Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon SucrePod, ce podcast étant mensuel (mise à jour de nouveaux artistes le 1er de chaque mois).
.ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier,diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)
Pas de titre collaboratif ce mois ci, c'est du Sucrepop 100% pur sucre que je vous propose. Mais dès le mois prochain, reprises du participatif avec quelques jolies surprises à la clef.
Laissez moi seul aux commandes et c'est bossa garantie . L'année Sortez Covers se poursuivant, C'est du côté de Status Quo, groupe fétiche pour moi s'il en est, que je me suis dirigé.
Du Status Quo en bossa, le mélange parait pour le moins contre nature. Je n'ai pas opté pour un boogie des familles dont ils sont les ambassadeurs, mais pour un de leurs très anciens titres (1970) une ballade mélancolique nommée Everything extraite de l'album Ma Kelly's greasy spoon.
Le résultat de cet improbable croisement est disponible sur cette page.
Si le chant m'incombe désormais, je n'en ai pas pour autant abandonné les échanges avec mes Sugarpop Girls. Une autre reprise est donc disponible depuis quelques jours, This never happened before originellement de Sir Paul Mc Cartney sur l'album Chaos and Creation in the Backyard. Sylvie et moi même, tous les deux fondus du bassiste, avons choisi quelques titres que nous aimions, croisés nos listes, et voici le 1er titre d'une, j'espère, longue série.
Les chroniques disques et spectacles de ce mois ci concernent Vincent Delerm pour son live, le groupe Shine pour la parution de leur premier album, The common Station, David Keler pour son disque Fenêtre ouverte, Lizz Wright pour The Orchard. Un combiné chronique d'albums et concerts pour Phil Pace, Colorblind et Arther. Côté discographie complète, ce sont les Sinceros qui sont à l'honneur ce mois ici. Un extrait de chacun de ses album se retrouve bien entendu sur le SucrePOD.
Ce même SucrePOD est complété par mon habituelle sélection glanée sur le web de groupes/artistes qui valent le détour et qui vous sont accessibles de cette page d'un clic de souris.
Alors en voiture pour la sélection de ce mois de février.
Joss Stone n'a rien d'une autoproduite, et je ne connaissais rien d'elle avant de tomber sur cette fantastique reprise de God Only Knows des Beach Boys. Ce que j'ai écouté ensuite de son dernier album ne m'a pas convaincu, trop djeun's pour moi, mais rien que pour cette version chair de poule, merci.
Le mois dernier, le clip du mois était d'eux. Et je regrettais que leur album ne soit pas dispo. Et hop, tournicoti tournicoton, je l'ai trouvé sur la plateforme Fnac. Pour 9.99 euros, vous obtenez un album indispensable, bossa mélancolique, ambiance sixties, Les Swan Dive réussissent une fois de plus un disque de chevet. Laissez tomber ce que vous écoutez, foncez acheter, c'est du bonheur en barre. Chronique détaillée à suivre, of course. Molly, Bill, I love you !
Ce groupe à tout juste un an d'existence et ça ne s'entend pas. Sandra, Florent, Philippe et Gilles proposent une musique pop rock élaborée et simple à la fois. Franchement, pas souvent que des titres du niveau de Leave the ground ou I can never stop with my baby tourne sur mon mp3. The Portalis devraient rapidement faire parler d'eux. Leur album est dans les starting block, gardez les oreilles ouvertes, le printemps sera Portalis.
Eric Ginhac est un acharné, de ceux qui ne lâche pas l'affaire. Un album enregistré en 1997, bloqué pour des problèmes contractuels qui ressort 10 ans plus tard. Il aurait été dommage de le laisser dans les tiroirs. Une belle écriture plutôt littéraire, classique, une voix très "mâle", des chansons histoires, ne laissez pas ce chien seul, titre de son album à l'abandon.
De tant à autres Jan Felipe Beer se rappelle à mon bon souvenir. Habituellement ses chansons sont en portugais, Bresil oblige, pour changer la petite dernière est en français, toujours avec le même talent, un parfum nostalgique, mélancolique entoure toujours sa musique, la fameuse saudade ?
