Mai - Could be love - Dwight Twilley

mai 1, 2008 Temps de lecture: 24 minutes

Après l'XTC du mois dernier, c'est de l'autre côté de l'Atlantique cette fois que Sucrepop se propulse pour sa nouvelle cover. Un titre extrait du tout premier album du Dwight Twilley band, Could be love.
Le Dwight Twilley band ne vous dit rien ? alors vous êtes passé à côté d'un des plus sous estimé talent de la pop. Avec son comparse Phil Seymour, puis en solo tous les deux, ils ont écrit nombre de pépites le plus souvent restées underground et ils maintenu haut et fort la flamme du power pop quand celui ci était passé de mode. Toujours en activité, même si son actualité récente n'est pas prolifique, Dwight Twilley c'est en résumé Lennon qui rencontre Elvis et Buddy Holly, le rock séminal en marche. Un son caractérisé par une tonne d'écho sur la voix et un son de guitare unique et des harmonies vocales. C'est surtout des compos efficaces et pop and roll.
C'est Qurtis cette fois qui a pris en charge l'enregistrement. Contrairement aux 4 précédentes reprises ou les arrangements originaux n'ont aucun rapport avec la version Sucrepop, le défi qu'il s'est imposé était de récréer le titre le plus fidèlement possible. Voici donc un Could be love, extrait de l'album Sincerely version 2008 dispo sur cette page.
Qurtis, qui vient de mettre sur les rails l'enregistrement de son second album (voir son myspace) est également à l'origine d'un groupe pop dont il fut déjà question ici même, PolarSun. Plein de titres à écouter sur leurs différents sites (Myspace Polarsun) pour prouver que malgré le réchauffement climatique, les ours polaires ont encore de beaux jours devant eux.

Pour la partie nouveautés du site, un survol de la discographie de Blondie, grosse influence de Sucrepop, deux nouvelles grilles de Ukulele, dont l'une dotée d'un enregistrement de votre serviteur, Je l'aime à mourir de Mister Cabrel. Cette rubrique va d'ailleurs s'étoffer, j'ai décidé de lui accorder un peu plus de place, et pour finir une interview réalisée par Appoline dans son émission à Contre courant sur Lyberty le portail des promotion des groupes musicaux.
Un appel à candidature pour en terminer avec Sucrepop, si vous êtes arrangeurs et que vous aussi vous souhaitez participer au projets Sortez Covers comme Fernand Pena, Corriya, Philippe Jasmin, ou Qurtis, il reste de la place, suffit de demander.
Mais place à l'abondante, que dis je la pléthorique sélection de ce mois ci, je vous rappelle, à toutes fins utiles, qu'un morceau de chacun des artistes cités ici peut être écouté durant tout le mois sur mon podcast radioblog dans la barre de menu ci dessus.
Blondie

 

Lovely
Avec un nom pareil, Lovely Rita, la filiation est évidente. Initialement groupe de reprises, les petits Rita ont grandi, mûri et proposent leur popsongs depuis quelques temps déjà maintenant. Je les suis du coin de l'oreille, et force m'est de reconnaître que plus le temps passe plus ils se bonifient. Les harmonies vocales prennent une ampleur peu courant dans nos contrées, et ils s'éloignent avec aplomb des rivages sixties pour développer leur propre univers. Finalement pas si Beatles que ça, entre influences californiennes et anglo-saxonnes. Leur premier album est prévu pour courant 2008, écoutez moi en guise d'amuse gueule ce All I really need plus que prometteur et comme moi, salivez d'avance à l'idée d'en entendre un plein album.
Autre groupe, américain cette fois, de Washington pour être exact, donc je vous donne régulièrement des nouvelles, Plastic sky. C'est du pur rock comme les ricains savent en faire quand ils se mettent à être bon. Susane , l'excellente chanteuse du groupe m'a gentiment envoyé leur tout nouveau single, Season under glass. Comme chaque fois ils font mouche. Loin de ces voix Lolita aseptisées, Susane à ce petit grain rock and roll, ce son ou la puissance latente est prête à vous bondir à la gorge, une voix de femme quoi, le truc qui ne s'acquiert pas. Les guitares ne sont pas en reste ou vous bottent le cul comme il faut. Bref du rock solide. Susane, il en est ou cet album !
Plastic

 

Klervia
la plupart du temps, c'est le hasard qui me fait passer sur tel ou tel site. Un clic, par là, un autre par ici, de rebonds en rebonds je surfe au gré du vent. Mais ce qui m'y fait y rester ne doit jamais rien à ce même hasard. Un grain de voix, une mélodie, un rythme, quand un truc m'accroche je m'attarde. Chez Klervia, c'est un peu tout ça qui m'a alpagué. La demoiselle est française, même si ce n'est pas perceptible de prime abord, la majorité des titres étant chantés en anglais. Une voix style Sinnead O' Connor, rien que ça, avec ces brisures en voix de tête qui m'électrisent chaque fois. C'est folk, c'est intense, c'est bourré d'émotion, ça le fait quoi !

 

Alors que je m'attelais à la rédaction de cette newsletter, une demande friend sur Myspace. Comme d'hab j'y cours. Une fort accorte personne m'y accueille, Iness et elle est d'Algérie, pas si courant, voire rarissime, dans mes contacts. Et je craque aussi sec. Le morceau The fact, mélange de musique orientale et de rock est une vrai belle réussite. Un mariage parfaitement réussi, une fusion du meilleur des 2 mondes. Elle chante également en français sur d'autres titres. Au final un coktail détonant de berbère, d'anglais, d'arabe et de français. Mais il ne faudrait surtout pas réduire Iness à ce côté curiosité folklorique. Il y a une âme, un son la dedans. Je n'écoute quasiment jamais de musique orientale, mais elle a réussi là un croisement qui font qu'à n'en pas douter une belle carrière est devant elle.
Iness

 

Mondo
Les voies du net étant impénétrables, c'est via la suède que je suis arrivé sur ce groupe italien, Mondo Candido. En effet, Dreamy, dont j'ai déjà parlé dans ces pages m'informe qu'il a participé au remix d'un album de ce trio italien de Florence. C'est lounge, c'est bossa, c'est latin, c'est sensuel, la chanteuse est une bombe atomique, les musiques sont lascives à souhait, limite indispensable donc. Je vais me mettre en quête d'un peu plus d'info, leurs dernier album datant un peu, je suppose que le prochain est sur les rails. De Distratta que je vous propose ici ou Voila' en écoute sur leur myspace, que du bonheur. Si vous aviez apprécié le dernier Swan Dive, Until, vous serez également conquis.

 

Allez, restons dans la musique câline. Dans la famille.jeune chanteuse sous influence jazzy prononcée je demande Melody Gardot. Bonne pioche. Si vous aimez faire l'amour en musique, vous trouverez ici clairement la bande son de vos préliminaires plus que celle du vif du sujet. Entre douceur jazz et blues indolent, la jeune demoiselle, 22 ans, ne fait pas dans l'énervé et le stressant. Le plaisir de prendre son temps et de laisser couler les arpèges de guitares, la voix caressante, les cuivres discrets. La musique lui fut conseillée en tant que thérapie. C'est elle aujourd'hui qui soigne nos angoisses avec ce Worrisome heart, doux et apaisant comme un baiser de maman sur le bobo d'un enfant.
Melody

 

Veronica
Impossible de me rappeler quelle brise m'a déposé sur les pages de Veronica Antico . Mais elle a eu une bonne idée. A priori, bien que jeunette, elle n'en est pas à faire ses premières armes. Fleur de Lys dans la comédie musicale Notre dame de Paris, un premier album via M6 musique (que je n'ai jamais entendu), la belle décide d'un coup de tout plaquer pour écrire ses propres chansons et part aux USA pour se refaire une virginité musicale. Bon, il en faut déjà une sacré paire pour saborder une carrière promise à un avenir radieux. Du coup, chansons en anglais. Et des compos s'éloignant nettement de la variété. Rivages rock atmosphérique (la superbe appocalyptic lullaby), des accents trip hop (Love and evidence), et toujours de l'inventivité, une jolie palette musicale. L'album est à venir mais d'ores et déjà nous pouvons considérer comme acquis qu'elle a choisi le bon chemin..

