Février - Le rêveur solitaire

janvier 31, 2010 Temps de lecture: 39 minutes
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Février 2010 - Le rêveur solitaire

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Le rêveur solitaire - Tableau de Laurent ViensLe temps file à une vitesse incroyable, Janvier est déjà derrière nous et j'ai l'impression que 2009 c'était hier. Pas de nouvelles compositions ce mois ci, sans surprise puisque je l'avais annoncé le mois dernier. J'ai demandé à Julie de revisiter quelques anciens morceaux. Contrairement à des titres à venir dont je referais certaines orchestrations,  j'ai souhaité conserver Le rêveur solitaire en l'état, Julie apportant à la bande son sa voix et son talent.
Probablement qu'un lifting complet eu été préférable, pas eu l'envie frown.  Je sais c'est pas bien. Reste un texte et une mélodie que j'aime toujours. A l'heure ou j'écris ces lignes, la voix n'a pas été enregistré, donc je n'ai pas idée de ce que Julie va y apporter, mettons qu'une fois encore je compte beaucoup sur elle pour magnifier mes pauvres notes.
Calme plat côté écriture et inspiration, je me venge sur mon ukulele et vous en profitez puisque pas moins de 9 grilles rejoignent la CollUKEction  avec une nouvelle adresse facilement mémorisable: sucrepop.com/ukulele  pour accèder à l'intégrale. Vous trouverez en nouveautés, 3 morceaux pour débutants Serge Gainsbourg - Les p'tits papiers, Hugues Auffray - Stewball et Frenchy Bebe blues d'Alain Souchon, les autres grilles étant destinés à ceux/celles un peu plus avancés dans la pratique de l'instrument. Maxime Leforestier et La petite fugue, ma participation au défi du mois du forum My dog as Flea (rejoignez nous) Renaud avec Manu, un Johnny Hallyday (enfin surtout un Michel Berger), Quelque chose de Tennessee un classique de William Sheller Le carnet à spirale et pour terminer le hit de Blondie Call me. Bien entendu, en sus des grilles d'accords, une version audio jouée tant bien que mal par votre serviteur y figure systématiquement, pas certain que cela vous aide, mais je me fais plaisir..
Ma première, et pour le moment unique, chronique d'albums de cette année est celle de Y not le petit dernier de  Ringo Starr. Dispensable, pour le moins.
Côté sortie d'albums, ce début d'année est plutôt frisquet. Enfin, il y a toujours une tonne de disques qui sortent mais d'artistes dont je ne connais rien et comme globalement j'en reçois moins et que mes pioches au hasard ne sont pas toujours efficaces ... Du coup, ce mois ci, une petite sélection mais la qualité reste au rendez-vous.

Ce premier album de Milow est sorti l'année dernière mais vu que je ne l'ai découvert que ce mois ci... Un jeune Belge reprend en acoustique un titre du rapper 50 cents, c'est déjà du pas banal. Qu'il arrive à transformer le titre, Ayo technology au point d'en faire un hit en or mérite qu'on ce penche sur son cas. Comme le gars n'est pas manchot, il enchaine sur un titre béton, cette fois signé par lui, You don't know, hit pop/folk imparable s'il en est. Et le reste de l'album, souvent dans cette teinte pop folk qui me fait penser à Cat Stevens est séduisant. Qu'il rocke avec un titre comme Canada, prochain single ? ou qu'il pleure avec Out of my hands, ça accroche fort.
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Un nouvel album de Peter Gabriel, vu leurs raretés, 8 ans depuis le dernier, est toujours un petit évènement. Quand à affirmer que Scratch my back est son nouvel album ... Produit par la légende canadienne Bob Ezrin, qui a déjà tout le gratin du rock à son palmarès, d'Alice Cooper au Pink Floyd en passant par Kiss, le concept sonore du disque (et de la tournée à suivre) est no drums no guitar, et, plus précisément, tout orchestre. Donc le symphoman canadien qui a déjà sévit dans le style par le  passé entoure la voix de Peter Gabriel d'orchestrations ou les cordes règnent en maître.Les compos elles, sont uniquement des reprises, pas de tubes ultra connus, sauf Heroes de Bowie peut être, l'on y croise également,  Lou Reed, Paul Simon, Regina Spektor,  Neil young ou Radiohead bref de l'inattendu. C'est surprenant, pas désagréable mais un poil soporifique tout de même. Et plus Bob que Peter.
Allez, un autre disque de covers, puisque c'est la mode. Un couple de canadiens, Marie-Eve Janvier et Jean-François Breau, inconnus total ici, reprennent un paquet de tubes. C'est par pur hasard que j'ai écouté Donner pour donner leur disque, c'est cette reprise de Michel Berger (crée par Elton John et France Gall) qui m'a conduit à leur prêter l'oreille. Bon, on est là dans la variété, certes, mais elle est canon, chante comme une canadienne c'est à dire sacrément bien, idem pour son playboy de copain, et on un goût certains pour choisir leurs titres. Une adaptation de You got it de Roy Orbison (signée Jeff Lynne) C'est pour toi pour me convaincre, une reprise de la sublime Je t'appartiens qui n'apporte rien à la légende mais ne retire rien non plus, bref en ces temps de disette, ne crachons pas sur les bonnes choses, l'album est fort agréable mais manquant d'audace, les ritournelles coulent toutes seules dans les oreilles, et il n'y a pas de mal à se faire du bien.
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Le premier album de Mr Koala à pour nom Début, et pour un début, le projet est sacrément abouti. 6 personnes constituent le groupe, 2 guitares, basse, batterie, clavier et violon alto, d'où une richesse notable dans les arrangements.  De la comptine dépouillée Ma petite ballerine en ouverture à l'orchestral  Sesame (plus de 40 guests) de clôture en passant par le rocker Game over (ma préférée, single évident) ou la bossa funky rock (si si) Le réveil, toute les couleurs de leur palette y passent sans que jamais l'éclectisme ne nuise à la cohérence du propos. C'est détonnant, subtil et efficace. Un zeste de Voulzy dans la voix parfois pour parachever le côté pop, ce début donne envie d'entendre le volume 2. L'album dispo en numérique chez Believe sortira sous la forme d'un bon vieux CD en mars.
