. Pour ceux qui auraient craqué sur cette bossa nova nordique, les titres de Close sont dispo sur la page de leur label Jungfruskar. Dreamy reprend les mêmes ingrédients en y ajoutant une touche électro, un plaisir pour les oreilles.
Dreamy
Clare and the reasons
Le premier album de Clare and the reasons, The movie, paraît ce mois ci. Ce pourrait être une raison suffisante pour en parler, s'y ajoute une autre excellente raison, ce que j'en ai écouté sur leur myspace est diablement bon. Un mail à la belle, réception du single Pluto et confirmation avec ses pizzicatos en intro, ses contrechants, son parfum jazzy c'est à fondre. Une version française, Pluton, dans une orchestration différente est dispo sur leur site. Les parisiens pourront vérifier de visu la qualité scénique puisque vous pourrez les retrouver ce 21 septembre à la Flèche d'or. The movie promet en tout cas d'être un sacré bon album, proche dans l'esprit de The Fairground attraction .
Une reformation inattendue, qui nous renvoie fin des années 80, Jil Caplan retrouve Jay Alanski et ensemble ils nous ont proposé, peu avant l'été, un album nommé Derrière la porte (chroniqué ici par mes soins). L'album n'atteint pas les sommets d'A peine 21, leur chef d'oeuvre commun, mais reste un honnête album contenant des chansons à la tonalité tristounette, d'humeur plutôt automnale. J'en profite pour glisser dans le radioblog un titre de Jay, esthète pop plus que sous estimé, dont je vais finir par me décider à chroniquer son époustouflant Price of love. Le titre que je vous propose est extrait d'Honey on a razor Blade, deux albums probablement introuvables aujourd'hui.
Jil Caplan - Derrière la porte
Doune
Ils sont parisiens, font de l'electro pop, et ils le font bien. Pour commencer, Doune est dotée d'une chanteuse dont le timbre de voix est de ceux qui me font immanquablement craquer. On y entend la soul, on y entend une âme, c'est du velours. Les compos, ou les claviers prédominent, ne manquent pas de piquant, se dégageant aisément de leurs influences. In 2222 prend parfois des accents de Véronique Sanson chantant pour Pink Floyd (si, si ;o), Sweet Super hero en écoute ce mois ci, à tout d'un single efficace. Allez, je n'y résiste pas, ils sont doux, Doune ;o). Ils sont actuellement en studio, à suivre avec la plus grande attention.
Je l'ai diffusé il y a tout juste un an. Reza Sajadi est actuellement en studio pour l'enregistrement du second. Suisse, il revendique entre autres influences Lennon et Souchon. Pour le morceau qu'il nous propose ce mois ci, c'est clairement le second qui a été convoqué. le texte, humoristique et désabusé, certains accents dans la voix ne renient pas leur filiation. A noter que les bénéfices des ventes de son 1er album iront à Médecins sans Frontières. Il ne tient qu'à vous que bénéfices il y ait.
Reza Sajadi
SugarPills
Ils ont également l'air d'aimer le sucre, mais en pilules plutôt qu'en bonbecs, les Sugarpills, comme leur nom ne l'indique pas, sont quatre et originaires de Montargis, chantent indifférement en anglais ou en français ,leur musique reflétant le melting pot d'influences qui est le leur, entre agressivité et trip hop, entre énergie et ambiant, les guitares prennent le dessus sur un morceau, les synthés règnent en maître sur un autre. Ne cherchez pas la guimauve ici, il n'y en a pas.
Des français qui chantent en anglais, à la pelle vous en trouvez, mais le contraire ? Un anglais qui déciderait de faire de la pop dans la langue de Molière, ca paraît suréaliste, et pourtant, c'est Tcharlz qui s'y colle. Guitare acoustique sous le bras, textes décalés, esprit sixties, fan de Dutronc déclaré, voici un bref tour d'horizon du personnage.
Tcharlz
Clouman
La démarche est sympathique. Arrivée la quarantaine, vie bien rangée, installée confortablement, marié, papa, Clouman se dit qu'il serait tant de ressuciter son ancienne passion, faire le chanteur. et donc, écriture, copains musiciens convoqués, famille et voisins réquisitionnés, enregistrement, clip vidéo, making of et hop, un album tout neuf : Clouman se lance, tout le monde s'en fout. Comme les stars. Ecrit comme cela ça paraît simple, ça à du être loin de l'être. Bilan ? il n'a pas tort. De se lancer, et que probablement tout le monde va s'en foutre. Rien de révolutionnaire, ça n'était d'ailleurs pas le propos, juste quelqu'un qui s'est fait plaisir et qui essaie de le faire partager.
Retour au coeur de la pop. Avec les Static Octopus bienvenue dans un mode de guitares carillonnantes, 12 cordes au vent, d'harmonies vocales empilées, de mélodies catchy, un condensé de Squeeze et Dwight Twilley, de Shoes ou des Db's, d'Herman's Hermit ou des Rubinoos. Tous ceux à qui ces noms parlent devraient se précipiter sur les pieuvres statiques. Les titres tournent sous les 3', droit au but sans fioritures.
The Static Octopus
The Mother hips - Kiss the Crystal Flake
Un poil plus rock, mais si peu, voici The mother Hips Un zeste d'Eagles pour les harmonies vocales, harmonies salies par des guitares tranchantes, incisives. Le groupe, en une quinzaine d'années et une poignée d'albums n'a jamais réussi à franchir le palier ammenant du succès local au national. Fournissant pourtant de plutôt bonnes rocksong, il y manque toujours ce petit truc qui fait les classiques. Les amateurs y trouveront tout de même largement de quoi en avoir pour leur argent.
Eux viennent de Hollande. The A balladeer ont sorti leur 1er album, Panama il y a plus d'un an, il aura fallu tout ce temps pour que leur musique atteigne mes oreilles totalement par hasard, comme quoi, la vitesse du son ... Après une brève recherche sur le net, visiblement, hors de leur pays, peu d'info. Les popsongs distillées par le groupe sont pourtant de bonne facture, rien d'exceptionel certes, mais, dans le flot continue de musique qui nous est proposé quotidiennement, ils tirent correctement leur épingle du jeu. La ballade Robin II par exemple, avec son intro mélancolique au piano puis le décollage avec le reste du groupe pourrait accrocher l'oreille d'un programmateur radio intelligent.
A balladeer - Panama
Alexandre Varlet
Une première écoute superficielle de son album m'avait laissé sur ma faim, allez savoir pourquoi, question d'humeur, question d'atmosphère, de moment pas d'envie d'en parler, a failli passer à la trappe. Et puis, hier, in extremis, sur mon walkman à tirage aléatoire de chansons, le titre Montre moi. Et là, tilt. Le sieur Alexandre Varlet en ayant fait son 1er clip et son 1er titre sur son Myspace, ont peut supposer que lui aussi a perçu le potentiel de ce titre. Du coup, j'a été réécouter. Un rock fin, nerveux entrecoupé de ballades acoustiques tendances folk. Montre moi est clairement au dessus du lot mais d'autres titres tirent également leur épingle du jeu. Dont acte, Monsieur Varlet est donc Sucrepopé.