 

Je me rends compte que je n'ai pas respecté la parité, la balance penche nettement du côté des filles pour le moment, on ne se refait pas. Avec Staranonyme (quel pseudo!) retour vers le côté masculin. Anonyme, il l'est encore, Star ça pourrait s'arranger. Ingénieur du son, auteur compositeur interprète, Monsieur à plusieurs cordes à son arc. Une voix un brin cassé tirant sur un Art Mengo, (Une chanson triste), la capacité à générer un univers personnel en 10 secondes, quelqu'un avec qui il faudra compter à 'avenir.
Staranonyme
Jabber
Changement total de style avec Jabber Jaw. Ils qualifient leur musique de rock groove. Je n'aurais pu trouver meilleure définition. Si vous aimez la musique où la basse se taille la part du lion, où le funk s'accouple avec le rock dans l'optique clairement affichée de vous faire remuer les gambettes, bienvenue chez la mâchoire hurlante. Plutôt que de faire l'achat d'une Wii Fit pour vos séances de remise en forme afin d'être svelte sur les plages, investissez dans l'album Funktionnary Happening, l'effet sera équivalent, à moindre coût, et tout aussi festif. Une machine à funk comme celle ci doit prendre toute sa dimension sur scène, vous trouverez leurs prochaines dates sur leur myspace.

 

Jib's n'est pas l'un des Bee Gees. Ni une marque de dentifrice. Jibs est ACI qui promène son spleen au bout de sa guitare. Très acoustique, une voix fourrée au feeling, le bougre a dans sa musette de ces chansons qui, mine de rien, vous envahissent les tympans. Avec des compos de ce style et cette voix, nulle doute qu'une cohorte de jeunes femmes devraient craquer rapidement et chacun sait que ce sont elles qui font les réputations. Il sera en concert sur Paris le 23 mai, l'occasion rêvée de vous faire votre propre idée.
Jib's

 

Kaluun
Ils sont 4, deux garçons deux filles, mais c'est le seul point commun que vous leur trouverez avec Abba . Kaluun propose une formule à base de trip-hop. J'avais déjà évoqué tout l'intérêt que je leur portais il y a deux ans. Leur tout nouveau single, hot au possible, accompagné de sa video s'intitule I wanna fuck myself, tout un programme. Cet ode à l'onanisme ne doit pas nous laisser croire à une musique centrée sur elle même. La musique de Kaluun, d'influences anglaises à l'évidence à toutes les qualités pour vous séduire. Un Beside you near me par exemple à tout le potentiel nécessaire pour squatter les ondes FM. La voix de Delphine n'est pas pour rien dans l'attrait du groupe, si une Beth Gibbons ou une Skye vous parle, je vous propose un petit Kaluun.

 

In extremis je reçois un mail des Portalis. Leur nouvel album, Vibrations vient juste de sortir. les Portalis, j'en ai parlé et j'en reparlerai. Juste un grand groupe qui rejoindra incessamment sous peu le faux label Sucrepop. Leur nouveau single, My revolution, qui a précédé de peu l'album, est un pur bijou pop/rock. Les compos que je connais d'eux ont toutes ces refrains entêtants, ces orchestrations efficaces auquel le son myspace ne rend pas justice. Ils abordent des styles différents avec toujours cette méchante classe. Evidemment chronique détaillée de l'album à venir.
The

 

Monsieur
La dernière fois que j'ai entendu parler de Lobster, musicalement parlant, c'est au bon temps des Bi fiftitouzes qu'il faut que je remonte, avec leur Rock Lobster d'excellente compagnie. Foin d'orgue et de choucroutes sur la tête ni même d'Athens USA ici, avec ce pseudo, Monsieur Lobster lorgne nettement du côté d'Etienne Daho auquel son timbre de voix fait irrésistiblement penser. Un Daho qui aurait décidé de revisiter les années 80, puisque l'artillerie du parfait petit Jacno période Elli et a été convoqué ici. Une pop électronique flirtant avec le minimalisme, synthés et boite à rythme pour la base commune, de la flûte pour le pas ordinaire, des textes souvent abscons qui ajoutent au caractère ovniesque de ce Miscellanea d'album, bref du surprenant, du non formaté.

 

C'est du New Jersey que m'est arrivé l'album I just can't believe de Billy Band. Une traversée de l'Atlantique pour atterrir sur mon lecteur mp3. Billy Band c'est Bill Knego, qui, après avoir écrit ses chansons s'est mis en quête d'un studio et de musiciens pour leur donner vie.Le résultat est une pop américaine jusqu'au bout des ongles. Un zeste de country, un filet de rock, un soupçon de pop et servez chaud. Au fil des 12 titres, des influences sixties prononcées (cruisin in my automobile), un peu de Dwight Twilley (I just can't believe), du Tom Petty un peu partout (Country girl), bref un agréable moment, Billy a bien fait de casser sa tirelire pour se faire ce beau cadeau.
Billy

 

Nicholson
Second album pour les autoproduits marseillais de Nicholson. Intitulé des Rastas et des punks, dans l'unique but d'emberlificoter les pistes vu que de punk nulle trace et de reggae, hormis le titre éponyme, pas plus. C'est dans la pop qu'officie le duo. Anglo-saxonne de préférence. Donc des orchestrations léchées, popsongs enrobées façons vintage. Des textes ou l'humour est souvent au rendez-vous (Et en plus faudrait que je m'habille comme les Strokes), quelques instrumentaux, et d'autres titres qui peuvent faire penser au Gainsbourg période Melody Nelson (Icones), une musique intemporelle. Manque à l'appel le gros single qui permettrait au plus grand nombre de les découvrir.

 

Quand j'ai trouvé le nouvel album d'Al Green dans ma boite aux lettres, j'étais pour le moins dubitatif. Je n'avais plus rien écouté de lui depuis des années. Alors que sa voix fut l'une des merveilles de la Soul musique, rivalisant avec des pointures tel Otis Redding, mais son virage religieux m'en avait détourné. Retour donc d'un des maîtres de ce style musical. Et dès les premières mesures, il faut se rendre à l'évidence, il n'a rien perdu de sa superbe, pas vieilli d'un iota, un bain de jouvence. Un son qui nous transporte dans les années 70, mitonné par la jeune garde James Poyser et Ahmir Thompson, des duos avec John Legend, Anthony Hamilton ou Corinne Bailey Rae, la grande classe. Si la vraie soul music vous manque, si Curtis Mayfield, l'Otis pré cité, Sam Cooke ou encore Marvin Gaye sont vos disque de chevet, ce Lay it down ne vous décevra pas.
Al

 

Cabrel
Impossible de terminer cette revue musicale sans vous parler du dernier Francis Cabrel, Des roses et des orties. Autant ses derniers albums albums m'avaient déçu, autant celui ci m'a mis sur le cul. L'un de ses tous meilleurs disques et pourtant, il en a déjà un paquet de réussis sous la ceinture. Plus engagé dans les textes, socialement en tout cas, non pas qu'il ne l'ai jamais été mais ici c'est plus prégnant, un son de guitares à tomber, 3 adaptations françaises (Creedence, JJ Cale et , moins réussie à mon goût, Dylan), quelques réelles chanson sublimes (Le chene liège, African tour), le Cabrel 2008 est un grand cru, il tourne en boucle sur ma machine, limite indispensable.

