Laurent Gatz - Gatz Band meets in Chauzon

Laurent Le cas du gars Gatz.
Laurent de son prénom, dont j’ai déjà évoqué dans ces pages l’intérêt que je lui portais vient de sortir un album hybride.
Hybride ? Kesaco ?
Simple c’est un album mi-live mi-studio, ou, pour être plus précis, live in the studio. De bons zicos, un bon ingénieur du son, one, two, three, quatre et c’est parti, sitôt joué, sitôt en boîte.

Pas de multiples réenregistrements, empilement de couches d’instruments, ça passe ou ça casse, à l’ancienne quoi.. Ici, évidemment, puisque j’en parle, ça passe.

Pour vous situer le bonhomme, la première influence qui me vient à l’idée c’est Michel Berger. Pas le mentor de France ou le génial compositeur de Starmania, non le Berger solo des premiers albums. Pas seulement parce que Laurent Gatz est également pianiste, mais parce que le timbre de voix, certaines inflexions vocales font irrésistiblement penser au pianiste à groupies.

Voilà pour la présentation, mais quid des 7 titres de l’album (le 8ème étant un titre enregistré at home, performance piano voix uniquement ).

Qui prend son temps en ouverture. Une guitare incisive sur une rythmique piano, et c’est parti. Ca groove grave, la basse bourdonne comme il faut, le titre emballe sec, un pur single d’enfer, quel bonheur que d’entendre des musiciens prendre leur pied à jouer ensemble. Le son est nickel, le mix impeccable, chaque instrument bien défini et à sa place dans le spectre sonore. Le son de la guitare, et ce sera une constante sur tout le disque est lumineux, mordant quand il faut, toujours inspiré. L’avantage d’un tel album, c’est que vous savez d’office ce que vous entendrez sur scène, et il devrait donc vous convaincre de courir le voir si d’aventure il passait par chez vous.

Le second titre, Baby Blues, est plus jazzy. Car j’avais oublié de vous préciser que le jazz nourri la pop de Monsieur Gatz, comme le rock nourrissait le Berger sus cité.
C’est le texte, humoristique, qui prend le pas ici sur la musique, près de 5’30, nous nous éloignons donc du format pop habituel, petit solo de guitare, le côté Live prend le dessus sur le côté studio.

Les titres 3 et 4, insatisfait éternel et les méchantes heures, sont sur un format plus mid-tempo, un son plus rock sur le 1er, avec une guitare plus agressive, plus musclée, plus de douceur mais aucune mièvrerie dans le second.

Le cinquième titre, je traîne, est second sommet de l’album, encore un morceau imparable, qui balance et envoie, doté d’une mélodie qui fait mouche. C’est clairement le Laurent Gatz que je préfère, quand il marie habilement la pop et sa jazz attitude pour des morceaux courts, concis et redoutablement efficace.

Agoradécadence, morceau le plus court de l’album, oscillant entre bossa et jazz séduit également, Recyclez moi, avant dernier titre, ayant à mes oreilles des réminiscences lointaines du Prince des villes de qui vous savez, peut être dû à ces ruptures rythmiques similaires.

L’album se clôt sur les voyages impossibles, piano voix accentuant la similitude avec Berger, avec une facilité mélodique certes moindre, mais tout aussi attachante. Pour les accros à ce style, sa voix , son myspace propose d’autres titres piano/voix tout aussi réussis.

Au final un album avec deux tubes et 6 bonnes chansons, à se demander ce qu’il nous fera quand il entrera en studio.

Pochette



  1. Qui prend son temps
  2. Baby blues
  3. Insatisfait éternel
  4. Les méchantes heures
  5. Je traîne
  6. Agoradecadence
  7. Recyclez moi
  8. Voyages impossibles
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Ringo Starr - Photograph the very best of

Ringo Starr


ringo-starr.jpgJ'entends déjà les commentaires. Chroniquer un best of de Ringo Starr ! En 2007 !

Doit pas avoir grand chose à faire le Phil.