Le clip video de ce mois ci est celle du groupe Shine, dont j'ai déjà parlé il y a peu, l'album est prévu pour le 5 novembre, pour nous préparer au choc, Shine à la gentillesse d'annoncer la couleur avec un premier clip Rest your head on me. Bon, c'est du lourd, la chanteuse est a tomber, les compos lorgnent vers un Moorchebaa qui se remettrait à écrire de bons titres, bref, j'en reparlerais certainement lors de la sortie, mais,faites moi confiance, vous pouvez plonger les yeux fermés, ces Shine risquent fort de briller longtemps.


Et voilà pour cette rentrée. Une sélection spécialement conçue pour vous faire oublier que les vacances sont derrière nous. Rendez-vous en octobre, pour une programation spéciale été indien
à suivre ...

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Août

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 17 minutes
Rock and Roll
En août 77, Elvis est parti jouer du rock and roll quelque part au septième ciel. Sans être un fan absolu, force est de reconnaître que sans lui ...
Donc, 40 ans plus tard, je m'y colle pour un hommage à ma manière, avec les risques inhérents à la démarche. Conjuguant le côté sexe du rock dont il fut à ses début l'incarnation, et une musique caractéristique de cette époque, le bonbec de cet été est donc d'inspiration fifties. C'est Axel qui à la dure tâche de faire le King, sa compagne ajoutant la touche sexy indispensable à toute sucrepoperie estivale, Benoît y ajoute son zeste de guitare. Je me suis essayé à un son de batterie, dans l'esprit Ringo. Le tout s'intitule, Un p'tit Rock and Roll (quoi d'autre?) et s'écoute ici.

 

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Quelques news du site.
Une interview de votre serviteur, réalisé par le webmaster de Musicien.biz , 1000 mercis à lui. La rubrique chroniques d'albums à été modifié, ceux ci sont maintenant accessible chronologiquement ou alphabétiquement. Un nouvel instrument a pris place dans la rubrique matériel, un Ukulele. Une rubrique dédiée devrait apparaitre prochainement,puisque j'ai bien l'intention que mon apprentissage serve à d'autres débutants. Une clipothèque a également fait son apparition, espace ou je déterrerais régulièrement des titres qui m'ont marqué.

Même si, pour moi, ce début d'août est la fin des vacances, je ne vous en ai pas moins concocté une playlist estivale, pas de répit ni de farniente pour les talentueux autoproduits du net qui, comme chaque mois, ont répondu favorablement à mes demandes de diffusion dans ce Podcast mensuel

 