 

Le clip de ce mois ci est un petit bijou de pop signé Barth. Son nouvel album est tous frais sorti de presse, si tout est à la hauteur de ce titre, délicieusement fondant, ce Cuchillo,nom de l'opus, pourrait vite devenir un sacré coup de coeur




Et bien entendu, n'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur un peu du plaisir qu'ils vous donnent.
Rendez-vous le 1er juin pour un retour au rock and roll en compagnie de Malin Plaisir et d'ici là,Sortez Covers !
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Phil
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Sucrepop,

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Avril - The loving - XTC

avril 1, 2008 Temps de lecture: 20 minutes

Sucrepop_concert.jpgNous sommes au printemps, normal donc que Sucrepop célèbre la saison des amours avec un titre adéquat, le titre du projet, Sortez Covers! prenant tout son sens en cette période. Donc, après avoir passé 3 ballades initialement acoustiques à la moulinette, c'est à un morceau 100% pur pop que je me suis attaqué, un peu moins obscur que ces prédécesseurs, j'ai nommé The Loving, d'XTC.
Plus récent, puisque datant de 1989, issu de l'album Oranges & Lemons, et signé Andy Partridge l'un des deux maîtres à penser d'XTC. L'album fait partie de mes indispensables (voir ma CDthèque idéale) et ce titre particulièrement est l'un de ces "aurait du être un tube" et n'en fut pas un, hormis dans mon top perso.
Totem_prod.gif
Pour en faire une version Sucrepop, car pour moi une cover doit éviter d'être une copie servile de l'originale, j'ai donc lancé un appel à contribution. Appel qui c'est révélé en fait être à réalisation.
C'est Philippe Jasmin de Totem production qui s'est chargé de me faire cette fabuleuse version world de The loving. Aidé par un guitariste du nom de Paul-Emmanuel Delaunoy ils ont réussi à eux deux à produire un petit bijou. Pour info Totem production, le son de la tribu, est une association loi 1901 qui a pour but d'aider les artistes à développer leur projet. Amis musiciens, à l'écoute du résultat, pour Sucrepop ou pour les différents artistes présents sur leur site, et vu la gentillesse et le professionnalisme de Philippe, je ne peux que chaudement vous recommander d'aller faire un tour chez eux si l'envie d'enregistrer vous prenait brutalement. Car inventivité, disponibilité et efficacité semblent être les maîtres mots de ces seigneurs. Pour une dose de The loving version Sucre ou version originale, c’est sur cette page que cela ce passe ou chez Totem prod sur la page dédiée Sucrepop
En bonus une reprise acoustuke de Beth titre originellement de Kiss
Une bonne nouvelle n'arrivant jamais seule, comme l'année dernière, vous pourrez retrouver Sucrepop and Friends en concert au Studio Raspail le 19 avril à 19h45, 216Bb Raspail à Paris. Au programme, des covers et des sucreries et du ukulele bien sur. Le flyer est dispo ici . Par ailleurs, signalé pas plus tard qu'hier par Myriam, sur Dailymotion un montage de manga ou un titre de Sucrepop, Sugarpop Girl sert de bande son.

Disque.jpg Les victimes de mes chroniques de ce mois ci sont The Wantones featuring Jp Nataf, Out of focus pour l'album Aux yeux du monde, les australiens de Midnight Juggernauts, le folk urbain d'Alexandre Kinn, Face à face d'Edenmix (dont vous pouvez voir la video en bas de cette news), l'ex Starcadémicien Mathieu Johann à qui le bonheur fait mal, Le Beach Boys irlandais My Brother Woody et pour terminer le compte rendu du concert d'Arnaud Simon au Zèbre de Belleville.
Quelques artistes ont eu l'excellente idée de répondre à mes sollicitations de surfer invétéré ou m'ont contacté pour paraitre en ces pages. Pour notre plus grand plaisir découvrez ce mois ci avec moi:

 

 

Cam on. Alors bien sur, j'aurais pu mettre en photo le jolie minois de la chanteuse, Gaelle Buswell, mais c'aurait été réduire à un visage ce groupe de blues ou les guitares comptent pour beaucoup. Cam on signifie merci en vietnamien, origine des deux fondateurs du groupe. Mais d'Asie ici, point. Des guitares très années 70 (l'intro de 6 strings down me fait irrésistiblement penser à Jonn Lennon), une musique inspirée du blues rock, la voix somptueuse de Gaelle là-dessus, on tient du lourd. Pour les nostalgiques de cette période, si les noms de Bad Company et Paul Rodgers vous disent quelque chose, faite moi confiance, vous ne saurez pas déçu. Un album semble être sur les rails, nous en reparlerons
Cam

 

Les
Rencontrés sur un forum Status Quo, les Chics Types en sont (des chics types). Leur musique, la pochette, le titre même de l'album, Une belle journée, respirent cette évidence. Les chics types sont 3 potes qui font des chansons. Des chroniques du quotidien, dans des styles variés, du bluesy Faut pas Zoomer qui vire au gospel au swinguant le chanteur de jazz, même si, globalement le fond est plutôt pop légèrement teinté de rock. Toute leur ambition est résumée dans la chanson qui porte le nom du groupe: Même si le monde on va pas l'refaire, on peut essayer de lui donner un peu d'air. Ils font sérieusement des chansons pas sérieuses, que demande le peuple.

 