Evidemment, le Ringo, membre du plus influent groupe de tous le temps, mais doté du talent de compositeur d'une huitre et d'une voix de même métal, ça laisse à réflechir.

Parce que, sans les 3 autres larrons, il reste quoi ? Un gars sympa, certes, mais ca ne suffit pas pour faire de bons disques ça, d'être sympa (et j'en sais quelque chose).

Et pourtant, après la séparation des fab fours, juste après, le gros succès, c'est lui qui l'a eu. Bon, Georges aussi et son mega concert (dont Ringo était). Mais qui aurait cru, que les N°1 au hit parade, c'est lui qui les aurait ?

Au menu donc 7 top ten (quand même) avec Lennon, Harrison, Elton, Clapton et un paquet d'autres mec en on ou non.

Le bal s'ouvre sur une compo de Georges, Photograph, tiré de l'album Ringo. Géant, rien de moins. Un hit qui donne son titre à cette compilation. Extrait de son 1er vrai album solo (les deux précédents étant constitué de reprises), c'est malheureusement son meilleur aussi. Néanmoins jusqu'en 76, ses albums contiennent toujours des perles et d'ailleurs 14 des 20 titres présentés ici sont issus de cette période. Des reprises comme Only you ou le superbe You're sixteen, ou des compos signées Lennon, il a le talent de savoir s'entourer et choisir ses compos.

Après, que passa, mystère. Le naufrage. Des albums sans rien dessus, le vide abyssal, intersideral. En résumé, la compil parue en 1975, Blast from your past qui contenait peu ou prou l'age d'or de Ringo (enfin age d'or, 73-74 deux années plaquées or) était suffisante.

Mettons que si vous avez ratez les albums Ringo et Goodnight Vienna, ce qui est probable, cet album vous permettra de vous rendre compte que la carrière post-Beatles du meilleur batteur du monde (dixit une foultitude de gens) n'a pas été aussi nulle qu'on aurait pu le supposer initialement. Pour les gens de ma génération, c'est comme l'occasion de retrouver un vieux copain, des souvenirs de bons moments.

Rien de plus, mais rien de moins.

Ringo

Ringo Starr - Photograph: The very Best of Ringo


  1. Photograph
  2. It Don’t Come Easy
  3. You’re Sixteen
  4. Back Off Boogaloo
  5. I’m The Greatest
  6. Oh My My
  7. Only You
  8. Beaucoups Of Blues
  9. Early 1970
  10. Snookeroo
  11. The No-No Song
  12. Goodnight Vienna
  13. Hey Baby
  14. Weight Of The World
  15. A Dose Of Rock ’N’ Roll
  16. King Of Broken Hearts
  17. Never Without You
  18. Act Naturally (with Buck Owens)
  19. Wrack My Brain
  20. Fading In and Fading Out

Status Quo - In the search of the fourth chord

Status Quo

027_fourth_chords.jpg 33ème album de nos inamovibles boogie mens. Comme chaque fois la question n'est pas de savoir quel son il aura, on le sait déjà, simplement si les compos seront à la hauteur de la légende, les derniers albums laissant percevoir une nette progression dans la qualité.

1ère frayeur il y a quelques semaines quand la pochette est parue. Mauvais augure, laide au possible, c'est bien connu, les grands albums ont de belles pochettes.
Généralement, Status Quo excelle dans les singles redoutablement efficace. Beginning of the end, sorti un peu avant le disque, sensé nous mettre l'eau à la bouche, sonne comme une pâle copie de Quo s'essayant a faire du Quo. Je ne dis pas qu'après 10 écoutes le titre ne finit pas par vous vriller les oreilles mais qui aura le courage d'aller jusqu'a 10 ?

Retour en grace du producteur Pip William de triste réputation, donc le but semble de gommer autant que possible toute aspérité, de lisser la musique. Le résultat est moins catastrophique que sur Rockin all over the word, et le naufrage, car naufrage il y a , ne peut lui être imputé.

