Jeanne Moreau & Étienne Daho - Le condamné à mort

Jeanne Moreau & Étienne Daho

Jeanne Moreau & Étienne Daho -  Le condamné à mort

C'est tout à fait fortuitement que j'ai appris l'existence de ce nouvel album d'Etienne Daho. Sortie presque confidentielle, peut être à cause de son thème. Condamné à mort est un long poème de Jean Genet, écrit en 1942, mis en musique dans les années 60 par Helene Martin. Etienne Daho et l'inattendue Jeanne Moreau s'y collent donc. Les derniers album du dandy pop sont, à mon goût, totalement ratés, la voix de la Jeanne n'est pas exactement l'idée que je me fais d'une grande chanteuse, quand à Jean Genet, je n'en connais rien. De suite, le texte, très cru, vous saute aux oreilles si j'ose dire. Très cru car cette déclaration d'amour homosexuelle ne fait pas dans la dentelle, bite, couilles et sperme se succèdent en longue prière amoureuse. Jeanne Moreau ne chante pas mais parle le texte, quand à l'Etienne, si son image doit en prendre un coup, c'est pour la bonne cause, car il se révèle ici, et même s'il reste le chanteur très limité qu'il a toujours été, cette fois musique et lui sont raccords et il propose ainsi son meilleur album depuis des lustres. Reste qu'évidemment, ce disque est, par sa thématique, réservé à un public averti, et que je doute qu'il bénéficie d'un quelconque passage radio. 70 ans après sa mort, Maurice Pilorge, par la grâce de l'art et de l'amour qui lui furent portés voit ses éternels vingts ans prolongés en peu plus.
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Michael Jackson - Michael

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Michael Jackson - Michael

Je suppose que c'est le premier d'une longue série d'albums contenant des inédits sortie des coffres de feu Bambi. Au delà de la polémique, ce n'est pas lui qui chante, il n'aurait pas laissé sortir ces titres ainsi, bref le bla bla habituels post décès des artistes, l'album est là et donc à moi de jouer. Passons sur la pochette, aussi désespérément kitch que possible et bien dans la droite ligne de ce que le doux givré aurait cautionné. Il est d'usage de dire qu'Elvis est mort , artistiquement parlant s'entend, après son service militaire, pour MJ, passé l'album Bad, son chef d'oeuvre, il était cliniquement mort et ses rares disques reflétaient plus le gamin paumé qu'un auto proclamé king of pop. Ce Michael, monté de bric et de broc, association de morceaux qui n'auraient jamais eu une chance de se retrouver sur un même album, voir même sur un album tout court tient finalement la route si on le le considère pas comme un nouvel album mais un documentaire. Les titres proposés ont été enregistré sur une période de 20 ans, et si aucun n'égale la fulgurance de ses meilleurs moments, qui aurait pu l'envisager ne serait qu'une second  de toutes façons, ils sont significatifs de son style, ressemblent à des titres de Michael Jackson autant que faire ce peut, que pouvait attendre d'autres d'un mort ?
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Duffy - Endlessly

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Duffy - Endlessly

Elle a décider de faire mentir l'adage, on ne change pas une équipe qui gagne. Après le raz de marée de Rockferry, peut être agacée par les incessantes comparaisons avec Amy Winehouse, elle vire tout le monde et plonge plus profond dans les sixties. Une pochette jeune fille à couette avec jolie moue, raccord avec le côté sixties, et c'est parti pour un voyage dans le passé. et ca marche. Le slow qui tue Too Hurt to Dance, quasi fifties, le parfaitement Motown My boy, l'hyper rétro Girl, tout est en place. Quitte à faire dans le pastiche, autant s'en donner les moyens et là, la dose est mise. Perso, je suis client, et autant je m'étais ennuyé sur Rockferry, autant ce disque m'enchante à chaque écoute . Sa voix m'évoque parfois un peu trop une Cindy Lauper jeune  - Well well well - mais on ne peut nier une capacité à balancer des chansons efficaces. Si vous êtes d'humeur rétro, à écouter sans fin.
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Claire Guyot - Indiciblement

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Claire Guyot - Indiciblement