Corriya
Pour des raisons qui lui sont propres, Coco, alias Corriya a décidé de momentanément fermer son site. Pour qu'elle ne quitte pas la toile pour autant, je lui ai cédé un lopin de Sucrepopie, vous pourrez donc continuer de l'écouter, lui écrire que vous l'aimez, bref, tout comme si rien n'avait changé. Et en prime, vous pourrez écouter son nouveau titre, Que pasa.
Si ce n'est pas des bonnes nouvelles ça !
Et un multi récidiviste, un ! 3ème opus de la part de Fabrice Colette, nommé Rouge et blues. Si l'option rouge ne me saute pas au yeux de prime abord, côté Blues, il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Tout en finesse, en mid-tempo et en guitares avec des touches d'orgue juste quand il faut, c'est un album idéal pour le farniente. Fabrice nous emmène faire une ballade bien agréable. Son album est distribué de manière originale, en téléchargement gratuit pour un court laps de temps, n'hésitez pas, encouragez le dans cette voie là.
Fabrice Collette
Laurent Gatz
Il était une fois un compositeur qui avait pas mal écouté Michel Berger et Veronique Sanson et qui décida de tracer sa propre voie/voix en y mêlant l'amour du jazz. Ce bonhomme, c'est Laurent Gatz. Le titre je traîne qu'il nous présente ici à toutes les qualités pour faire un carton. Ca swingue, c'est mélodique, le texte est intelligent, bref, un indispensable de cet été. Un album est dans les starting block, évidemment que nous en reparlerons ici même.
Il fait parti de la cohorte de seconds couteaux qui officie dans la pop indie aux USA. Et pourtant, il ne lui manque rien pour passer en première division. Une voix aux accents pop en diable, pile ce qui me fait craquer, des popsongs efficaces, une énergie communicatrice. Et pourtant, un anonymat quasi total de ce côté ci de l'océan, alors qu'il rivalise sans avoir à rougir avec les grands noms de ce genre. Allez, ce All I need devrait vous convaincre d'en découvrir un peu plus sur Mister Rich Cox.
Rich Cox
Yoyoyo Acapulco
Ils sont norvégiens, jouent du rock au ukulele et s'appellent yoyoyo acapulco. Si avec ça, vous n'êtes pas curieux d'écouter ce qu'ils proposent ... Les 4 habitent un petit village à 30 km de Lillehammer. Les chances qu'ils apparaissent un jour sur la carte de la pop étaient réduites, et pourtant les voilà. ça accroche, des titres comme Kamasutra Tsunami ou s'ajoute le Kazoo au uke en font définitivement un groupe décalé, avec un son à part mais avec un charme certain.
Et puisque j'en suis à faire du prosélytisme pour le ukulele, écoutez moi cette reprise de Sultan of swing des Dire Straits ! Une orchestration originale qui fait bien entendu la part belle aux 4 cordes, WS64 , que vous pourrez retrouvez sur de nombreuses video youtube reprenant Beatles et autres Elton John, démontre, s'il en était besoin, que cette guitare en forme de jouet n'en est pas un. Encore faut il savoir s'en servir et j'en suis très loin.
WS64
jean Pierre Danel
C'est le disque d'un mec qui ne joue pas de la guitare avec des moufles. Le Danel, Jean-Pierre de son prénom, en question est le fils de celui des neiges du Kilimandjaro, pour situer. Et bien que les apparences laissent à penser que le père a eu plus de succès que le fils, son talent de producteur et ses époustouflantes qualités guitaristiques ont fait de lui un moins connu mais plus vendu rejeton. Hors donc, ce récent album, instrumental et volume 2 le voit reprendre de grands standards. La Fender miaule à qui mieux mieux et si vous appréciez ce type de son, très clair, style Apache des Shadows vous allez vous régaler. Le titre de Voulzy que je vous propose ici inclut le compositeur lui même.
Esprit des sixties es tu là ? Valentino and the Pims , est parmi nous. Et m'a l'air d'être un sacré allumé de la cafetière. Compteur bloqué entre les Ronettes (ou Shirelles si vous préférez) et Nino Ferrer période les cornichons. Installé sous le soleil de Gainsbourg et entre les cactus de Dutronc bref vous l'aurez compris, une tentative de recréer une époque. et le plus fort c'est que, l'espace d'un album, il y arrive. Direction la machine à remonter le temps. et puis, les Pim's sont à croquer alors ...
Valentino and the Pims
Josh Verdes
Quand je suis arrivé sur son myspace, conseillé par l'ami Pierre et que j'y ai entendu le titre Save me, je me suis dis que j'en tenais un bon. Les autres morceaux ne déparent pas, guitare acoustique et voix, le style qui ne pardonne pas, ça passe ou on décroche. Le Josh Verdes en question à ce supplément d'âme qui fait la différence.
Pas d'été sans slow. Du collant, de l'humide. C'est une demoiselle du Minnesota, Paysley Brook a qui j'ai délégué cette lourde tâche. Ballade typique à l'américaine, piano voix pour partir crescendo (sans aller jusqu'au cri des nos chanteuses habituelles), bref un slow quoi. Allez, collez, serrez.
Paisley Brook
Dreamy
Poursuivons cette promenade estivale avec un duo suédois qui s'appelle Dreamy. Michael Franks étant l'une de leur influence, impossible pour moi de ne pas aller y jeter une oreille. Et évidement, c'est la classe. Echange de mail avec le compositeur, qui me propose d'écouter des titres de son précédent projet, Close. Décidément, ce mec est un bon. Ecoutez moi ce it's too late, tubesque à souhait. Voici donc ,en attendant l'album de Dreamy qui est prévu pour l'automne mais déjà dispo en téléchargement, un titre de feu le groupe CLose . Chronique à suivre , bien entendu, dès que j'aurais reçu l'album. Pour vous donner une idée, en sus de Michael Franks, un cousinage avec Prefab Sprout me semble indéniable, c'est vous dire ou est placée la barre.
Des maquettes, voilà ce que nous propose Philippe Miro. Maquettes peut être, mais loin d'être des ébauches, des vignettes sonores d'une pop teintée de folk. Caché derrière sa guitare, Philippe Miro laisse couler sa mélancolie le long de ses cordes, textes plus gris que pastel, une réalisation pro tranformerait le plomb en or. Allez messieurs les producteurs, on se bouge.
Philippe Miro
Clock
Clock est un groupe conceptuel de Saint Etienne. Sons, images, textes, tout participe à cette expérience post-rock (quoique cela signifie). Presque plus une question d'atmosphère que de musique. Une sorte de Genesis période the lamb lies down, en plus rock. La chanteuse est indéniablement douée, les musiciens assurent, c'est un poil trop torturé pour moi, mais il suffit d'adhérer au principe de base. Une bande dessinée illustrant le tout serait la bienvenue.
Et je ne résiste pas à l'envie de vous rediffuser mon tube perso de l'été, bien que le titre date un peu, pour moi, c'est nouveau Ayano Tsuji et son Kaze ni naru. J'aurais bientôt quelques CD de cette jeune personne, histoire de vérifier que mon coup de coeur est bien justifé et non une toccade d'été.
ayano Tsuji

C'est maintenant une habitude de cloturer ce tour d'horizon mensuel par une video. Ce mois ci c'est celle de CLark. De la pop sonnant eighties matinée d'electro, c'est actuel, dans l'air du temps, le buzz s'en empare, Sucrepop aussi.