 On continue dans l'éclectisme et premier album quoique dans des styles nettement différents avec Valery Boston. Une voix black avec toutes les qualités et aucun défaut que l'on peu associer à cet adjectif, un sens du festif évident, une gouaille et une tchache omniprésente, qu'elle passe du reggae à la valse musette via le zouk funky, c'est la bonne humeur et l'humour qui dominent. Et quand elle décide de faire dans la douceur légèrement jazzy, comme sur Tomber le masque, elle en remontrerait à Sade elle même, rien que ça. C'est dans cette direction que je rêverais de l'entendre tout un album, car sa voix est franchement superbe. La dépression positive est dispo ici
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Le trio mods lyonnais, Small Ties, doté d'un nouveau bassiste, frappe à nouveau avec un second Ep, intitulé Flying Ties. Si les cravates s'envolent, c'est poussées par le vent du rock sixties, et je n'ai pas écrit pop mais bien rock. En ligne de mire, les Who, un peu, et les Kinks ou Les Troggs, beaucoup. Le single Alright, qui rode autour du riff d'All day and all of the nights de Ray Davies devrait leur permettre de conquérir quelques paires d'oreilles. En 6 titres originaux, les petites cravates revisitent le catalogue du rock garage pouvant ainsi qu'ils maitrisent leur bréviaire rock and roll sur le bout des doigts. Ils seraient anglais que le NME leur aurait déjà ouvert ses pages   
Un tout nouvel album de 30 ans d'âge, voilà ce que nous propose Mister Elvis Costello, avec un live at Hollywood Hight qui date de 1978, second d'une vingtaine de show qui devraient voir le jour, exhumés des archives. Donc, 1978, les Attractions en backing band, L'Elvis issu du punk prouve en 20 titres qu'il n'avait pas grand chose à voir avec ce mouvement.  En 1978 déjà deux albums sont parus, My aim is true et  This year's model, qui portent l'essentiel de l'album, Armed forces va arriver sur nos platines vinyls et est déjà sur scène, ça marche fort pour lui, même si, de mon point de vue, le meilleur reste à venir. Le disque bénéficie d'un excellent son, et séduira les fans qui n'auraient pas déjà les bootlegs. et puis rien que pour Alison, ça vaut le détour. Une manière de démontrer qu'en 1978 le disco n'avait pas tout emporté.
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Déconcertant Sous le toit, le premier album du duo ariègois Mozermilk. Oscillant entre pop et folk, anglais et français, masculin et féminin, tradition et modernité. L'album est construit sur ces dualités et ces ambivalences en font tout le sel. La guitare acoustique y côtoie l'harmonium, des sons d'ambiance font écho au sitar, la voix de Chou, fraîche,  parfois presque enfantine, posée sur des atmosphères déstructurées, décalées, qui font qu'on ne s'attend pas une seconde au prochain son qui va surgir des enceintes. Mozermilk ne fait clairement pas dans la pop facile, mais propose une musique qui n'appartient qu'à eux,  parfois trouble comme Politistic, quasi comptine comme Sous le toit ou rustique et bucolique comme O aipoque. Bref Mozermilk, c'est unique, et si le duo est quand même un peu barré c'est ce qui fait son charme et sa personnalité. A écouter pour se décrasser les oreilles.
Le buzz monte autour d'Arnaud Fleurent Didier. Au coeur des conversations des branchés, le nom de son album, La reproduction,  circule. Sélectionné pour passer sur Fip, c'est dire. Du coup quand Pierre m'a lancé sur sa piste, j'y ai cru. Et de fait, France Culture le titre qui ouvre le disque, parfaitement dans la mode du name dropping, à tout de l'efficace carte de visite qui donne envie d'en connaitre plus. Dans la droite ligne d'un Vincent Delerm avec autre chose qu'un piano pour accompagnement, mais des orchestrations luxueuses qui font penser à celles qui portaient Serge Gainsbourg. Reste que sur la longueur, l'album lasse, la voix systématiquement parlée, les textes intelligents, au cordeau, la richesse musicale ne suffisent pas toujours à combler la vacuité du propos. Parfois la mayonnaise prend (Je vais au cinéma) mais le train reste souvent en gare. Doué mais peut mieux faire
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Un ajout dans la rubrique copinages pour saluer l'arrivée sur le web de Regis Delbroucq, compositeur interprète talentueux, qui après un ermitage volontaire, a décidé de revenir dans la course. Le bougre est doué, compos veloutées quoique au textes souvent sombres voir noirs, voix marquante, qu'il compose pour lui- le plus souvent - ou pour d'autres ainsi que pour le théâtre, son terrain actuel de prédilection, il a ce truc qui fait la différence et qui fait qu'on l'identifie aisément. Le style ça s'appelle. Son site ne présente pas encore toute la palette de ses talents, il sent encore la peinture, laissons l'artiste s'installer, mais qu'il revienne à l'écriture m'enchante, j'attends avec impatience sa prochaine livraison. 
Un site ouvre, un autre ferme . Jean-Mi Chapron, dont les guitares me carillonnent dans les oreilles régulièrement m'informe qu'il a fermé sa page myspace. Son site web se résume pour le moment à la page d'accueil. Est invoquée la lassitude. Bref nous sommes un peu dans le même état d'esprit, même si moi je n'ai rien fermé, hormis la boîte à compos. Dommage, la dernière chanson qu'il m'avait envoyé, Elle marche sur un fil, creusait encore plus profond le sillon de cette pop aux guitares brillantes dont il s'était fait le spécialiste, aidé d'une armée d'as de la 6 cordes. Je ne doute pas qu'il nous revienne prochainement avec dans sa besace quelques popsongs de son cru. Revient JeanMi, on t'aime ! tongue
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4 ans après un premier album qui la propulsa superstar Corinne Bailey Rae est de retour avec le difficile exercice du second album, The sea est son nom. Entre temps, elle a du faire face à la mort de son mari, auquel Are you here ? titre ouvrant l'album est dédié. Je suis partagé sur ce disque, c'est un bel album, profond , elle y chante divinement, les morceaux qu'elle signe tous sont racés et bénéficient d'une production léchée ou cordes et soul sont au rendez-vous,  mais, même après plusieurs écoutes, si je prends toujours autant de plaisir à l'entendre, il ne m'en reste rien. Pas de titres qui m'accrochent, qui squattent mes neurones. Et pourtant chaque fois que j'y reviens, et j'y reviens tellement sa voix est enchanteresse, je suis sous le charme mais celui ci se dissipe une fois la dernière note évanouie. Etrange. Mais beau.