Mon intérêt prononcé pour la musique made in Brasil commence à être connu des habitués de Sucrepop. Donc quand une française de naissance, brésilienne d'adoption, vient agréablement chatouiller mes tympans, je m'arrête et j'écoute. Valerie Louzia a du soleil dans la voix et du swing dans les gènes. En compagnie d'Arnaud Gauthier elle a concocté un album nommé Brazil confidential. De Brésil, indéniablement, il est question. Des compos toutes chantées en portugais, plus Samba que Bossa, plus funk/jazz que pop, dotées d'orchestrations cossues, ou la voix de Valerie se prélasse avec délectation. C'est dansant, festif, reste à transformer le confidential en succès qui le soit moins.
Louzia-Album.jpg
Berry
Bon, Vous je ne sais pas mais moi, Berry ca m'évoque d'abord Chuck, puis Claude ou Richard, éventuellement Miss quand vient la nuit . Il va falloir ajouter une entrée à notre annuaire. Berry c'est également une chanteuse, dont le 1er album, Mademoiselle arrive sur nos platines. Pour vous situer rapidement, ce chouette disque est soit le 3eme album de Carla Bruni (même timbre légèrement voilé) soit le second de Rose (même orchestrations habillant subtilement) ou simplement un disque enfin réussi de Françoise Hardy. Dès l'intro de cordes de Mademoiselle, on sait tenir là le gros lot. Le bonheur ou Demain confirment, les textes sont bien vus, bref, toutes les chances de faire un carton.
Anthony Dubas est fâché. Définitivement. Contre un tas de trucs, la société en général et en particulier. Et il le fait savoir. A l'image de la pochette de l'album, il rentre dans le lard. Et pour ce faire, il a choisi le rock. Le dur, qui cogne et qui sent la sueur. Un titre comme Rage, ponctué de et j't'emmerde défini l'univers du groupe. Mais le tout est plus subtil qu'il n'y parait. Si un Trust est à l'évidence une influence majeure, Anthony Dubas n'oublie pas de conserver un côté accessible. Une vraie voix, des compos qui tirent sur le hard à la Deep Purple plutôt qu'un mur de guitares sur des hurlements punk rock, des textes en prise directe avec le quotidien, bref pas simplement un déversement de révolte mais une réflexion. Ca cogne plus que cela ne griffe, d'accord, c'est un style de bonbon rarement à la une sur Sucrepop mais qui pourtant dégage bien les bronches et qu'il serait dommage de ne pas avaler.
Anthony
Buz-Nawak.jpg
Il y avait Buzz l'éclair, il faudra dorénavant compter avec Buz Nawak. Aussi français que son nom ne l'indique pas, le Stéphane qui se dissimule sous ce pseudo est également, auteur pour le compte d'un certain Laurent Dutrey bien connu des services de Pop lisse. Ambiance pop donc, ou la guitare se taille la part belle. Un son en solo qui me scotche à tous les coups (Ecoutez ta main droite dans la mienne). Une voix voilée qui promet, s'il se décide à se lancer en solo, un buzz certain est prévisible autour de ce Nawak.
Nawo et moi, c'est l'histoire de deux personnes qui se ratent. Passant en 1ère partie d'Arnaud Simon, je suis allé écouter son myspace. Un univers attachant, très épuré mais riche à la fois, la voix en fil conducteur, des touches acoustiques de ci delà. J'aime bien, le lui dit, lui propose d'en parler ici même avant les concerts. Je reçois le mp3 après la parution de ma news du 1er mars. Il passe au Zèbre les 26 et 27 mars, c'est le 25 que je m'y rends. N'empêche que le bougre à du talent, et que je vous invite à lui prêter une oreille attentive.
nawo.jpg
france
Ca commence comme un titre country, la steel guitare la voix, un peu rauque, France Flory et son Boléro rafle la mise. Faire les poche, tirant sur le blues achève de convaincre que la demoiselle n'a pas qu'une plastique irréprochable. Visiblement tombée dans une marmite de potion made in Nashville, la belle France n'a que le prénom de ce côté de l'Atlantique, la voix, sinon le coeur, semblent préférer l'oncle Sam au petit Nicolas. Un petit côté Veronique Rivière parfois, du au timbre plutôt grave de la voix, pour mon plus grand plaisir. Peu nombreuses à officier dans ce style en langue française, se faire une place au soleil ne devrait pas être impossible.
La première chose qui frappe en écoutant Sofaï c'est son timbre de voix qui lui donne un cachet et une personnalité immédiatement identifiable, si important dans ce métier. Une voix un peu cabossée, vivante, une sorte de Charlélie Couture au féminin. Les compos oscillent entre pop (le tubesque les coups), reggae (Le très bon Ici ou ailleurs, la mariée) ou plus folk (J'attends). L'album est en cours et prévu courant juin. Si les fées qui se ont penchées sur son berceau veulent bien se remettre au boulot pour sa promo, nous devrions reparler d'elle prochainement.
sofai
raphael.jpg
On ne présente plus Raphael. L'extraordinaire engouement autour de son précédent album m'avait laissé dubitatif, moi qui n'avait pas plus accroché que cela. Je sais que la terre est plate est son 4eme album. Et il est, contre toute attente, en tout cas pour moi, largement supérieur à Caravane. Déjà, des musiciens d'exception tel Carlos Alomar (Bowie), ou un producteur mythique, Tony Visconti sont à l'affiche. Ensuite des compos, plus variées, même si le thème du voyage semble récurent. Le registre vocal reste toujours aussi limité, dans la bonne tradition des chanteurs français, mais colle bien aux chansons. Bref une heureuse surprise.
C'est, une fois n'est pas coutume, le nom du groupe qui m'a donné envie de les écouter. June et Jim, le clin d'oeil à François Truffaut, l'idée d'un duo avec une femme au chant, ma combinaison pop préférée. Il s'avère que, si June est prédominante au chant, Jim s'y colle également, renforçant ainsi le côté duo. Des références littéraires, un certain classicisme issu d'une chanson française type Juliette Greco, même si l'Espagne est leur berceau, laisserait à penser que l'intellect pourrait prendre le pas sur l'émotion. Mais au final, le charme opère et June et Jim vous attirent dans leurs filets.
June_et_Jim.jpg
tom
Je ne connaissais rien de Tom Baxter avant de recevoir son album, Skybound et avant d'être littéralement scotché par le titre Better qui en est issu (doté d'un beau clip qui plus est). Une de ces ballades acoustiques à vous coller des frissons et qui vous incite à déclarer votre flamme à votre bien aimé(e). Le disque entier est gorgé de ce type de chansons, entre folk et soul. Miracle est du même métal et devrait faire les beaux jours de la FM, une explosion à la James Blunt n'aurait rien d'étonnant, et si son 1er album semble ne pas avoir réussi à capter l'attention des médias, celui ci à de quoi les hypnotiser.

La video de ce mois ci est d'Edenmix . Une écriture pleine de finesse, une mélodie efficace au parfum de "tube", un duo vocal qui met en valeur chacun des membres du groupe, un texte Gainsbourien subtilement hot, que voulez vous de plus. Tabacomanie à tout pour faire un tabac, manque simplement un petit coup de pouce de la fée media. Et ce n'est surement pas moi qui ne croit pas au contes de fées.




Et bien entendu, n'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur un peu du plaisir qu'ils vous donnent.
Rendez-vous le 1er mai pour la suite de cette saison des amours - ou le 19 avril pour les plus courageux - et d'ici là,Sortez Covers !
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Mars - Taï Phong - Last chance

mars 1, 2008 Temps de lecture: 23 minutes


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).

Par ailleurs, tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd

.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée.Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons


En ce mois de mars j’ai décidé de me faire crooner.
Le projet Sortez Covers continue, après Dick Wagner et Status Quo, c’est vers un groupe français, Taï phong, que je me suis dirigé.D’eux, improprement nommés le groupe de Jean-Jacques Goldman alors qu’il a rejoint le groupe en route, hormis Sister Jane, passée à la postérité, pas grand-chose ne reste. Pourtant, en ce milieu des années 70, ou la musique dites progressive prenait ces marques, ils n’étaient pas nombreux les groupes français de cette qualité. Extrait de leur second, excellent et oublié, album, Windows (Bill Gates n’y avait pas encore pensé) Last chance est une ballade acoustique superbe que j’ai décidé d’exhumer.
Je suis plus qu’aidé dans cette lourde tâche par Corriya qui m’a concocté une orchestration aux petits oignons dont elle a le secret. Un arrangement éloigné du dépouillement original, claviers et chœurs en lieu et place de la guitare acoustique initiale un régal à chanter. C’est sur cette page que vous pourrez entendre les deux versions.

Corriya et moi avons, entre autres points communs, de l’admiration pour Henri Salvador. Elle lui avait dédié sur son dernier disque, Tout simplement, un titre appelé Hommage à Henri Salvador, que l’actualité a tristement mis à la une. Et donc, tant pour l’artiste qui nous a quitté que pour vous faire mieux connaître le travail de Corriya, je place cette chanson dans le SucrePod de ce mois ci.
Et comme, parallèlement à ma reprise mensuelle, je continue à jouer à droite et à gauche vous trouverez ce mois ci une reprise made in Sucrepop de Golden Slumbers des Beatles avec Nathalie au chant, et une version au ukulele par votre serviteur de Delilah des Plain White T’s.

Mais abandonnons les chansons revisitées pour écouter un peu ce qui se passe chez mes camarades de jeu.