La recherche du quatrième accord se solde par la perte des 3 premiers. Les compos se suivent se se ressemblent désespérement. Pas au sens ou les rock critiques qui descendent le groupe régulièrement le leur reproche, ils font du boogie/blues, ils font du Quo, et perso, c'est tout ce que je leur demande. Non les compos sont simplement insipides.
Ou sont les refrains catchy, les popsongs que vous fredonnez toutes la journée, dissimulées sous un coulis de guitares, portées par un couple basse baterrie simple mais d'une efficacité à toute épreuve.

Bon, il y a le slow de mes boums d'antan, Electric Arena, au solo ridicule, mais qui tient le rôle qui lui assigné et prend haut la main le titre de meilleur morceau (si on m'avait sit que j'écrirais ça du Quo un jour !). Il y a des boogies classiques, alors on tape du pied, plus par habitude que par réelle envie, pavlovien le réflexe. Bref, le tout ressemble à un groupe qui jouerait à être Status Quo.

L'album n'est pas exécrable non plus, la question est, vaut il mieux ce Quo que pas de Quo du tout ? La réponse est évidement oui, même cet album qui n'ajoute rien a leur légende (en retirerait un peu même) tourne sans effort et glisse agréablement dans les tympans. Simplement ,dans 10 ans d'ici, pas un titre de cet in the search ... ne finira sur un best of, et ça, c'est le signe ultime.

Mois je veux du single, de l'énergie, des classiques, des standards, pas l'énième recette éprouvée d'un groupe sans inspiration.

allez les mecs, au boulot, laissez tomber ce putain de quatrième accord, ca fait 40 ans que les 3 autres nous réjouissent les tympans, et vite, un autre album pour faire passer celui là.




1. Beginning of The End
2. Alright
3. Pennsylvania Blues Tonight
4. I Don't Wanna Hurt You Anymore
5. Electric Arena
6. Gravy Train
7. Figure Of Eight
8. You're The One For Me
9. My Little Heartbreaker
10.Hold Me
11.Saddling Up
12.Bad News
13.Tongue Tied
14. I Ain't Wastin' My Time
14. One By One
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Status Quo- In the search of the fourth chords

Status Quo

027_fourth_chords.jpg 33ème album de nos innamovibles boogie men. Comme chaque fois la question n'est pas de savoir quel son il aura, on le sait déjà, simplement si les compos seront à la hauteur de la légende, les derniers albums laissant percevoir une nette progression dans la qualité.

1ère frayeur il y a quelques semaines quand la pochette est parue. Mauvais augure, laide au possible, c'est bien connu, les grands albums ont de belles pochettes.
Généralement, Status Quo excelle dans les singles redoutablement efficace. Beginning of the end, sorti un peu avant le disque, sensé nous mettre l'eau à la bouche, sonne comme une pâle copie de Quo s'essayant a faire du Quo. Je ne dis pas qu'après 10 écoutes le titre ne finit pas par vous vriller les oreilles mais qui aura le courage d'aller jusqu'a 10 ?

Retour en grace du producteur Pip William de triste réputation, donc le but semble de gommer autant que possible toute aspérité, de lisser la musique. Le résultat est moins catastrophique que sur Rockin all over the word, et le naufrage, car naufrage il y a , ne peut lui être imputé.

La recherche du quatrième accord se solde par la perte des 3 premiers. Les compos se suivent se se ressemblent désespérement. Pas au sens ou les rock critiques qui descendent le groupe régulièrement le leur reproche, ils font du boogie/blues, ils font du Quo, et perso, c'est tout ce que je leur demande. Non les compos sont simplement insipides.
Ou sont les refrains catchy, les popsongs que vous fredonnez toutes la journée, dissimulées sous un coulis de guitares, portées par un couple basse baterrie simple mais d'une efficacité à toute épreuve.

Bon, il y a le slow de mes boums d'antan, Electric Arena, au solo ridicule, mais qui tient le rôle qui lui assigné et prend haut la main le titre de meilleur morceau (si on m'avait sit que j'écrirais ça du Quo un jour !). Il y a des boogies classiques, alors on tape du pied, plus par habitude que par réelle envie, pavlovien le réflexe. Bref, le tout ressemble à un groupe qui jouerait à être Status Quo.