Si vous aimez la pop variété made in France, c'est à dire les univers d'un Goldman,  Calogero, Obispo et autres Stanislas, le gars Lorenzo et son Mont amour devrait vous brancher. Une voix de tête, des compositions mélodiques, entre rock (le Son masculin d'ouverture) et folk engagé (Lettre au président), Balade piano voix (Si je me lève encore) des textes réellement écrits, le niçois démontre que l'autoproduction assure et qu'il y a un chemin, certes escarpés, hors les majors. Son masculin a le potentiel pour lui ouvrir les portes des radios, mais est peut être un peu esseulé sur le disque. Si vous souhaitez vous aussi partir à la conquête du Mont Amour, suivez le lien Deezer.
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Moi j'aime bien les Watoo Watoo. je ne parle évidement pas du dessin animé mais du duo pop Bordelais. j'ai l'impression d'une certaine similitude entre nos trajectoires, nos influences, une indie pop mâtinée de bossa, le format duo, ou une voix féminine incarne les compos de monsieur,  notre persévérance à proposer notre musique, 10 ans au compteur tous les deux, même si leur présence dans nombre de compilations leur donne clairement un coup d'avance sur moi. Leurs deux premiers albums sont à dispo sur l'une de leur page, leur 3ème, La fuite, est sorti en 2007, le clip de l'un des morceaux de l'album, Perdu, vient d'être réalisé, tout frais, tout pop. Me font penser à Swan Dive parfois ces deux là, c'est dire toute l'estime que j'ai pour eux.
Second EP de Come & Nerk, intitulé Woody, 4 titres au sommaire. En sus de faire dans le folk avec des guitares en bois (woody ?) Ils n'ont pas lésiné sur le packaging pour inciter à la vente. Poster BD (signé popcube), 1er tirage en 100 exemplaires numérotés, personnalisés par une série de tampons, bref du collector. Côté zic, Woody marque une nette progression qualitative sur le précédent EP, qui n'était pourtant pas médiocre. Je les sens plus confiant, plus à l'aise. S'en aller a un petit air de Souchon, Rien dans le ventre est très accrocheur, Wake up et Woody woody song sont les morceaux qui les raccroche le plus à En route, le précédent EP. bref 4 titres, deux univers différents, 50/50 quelle direction prendront ils finalement ? Person ma préférence va vers les titres 1 et 3 mais on s'en fout biggrin
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Il y a quelques mois, j'avais été contacté par la branche française du 100% music songwriting contest pour savoir si j'étais ok pour recevoir le CD des gagnants (pas pour faire partie du jury). Bon, j'avoue que cela m'était sortie de la tête lorsque j'ai reçu  la compilation reprenant les 9 premiers gagnants de chaque catégorie, bref, la crème de la crème. les 9 catégories étant Acoustique, Pop Variété, Rock- Métal, Musiques électroniques, Blues-jazz, Musiques de films-Tv-Jeux video, musiques du monde, Hip-hop R&B et pour finir meilleur paroles (et musiques). la troisième édition de ce concours semble être en ligne (voir ici) en attendant, je vais vous parler des 9 de la cuvée 2009
Première dans la catégorie acoustique et première au général, Lisa Jaeggi. A priori un album récemment sorti, Oh Lady you shot me, dont est extrait Menlike gods titre number one sur les plus de 1500 entrées du concours. Son myspace est assez chiche en info,  j'ai bien entendu écouté les quelques morceaux dispo ainsi que les extraits sur CDbaby. Bon, Pas c'est bien mais pas mieux que les zillions d'autres oeuvrant dans le même domaine. Enfin j'ai pas trouvé. Menlike gods balance pas mal mais ne m'assoie pas. Elle a gagné, dont acte.
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Adrien Reju, malgré son prénom, est une femme. Seconde au classement général, et première de la catégorie pop variété. When the curtains fall, délicate ballade ou sa voix légèrement voilée fait des merveilles vaut effectivement plus que le détour. Dans la catégorie de chanteuse type Melody Gardot ou Diana Krall, elle assure grave. Un piano Rhodes et quelques arrangements parcimonieux comme écrin vocal et une superbe chanson. Si l'album a million hearts est à la hauteur de ce titre, ça promet.
Après deux américaines c'est à nouveau une femme qui monte sur le podium. Un canon australien nommé Candice Cassagrande. Un album sur le feu également New day, première de la catégorie meilleures paroles. Behind closed doors est une popsong efficace, doté d'un sanglant solo de guitare, qui démarre lentement pour finir crescendo. Les autres titres du myspace laisse plus qu'entrevoir un beau talent, ses compos tiennent bien la route. Elle me fait penser à l'hollandaise Isle Delange, tant dans le type de musique que par le timbre de voix.
 
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Premier de la catégorie Rock-metal Mog avec le titre Kings. Avec une production plus éclatante, ce titre serait de la graine de hit parade. Refrain immédiatement mémorisé, le côté rock n'occulte pas un sens pop certain, c'est des 4 participants le plus efficace commercialement parlant. Nine est son nouvel album et les titres en écoute sur son myspace prouvent que Kings n'est pas un coup de chance et que le gus à le truc pour pondre des trucs accrocheurs. Australien également
Catégories Blues jazz,  c'est un groupe hongrois qui l'emporte, lui aussi emmené par une femme, Mizar. Vu que le site du groupe est dans sa langue natale, même en cliquant sur anglais, je n'en dirais pas trop.  Mizar semble être un trio, le titre No time to lose est du côté jazz de la force, un jazz sans esbrouffe, très grand public, assez pour que je puise y adhérer facilement et avec plaisir, moi qui suit généralement assez hermétique à ce style de musique. Le groupe semble en être à son second album, Natural design est son nom. Petit clin d'oeil, la chanteuse compositrice clavier s'appelle Fanni Sarkosy smile
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Dans la catégorie musique électroniques, c'est un groupe américain qui remporte la palme, Measure avec le titre Begin again. Un duo américain, encore une demoiselle au chant,  décidément le jury de ce concours a les même obsessions que moi biggrin, un EP vient de sortir, et moi qui craignait que cette catégorie ne me passe au dessus des oreilles, je me retrouve avec une très accrocheuse chanson, et d'ailleurs les autres titres du myspace sont assez craquantes également, Fireworks par exemple. Measure me semble plus proche de Dido que de ce que moi je qualifie de musique électroniques, la chanteuse a ce timbre de voix qui file des frissons, et à mon avis ces deux là ont un avenir radieux devant eux.