Vous savez maintenant combien je suis sensible aux voix, féminines de préférence. Dès les premières mesures de la musique de Neil Cecgwen je savais que je n'y couperais pas. Neil Cecgwen ce sont deux personnes Lionel Bansept et Cecile Marpeau qui collaborent sur ce projet commun. Influences celtiques évidente, une touche de classique, une voix à pleurer, des ambiances superbes, difficile de ne pas tomber sous le charme de leur musique.
Métamorph’Oz sera le titre du 1ère album d’Eva Garciaprévu pour mai 2008. La demoiselle prend un malin plaisir à mélanger les genres et les langues. Français, anglais espagnol, soul, rock, classique et une p... de voix, si la mayonnaise prend, et les titres sur son myspace permettent de n'en point douter, cela pourrait bien être détonnant.
Revendiquant une identité chanson française, ratissant de Brassens à Thiéfaine, comprendre que les textes ne sont pas là que pour faire jolis, les Mâles heureux distillent des titres acoustiques légèrement électrisés et percussionnés. Par la fenêtre est le nom de leur disque et s''ils sont heureux, leur ambition est que vous le soyez aussi.
Sur une mailing lsite que je fréquente passe un mail indiquant que Jim Morrison est vivant ! et un lien vers le groupe Nova Art Tone. Je me dis beau teasing, et je vais écouter. Bon indéniablement Impulse, l'un des titres en écoute fait irrésistiblement penser aux Doors. Pas en pâle copie, non, comme un original qu'on aurait retrouvé. Puissance, violence, impressionnant. Du coup, je m'écoute le reste. Just a crossing, dans un style incantatoire à les mêmes racines, chute de LA Woman, Walk, plus electronique prouve qu'ils ne sont pas de simples clones et feet stuck under the send se dégage un peu de cette encombrante filiation. Si leur performance scénique est à l'aune de ce que ces maquettes présentent, ça va faire très mal, on reparlera nécessairement d'eux ou, à tout le moins du chanteur.
Une fois n'est pas coutume, ce n'est pas de musique mais de photos dont il va être question. L'ami Pierre, qu'il m'est arrivé de citer dans ses pages pour sa contribution à la découverte de musiciens inconnus, est entre autres vies, photographe, videaste, et surtout plein de talent et de ressources. Après moultes tergiversations, son site est enfin en ligne, tout beau tout neuf, ça sent la peinture et donc, si après vous être gavé les oreilles sur Sucrepop, une pause visuelle vous parait nécessaire, pas de meilleur endroit qu'une ballade sur petit raisin. C'est frais, c'est tendre, si ma musique était photographiable elle ressemblerait à ça
Chronique express du dernier Bernard Lavilliers Un samedi soir à Beyrouth. Ses albums sont généralement inspirés par les différents lieux ou il traine ses guêtres. Parfum d'amérique du Sud sur le précédent, très reggae sur celui ci.Son idée était de réaliser un croisement entre Kingston et Memphis. Sur ses dernières productions, nous étions rarement déçus, rarement surpris. Samedi soir à Beyrouth n'échappe pas à cette règle immuable. Un son monstrueux, un groove tranquille permanent, musicalement une franche réussite, un album qui fait plaisir à découvrir, côté textes il reste égal à lui même, rarement creux, un poil verbeux, Lavilliers fait du Lavilliers, personne ne le faisant mieux que lui, pourquoi se gêner. Bref un bon moment à passer en sa compagnie et un album attachant.
Pour clôturer cette sélection, le nouveau Frederic Lerner Ca passe ou ca casse. Je me rappelle avoir vraiment aimé un titre il y a plusieurs années. C'est donc avec un a priori favorable que j'abordais son écoute. en résumé, ça ne passe pas, ça casse. Il a définitivement trop écouté Jean Jacques Goldman, jusqu'à en prendre ses tics vocaux. Les titres sont bien réalisés, sans jamais atteindre les sommets du patron, mais l'ombre du géant écrase totalement toute sa personnalité. Goldman étant retiré, il pourrait éventuellement faire office de succédané, mais nous ne sommes pas en manque à ce point là, il y a tant d'autres talents.
Allez, deux clips ce mois ci à mettre en avant. Shrink, qui avait pris contact avec moi à l'occasion du lancement de When I'm sixty four sort son nouvel album, Jam sessions. Leur clip I say Hey est rock and roll en diable, plein d'humour et le type même de morceau qui met la banane pour la journée, la prescription du docteur Phil, à regarder matin midi et soir.