En espérant que cette bande son accompagne agréablement votre été, rendez-vous pour une rentrée forcément foisonnante de qualité, une nouvelle guimauve, bref la routine quoi.
à suivre ...

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Juillet

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 23 minutes
Coeur brisé
Il y a un bail qu'un titre jazzy, à défaut de jazz, n'avait pas été réalisé sur Sucrepop. Ce mois de juillet sera donc swinguant avec ce briseur de coeur. Loin de moi l'idée de m'imaginer dans la peau de ce personnage. Ce titre est né de mon habitude de composer sur des textes en anglais. En l'occurence, un titre de Supertramp, Gone hollywood de l'album Breakfast in America, qui commence par la phrase, it's just a heartbreaking. Et voilà d'ou sort le Heartbreaker devenu le briseur de coeur, d'ailleurs si vous tentez de chanter les paroles de Supertramp sur Briseur de coeur, ça colle au millimètre. Le motel à côté du Taco Bell ayant inspiré l'hôtel face à la tour Eiffel. Ceci histoire d'éclairer le mystère de la création ;o)
Comme chacun sait que je swingue comme une enclume, c'est with a little help from my friends que j'ai réalisé ce titre. Nous nous sommes mis à quatre et en quatre cette fois pour arriver à mes fins. D'abord, le grand retour de Mélina, qui n'avait pas chanté pour Sucrepop depuis 2003. L'arrivée d'un guitariste en renfort, Romain, qui, Takamine dans une main et 12 cordes dans l'autre a égrené ses cailloux sonores sur le chemin et un autre nouveau, Jagato, ma caution jazz ;o)
. J'ai contacté Jagato il y a quelques semaines, cherchant un saxophoniste, j'errais de site en site jusqu'à atterrir sur son myspace. Joli son, esprit de partage, ni une ni deux je lui propose de participer, et lui, immédiatement, accepte. C'est le net, on y rencontre des gens bien, des gens talentueux, c'est bien de le souligner parfois.
Voilà, les talents conjugués de tout ce beau monde peut s'écouter ici même
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Côté nouveautés sur le site, la Cdtheque est maintenant accessible sur le côté gauche, et la rubrique notes de musique s'enrichit d'une nouvelle collection, Paroles d'auteurs, ou je demande à quelques gribouilleurs de textes de developper un peu le thème de leurs chansons.

Mais quid du menu musical que je vous ai concocté ce mois ci ? Qu'a phagocyté le redoutable radioblog qu'il s'appête à vous regurgiter maintenant ? ok, présenté comme cela, c'est peu ragoûtant, mais ça m'est venu ainsi, je ne me censure pas ;o)