Logo Sucrepop

Tout d’abord quelques chroniques,avec ce mois ci un titre par titre consacré à Swan Dive et leur album Until, un petit tour chez Rodolphe Burger et son récent No sport, un bref compte rendu d’un concert commun d’Edenmix et Marijane, un coup de projo sur la compil 15 titres d’autoproduits,téléchargeable gratuitement s’il vous plait, de Lyberty, une autre compil, ou quelques pointures, type Jeanne Cherhal et autre Adrienne Pauly se la jouent reprises également,mais pour du Claude François, 30 ans obligent, et les récentes parutions de Celle que je suis de S’mile et sur les traces de Candy Lai de Bristol.
Place maintenant a quelques talentueux artistes qui ont eu,soit l’amabilité de répondre à mes sollicitations soit l’excellente initiative de m’avoir contacté pour paraître en ces pages.

Pluspop, pas possible. Les Spyfox, qui comme leur nom ou leur musique ne l’indiquent pas sont français, ont visiblement beaucoup écouté l’école anglo-saxonne. Ils en ont assimilé les grands lignes et vous en proposent leurs visions Orchestrations à tiroir, surprises rythmiques, une large palette d’instruments divers, une voix de tête portant le tout, bref une capacité à étonner età maintenir l’attention jamais prise en défaut. Rafraîchissant et surprenant.

Spyfox
Nicholas Alan

Nicholas Alan qualifie sa pop d’acoustique. Il en oublie de dire le talent qui va avec. C’est lumineux, comme une ballade en amoureux main dans la main avec sa chère et tendre. Un timbre de voix à l’aise dans les aigus, avec des accents de John Mayer pour les connaisseurs. Nicholas Allan me fait penser, par la douceur et la tendresse qui se dégage de ses morceaux à un Dennis Wilson. La connection avec les Beach Boys me parait évidente, même si le côté harmonies vocales n’est pas autant mis en exergue ici

Mooli est un duo, Clea Llewellyn et Ben Copland. Comme de coutume, madame au chant, monsieur au synthé et à la production, les deux co-signent la plupart des titres. Une superbe voix, évidement, sinon elle ne serait pas dans ces pages est la première chose qui saute aux oreilles chez Mooli.De ces voix pleines de soul, si rares en francophonie. Outre Manche, ils sont comparés à Massive Attack, et un avenir radieux leur est promis. A en juger par les titres de l’album à venir,Concubine, en écoute sur leur myspace, ces prédictions ont de bonnes chances de se réaliser.

Mooli
My brother woody

Toujours pop mais dans un style plus rentre dedans. C’est d’Irlande que nous vient My brother Woody. Un concentré de Beach boys, encore,matinée de Big Star. C’est fun, plus que ça, c’est classe. Je ne connais pas l’album en entier, mais ce qu’offre son myspace est du100% pur sucre. Les plages irlandaises semblent pouvoir rivaliser avec les californiennes, et pour unpremier album, il a placé la barre assez haut. Fans de Brian, Denis, Carl et les autres, faites un saut chez frère Woody.

Direction Malmeu, Suède. Pour yrencontrer le groupe Steso songs. En fait une jeune femme, Korro, auteur compositeur chanteuse. Du piano, des vocaux, une pop parfois enjouée (The worse), parfois mélancolique (This is for you girls). Un côté Kate Bush blonde, Suède oblige, pour la voix,ses comptines pop sont entêtantes, elle n’a pas de label pour le moment mais pas de raison que ça ne se décante pas, elle a le petit truc en plus.

Steso
Tiger Lou

Toujours la Suèdeavec Tiger Lou. Je suis tombé sur ce groupe parhasard, en recherchant des infos sur Steso songs. C’est à une pop plus tonique, aux accents rock prononcés que nous convieson maître d’œuvre Rasmus Kellerman. Sombre souvent, on ne peut pas dire que leur musique respire la joie de vivre mais c’est efficace et vaut le détour.

Son nouvel albumest en cours d’enregistrement. Ce sera le 3ème sous son nom, et vu les deux premiers, ça devrait faire mal. Comme qui plus est la moitié créatrice de Malin Plaisir participe à l’aventure, nul doute que Laurent Dutrey signe une fois de plus un recueil de perles pop. Un nouveau morceau est un écoute sur son myspace,les villes sous la mer, plus rock que ce à quoi il nous avait accoutumé. A suivre donc avec attention.

Laurent Dutrey
Emmanuel Travier

Nous restons en France avec le tout nouveau single d’Emmanuel Travier, Fier. Avec Bertrand Louis en guest star. Fier prépare le terrain pour la sortie de l’abum prévu à l’automne, et aborde franchement le sujet de l’euthanasie. Une ballade mid tempo efficace qui présage d’un album intéressant. Je connais peu l’univers du bonhomme mais il y a là de quoi vouloir en savoir plus.

Poxfil est un mystère. Je suis tombé sur ce groupe via Jamendo, évidement attiré par la pochette (quand je dis l’importance de celle-ci). Des morceaux dub, des morceaux avec une chanteuse à coller la fièvre, le site web à carrément l’air d’être celui d’un autre groupe, bref mystère sur toute la ligne. N’empêche que le disque Who’s on my sofa ? (moi aussi je voudrais bien le savoir) est sacrément bien foutu.

Poxfil
Olivier Gann

Olivier Gann aurait plusieurs albums sous la ceinture. Je suis passé au travers de sa précédente carrière, mais je me rattrape maintenant. Catégorie chanson française,sous rubrique Chedid, Souchon, Chatel et consort, bref du lourd. Son prochain album, A l’ouest semble être à la hauteur de ses glorieux aînés. Les textes sont biens vus, la voix est aussi chaude qu’on peut le souhaiter, et les chansons ont ce petit goût de revenez-y qui fait les disques de chevet. J’y reviendrais sûrement plus en détails à la sortie de l’album

Retoura une pop coupée au folk. Ou le contraire. Andrew Scott, guitare à la main, balance ses popsongs comme autant de bulles de champagne. Ca pétille, ça tourne un peu latête, et parfois rend un peu triste. Il a déjà un poignée d’albums sous la ceinture, et les différents titres accessibles sur son site démontrent une belle palette. Du quasi Eagles Cut the wire au pop American Thing en passant par le mélancolique GravelRoad Requiem,du beau travail de songwriter.

Scott Andrew
Pajaro Sunrise
Ils sont deux, Pepe et Yuri, ils sont espagnols et forme le groupe Pajaro Sunrise. Pour vous les situer, si Cat Stevens vous manque, ils feront un substitut honorable. Sans jamais atteindre l'excellence des meilleurs morceaux du maître, ils prouvent avec ce premier album qu'il faut compter avec eux. C'est folk, évidemment,c'est lumineux comme un matin de printemps, doux et tendre, bref ça fait du bien.
Je connais mal la discographie de Pierpoljak. Mais à chaque fois qu'un titre se glisse inopinement dans mes conduits auditifs, c'est toujours avec plaisir que j'écoute. Je ne suis pas plus branché reggaeque ça, mais un peu comme le dernier Bernard Lavilliers, son nouvel album, Je blesserai personne à un charme addictif. Quelques incursions sonores en terre d'Afrique, dont je ne saurais dire s'il est coutumier du fait,apportent une touche supplémentaire à sa palette world.
Pierpoljak je blesserai personne
Arthur Yoria - handshakes smiles
J’aidéjà évoqué dans ses pages le sieur Arthur Yoria. 3ème album du bonhomme, nommé Handshake smiles, et il est dans la droite ligne des précédents, une power pop adoucie. entre ballade comme ce Shouldbe qui ouvre le disque, le titre bluesy qui donne son nom au disque ou le très pop Love song in G. Si cela reste un bon disque, je le placerais néanmoins un peu en dessous de I'll be there awake, son premier et cultissime album. dispo sur Magnatune
Parmi la pléthore d'albums qui sont passés à la trappe de la postérité , en voici un que peu d'entre vous doivent connaître. J'avais acheté ce vinyl à sa sortie en 83 sur la foi je suppose d'un article dans Rock and Folk ou Best. les Inmates en backing band, le ChristopheJ en question produit un album pop avec quelques gemmes type Nathalie Weeps ou Wall of Kampa. Faute de platine vynil je n'ai pas du ré-écouter ce disque depuis 15 ans. Tombé par hasard dessus sur le net via le site eternally yours. Ca n'a pas si bien vieilli que cela, principalement à cause du son mais, appellez ça mon syndrome madeleine de Proust, j'ai été content de le réentendre, je vous en fais donc profiter aussi.
Christophe J wall of Kampa son of waterloo