Cette jolie femme m'était totalement inconnue avant que j'assiste au spectacle Mamma Mia dont elle incarne le personnage principal, celui de Meryl Streep pour ceux qui ont vu le film . Sacrée voix, don de comédienne,  bref assez d'atouts pour me donner envie d'en savoir plus. Je googlelise la belle et hop. Elle est la voix française de série type Desperates Housewife, Nounou d'enfer ou Buffy, et pas des seconds rôles s'il vous plait. Côté musique, j'apprends qu'elle a réalisé un album autoproduit, il y a deux ans environ. Donc, avec pas mal de retard le voici sur mon PC. Première note, et de suite, une étrange similarité vocale avec une chanteuse qui a disparu de la circulation et dont l'unique album m'avait scotché, Nathalie Koenig. Même univers musical, similitude des timbres de voix ... Indiciblement  est écrit en partie par Emmanuel Moire,  et de fait, sa patte est bien présente. Claire Guyot n'est pas que les voix derrière lesquelles elle se cache, mais a un réel talent d'interprète, sa reprises de La chanson des vieux amants de Brel collerait même des frissons à Maurane, mais si le tout s'écoute fort agréablement, sans une seconde d'ennui, il manque des mélodies un peu plus fortes pour être pleinement convaincant. Stylistiquement, on est très loin d'Abba, à l'époque elle n'imaginait probablement pas chausser des plateformes boots et des costumes à paillettes, elle est plutôt proche d'une Julie Zenatti par exemple, il ne lui manque qu'un JJ Goldman ou un Michel Berger pour que tout son talent explose.
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Clara Morgane - Nuits blanches

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Clara Morgane - Nuits blanches

Messieurs, c'est pour vous. Déjà, la pochette. Ne serait ce que la pochette. Clara Morgane est une bombe anatomique, le sait et ne se prive pas de le faire savoir. Certes elle est pour le moment essentiellement connue pour ses galipettes filmées et cette tentative de se recycler dans la musique me laisse à priori dubitatif. Il fallait s'y attendre, elle capitalise sur le thème du coquin (cf les titres, Le diable au corps, Mademoiselle X, French kiss ...) , et quoiqu'elle reste soft, le sexe est omniprésent côté texte. Côté zic, c'est de la dance assez passe partout, pas plus mal foutue qu'une autre, pas mieux non plus. un poil electro, bref dans l'air du temps, mais ça manque de peps, d'accroches, l'utilisation d'autotune est un peu trop systématique et les beat sont un peu répétitifs. D'un autre côté, ce disque rivalise sans problème avec le dernier Mylène Farmer dans un style similaire. Le monde de la nuit étant le sien, possible que sur les pistes de danse, dans le feu de l'action, ça le fasse. Comme Clara signe la plupart des textes et musiques et que ma foi, elle ne chante pas si mal que ça, l'expérience venant, peut être qu'elle réussira sa reconversion. C'est tout le mal que lui souhaite (je luis souhaite beaucoup de bien aussi, mais c'est une autre histoire) cool
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Roger Waters - Is It The Fifth ?

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Roger Waters - Is It The Fifth ?

Un album du maître à penser des dernières années du Pink Floyd, annoncé pour 2010, dispo sur les sites parallèles depuis quelques jours et sans annonce officielle de sortie. Pas trouvé trace de l'album sur le site de l’intéressé. J'avoue que sa carrière post Floyd m'est passé totalement au dessus des oreilles, et hormis The Pros and Cons of Hitch Hiking, son tout premier, je n'ai jamais rien ré-écouté de lui. Et finalement rien ne semble vraiment avoir changé pour lui ces 30 dernières années. Cet album serait la seconde partie de The final cut du Floyd - enfin de lui joué par le Floyd - que je n'en serait pas plus étonné que cela. Même ambiance, même voix  - évidemment - 8 titres pour un plus plus d'une heure de musique (When the wind blows approche les 25' à lui seul !!). Rien de très radio friendly dans tout ça, et un livret avec les paroles est quasi indispensable pour vraiment accrocher. On est loin du rock ou de la progressive music, et si j'ai écouté tout ça sans déplaisir, me manque les images illustrant le propos pour me convaincre pleinement.
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Foreigner - Can' t slow down...when it' s live!

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Foreigner - Can' t slow down...when it' s live! 

Capitalisant sur le succès de leur dernier album, Can't slow down, véritable renaissance pour la bande à Mick Jones, voici un double live de la tournée qui suivit. Aussi bon qu'ait été ce dernier disque, l'ossature de cette tournée était clairement bâtie sur la foultitude de hits de leur grande période et plus particulièrement du premier et quatrième album. Ca tombe bien, ça me convient parfaitement.  Et d’égrener dans des versions au petit poil Cold as ice, Feels like the first time, Urgent, Waiting for a girl like you et autre Starrider, bref le bréviaire du parfait petit best of. 
Du groupe original, seul le capitaine est resté à bord, mais même Lou Gramm ne manque pas devant le calibre qu'est Kelly Hansen, dont toute la puissance et l'aisance sont révélées ici. Un disque sans surprise, mais qui fait du bien par ou il passe. Hautement recommandé, ne serait ce que pour découvrir ce groupe s'il vous était inconnu.
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