L'album n'est pas exécrable non plus, la question est, vaut il mieux ce Quo que pas de Quo du tout ? La réponse est évidement oui, même cet album qui n'ajoute rien a leur légende (en retirerait un peu même) tourne sans effort et glisse agréablement dans les tympans. Simplement ,dans 10 ans d'ici, pas un titre de cet in the search ... ne finira sur un best of, et ça, c'est le signe ultime.

Mois je veux du single, de l'énergie, des classiques, des standards, pas l'énième recette éprouvée d'un groupe sans inspiration.

allez les mecs, au boulot, laissez tomber ce putain de quatrième accord, ca fait 40 ans que les 3 autres nous réjouissent les tympans, et vite, un autre album pour faire passer celui là.




1. Beginning of The End
2. Alright
3. Pennsylvania Blues Tonight
4. I Don't Wanna Hurt You Anymore
5. Electric Arena
6. Gravy Train
7. Figure Of Eight
8. You're The One For Me
9. My Little Heartbreaker
10.Hold Me
11.Saddling Up
12.Bad News
13.Tongue Tied
14. I Ain't Wastin' My Time
14. One By One

Hervé Christiani - Il est libre Max

Il est libre Max


d'Hervé Christiani

Difficile de faire plus simple que ce titre, 3 accords en tout et pour tout et tout le monde connait cette mélodie. Imparable pour faire ses premières armes.

Il est libre Max


Il met de la magie, mine de rien dans tout ce qu'il fait, il 01-gmaj.jpg a l'sourire facile, même pour les imbéciles. Il s'amuse bien, il n'tombe jaais dans les pièges, Il n's' 01-gmaj.jpg laisse pas étourdir par les néons des manèges. Il vit sa vie sans s'occuper des grimaces, que 01-gmaj.jpg font autour de lui les poi ssons dans la nasse.

 


Il est  libre Max, il est libre Max, y'en 01-gmaj.jpga même qui disent qu'ils l'ont vu voler.


 Il travaille un p'tit peu quand son corps est d'accord , pour01-gmaj.jpg lui faut pas s'en faire, il sait do ser son effort. dans l'panier de crabes, il n'joue pas les homards, il01-gmaj.jpg n'cherche pas à tout prix à faire des bulles dans la mare.


Il est libre Max, il est libre Max, y'en 01-gmaj.jpga même qui disent qu'ils l'ont vu voler.


Il r'garde autour de lui avec les yeux de l'amour, a 01-gmaj.jpgvant qu't'aies rien pu dire, il t'aime déjà au départ. Il n'fait pas de bruit, il n'jouepas du tambour, mais01-gmaj.jpg la statue de marbre lui sourit dans la cour.


Il est libre Max, il est libre Max, y'en 01-gmaj.jpga même qui disent qu'ils l'ont vu voler.


Et bien sûr toutes les filles lui font les yeux de velours , lui01-gmaj.jpgpour leur faire plaisir, il leur raconte des histoires. Il les emmène par delà les labours , che01-gmaj.jpg vaucher des licornes à la tombée du soir.


Il est libre Max, il est libre Max, y'en01-gmaj.jpga même qui disent qu'ils l'ont vu voler.


Comme il n'a pas d'argent pour faire le grand voyageur, il01-gmaj.jpgva parler souvent aux habitants de son cœur. qu'est-ce qu'ils s'racontent, c'est ça qu'ilfaudrait savoir , pour01-gmaj.jpg avoir comme lui autant d'aour dans l'regard.


Il est  libre Max, il est libre Max, y'en 01-gmaj.jpga même qui disent qu'ils l'ont vu voler.