Jagato
A tout seigneur tout honneur. Il m'a fait l'immense cadeau de participer avec enthousiasme à l'aventure de ce mois ci, normal de vous le présenter un peu plus. Jagato donc, ne fait pas que souffler dans des morceaux de métal pour faire du bruit dans Sucrepop. Que nenni. L'animal a également son propre groupe, Les Nyctalopes, il enregistre un tas de titres qui cette fois n'ont pas que la couleur du jazz mais en est vraiment. Une tonne de titres en écoute chez lui, n'hésitez pas à y faire un grand détour. Le morceau en écoute est un titre original et devrait vous dérouiller les gambettes sans difficulté. Pas souvent que vous avez l'occasion d'écouter ce style de musique ici.
Toujours dans la famille jazz, quoique dans un autre style, Thatum. Pour une raison que seule ma mémoire défaillante peu expliquer; j'associais ce groupe à un musique connotée hard/progressive. Tout faux le vieux Phil. Un soupçon d'électro matîné de jazz, une chanteuse comme on en rêve tous (et je ne vous parle même pas de sa plastique là), à la voix chaude et enveloppante, des pointures de musiciens pour l'entourer, un premier album sous le bras disponible dans leur boutique en ligne. Je ne suis pas clairement un spécialiste de ce type de musique, mais si un gars comme moi a accroché, c'est qu'ils sont vraiment bon. Pour moi, sans culture jazz importante, cet univers me fait parfois penser aux premiers albums de Diane Tell, période pré Si j'étais un homme, quand elle jouait avec Uzeb, elle dont les racines sont également issues du jazz. Je souhaite à Thatum une popularité aussi importante
Thatum
Cosmic Latency
Le tout premier album des Cosmic Latency est enfin dispo. J'ai déjà dit tout le mal que j'en pensais dans cette rubrique. Laurent Dutrait et son complice nous proposent un voyage temporel, retour début des années 80, synthés en bandoulière, boîtes à rythme pour montrer la voie et guitares aux vents. C'est ultra mélodique, pop en diable, c'est fondant (au sens ou vous allez fondre), confondant de simplicité apparente et d'efficacité. Si la fée cathodique daignait se pencher sur eux pour dégotter le single de l'été, elle ne perdrait pas son temps et nous non plus.
Cristof Gere m'a contacté pour me proposer d'écouter son second et tout nouvel album Au fil du temps. Dans une veine pop/rock/variété sur des orchestrations au fil du cordeau, entouré d'une brochette de musiciens talentueux, les 11 titres que recèle son album révèlent ses multiples facettes, tour à tour romantique, fragile, mélancolique. Les textes sont assez sombres dans l'ensemble, tirant nettement plus vers le gris que le rose. Le 1er single en écoute sur le radioblog est efficace et représentatif de ce que vous trouverez sur le disque.
Cristof Gere
Marine Futin
C'est le hasard, mon fidèle destrier du net qui m'a déposé sur les pages des tartines de Marine. La faute à sa chanson, Femme fatale, qui portait le même nom qu'une de mes petites dernières. Sa chanson est réussie, et elle a des petites soeurs tout aussi affriolantes. Et non content d'écrire ses chansons, Marine peinturlure à tout va le monde de ses couleurs. Alors bien sur, un hermétique comme moi à tout ce qui est visuel ne saurait vous dire si sa galerie de portraits vaut le détour, mais si elle fait montre du même talent pour tartiner ses toiles que ses partitions, l'avenir devrait s'annoncer en couleur.
Comment dire. Imaginez une Blondie croisée avec un Elvis en fin de vie. Vous obtenez Beth Ditto, chanteuse de the Gossip. Groupe engagé politiquement, volontiers provocateur, faisant passer les Sex Pistols pour des chérubins, ils n'en oublient pas pour autant de mettre le feu avec leur musique. Entre pop, rock et disco (d'ou mon lien avec Blondie). Si elle joue volontiers de ses formes pour mettre en avant son discours, la soul est présente dans toutes ses fibres.
The Gossip
Ayano Tsuji
Elle est japonaise, joue du ukulele, et le peu que j'ai entendu d'elle m'a fait fondre. Ayano Tsuji semble complètement inconnue hors de son pays, difficile de trouver même une page en anglais, quelques clips traînent sur youtube, moi je suis fan. C'est frais, mélodique, sa voix me fait craquer, si quelqu'un a une idée d'ou on peut trouver ses albums en France, je suis preneur de l'info
Un gars qui ajoute du violoncelle à sa pop a nécessairement un a priori favorable de ma part. C'est le cas de Jonathan Benisty dont le 1er album, Abdominal nous est proposé. Le disque oscille entre pop dynamique tel le morceau d'ouverture, Absence, et titres plus intimistes, comme Les mots ou Aveugle et sourd que je vous propose ici. Sur son site, 2 titres en version acoustique démontrent que même dépouillées, ses chansons tiennent le choc.
Jonathan Benisty
Daya
Daya a joué dans un groupe nommé Sugarkane, un bon point ;o). La pochette de son 4 titres A découvert, donne envie de l'écouter (c'est quand même un peu le but d'une pochette) et de faire un bout de chemin avec elle. Le contenu est moins bucolique que la photo ne le laisse à penser, bien plus du côté pop que folk de la force, plus électrique qu'acoustique, même si des versions intimistes guitare/voix colleraient sûrement le frisson. Je ne connais que le titre La Piscine, gentiment mis à disposition par la demoiselle et les deux courts extraits de son site, mais les textes, touchant, me semblent un point fort de Daya.
Spécial copinage, l'ami Regis Delbroucq, qui a chanté quelquefois pour Sucrepop, est lui même compositeur. Son auteur habituel ayant écrit une pièce de théâtre, c'est évidement lui qui c'est retrouvé en charge de la partie musicale. Cette pièce, Dard Dard, est actuellement à l'affiche à Paris et ce durant tout le mois de juillet. Pas encore été la voir donc je ne peux vous en dire plus, mais c'est pour moi l'occasion de vous faire écouter l'un de ses titres, puisque il est l'un des irréductibles villages gaulois, de ceux qui n'ont pas encore pris pied sur le net, presque le dernier des mohicans quoi ! ;o).
Affiche théatre Dard Dard
Alice s'emerveille
Etoile moi est le nom du premier album d'une jeune femme, Alice s'emerveille. Je l'ai écouté brièvement, je développerais plus tard dans la rubrique idoine mais sachez déjà que c'est du bon. Le timbre de voix est du velours. J'y entends un léger grain à la Maurane, c'est vous dire le niveau, mais d'ou le jazz serait absent pour laisser place à la pop. Ce rapide survol m'a permis d'apprécier les orchestrations et la mise en son, un sacré beau boulot. J'ai choisi de vous présenter le titre sur le fil, elle sait pourquoi ;o). A suivre donc.
Michel Borla.Rien que pour la manière dont il a rédigé sa bio, je sens que je vais aimer sa musique. Il y a des gens qui ont du style, d'autres qui en cherche un. Tuer le temps est une grande et belle chanson, la voix féminine qui double la voix colle des frissons. C'est la musique d'un quadragénaire qui a beaucoup écouté le folk rock américain des années 70, et qui produit un album de la même couleur que ces influences. Doux et mélancolique, triste mais sans tristesse (je sais, c'est pas clair, vous n'avez qu'à aller écouter). Cabrel chantant ces titres ferait un carton, alors pourquoi pas lui ? Merci m'sieur.
Michel Borla - Tuer le temps
Olivier Libaux feat. Philippe Katerine, Helena Noguerra, Barbara Carlotti, JP Nataf
Un casting de rêves. Olivier Libaux, Philippe Katerine, Helena Noguerra, Barbara Carlotti, Jean Pierre Nataf. Bon déjà, moi, vous mettez Helena sur la pochette ou n'importe ou dans les crédits, j'achète. Vous y adjoignez l'un des ex Innocents, obligé, je trépigne d'impatience. C'est un concept album comme on disait dans ma jeunesse. 4 personnes autour d'une table, chaque titre étant une confidence, un état d'âme. C'est une moitié de Nouvelle Vague, Olivier Libaux, qui est à l'origine du projet et des chansons. Des petites vignettes sonores traitées de manière très épurées, acoustiques le plus souvent. Des textes drôles et tendres, des mélodies accrocheuses, une vraie réussite. Un disque dont j'attends impatiemment la mise en scène, prévue à l'automne. Ne passez pas à côté ce disque est un vrai moment de bonheur.
Un petit peu de Brésil. Jan Felipe Beer m'informe régulièrement de la sortie de ces nouveaux titres. Cette fois il c'est adjoint la présence d'une chanteuse. L'état de saudade, difficilement explicable par des mots est tout à fait présent dans la musique de Jan Felipe. Le côté festif auquel on associe souvent la musique brésilienne, samba, carioca et autres carnavaleries, n'en cherchez pas trace dans ces compositions. Ici, c'est le monde du spleen, du gris, d'une douce et agréable tristesse, la saudade quoi ;o) pas compliqué, écoutez, ça se ressent.
Jan Felipe Beer
Selen
Selen m'a contacté pour annoncer la sortie de son 5 titres, Côté pile. De l'électro pop, tendance Zazie sans le côté très commercial de celle ci. Une voix aux accents rock, le tout balance bien, du très hot (côté texte) Glisse au limite dance Des tonnes, Selen a de quoi séduire, la recherche d'ambiance sonores intéressantes est un de ses points forts, ces titres ont ce petit quelque chose qui accroche.
Sonnez hautbois, résonnez trompettes !, Meek est de retour. Un site web relooké, des titres inédits à télécharger, dont la reprise live au piano de Blackbird des Beatles que je vous propose ici, l'annonce de la sortie d'un nouvel album à la rentrée, des videos, des interviews, bref, de quoi faire patienter les fans (dont, vous l'aurez compris, je suis) encore quelques mois.
Meek
Corde sensible
Je finissais ma chronique du 1er EP de Corde sensible par: on attend la suite. Elle ne c'est pas fait attendre. Et c'est encore un 4 titres (hommageinconscient aux 4 de Liverpool ?). On ne change pas une équipe qui gagne, tout ce que j'ai pu dire sur le précédent s'applique ici. Peut être un côté Georges Harrison plus prononcé (Mon refuge)du à l'ajout de sitar. Les morceaux pourraient être issus de le même session (c'est peut être d'ailleurs le cas), il manque à mon avis un single pour être tout à fait convaincant, même si ce second volumeme parait plus directement accessible que le premier, les mélodies plus fortes. Nous sommes là sur une barque voguant sur un lac tranquille, si le voyage est agréable, à trop durer, la monotonieguette, une escale un peu surprenante serait un plus. Peut être sur le prochain 4 titres ?