C'est un espagnol, Eduardo de la Iglesia à qui revient la palme de la musique de film. Je ne sais d'où est extrait le titre Gods & Mortals, mais la pop est effectivement loin, des choeurs quasi grégoriens (pour ce que j'y connais) un grand orchestre, pour de la musique "sérieuse" . Bon ça le fait hein, sur son site les morceaux en écoute font penser à l'inculte que je suis à des titres classiques, on me dirait c'est du Satie ou du Chopin que cela ne me surprendrait pas plus que cela. C'est beau, émouvant, et c'est bien là le principal.
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C'est un frenchy qui raffle le premier prix des musiques du monde, Benjamin Violet avec Children of the earth. Un instrumental ou les guitares acoustiques se taillent la part du lion (le Benjamin en question est également violoniste). Son myspace ne présentant que des titres de 15 à 20 secondes confused difficile d'en dire plus sur lui. Children of the earth est plaisant et il y fait preuve d'une excellente maîtrise de l'instrument, pour autant que je puisse en juger. Je ne dirais rien sur Funckrama, le groupe hollandais gagnant de la catégorie Hip-hop, mais j'ai écouté Better days, je ne sais pas apprécier, parler de rap, pas ma culture, j'écoute et ça me gonfle, je suis trop vieux pour le groove.
La palme de la persévérance, voir de l'acharnement à Khanh Mai, alias Taï Phong, qui tente un Nième retour, toujours sans nouvel album, retour sur scène, le 7 février à la Scène Bastille à Paris. Fin des seventies, ce groupe était l'un des fers de lance de la musique progressive made in France. En son sein, un certain Jean Jacques Goldman puis un Michael Jones. Un unique tube, imprévu, Sister Jane sur leur premier album (jolie cover de ce titre sur leur myspace), un second disque, Windows, superbe (cf la reprise de Last chance par votre serviteur), un troisième anecdotique, et bye bye. 20 ans plus tard, Sun 4ème album  dont je ne connais que les titres en écoute sur Myscape, séduisant quoique très différent, plus "commercial", sans rien de péjoratif. Depuis le groupe est plombé par d'incessant changement de personnel. Ce retour sera t'il le bon ?  Rendez-vous le 7 de ce mois ci pour se faire une idée.
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Comme la pochette de son premier album nous le montre, Little à tout pour nous mettre la tête à l'envers. Cette chanteuse de poche à le moyens de nous les faire (les poches). Sa Chanson de filles, habile croisement entre France Gall, Françoise Hardy et la Diana Ross des Supremes (merci à son arrangeur  Ludovic Bource), nous transporte dans la fraîcheur des sixties. Entre folk, la guitare acoustique est son instrument d'écriture, et pop (Je veux des violons, premier single), sa voix mutine et ses textes ou la plupart des jeunes femmes d'aujourd'hui se reconnaitront accrochent forts. Elle chante qu'elle fait N'importe quoi, du m'importe quoi comme cela c'est quand elle veut


Bon, dans la série, à quoi ça sert d'être sur Jamendo et  consort, voilà une réponse. Il y a 1 an 1/2, un réalisateur suédois, Martin Vilcans, me contacte pour me demander l'autorisation d'utiliser deux titres (Chasseur d'images et Ecoute) pour les inclure dans un court-métrage en préparation. La semaine dernière apparition sur Youtube du court métrage en question När Harry mötte Bettan. En suèdois non sous-titré, je n'ai aucune idée de ce dont cela parle biggrinSur Youtube le film est en deux parties, la première est visible ci-dessous, la suite est ici http://www.youtube.com/watch?v=8vSeDu0aL7k. Voilà, l'une de ces occasions étranges que seul le net peut procurer.


Rendez vous le 1er mars pour la suite des aventures de Sucrepop, ou de vieilles chaussures prendront de nouvelles routes
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Janvier - Midnight Blue

janvier 1, 2010 Temps de lecture: 42 minutes
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Janvier 2010 - Midnight Blue

Avis aux artistes le1er février cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

voeux2010.jpgL'équipe de Sucrepop vous souhaite une excellente année 2010, que celle ci vous soit douce et réponde à toutes  vos attentes.
11 ans déjà que je distribue ma musique de façon numérique, et en cadeau de Noël, le 23/12/2009 00:44:02, le million de visiteurs a été atteint.  Merci à vous tous, fidèles internautes ou visiteurs de passage qui avez contribué au "succès" de ce site. tongue. J'ai profité de cette fin d'année pour ajouter une rubrique téléchargements  dans le menu, ou vous trouverez KaléïdoskPoP, le nouvel album,  11ème du nom ainsi que ses 10 petits frères, First of July, le 1er album de Julie et quelques compils dont deux que l'on trouvait uniquement sur Jamendo. 