 

DC Cardwell

Et pour clôturer cette sélection printanière, un irlandais qui a migré en Australie, DC Cardwell. Un son de guitares très sixties,un sens mélodique largement au dessus de la mêlée. Leclin d’œil à notre ami à tous sur Myspace, Tom, devrait vous convaincre d’aller en découvrir plus sur lui.

Côté video, pas d'hésitation c'est sur les irlandais de Pugwash que se porte mon choix. leur nouvel abum semble encore plus réussi que ces précédents, le single take me away, avec ses lignes de basse très paperbackwriter, son refrain catchy en diable devrait convaincre les plus réfractaires à la pop. Ils avaient dernièrement mis en ligne une reprise d'un morceau des Iddle Race (Jeff Lynne) on with the show qui me réconcilierait presque avec ce group pré Electric Light Orchestra.C'est du garanti excellent, ne passez pas à côté.



N'oubliez pas d'aller remercier les artistes présents sur ces pages que vous aurez apprécié. Achat de disques/mp3, concerts ou simple message, rendez leur
un peu du plaisir qu'ils vous auront donnés.
Rendez-vous le 1er avril, le printemps venu, sans poisson mais avec un nouveau titre rempli d'amour, d'ici là,Sortez Covers !

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Phil
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Février - Everything - Status Quo

janvier 30, 2008 Temps de lecture: 18 minutes


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon SucrePod, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).

Par ailleurs,Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd

.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

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Sucrepop
Pas de titre collaboratif ce mois ci, c'est du Sucrepop 100% pur sucre que je vous propose. Mais dès le mois prochain, reprises du participatif avec quelques jolies surprises à la clef.
Laissez moi seul aux commandes et c'est bossa garantie . L'année Sortez Covers se poursuivant, C'est du côté de Status Quo, groupe fétiche pour moi s'il en est, que je me suis dirigé.
Du Status Quo en bossa, le mélange parait pour le moins contre nature. Je n'ai pas opté pour un boogie des familles dont ils sont les ambassadeurs, mais pour un de leurs très anciens titres (1970) une ballade mélancolique nommée Everything extraite de l'album Ma Kelly's greasy spoon.
Le résultat de cet improbable croisement est disponible sur cette page.

Si le chant m'incombe désormais, je n'en ai pas pour autant abandonné les échanges avec mes Sugarpop Girls. Une autre reprise est donc disponible depuis quelques jours, This never happened before originellement de Sir Paul Mc Cartney sur l'album Chaos and Creation in the Backyard. Sylvie et moi même, tous les deux fondus du bassiste, avons choisi quelques titres que nous aimions, croisés nos listes, et voici le 1er titre d'une, j'espère, longue série.

vynil.jpgLes chroniques disques et spectacles de ce mois ci concernent Vincent Delerm pour son live, le groupe Shine pour la parution de leur premier album, The common Station, David Keler pour son disque Fenêtre ouverte, Lizz Wright pour The Orchard. Un combiné chronique d'albums et concerts pour Phil Pace, Colorblind et Arther. Côté discographie complète, ce sont les Sinceros qui sont à l'honneur ce mois ici. Un extrait de chacun de ses album se retrouve bien entendu sur le SucrePOD.

Ce même SucrePOD est complété par mon habituelle sélection glanée sur le web de groupes/artistes qui valent le détour et qui vous sont accessibles de cette page d'un clic de souris.
Alors en voiture pour la sélection de ce mois de février.

Joss Stone n'a rien d'une autoproduite, et je ne connaissais rien d'elle avant de tomber sur cette fantastique reprise de God Only Knows des Beach Boys. Ce que j'ai écouté ensuite de son dernier album ne m'a pas convaincu, trop djeun's pour moi, mais rien que pour cette version chair de poule, merci.
Joss_Stone
Swan
Le mois dernier, le clip du mois était d'eux. Et je regrettais que leur album ne soit pas dispo. Et hop, tournicoti tournicoton, je l'ai trouvé sur la plateforme Fnac. Pour 9.99 euros, vous obtenez un album indispensable, bossa mélancolique, ambiance sixties, Les Swan Dive réussissent une fois de plus un disque de chevet. Laissez tomber ce que vous écoutez, foncez acheter, c'est du bonheur en barre. Chronique détaillée à suivre, of course. Molly, Bill, I love you !


Ce groupe à tout juste un an d'existence et ça ne s'entend pas. Sandra, Florent, Philippe et Gilles proposent une musique pop rock élaborée et simple à la fois. Franchement, pas souvent que des titres du niveau de Leave the ground ou I can never stop with my baby tourne sur mon mp3. The Portalis devraient rapidement faire parler d'eux. Leur album est dans les starting block, gardez les oreilles ouvertes, le printemps sera Portalis.
The


Eric
Eric Ginhac est un acharné, de ceux qui ne lâche pas l'affaire. Un album enregistré en 1997, bloqué pour des problèmes contractuels qui ressort 10 ans plus tard. Il aurait été dommage de le laisser dans les tiroirs. Une belle écriture plutôt littéraire, classique, une voix très "mâle", des chansons histoires, ne laissez pas ce chien seul, titre de son album à l'abandon.


De tant à autres Jan Felipe Beer se rappelle à mon bon souvenir. Habituellement ses chansons sont en portugais, Bresil oblige, pour changer la petite dernière est en français, toujours avec le même talent, un parfum nostalgique, mélancolique entoure toujours sa musique, la fameuse saudade ?
janfelipebeer.jpg
NeilCegwen.jpg
Vous savez maintenant combien je suis sensible aux voix, féminines de préférence. Dès les premières mesures de la musique de Neil Cecgwen je savais que je n'y couperais pas. Neil Cecgwen ce sont deux personnes Lionel Bansept et Cecile Marpeau qui collaborent sur ce projet commun. Influences celtiques évidente, une touche de classique, une voix à pleurer, des ambiances superbes, difficile de ne pas tomber sous le charme de leur musique.


Métamorph’Oz sera le titre du 1ère album d’Eva Garciaprévu pour mai 2008. La demoiselle prend un malin plaisir à mélanger les genres et les langues. Français, anglais espagnol, soul, rock, classique et une p... de voix, si la mayonnaise prend, et les titres sur son myspace permettent de n'en point douter, cela pourrait bien être détonnant.
eva


les
Revendiquant une identité chanson française, ratissant de Brassens à Thiéfaine, comprendre que les textes ne sont pas là que pour faire jolis, les Mâles heureux distillent des titres acoustiques légèrement électrisés et percussionnés. Par la fenêtre est le nom de leur disque et s''ils sont heureux, leur ambition est que vous le soyez aussi.