 

Et pour terminer cette sélection du mois, le titre que je ne diffuserais qu'en video, J'y étais pas, par les Marguerites. Les Marguerites c'est un collectif de 23 artistes indépendants qui ont enregistré un titre afin de mener une action concrète contre la maladie d'Alzheimer. La chanson est belle, tout simplement. Le titre sera disponible fin juin sur tous les sites payants, chaque artiste est bénévole et tous les bénéfices du projet seront reversés àFrance Alzheimer, vous savez ce qu'il nous reste à faire.

 

Allez, je ne résiste pas au plaisir de vous lister les participants : Abécé / Brûlant / Cédric Barré / Thierry Cadet / Chloé Clerc / L avec Eux / Léonard Lasry / Lotus / mAm'Zelle Bip et Franck Perrolle / Xavier Mérand / Patrice Mercier / Mickael Miro / Myria / Alex Netty / Nicolas Nourrit / Maxime Perez / Mathieu Rosaz / Mark Scotto / Shalaya / Soria / Théo / Gaëlle Vignaux / Au son : Romuald Ehlinger


Voilà, Rendez-vous en août pour une nouvelle dose de sucre musical, bonnes vacances aux juilletistes, patience aux aoûtiens.
à suivre ...

PS: Les newsletters précédentes sont accessibles ici

 

Phil
www.sucrepop.com
des bonbons pour les oreilles
Sucrepop,

Sucrepop sur Myspace

sans oublier Whenim64.info


Juin

décembre 3, 2007 Temps de lecture: 20 minutes
Sucrepop
En ce mois de juin, un des rares titres de Sucrepop sans batterie. Un titre ou le piano et la basse se répondent pour une musique plutôt grave, très épurée. Composée sur le piano de feu mon frère, en mars 1993, soit 7 mois après sont décès, elle à longtemps porté le titre Hyundaï, du nom de la marque de piano figurant sur le clavier. Plusieurs tentatives d'y poser un texte échouèrent et finalement les paroles ont été écrites le mois dernier, sur un thème universel et en lien direct avec ce qui inspira la musique 14 ans plutôt. Derrière l'ombre est finalement son titre. C'est Nathalie qui s'y colle pour la voix, le reste de l'orchestration étant, comme à l'habitude, enregistrée par votre serviteur.
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Quelques nouveautés sur le site, les pages Electric Light Orchestra et Cheap Trick se dotent d'une section video (merci Youtube), Un nouvel artiste rejoint ces discographies commentées, Alain Souchon, avec sa page clip aussi, of course.
Vous aurez peut être noté que la page téléchargements a disparu, elle était peu pratique et peu lisible, dorénavant les versions mp3, karaoke midi, instrumentales avec kok et les grilles d'accords sont directement accessibles sur la page de chacun des titres.