Après 11 années à proposer un morceau original le 1er de chaque mois, je perçois comme un désintérêt de plus en plus marqué pour cette formule, pourtant unique, et j'ai donc décidé de changer de fusil d'épaule. En 2010 Le titre mensuel sera soit une reprise d'un ancien titre de Sucrepop que j'estime raté (ceux que j'ai chanté par exemple), ou une cover comme le titre de ce mois ci. Parallèlement, j'écrirais un album pour Julie qui sortira le 21 décembre 2010 à 21h50 et s'intitulera StroboskPoP (si ce n'est pas de la voyance ça). Bref je réintègre le rang et fait comme tout le monde smile. Pour en revenir à Midnight Blue, la reprise d'Electric Light Orchestra que je vous propose ce mois ci, elle a été co-réalisé par Pablo et moi même et évidement interprété par Julie. Je l'avais commencé il y a plus d'un an puis mise au placard, ne sachant trop quoi en faire. En échangeant avec Pablo, fan d'ELO aussi, il m'a proposé de reprendre la main. La démo que j'avais faite a eu l'heur de lui plaire, il y a ajouté sa patte, sa palette sonore, Julie est venue l'enregistrer avec son talent habituel et voilà le 1er titre à couleur Dance de Sucrepop. Ce qui m'a valu un premier article hispanophone sur le site ELO Espana, dédié vous vous en doutez, à la musique de Jeff Lynne sous toutes ses coutures.
Côté ukulele, 11 titres rejoignent la CollUKEction de grilles d'accords, Midnight Blue bien entendu, 4 Beatles Baby's in blackNorvegian Wood , Eight days a week  et Love me do, un Kinks Celluloid heroes, une chanson d'actualité avec Tino Rossi et son Petit Papa Noël, un Marie Myriam L'oiseau et l'enfant  et deux comptines puisqu'il m'en a été demandé et que je suis un gentil garçon Gentil coquelicot ainsi que Compère Guilleri et pour finir un vieux hit des sixties pour nous préparer à l'été, François Deguelt avec Le ciel, le soleil et la mer . pour simplifier l'accès à la page regroupant l'ensemble des titres l'url officielle devient www.sucrepop.com/ukulele
 Les dernières newsletter étaient pachydermiques, près de 50 chroniques pour la dernière en date,  celle de janvier retrouve une taille normale, moins de sortie oblige, et je vais donc pouvoir parler d'albums 2009 qui étaient passés entre les mailles du filet lors de leur sortie. L'album de Nolwen Leroy,  Le Cheshire Cat et moi lui bénéficie d'une chronique dédiée. Suivez le guide cool

C'est de Norvège que nous vient l'album le plus pop du moment Peter & the Penguins. Si le style Mersey Beat vous parle, vous allez craquer. Si l'intro de Barefoot lorgne sur les Beach Boys, le reste du disque est totalement dédié au son de Liverpool. Comme nombre de compos tiennent la route, nous aurions tort de nous en priver. De l'irrésistible There goes Pete Best (l'homme le plus malchanceux de la terre, ce qu'il est de fait) aux tubes millésimés Sweetheart ou Here I go again, c'est du condensé de plaisir. She took me by surprise sonne plus Rutles que Beatles mais ce How to choose a sweetheart recèle trop de pépites pour que lui en tienne rigueur, album du mois, haut la main.
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Ce n'est pas nouveau, je suis fan des Astropuppees, donc de Kelley Ryan qui est à ce groupe ce que Mc Cartney est aux Wings, Jeff Lynne à ELO ou Black à Decker. Je m'en vais donc faire un tour sur son site voir s'il y a du nouveau. Heureuse surprise, un nouvel album, Twist est annoncé pour mi février, sous son nom et non plus sous celui des Astro  mais seul l'étiquette change, le contenu reste le même. L'album  à pour thème les filles dit elle. et le premier morceau qu'elle met à disposition pour nous allécher, About a girl, est 100% addictif, avec des harmonies fondantes,  une mélodie ensorcelante bref, ça promet d'être du lourd, of course j'en reparle à la sortie, en attendant, mettez vous ça dans le cornet..
La tendre pochette du premier album de Mary's dream, 10Y m'évoquais plus le Pierre et le loup de mon enfance que le folk rock mature dont il font preuve tout le long des 14 plages de cet album. le titre 10Y (Ten years) fait référence aux 10 longues années qu'il leur a fallu pour accoucher de cet album.  Un sens de l'efficacité certain (MFD ou No rule ont de quoi accrocher les radios), une atmosphère personnelle mis en son par Lionel Gaillardin (Biolay ou Keren Ann) pour une franche réussite. Leur incursion en francophonie le temps de deux titres superbes (Je pars et la route est longue) démontre qu'ils ont de la ressource et de la polyvalence, ils ont bien fait d'être persévérant, le rêve de Mary c'est finalement incarné. 
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Dan Fogelberg, dans les années 70, est l'un de ceux, avec un James Taylor ou un Jackson Browne qui définirent le son folk rock acoustique californien. Et puis le temps est passé et lui a été, un peu, oublié, en tout cas par ici. Décédé en 2007, il avait enregistré avant l'annonce du cancer qui finira par l'emporter un album, Love in time, demandant à sa femme de le sortir après sa mort. Loin d'être un album de chutes de studio, il se révèle être un chouette disque, dans la droite ligne de ses tous meilleurs. Le titre éponyme se loge direct dans vos tympans, Diamond to dust fait penser aux plus belles heures des Eagles et si Come to the harbor est partiellement une ressucée de A horse with no name d'America,  l'émouvante reprise de Neil Young, Bird, qui clôt l'album se termine sur ces paroles "It's over", suivi d'un début de musique, similaire à l'intro de To The Morning, la première chanson de son premier album 30 ans auparavant, une élégante manière de boucler la boucle. Chapeau ! tongue
Plus discret que Stéphane Giardina, ça va être difficile. A priori ex bassiste du groupe Cassandre (inconnu de mes services), pas de trace d'un site web en son nom propre. J'ai simplement reçu son Invitation, EP 5 titres récemment paru. Du piano et des cordes pour nous accueillir avec le bref instrumental qui donne son nom à l'album, les cordes (violons, violoncelle) restant le fil conducteur, donnant une couleur un peu (même pas mal) mélancolique, une voix de tête aux accents plutôt tristes appuyant cette direction. Même le plus electro Le Nouvel Ange garde cette même démarche. alors évidemment, ce n'est pas un album de piste de danse, plus du 1er novembre que du 1er janvier, mais la beauté est le plus souvent dans la tristesse alors ...