Dans un style a des années lumières, le 1er clip de Lizzy Ling. Sensuel, féminin, ce tigre dans un bungalow méritait un peu d'attention.
Notre prochain rendez-vous verra la fin de l'hiver approcher. Je ne sais pas encore quel sera le titre qui sera en une, mais simplement qu'il vous amènera tout doucement vers le printemps. Et en parlant de printemps, Arnaud Simon sera en concert les 25-26-27 mars au Zèbre de Belleville à Paris. S'il y a un concert à ne pas rater, c'est bien l'un de ceux là, réservez, il n'y en aura pas pour tout le monde !
Crédits :
Auteurs compositeurs: Francis Rossi / Richard Parfitt
Arrangements, tous instruments et choeurs: Sucrepop
Le mp3 est accessible en cliquant sur le bouton de droite du lecteur
Version karaoke mp3
Grille d'accords
My eyes can see, my hands can feel
My ears can hear, my eyes can see
They can see everything, everything
A bird that flies, a bird that dies
And who knows why? But with my eyes
I can see everything, everything
And now the dawn is breaking
I see the dawn is breaking
And life seems very good to me
I see your face is smiling
Your bed looks warm, inviting
I feel your hand walk over me
My eyes can see, my hands can feel
My ears can hear, my eyes can see
They can see everything, everything
I climb in bed beside you
The past is not behind you
You feel a little pain inside
And now our heads are whirring
It's done, there's no returning
You feel the little pain - it dies
A bird that flies, a bird that dies
And who knows why? But with my eyes
I can see everything, everything
And who knows what it all means?
Extrait de l'album Ma Kelly's Greasy Spoon (1970) Par Status Quo
Introducing donc le 1er album de ce quartet breton. Une chanteuse et ses 3 acolytes. La combinaison parfaite pour m’accrocher avant de me séduire. La pochette ne met pas Juliette en avant, les 4 assis sur un banc, pas de quoi faire rêver et attirer l’œil (sans faire putassier) c’est pourtant quand même le but d’une couverture. 1ère mesures, quelques arpèges de guitare et une jolie voix pop, je me dis, tient, une Blondie en puissance. Arrive le refrain, et là , ca s’énerve carrément. Grosses guitares, break basse batterie, il est clair que la demoiselle et son band ne sont pas là pour faire dans l’acidulé, le frais et le gentil. Totally out, ce morceau d’ouverture, tient bien son rang de morceau de présentation, à la sortie, l’envie d’en savoir plus est là. Même principe pour TV show. Un début calme pour mieux mettre la pression ensuite. La voix part dans les aigus, se casse presque parfois, nous tient au bout de son souffle, les guitares ne lâchent pas leur part. Bon, moi qui m’attendais à un groupe pop, propre sur lui, raté. Ghost of my mind, 3ème et meilleur titre du disque calme un peu le jeu. Plus acoustique, la voix virevolte sur les entrelacs de guitares, la mélodie est efficace, c’est probablement le titre le plus radiophonique, même s’il n’est pas la facette la plus représentative du groupe. Move to tears flirte avec le hard, Woman et son intro quasi Eagles surprennent également, mais globalement, effet de surprise passé ? le reste du disque est un poil au dessous des 4 premiers morceaux. Ceci dit, la couleur est annoncée, cette musique est rock et faite pour être jouée live. Rejoignons donc Arther sur scène.
La scène.
Partis manger ailleurs, d’où leur retard, les 4 prennent positions. La chanteuse est très jolie, le batteur, doté d’un micro, va être également en charge des harmonies. Basse et guitare de chaque côté de la demoiselle. Au menu, 4 titres acoustiques, 4 électriques dont une reprise de Portishead. Côté musiciens, nous avons affaire à des gens qui connaissent la leur. Le bassiste lance des lignes originales et mouvantes, recherchées, le guitariste connaît son manche sur le bout des doigts, et des morceaux acoustiques du début aux électriques il impressionne par sa facilité et supporte l’ensemble de l’architecture sonore.