Sur une mailing lsite que je fréquente passe un mail indiquant que Jim Morrison est vivant ! et un lien vers le groupe Nova Art Tone. Je me dis beau teasing, et je vais écouter. Bon indéniablement Impulse, l'un des titres en écoute fait irrésistiblement penser aux Doors. Pas en pâle copie, non, comme un original qu'on aurait retrouvé. Puissance, violence, impressionnant. Du coup, je m'écoute le reste. Just a crossing, dans un style incantatoire à les mêmes racines, chute de LA Woman, Walk, plus electronique prouve qu'ils ne sont pas de simples clones et feet stuck under the send se dégage un peu de cette encombrante filiation. Si leur performance scénique est à l'aune de ce que ces maquettes présentent, ça va faire très mal, on reparlera nécessairement d'eux ou, à tout le moins du chanteur.
nova


petitraisin.jpg
Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de musique mais de photos dont il va être question. L'ami Pierre, qu'il m'est arrivé de citer dans ses pages pour sa contribution à la découverte de musiciens inconnus, est entre autres vies, photographe, videaste, et surtout plein de talent et de ressources. Après moultes tergiversations, son site est enfin en ligne, tout beau tout neuf, ça sent la peinture et donc, si après vous être gavé les oreilles sur Sucrepop, une pause visuelle vous parait nécessaire, pas de meilleur endroit qu'une ballade sur petit raisin. C'est frais, c'est tendre, si ma musique était photographiable elle ressemblerait à ça


Chronique express du dernier Bernard Lavilliers Un samedi soir à Beyrouth. Ses albums sont généralement inspirés par les différents lieux ou il traine ses guêtres. Parfum d'amérique du Sud sur le précédent, très reggae sur celui ci.Son idée était de réaliser un croisement entre Kingston et Memphis. Sur ses dernières productions, nous étions rarement déçus, rarement surpris. Samedi soir à Beyrouth n'échappe pas à cette règle immuable. Un son monstrueux, un groove tranquille permanent, musicalement une franche réussite, un album qui fait plaisir à découvrir, côté textes il reste égal à lui même, rarement creux, un poil verbeux, Lavilliers fait du Lavilliers, personne ne le faisant mieux que lui, pourquoi se gêner. Bref un bon moment à passer en sa compagnie et un album attachant.
bernard


Frederic
Pour clôturer cette sélection, le nouveau Frederic Lerner Ca passe ou ca casse. Je me rappelle avoir vraiment aimé un titre il y a plusieurs années. C'est donc avec un a priori favorable que j'abordais son écoute. en résumé, ça ne passe pas, ça casse. Il a définitivement trop écouté Jean Jacques Goldman, jusqu'à en prendre ses tics vocaux. Les titres sont bien réalisés, sans jamais atteindre les sommets du patron, mais l'ombre du géant écrase totalement toute sa personnalité. Goldman étant retiré, il pourrait éventuellement faire office de succédané, mais nous ne sommes pas en manque à ce point là, il y a tant d'autres talents.



Allez, deux clips ce mois ci à mettre en avant. Shrink, qui avait pris contact avec moi à l'occasion du lancement de When I'm sixty four sort son nouvel album, Jam sessions. Leur clip I say Hey est rock and roll en diable, plein d'humour et le type même de morceau qui met la banane pour la journée, la prescription du docteur Phil, à regarder matin midi et soir.



Dans un style a des années lumières, le 1er clip de Lizzy Ling. Sensuel, féminin, ce tigre dans un bungalow méritait un peu d'attention.



Notre prochain rendez-vous verra la fin de l'hiver approcher. Je ne sais pas encore quel sera le titre qui sera en une, mais simplement qu'il vous amènera tout doucement vers le printemps. Et en parlant de printemps, Arnaud Simon sera en concert les 25-26-27 mars au Zèbre de Belleville à Paris. S'il y a un concert à ne pas rater, c'est bien l'un de ceux là, réservez, il n'y en aura pas pour tout le monde !

Arnaud--Banniere-Concert.jpg



à suivre ...

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Janvier - Linda - Dick Wagner - The Frost

décembre 31, 2007 Temps de lecture: 20 minutes


Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur monRadioblog,ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).

Par ailleurs,Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contratCreative Commons by-nc-nd

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Voeux sonores made in Sucrepop



BeatlesChristmas.gif
En Sucrepopie, la limitation étant à 110, fin des compositions, comme indiqué le mois dernier, place aux reprises. Du Bowie de Pin ups au Laurent Voulzy de la 7ème vague en passant, entre autres, par John Lennon, Bruce Sprinsteen ou Beautiful South, ils sont nombreux ceux qui ont décidé de rendre hommage à leurs influences. C'est donc mon tour.Et c'est clairement l'option Pin ups qui me guide c'est à dire exhumer des chansons peu connues plutôt que de reprendre ce qui serait l'évidence pour moi, Beatles, Electric Light Orchestra et autres Michel Berger. Donc après m'être caché derrière des interprètes durant toutes ces années, je me découvre tout en me dissimulant,devenant l'interprète de chansons que je ne signe pas. Comme je souhaitais néanmoins conserver l'esprit collaboratif de Sucrepop, je vais tenter de faire appel à des orchestrateurs extérieurs pour faire le lit ou coucher ma voix. Certains ont déjà répondu présent, mais il reste des titres orphelins, si le cœur vous en dit, pour plus de précisions, suffit de demander ...

Fernand PenaPour ouvrir la série, C'est Fernand Pena qui s'y colle. Son site vous en dira plus et mieux sur lui que je ne saurais le faire, vous y trouverez ses musiques, les courts métrages de sa compagne, bref tout un univers artistique ou plutôt une démarche artistique intègre représentative de ce qu'est le personnage, cœur d'or au demeurant. Le 1er titre que j'ai choisi, revisité par ses soins est extrait d'un album nommé Rock and Roll music, datant de 1969 par le groupe Frost, ou l'on trouve Dick Wagner qui s'illustra de belle façon ensuite avec Alice Cooper, Lou Reed ou Peter Gabriel. Linda, chanson que j'ai toujours adoré, est peu représentative du brûlot électrique blues du reste de l'album. Un indéniable côté McCartney se dégage de l'originale, la version que Fernand et moi même en proposons est moins acoustique, vous pourrez juger sur pièce, puisque les deux sont disponibles sur cette page.

Moultes chroniques ce mois ci, spectacle avec Beatles Story ,magazine avec la sortie du 1er numéro de VoxPop et disques évidement avec Amicalement Blues d'HubertFelix Thiéfaine et Paul Personne, le décevant L'invitationd'Etienne Daho, Jeunesse se passe de Benoît Doremus, Gratte moi la pucede Thomas Fersen, Le temps de dire ouf de Staël, l'album commun de Lunabee et Swan et Coco pour Great and awful . Un extrait de chacun de ses album se retrouve bien entendu sur le SucrePOD.Et enfin, une nouvelle discographie commentée, celle de Bijou

Ce même SucrePODest complété par mon habituelle sélection glanée sur le web de groupes/artistes qui valent le détour et qui vous sont accessibles de cette page d'un clic de souris. Elle ne démarre pas trop bien cette année 2008 ?