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Des cordes, mais utilisées différemment, ce n'est pas ce qui manque sur le nouvel album de Stanislas, Les carnets de la vigie. Le second album du chef d'orchestre poursuit la route tracée avec le premier. Une musique solaire, entre Calogero et Pascal Obispo ses frères de sang musicaux. Très mélodique, portée par une voix de tête, des orchestrations lumineuses, il tient toutes les promesses qu'il avait faite, même si, pour être excellent, ce disque aurait nécessité plus de compositions ambitieuses et de singles. Improbable qu'il marque l'année 2010 de son empreinte, mais son mois de janvier, pourquoi pas.
Malgré plusieurs albums sur une major, le soutien indéfectible de Francis Cabrel, pour lequel il joue en studio, Michel Françoise reste un second couteau. En surface, son dernier album autoproduit (12 ans depuis le précédent) sorti en début d'année n'a pas inversé la tendance, et la question reste la même pourquoi ? Des guitares électriques rageuses et somptueuses, une voix intéressante, même si, de temps à autres, le syndrome Cabrel se fait trop prégnant, des orchestrations au cordeau, des compos solides (le riff d'Elle danse est d'anthologie), des textes fins et un son à en faire pâlir plus d'un. Alors quoi ? Certes l'ombre de l'homme d'Astaffort plane et alors ? Au cinéma, certains seconds rôles, sur la longueur, finissent par être plus populaires que les stars d'un moment, c'est tout le mal que je lui souhaite.
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D'un côté un des albums incontournables du rock, Dark side of the moon, du Pink Floyd, de l'autre, les Flamings Lips, habitués des disques étranges à forte teneur en psychédélisme et expérimentations soniques diverses, qui acoquinés aux Stardeath and White Dwarfs proposent une relecture complète du chef d'oeuvre. Contre toute attente, la déstructuration et la démantibulation attendue n'ont pas lieu et le respect est au rendez-vous. Non pas que ce soit décevant, du coup le disque est écoutable, ce qui n'a pas toujours été le cas de leurs précédents, en tout cas quand on a de la pop qui coule dans les veines, mais juste inutile. Certes nous sommes loin d'un rendu note à note, quelques guitares colériques viennent brouiller un peu la surface du lac, des sons étranges traversent le champ stéréo mais dans l'ensemble, on y retrouve facilement ses petits. Anecdotique.
Romilis a par deux fois participé à Sucrepop en tant qu'interprète (ici et ) mais est lui même auteur compositeur. Il a publié 3 albums autoproduits dans son home studio, et, probablement insatisfait de la qualité sonore, a décidé en cette fin d'année 2009 de se faire plaisir et de passer en studio pro pour y enregistrer deux titres, afin d'avoir un son à la hauteur de sa passion. Influences affichées et assumées, Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo. 2 titres, 2 facettes, la romantique, un piano voix sur Si un jour ou la similitude de timbre avec le JJG pré-cité est impressionnante, une facette plus énergique (je n'ai pas écrit rock)  Regarde moi dans les yeux, convoquant guitares basse/batterie. Le tout s'inscrit dans la variété des années 80, ce qui est, je pense, exactement la direction qu'il souhaite prendre. Ne reste plus qu'à finaliser un album pour 2010.
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Le second album de Kwoon, When the flowers were singing arrive tout juste sur terre. Kwoon est plus un concept, voir une philosophie qu’un groupe de rock. Ce n’est pas exactement le style d’album qui s’écoute dans le métro, il faut consacrer du temps à cette musique intemporelle, incitant à la rêverie, ou des nappes de cordes entourent une voix à la limite de l’audible, murmurant à nos oreilles des secrets perdus. L’album est divisé en une dizaine de plage culminant sur les 10 minutes d’Ayron Noria, même si à l’évidence, ce n’est pas le type de disque qui s’écoute par plages. Réservez 50’ pour vous y immerger.  La référence à Sigur Ross revient souvent quand on parle de leur musique. Si, à l’évidence ils planent dans des univers proches (longues plages instrumentales, guitares languides, langue inventée …), bref ce qui est communément appelé du post-rock, les deux groupes ont une personnalité bien distincte. Pour une ballade sur une autre planète, suivez Kwoon, ils en ont écrit la bande son.
Le cas Charlotte Gainsbourg. Un troisième album, IRM,  pour la fille de, dont elle a confié la direction artistique à Beck, après avoir passé le volant à Air sur le précédent. On ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer de faire quelque chose, d’être là ou on ne l’attend pas, d’expérimenter. Dont acte, la prise de risque, dans son métier d’actrice comme de chanteuse semble lui être chevillé au corps. N’empêche que, comme pour 5 :55, je m’ennuie fort à l’écoute de son disque et hormis le délicat In the end et sa guitare acoustique, rien ne surnage après quelques écoutes. Qu’est ce qui pousse donc un tandem qui, sur le papier, promet sinon un feu d’artifice au moins des étincelles, à ne nous écrire qu’un pétard mouillé. Il n’y a personne pour leur dire que la pop, le rock, la musique, dans le style qu’ils ont choisi c’est d’abord des chansons, une écriture et pas juste une belle production ? Bon reste la pochette qui nous présente Charlotte radieuse et sexy en diable c’est mieux que rien mais certainement pas ce qu'elle souhaitait.
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Comme Pierre l’était pour Jésus, je revendique d’être l’un des premiers à avoir cru en Arnaud Simon biggrin. Fidèle parmi les fidèles. Et son premier album, Pourquoi pas l’Angleterre ? à défaut d’être le succès qu’il aurait mérité d’être, a confirmé que j’étais dans le droit chemin. C’est donc avec ronronnement d’aise (si, si) que j’ai accueilli l’annonce d’un prochain nouvel album au titre californien, Sun. En prémice, Arnaud nous propose un premier titre,  sa Bière du vendredi à l’hôtel Sovereign, chanson inspirée d’une photo,  procédé qu’il avait déjà utilisé sur Serre moi et avec quel talent ! Dès l’intro, dès la voix, on reconnaît la patte du maître des lieux, avoir un style c’est déjà la marque des grands. L’album à venir est annoncé, plein de sable de folk et de filles, pour le printemps 2010, de quoi avoir la certitude d’un été ensoleillé. 