Le batteur, bien que doté du même kit batterie minimal (grosse caisse, caisse claire, charley cymbale, pas de toms) que ses prédécesseurs se défonce bien et lorsque il y a besoin de frapper lourd et fort, il répond présent. Les 3 assurent un confortable tapis sonore à la belle qui, malheureusement ne sait pas trop quoi en faire. Parce que là, clairement, le bât blesse. Un chant régulièrement faux, à sa décharge des retours inexistants, et surtout un manque de présence flagrant, le charisme d’un pied de micro. Elle ne sait pas quoi faire de ses mains, de son corps, et c’est très perceptible. Je ne suis pas venu seul et la même impression générale s’est dégagée à la fin du set pour nous trois. Indépendamment des problèmes de justesse, peut être dus aux conditions particulières, elle a vraiment une voix intéressante avec d’évidentes qualités de puissance, le son, le timbre sont là, mais tout un apprentissage pour capter l’espace et focaliser les regards sur soi est nécessaire. Etre chanteuse ne se résume pas à une plastique et des cordes vocales et l’envie et le plaisir d’être là, perceptibles, ne suffisent pas. Heureusement, elle est toute jeune et à tout le temps de progresser, elle a quand même le principal, une vraie voix.
Colorblind nous arrive de Suisse. Under a paper moon, leur 1er album sort le 28 janvier. Basé autour d’un noyau composé des deux frères, leur bio les présente comme lassés du rock « dur » qui fut leur quotidien et engagé sur une voix plus folk. 10 titres composent le disque. La première chose qui attire l’oreille, c’est la voix de Vito. Haut placée, entre Starsailor et Pavlov’s dog pour les plus anciens. Original pour le moins et qui donne un cachet certain au son du groupe. Un son plutôt acoustique mais finalement assez loin du folk. Plutôt atmosphérique, tout en anglais, loin de la chanson ou de la pop que j’affectionne mais avec une réelle personnalité. Only Business est probablement le titre le plus accessible, les titres oscillent autour de 4 minutes mais l’impression qui s’en dégage est qu’ils ont besoin d’espace, de temps pour s’épanouir. Après quelques écoutes, l’impression initiale d’une certaine uniformité s’éloigne, chaque chanson prend sa place. Bon, ce ne sera clairement pas mon disque de chevet, mais tout amateur de rock, de Radiohead à Muse devrait y trouver son bonheur. Paper Moon, Sell My soul sont les autres points fort de cet album
La scène.
Ils sont 4 à affronter le public. Sur ma droite, le bassiste, discret et efficace, comme souvent les bassistes, avec des lignes de basse sans esbroufe, le batteur allant également à l’essentiel, sobriété est le maître mot de la rythmique. A ma gauche, le guitariste passant de l’électrique à l’acoustique. Une bonne partie du son lui incombe, ses arpèges enrobés d’effets participant efficacement à l’identité sonore de Colorblind .
Et puis le colosse Vito. Grand, très grand, emplissant l’espace, guitare et voix. Et la voix est là, quelques problèmes de justesse dus à une fin de bronchite, mais clairement nous n’avons pas affaire à des débutants. Ca assure, le groupe est soudé, et délivre sa musique sans complexe. Chassez le naturel, il revient au galop. Le folk est complètement occulté pour une violence moins contenu, un rock qui sans être agressif n’en laisse pas moins apparaitre une énergie que l’album ne laissait qu’entrevoir. Vito est logiquement le point de mire, à l’aise, très bête de scène même si le lieu ne se prêtait pas à d’énormes démonstrations.
Au final, Colorblind devrait arriver à se faire une place, sinon au soleil, en tout cas hors de l’ombre, car ils ajoutent scéniquement une dimension à leur disque qui les rend attractifs. Pas assez pop pour mon propre gout, mais indéniablement talentueux.
après un set d’environ 40 minutes, ouvert et clôturé par Only Business, ils laissent la place à Arther.
Daruma Productions ayant l’excellente idée de me tenir au courant de la sortie de leurs albums et de leurs concerts, je me suis rendu ce 25 janvier au Pix bar ou 3 de leurs artistes se produisaient en acoustique.