Une excellente initiative que je me fais un plaisir de relayer, j'ai récemment été conctacté par un internaute travaillant dans une médiathèque, une cédéthèque plus exactement (6000 abonnés, 7500 CD) a développé un fond d'autoproduits.
C'est, à mon sens, un excellent moyen de se faire connaître à moindre coût et d'élargir son public. Si vous êtes intéressé, il suffit de lui faire parvenir vos CD et de l'inscrire à votre mailing-list qu'il vous fasse de la pub. Si vous n'êtes pas vous même artiste mais que que vous avez des CD d'autoprods en parfait état que vous n'écoutez plus ou dont vous souhaitez faire la promo, même idée.

L'adresse: Médiathèque Marguerite Yourcenar
16 rue de la Mégisserie
81300 Graulhet
Tél: 05 63 33 25 25
Mail:cedetheque.mediatheque-graulhet@wanadoo.fr
Site Web :Mediathèque Graulhet
 

Précisez que vous le contactez via Sucrepop, et faites passer l'info, si ce genre de démarche pouvait s'étendre, le monde de l'autoproduction ne s'en porterait que mieux. .

Le mois de juin rime avec fête de la musique, et pour nombre d'entre nous avec faites de la musique. La sélection du Radioblog de ce mois ci devrait vous aider à dignement célébrer celle ci, la plupart des artistes qui y sont présentés étant visibles sur scène.

ChristopheMarie
C'est via Malin Plaisir, dont il signe un texte que j'ai entendu parler de Christophe Marie. Et puis, il est venu asssiter au concert Sucrepop & Friends m'a ensuite contacté pour m'envoyer quelques titres. S'il se présente plutôt comme auteur compositeur qu'interprête, le bougre, en plus d'un sacré talent de plume à aussi quelques cordes vocales à son arc (dans l'esprit Jean-Jacques Goldman pour vous donner une idée). Les 3 titres qu'il a eu la gentillesse de me faire écouter sont vraiment très bon. Aurait pu faire partie du label Sucrepop s'il avait choisi la voie solo.
C'est de Belgique que nous vient le groupe Blush. Un duo, Pat et Gaëlle qui s'entourent de musiciens de talent pour nous proposer une musique redoutablement efficace. La voix de Gaëlle, à elle seule, à tous les atouts pour séduire, puissante, un timbre rock qui doit tenir toutes ses promesses sur scène. Elle est portée par des compos pop, ou les guitares ont la part belle. Je devine, derrière des titres studio bien en place et polissés une énergie énorme. Je me trompe peut être, n'ayant pu le vérifier de visu, mais je parierais que Blush, en live , ca doit sacrément donner. Et je ne vous ai même pas parlé de la plastique de la demoiselle, c'est dire !
Bidibule
L'ami Bidibule vient de sortir son 1er(?) album. C'est pop, c'est frais, c'est souriant, ca donne la pèche, et si ca n'est pas (encore) remboursé par la sécu, ça ne devrait pas tarder. Des petites mélodies addictives, des textes moins innocents qu'il n'y paraît de prime abord, un sens de l'humour certain, son site en est un bon exemple, bref, Bidibule c'est de l'autoproduction comme on l'aime. Il trace lentement mais surement son chemin sur le net, on devrait reparler de lui.
Honte à moi !! Shame shame shame ! Etienne et moi sort un album et je n'en parle pas. Alors qu'ils respirent le talent , la gentillesse, que même qu'ils ont participé à when i'm 64 avec la grâce qui les caractérisent. Donc je le redis ici même avec force Etienne et moi c'est un duo de pop/folk accrocheuse, des popsongs qui font mouche sur des textes plutôt sombres. La voix de Daphné, les bruits d'Etienne devraient vous aimanter. Etienne et moi c'est exactement ce qu'il vous faut pour commencer cet été, surtout si vous craignez de prendre des douches après avoir vu Psychose.
Etienne
Gary
Absolument rien à voir avec l'autoproduction,mais son album vient de sortir il y a quelques jours, et je m'en gave jusqu'à plus soif. Je suis un fan de ce bonhomme, vous l'aurez compris, et je vous encourage vivement à acheter Close as you get de mister Gary Moore. Un toucher et un son de guitare à pleurer, du blues du blues et encore du blues. L'irlandais se fend là d'un album chair de poule. Alternance des morceaux lents (comme celui que je vous propose), auxquels va ma préférence, et de titres qui arrachent sévère, une de ses plus belles réussites. Si vous aimez la guitare électrique, vous n'y resterez pas insensible.
Restons dans l'énergie. Oscillant entre pop musclée et rock rentre dedans AppleShift vient de se produire un 7 titres éclairant les différentes facettes et influences qui le compose. Updated kaiser, le single qui ouvre l'album ne fait pas dans la dentelle, basse vrombissante, guitares déchiquetant les riffs batterie martelée, l'ensemble vous enfonçant le refrain dans la tête. De wonderful, dans la même veine à d'autres titres plus atmosphériques, tendance Radiohead, cet album, nommé Appleshift également, est la carte de visite d'un groupe avec lequel il faudra compter. si les Red Hot sont votre tasse de thé, votre five o'clock est avancé.
Appleshift
Geno
Il suffit de chanter en voix de tête pour me squatter les tympans. Trop écouté Polnareff et Balavoine dans ma jeunesse. Alors Geno, qui s'incrit dans la même lignée ne pouvait qu'attirer mon attention. Comme le single Est ce que tu me suis ? est fortement addictif, je ne peux que vous inciter à aller y jeter une oreille. Tendance Obispo électrifié, Calogero like, bref assez mainstream pour décrocher la timbale si la fée de la chance daigne se pencher sur son berceau.
Il suffit parfois de quelques notes, des premieres vocalises de l'interprête pour deviner le talent. Inutile même de le deviner, il s'impose. C'est le cas quand Clarisse Lavanant chante. Je n'avais jamais entendu parler d'elle, et pourtant, 2 albums au compteur, et participation à la comédie musicale des 10 commandements (que j'ai pourtant vu). Bref passé à côté. et de clic en clic, de myspace en myspace, atterrissage sur son site. Elle écrit ses chansons, sa voix est un pur délice, du concentré de talent. Nous sommes loin de la pop ou du rock, mais qu'elle importance, de ces racines bretonnes elle garde un lien fort puisque nombre de chansons de son second album sont signées, pour la musique de Dan Ar Braz
Clarisse
Celine
Toujours dans la catégorie des demoiselles qui assurent grave, Celine Mastrorelli Un piano et une voix, simplement, ce sont des maquettes qui nous sont présentées, mais pas besoin d'être grand clerc pour y sentir que s'y niche un vrai univers, une personnalité. Le seul titre orchestré récemment mis en ligne sur le player de myspace, je veux pas savoir, donne tout de suite une autre dimension à sa voix et sa musique. Bref j'attends l'album avec impatience qui mettra encore plus en valeur ses qualités.
Toujours du côté féminin de la force, un style dont, sauf erreur, je n'ai jamais parlé ici. Parce que je n'en écoute pas. J'ai été contacté par la prod de Lady Aneessa Présentée sous l'étiquette pop/soul, c'est clairement côté R&B que je la classerais, une musique que j'associe - à tort ? - , à de la musique pour djeun's au kilomètre. Je suis trop vieux pour ça. Et puis, en écoutant, c'est quand même sacrément bien foutu, la Lady en question chante diablement bien, l'orchestration, tout en velours, est assassine. Sur son site, une reprise de Smooth Operator de la divine Sade, quoique copie conforme de l'original, montre la direction à suivre (à mon avis). Si elle ne se fourvoie pas dans une démarche trop commerciale, elle a le potentiel pour casser la baraque sur un créneau ou je ne vois actuellement personne de francophone.
Lady