Isabelle Boulay, je ne connais guère, même si son timbre délicieusement fêlé me parle à chaque fois que je l’entends.  C’est donc sans à priori que j’abordais l’écoute du bien nommé, vu sa date de sortie, Chansons pour les mois d’hiver. Essentiellement composé de reprises (Cabrel, Julien Clerc, Leonard Cohen), la jolie rousse a choisi une production très acoustique (Marc Perusse, excellent), un folk chaleureux que l’on imagine joué près d’un feux de cheminée, les bûches crépitantes et le bruits des pas des passants crissant sur la neige au dehors. Si le choix des chansons s’avèrent assez peu risqué, une mention spéciale à la balade du chien-loup de Leonard Cohen, adapté par P. Delanoë / C. Lemesle pour Nana Mouskouri ???, sublime chanson d’amour perdu. Au final un album plus qu’agréable, ou la voix de la canadienne nous accompagne doucement et à laquelle il fait bon se chauffer.
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Toujours au Canada, à nouveau le périlleux exercice de l’album de reprises, mais cette fois pour un bouillon, et c’est Garou qui s’y colle avec le Gentleman Cambrioleur. L’homme à la voix bluesy nous reprend en vrac du Rita Mitsouko, du U2, du Madonna et du Dutronc (père), du Joe Dassin et du Birkin, bref monsieur ratissage large, mais qui dit ratissage dit râteau et ce dernier est au rendez-vous. Son précédent album (pas écouté) en anglais, semble avoir été, au moins commercialement, décevant, et le gars semble se chercher. Et il ne s’est visiblement (audiblement) pas trouvé. Qu’est ce qu’il a été foutre dans cette galère ? Au mieux, il remporte le championnat de meilleur chanteur de Karaoke du comté. Quand on a cette voix là, on a pas le droit de chanter aux Champs Elysées (de Jojo) version baluche ni massacrer allègrement le bijou qu’est Sound of silence de Simon Garfunkel. Déchaîné, il émascule le New Year’s day de U2 et sa reprise des Dessous chics du grand Serge autrefois subliment érotisée par la Jane confine à l’impuissance. Avec le stock d’auteurs compositeurs  de talents qui traînent sur la toile, pondre un tel disque relève de la provocation.
C’est le premier album « écologique » que je reçois, papier recyclable, encres végétales, vernis acryliques à base d’eau, le CD lui même est entièrement recyclable (merci MPO.)  Le duo Urihani (Philippe Moreau et Jeff Alcaras) fait dans le militantisme actif avec Music for the planet, dont le titre indique parfaitement leur état d’esprit : P-E-D-A-G-O-G-I-E. Chaque titre est doté d'un haïku pour appuyer le discours. Mais pas de prêchi-prêcha ici, juste des gens convaincus cherchant à convaincre de l’utilité, la nécessité de leur combat, pacifique. Côté musique, le cataloguage n’est pas aisé. Les étiquettes, polluantes probablement, ils n’aiment pas chez Urihani . La world music, prédominante,  y croise l’opéra, le rock l’électro, sans que l’ensemble ne paraissent un fourre-tout mais au contraire garde une vraie cohérence. Les invités, particulièrement la voix d’Emilie Spiller, apportent leur contribution avec bonheur. Au final une belle leçon de choses.
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En route pour battre le record de longévité d’Henri Salvador, Charles Aznavour nous propose son Nième album, & the Clayton Hamilton Jazz Orchestra, ainsi nommé puisque enregistré avec la collaboration du fameux arrangeur/contrebassiste John Clayton. Au menu des reprises (en majorité), deux inédits, des duos, entre classique Aznavourien (Comme ils disent, la Bohème …) et de plus obscures sélections redécorées façons jazz, ce qui n’est pas une première pour le bonhomme, sa musique se prêtant bien à ce traitement. Le grand Charles croone comme s’il avait 50 ans de moins, sa voix continue incroyablement vue son âge à faire mouche et les Buble et autre Harry Connick Jr n’ont qu’à bien se tenir, le grand père n’est pas prêt de rendre sa couronne. Bon, je vous l’accorde, ça pêche un peu dès que l’on aborde l’anglais, ou son accent frenchie ferait passer Maurice Chevalier pour un natif de Chicago, mais côté zic, la machine infernale à swing qui dépote derrière assure un max et pousse le Charles à assurer et à se dépasser, ce qu’il fait pour notre plus grand plaisir.
Quelques titres de Manu Serve méritent de passer à la postérité. La fiancée du Geek ou la DRH par exemple dénotent un franc talent d’auteur. C’est donc avec plaisir que j’annonce l’imminente arrivée sur nos platines d’un nouvel album, L’étendue des possibles, très Houellebecq comme titre smile, dont 5 plages sont d’ores et déjà disponibles sur son site. La folk en français est musicalement un peu trop réminiscente de J’suis Bidon d’Alain Souchon mais consacre son talent d’auteur, et Lait grenadine est mon coup de cœur du moment. Si ces morceaux sont représentatifs de l’album, nous  nageons ici dans une tonalité folk ou piano et guitare acoustique se partagent la majorité de l’univers sonore. La voix reste, de mon point de vue, le point faible de Manu Serve, un peu comme je considère faible celle de Renaud par exemple,  avis purement subjectif, qui fera rager les fans de Manu je suppose. Reste que je suis curieux d’entendre l’autre moitié de cette étendue.