Le Pix bar est l’un de ses nombreux bar restaurant parisien qui permet aux musiciens de jouer, même si la plupart du temps le public est clairsemé. Ponctuel comme à mon habitude, me voici rendu à l’heure dite, 20h00, rue de Pixérécourt dans le 20ème, à quelques encablures de mon home sweet home. Le Pix bar, tout en rouge et noir, depuis un récent changement de propriétaire et de nom ne paye pas de mine. Un bar classique, une salle restaurant, 20 couvert à tout casser, et une scène au fond avec un piano. Vite bondé, vu l’exiguïté du lieu et le nombre de groupes à l’affiche, et le plaisir, grâce à la nouvelle législation en vigueur, d’une atmosphère sans tabac, un contrevenant étant même éjecté manu militari par le barman.
Un coca (4 euros) pour patienter. Un peu avant 21h, la salle se vide, tout le monde descend au sous-sol. J’en déduis que c’est par là que ça se passe, car rien n’indique le début d’un concert Effectivement une volée de marche plus bas, une cave en pierre, voûtée, plutôt sympa, ou 30 personnes à tout casser peuvent se caser. Les concerts « bruyants », comprendre avec batterie, se déroulent donc en bas.
Entrée de Phil Pace, dont j’avais chroniqué l’album dans ces pages. Accompagné d’un guitariste (que j’avais déjà entendu derrière Gilliane Kim), mais en version souriante cette fois) et d’un percussionniste. Un set ultra court, 5 titres. Ouverture par There’s a place qui donne son nom à l’album. Voix bien posée, accompagnement guitare simplistique mais efficace et un appoint percussion fort bienvenue. Humeur bon enfant, Phil Pace sort l’harmonica de temps à autres, on pourrait presque se croire aux USA. Lauren Manning, seul titre du disque qui me m’accroche pas de part sa trop grande ressemblance avec un hit connu, passe, suivi de Mary. Don’t get me wrong plus enlevé lance la machine, la sauce prend, l’inédit (pour moi) joué ensuite me parait être de tout premier plan, avec chœurs, refrain accrocheur, j’attends avec impatience la version studio et hop, monsieur Phil Pace s’arrête pour laisser place à ses collègues !! Le fait d’avoir commencé en retard à t’il écourté son set ? En tout cas, trop court à coup sûr. Ca commençait à décoller, pas cool. Au rayon des regrets, dommage que Confort and else n’est pas été interprété, ainsi qu’un petite reprise, toujours fédératrice. La proximité du public aurait permis plus d’échanges.
Au final, pas de surprise, le bonhomme maîtrise son sujet, la formule acoustique lui va comme un gant. Entrée De Colorblind qui remplace Arther, prévu en seconde position et qui sont introuvables.
Lizz Wright est une jeune chanteuse - née en 1980 - dont le 3eme album, The Orchard vient de sortir. Je ne connaissais d’elle qu’une reprise époustouflante d’A taste of honey, immortalisé entre autres par les Beatles sur son album précédent Dreaming Wide Awake . Côté biographie, cursus presque cliché, père pasteur, mère qui chante du gospel dans les églises et voix à coller la chair de poule. Le style de voix qui ferait passer n’importe qu’elle Celine Dion pour Birkin. De la soul à ne plus savoir qu’en faire. Et le problème, justement, avec des voix de ce calibre, c’est que vous pourriez leur faire chanter le bottin, l’émotion passerait. L’écueil à éviter est connu, il faut donc trouver des compos à la hauteur du talent. N’ayant peur de rien, la demoiselle cosigne ici 8 des 12 titres proposés. Et comme sur les albums précédents, les reprises qu’elle choisis sont étonnantes, tel Led Zeppelin avec Thank you, revisité de fort belle manière ou le bluesy i Idolize you de feu Ike Turner. Ces propres compos ne dénotent pas.
Tout le long de l’album, elle aborde des styles différents, jazz, blues, pop, qu’elle passe en revue avec toujours un savoir faire certain tout en gardant une unité de ton. Et pour ceux que la voix seule ne suffirait pas à convaincre, côté guitares, quelques solos d’anthologie sont de la partie.
Otis Redding, Aretha Franklin semble être ses influences majeures. Plus roots qu’une Nora Jones, moins jazzy, sa musique me parait plus profonde, moins superficielle.
Manque à cette collection de chansons le titre assez fort pour la propulser en haut des charts, quoique my heart ait le potentiel pour forcer le barrage, mais déjà, ainsi, si la soul music de qualité vous attire, nous tenons la une chanteuse d’exception.
Passez sur la pochette de l’album, qui ne le sert pas vraiment, et laissez vous emmener par cette voix.