 

Memory
Le nouvel album du grand maître de la pop, Sir Paul Mc Cartney nommé Memory almost full vient de sortir. Une chronique détaillée de votre serviteur est accessible par là Sachez qu'à défaut d'être un grand album, s'en est un bon et que les 65 ans de ce monsieur portent beau.
Les 4 de Calibahia et sa machine à fleurs proposent ce que leur nom suggère, une musique légère, aux parfums bossa, un brin de nonchalance, deux brins de Ukulele, la jolie voix de Delphine, qu'on entend pas assez souvent à mon goût, quelques percussions pour emballer le tout, et voilà m'sieur dame. Pour un mois de juin, une bande son idéale.
Calibahia

 

AIMSA
Smiley
Issu du catalogue AIMSA no Sacem inside, le groupe Smiley propose son rock dégénéré ??? Perso, je l'étiquetterais plutôt reggae/ska festif, ça part dans tous les sens sans se prendre au sérieux, tout en restant efficace. Leur 6 titres, Attention aux mélanges, s'ouvre sur une intro rock pour muter en reggae le temps du couplet. , pour enchaîner sur un ska comme je n'en avait pas entendu depuis des lustres. Un rock aggressif nommé fils de pute pour achever les derniers survivants. Ca dépote quoi.
The Forbidden Pop Experiment m'a envoyé son nouveau titre. Comme chaque fois, dotée d'une bonne mélodie pop, Olivier Parisot sait indéniablement écrire une chanson mais, à mon sens, la voix est le point faible de ces compos. Dommage car il ya toujours en germe la sensation que ça pourrait être vraiment bon.
The forbidden pop experiment
ACT
Ils sont suedois, mais non pas grand chose à voir avec Abba, si ce n'est la faculté de trousser de chouettes mélodies. Pour le reste... Imaginez vous un groupe mixant Toto, Queen, 10CC, Kansas, Styx, Elo entre autres. Vous secouez tout cela et vous tombez sur A.C.T. Du rock issu de la progressive mélangeant allégrement tous les genres au sein d'un même titre. Surprenant et raffraîchissant. Il faut évidement de sacré musiciens pour mener à bien un tel projet.

 

Un petit compte rendu d'un concert auquel j'ai assisté le mois dernier, à l'Etage et dont les acteurs étaient Clyde, Gilliane Kim et Leonard Lasry est dispo sur ce lien.

Le mois dernier, je vous parlais de Basile. Son 1er clip vient de sortir, alors pourquoi se priver.

3 petits grains

 



Rendez-vous le mois prochain pour une nouvelle dose de votre mensuel musical, et d'ici là, fêtez musique et musiciens.
à suivre ...

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