.Lyberty.orga eu l'excellente idée en cette fin d'année de proposer à des groupes autoproduits de faire partie d'une compilation, moyen idéal pour promouvoir et le site et les artistes, même si, clairement, ce sont les seconds qui fournisse le gros du boulot. Près de 200 groupes (dont Sucrepop) ont postulé. 15 retenus ( et non, pas Sucrepop) par un jury. L'inconvénient des compils, c'est qu'elles manquent souvent d'unité,d'homogénéité, regroupant des musiciens dont les univers n'ont rien de commun hormis leur présence sur un même objet.
Celle là n'échappe pas à la règle, mais le bon y est largement supérieure au médiocre, laissez vous donc tenter et cliquez sur celien pour aller télécharger votre dernier cadeau deNoël.
Compil Lyberty.org
Elliot 1er
Comme quoi bon sang ne saurait mentir. J'avais parlé ici même en terme élogieux d'un groupe, Story about the clown,groupe défunt aujourd'hui. Surfant à mon habitude sur le net pour y dénicher les perles à vous faire découvrir, j'ai contacté unElliot 1erdont le titre Nirvana avait immédiatement fait tilt chez moi. Contact pris pour diffusion, comme d'hab, et il se trouve que L'Elliot en question est issu de Story et que, dans un style tout à fait différent,il est tout aussi bon. Il s'autoproclame le Michel Berger érotique. S'il est un peu tôt pour être certain de cette assertion, La pose ou String confirment qu'il va falloir compter avec lui.
J'ai pris contact avec Daniel Prendiville, Irlande, pour mettre la main sur une reprise à la Beach Boys d'un titre d'XTC qu'il avait faite il y a plusieurs années. Il m'a répondu et me l'a gentillement envoyé, et j'ai pu ainsi également écouter sa propre musique. Pop aussi , il va de soi, quoique plus accessible que celle d'XTC. Son label, Reincheque oeuvre et milite pour la musique indépendante.
Daniel Prendiville
From day to day
Propulsons nous dans le nord, Lille pour être exact avec FromDay to Dayqui comme son nom ne l'indique pas est en réalité un one man band.Enregistré également version cheap, ses titres n'en comportent pour autant pas moins d'émotions. Un folk inspiré, chanté en anglais, et même réduites au stricte minimum, les chansons touchent, il y a en germe ici des qualités rares, écoutez les compos de son myspace vous m'en direz des nouvelles..
C'està Bordeaux que nous accueillent les deux membres de Poisson lunepour une potion electro. Alliance d'un musicien et d'une romancière,les titres sont en français ou en anglais, soit couplant les deux langages. L'electro présenté ici se teinte parfois d'une couleur rock (waiting for what), ou limite funk (Pink me up), qui doit permettre à Poisson lune de se démarquer sur scène.
Stanislas - L'équilibre instable
Il n'est pas autoproduit. Mais comme ces pages sont exclusivement réservés aux artistes remarquables par leur talent, pas de raison qu'elles lui soient fermées. Stanislasest l'auteur d'un premier album nommé L'équilibre instable. A la première écoute, on se dit que le bonhomme a un peu trop écouté Obispo et Calogero. Et renseignements pris il se trouve qu'il est arrangeur des cordes des sus nommés, car il est doté d'une formation classique au point d'être chef d'orchestre, excusez du peu. Des cordes donc, sur son album, ça ne manque pas. Orchestrations ourlées, mélodies attachantes,la production manque un peu de rugosité, trop proche de Pomme C à mon gout, mais le mec est à l'évidence doué, et si, comme à moi, ce style vous convient,on tient là une pointure, pas de déception possible.

CocoShell est de cette sorte de coquillage dont vous faites une conque. Des styles disparates, entre electro et pop, variété et rythmes plus latins suivant l'inspiration. Si je n'accroche pas à tout, lorsque sa voix reste dans les graves, il s'en dégage un réel charme
Coco Shell
Peter Jones
Les premières écoutes font penser à Chris de Burgh pour le timbre de voix. Originaire de Liverpool, Peter Jonesest un musicien ambulant, il joue dans les rues de Copenhague son folk matiné de pop. Un fonctionnement un peu marginal qui ajoute encore à l'intêret que ses chansons génèrent d'elles mêmes. Même sans grosse production, on se laisse vite gagner par cette voix, ce rythme nonchalant, ces ballades qui l'air de rien s'insinuent dans votre quotidien pour ne l'en plus quitter.
Allez, une fois n'est pas coutume, un peu d'énergie rock. Ils sont de Marseille, c'est un trio guitare basse batterie avec une demoiselle officiant à cette dernière, ce qui n'est pas si courant, encore moins dans ce style de musique, entre rock et power pop, bref très énergique tout en restant mélodique. Jostle pratique un rock de facture classique, simple et efficace, net et sans bavure, qui devrait séduire tout amateur d'une musique d'inspiration seventies style Led Zep, AC DC ou Motorhead mais dans un registre moins hard-rock tout de même.
Jostle
BBC
Nous restons dans le format trio avec une formation similaire à la précédente dans sa composition, mais avec un côté pop nettement plus prononcé. BBC(avec un nom pareil, allez les retrouver facilement sur le web !) a un son plus proche de la maquette que du studio, mais l'énergie dégagée est communicatrice, et des mecs qui placent les Plimsouls, Vincent Palmer, Les New Yorks Dolls, the Buzzcocks ou les Ramones parmi leurs influences ne peuvent avoir que des qualités.
C'est un duo qui a choisi Deuxcomme nom, ce qui ne facilite pas leur identification, j'avais perdu leur adresse web, remettre la main dessus ne fut pas une mince affaire. Sur une ossature electro, des pointes de rock côté guitares, des couches pop côté voix . Une empreinte plutôt sombre, atmosphère tendue,tourmentée. Pas exactement la bande son de votre nouvel an, mais les fêtes passées, le froid de l'hiver devrait bien se conjuguer avec.
Deux des jours meilleurs
Cedric - Une vie de chat
Une vie de chat est le 1er album de Cedric. Un album typiquement chanson française, filiation Brassens-Vian. Des textes croquant des moments du quotidien, ou l'humour tient une part non négligeable. Je ne suis généralement pas trop client de ce style, mais, après quelques écoutes,je dois bien avouer que c'est plutôt bien troussé, que le Cedric en question sait écrire une chanson,sa voix, légèrement voilée, reste dans l'oreille. Une heureuse surprise. Et puis, il y a un ukulele sur la pochette alors ...
Prendre le nom d'un héros de la mythologie, cela pose son personnage. La musique d'Enéen'a pas grand chose à voir avec la Grèce. Boîte à rythme, sample,guitares et voix, voici la recette proposée. Une musique en solitaire donc, assez mélancolique sans être sombre, plutôt statique, d'essence anglaise.
Enee


Mon coup de coeur clip de ce mois ci ne pouvait être queSwan Dive. Soyons clair: l'insuccès en Europe ou aux USA dont ils sont originaires de Bill DeMain et Molly Felder ne peut s'expliquer que par une cabale mondiale tentant de les empecher de faire règner la pop de qualité surle monde. Si le Japon ne sauvait pas l'honneur en les révérant à leurjuste valeur, se serait à désepérer de la race humaine. Leur récent album Until se démarque des précédents par une couleur bossa prononcée. Je ne les en aime qu'encore plus. Leurs albums sont introuvables ici, ou à des prix prohibitif sur amazon ($­­­­­­­­34) et n'ayant ni ne souhaitant utiliser Itunes je reste condamné à rêver posseder cet album. Allez pour mon voeu 2008, si un jour je fais un vrai disque, c'est avec cette équipe que je veux le faire. Ecoutez et comme moi, vous deviendrez addict grave. Swan Dive Power !



Meilleurs voeux à tout le monde, que l'année 2008 vous soit douce et vous apporteluxe calme et volupté.
à suivre ...

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