 
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Maria Taylor est la moitié du duo Azure Ray, dont je fus fort friand à une époque, qui proposait une musique douce et cotonneuse, surnommée  dream pop ou les voix de Maria et Orenda Fink, quasi chuchotées sur des compos minimalistes, me berçaient agréablement. En attendant de se reformer prochainement, les deux vaquent en solo et Lady luck est le 4ème album de la dame. Ici, foin de murmures, Maria Taylor livre un album folk/pop de facture somme toute  assez classique, plutôt bien balancé mais sans titre pour faire une réelle différence d’avec les zillions d’autres jolis minois qui font de même. Pas décevant, le disque recèle quelques pépites (Cartoons and Forever Plans avec les harmonies de Michael Stipe de REM par exemple) mais il ne surprend pas non plus. Agréable, sans plus
Disparu des écrans radars depuis un bail, victime du syndrome one hit wonder (allez deux hits avec Madrid Madrid et nos fiançailles), Nilda Fernandez a réussi a laisser une trace dans la chanson francophone grâce a cette voix si particulière et sa fragilité apparente. Le voici de retour en ce début 2010 avec un nouvel album, qui porte son nom. Ca part rock, avec Plages de l’Atlantique, qui a tout du single efficace, même si ce n’est pas là ou on l’attendait, mais c’est un peu l’histoire de ce personnage  que de nous surprendre. Ensuite son Espagne natale et ses guitares flamenco reprennent le dessus, ou bien l’Argentine et son accordéon, on ne se refait pas, mais ce disque plaisant n’est pas un étalage folklorique, loin de là des diverses contrées visitées par l’artiste. Les compos sont racées, la voix n’a rien perdu de sa superbe, et le voile rouge qu’il agite sur la pochette devrait exciter bien plus que quelques taureaux.
 
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Un peu de musique dépaysante ? Prenez une jeune suédoise, Victoria Bergsman, ex chanteuse de Concretes, groupe pop nordique,  qui décide de partir solo sous le pseudo de Taken by Trees et de faire un album enregistré au Pakistan et avec des musiciens du cru. East of Eden en est le titre. L’occident rencontrant l’orient, musicalement parlant, depuis les Beatles, c’est de l’ordre de l’ordinaire. Donc certes la forme est orientale, plein de sonorités que nous n’avons pas trop l’habitude d’entendre,  mais le fond reste pop. Quoiqu’il en soit la délicieuse reprise de My Girls des Animal Collective en sommet du disque ne cache tout de même pas que le tout manque un peu de solides fondations et qu’il ne suffit pas de s’expatrier pour trouver l’inspiration.
Au début des années 80, nous répétions quelques heures la nuit dans un local du 14ème arrondissement je crois et chaque semaine, juste avant nous, répétaient les Avions qui allaient bientôt décoller pour le haut des charts (remember Nuit sauvage ?). Leur chanteur,  Jean Pierre Morgand œuvre maintenant, entre autres, derrière le nom d’Abandcalledmyself  pour réaliser ses nouvelles trouvailles sonores. Nettement moins pop, nettement plus expérimental que par le passé, ou du moins ce que j’en connais, l’album 2 suit les traces du premier. Quelques kilomètres de bandes enregistrées (ou, parlons XXIème siècle, quelques gigaoctet de musique numérisée), en improvisant sont la source de ce nouveau disque. Chanté partiellement en français et en anglais, abordant des styles les plus improbables, 2 est le disque parfait pour surprendre. Impossible de deviner de quoi va bien pouvoir être constitué la prochaine piste, où la prochaine minute d’une même chanson (quoique chanson ne soit pas le mot approprié). On pense à Bashung parfois, Rodolphe Burger de temps à autres, à personne le plus souvent. Un peu éprouvant pour un amateur de pop, car un poil déstructuré, mais intéressant et jamais vide de sens
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Les maracasse-pieds, c’est exactement comme leur nom l’indique. Trois filles, deux gars, deux albums, Chuchoteries et compagnie étant le récent petit dernier, pour des musiques prétextes à des paroles ou l’humour règne. Bon, vous l’aurez compris perso je ne suis pas client mais ma maman me disait, si tu n’aimes pas n’en dégoûte pas les autres, dont acte, j’informe. Et je sais de source sure que ce type de musique à un public acquis à sa cause. Je pense surtout que ce genre de musique a bien du mal à vivre figé sur un disque et que ce n’est qu’en live qu’un groupe tel que celui-ci peut donner sa pleine mesure. donc rendez-vous sur les planches pour une avis définitif. Et puis voir 3 jolies filles raconter quelques histoires grivoises, ça doit bien avoir son charme. 
En cadeau de Noël, le duo américain Rue Royale nous offre deux charmantes petites compos à télécharger. Guitare acoustique et entrelacs de voix, ils restent fidèles à leur amours. Lui américain de Chicago, elle anglaise vivant aux USA, ils décident de se relocaliser en Angleterre pour conquérir la vieille Europe. Nombreux concerts à la clef, (Hollande, Allemagne, UK évidemment) ils font leur petit bonhomme de chemin et la délicatesse de leurs chansons ne peut que leur ouvrir les portes.
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Et quelques mots pour vous parler des bonheurs d'Alfred. Ce jeune homme est un one man band qui a choisi le site  Buzz my band (auparavant NoMajorMusik.com) pour tenter de donner vie à sa musique. Même principe que sur les sites similaires, l'artiste propose, le public mise ou non quelques pépettes pour produire un titre voir un album. Un premier morceau, My crazy flatmates a déjà conquis assez de monde pour voir le jour de manière pro. Titre indéniablement accrocheur, et qui, sur le plan sonore, fait effectivement la nique aux autres compos home made présentées par l'Alfred. Autres compos qui se tiennent fièrement et qui promettent un album de bonne tenue, une pop un peu salie par quelques riffs électriques et une voix saturée. Un côté Kinks du XXIème siècle parfois (cf Be your star) Un reproche peut être, ce parti pris de chanter en anglais, Ivre de toi, la seule tentative in french in the texte n'a pourtant pas à rougir de la comparaison.


Parmi la foultitude de groupes / artistes / compositeurs qui m'ont donné envie d'écrire moi aussi, tant bien que mal, et de participer à la cacophonie mondiale figure en bonne place l'Alan Parsons Project.  Eric Wolfson, l'auteur compositeur de la quasi totalité des titres du groupe est décédé ce 2 décembre 2009  à l'âge de 64 ans d'un cancer. il y a deux mois, je chroniquais son ultime album, The Alan Parsons Project that never was.  En hommage à ce grand bonhomme, un titre parmi les plus beaux, sinon leur plus beau, qui faisait partie de ma sélection initiale Sortez covers ! et que je n'ai finalement pas enregistré Old and wise
Merci l'artiste tongue tongue


Je vous renouvelle tous mes voeux pour cette année 2010 et vous donne rendez vous le 1er février pour la suite des aventures de Sucrepop
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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