 


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ukulele-debutant

Je suis celui là

Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel.
Par ailleurs, Tous les textes et musiques made in Sucrepop sont mis à disposition sous un contrat Creative Commons by-nc-nd. ce qui signifie que vous pouvez librement les télécharger, les copier, diffuser, partager tant qu'aucune commercialisation ne leur est liée. Dans le cas contraire, il suffit de demander ;o)

Contrat Creative Commons

Un nouvel interprète pour Sucrepop, masculin cette fois, Guillaume rejoint donc la bande pour ce titre de septembre, d'inspiration rock pour la musique, dans mon idée, c'est l'esprit de Squeeze que je convoque ici, même si les guitares de Benoît ont légèrement durci le discours et un texte à vocation métaphysique, ou mégalomaniaque au choix. Je ne saurais vous dire pourquoi je l'ai écrite, un truc freudien surement. Le texte de Je suis celui là justifie si besoin en était, la photo ci-contre, L'oeil de Dieu, superbe photo de la nébuleuse de l'helice prise par par la Nasa via le téléscope Hubble. Le tout se lit et s'écoute par ici
Oeil de dieu god's eyes Nasa

Sucrepop logo
Quoi de neuf sur le site ?
Quelques chroniques de disques (Michel Borla, Alice S'émerveille, Jil Caplan et Dreamy), chroniques qui parraissent conjointement sur Sincever et deux discographies commentées viennent compléter la série, Michael Frankset, dans un style diamétralement opposé, Status Quo.
C'est la rentrée, et l'été pourri a au moins permis à nombre d'artistes de s'enfermer sans regrets qui dans son home studio, qui dans sa cave pour nous concocter de quoi nourrir le Podcast de ce mois ci
Les ducs -  Anita
Même pendant ses congés, toujours sur la brêche le vieux Phil. J'ai assisté à plusieurs prestations du groupe Les Ducs. en électrique, en acoustique. Si leur style de musique n'est pas ma tasse de thé, il faut leur reconnaître une belle aisance sur scène, un chanteur carrément habité, toutes proportions gardées, et pour vous le situer, entre Jim Morrison et Christian Descamps (respectivement chanteurs des Doors et d'Ange. Bon c'est sacrément énergique, le groupe déménage sévère et les zicos sont loin d'être des manchots. Si le rock à texte vous parle, ceux là devraient faire tilt chez vous.
Son prénom et son nom sont déjà les promesses de voyages délicieux. Marine Boreale, toute nouvelle tête sur la toile, déboule avec 4 titres concoctés avec amour par Joaquim Jannin dont j'ai déjà dit ici même le plus grand bien (et dont l'album sort ce mois ci, nous en reparlerons surement). Ce ne sont que des démos, mais qui laissent plus qu'entrevoir le talent. Pour vous aider à vous faire une idée, mettons que nous sommes là moins dans un univers bossa propre habituellement à ce compositeur mais dans un registre plus pop teinté de jazz ou le clavier prédomine. Allez vite, l'album !
Marine Boreale
Kinishao
Kinishao nous propose quand à lui une pop esthétique, production léchée, voix à part, superbe, dont le timbre fait parfois penser à America, orchestration fouillée, pour une pop classieuse. Le gars en question fait aussi du hip-hop (???) et tient un blog remarquable par son humour et sa qualité d'écriture, bref une personnalité bien affirmée à suivre de près.
Le mois dernier, je vous parlais de Dreamy tout en diffusant un titre de Close le groupe précédent d'Andrewskij, faute d'avoir encore reçu leur premier album, Scandinavian Nonsense, arrivé depuis et chroniqué ici même. Pour ceux qui auraient craqué sur cette bossa nova nordique, les titres de Close sont dispo sur la page de leur label Jungfruskar. Dreamy reprend les mêmes ingrédients en y ajoutant une touche électro, un plaisir pour les oreilles.
Dreamy
Calre and the reasons
Le premier album de Clare and the reasons, The movie, paraît ce mois ci. Ce pourrait être une raison suffisante pour en parler, s'y ajoute une autre excellente raison, ce que j'en ai écouté sur leur myspace est diablement bon. Un mail à la belle, réception du single Pluto et confirmation avec ses pizzicatos en intro, ses contrechants, son parfum jazzy c'est à fondre. Une version française, Pluton, dans une orchestration différente est dispo sur leur site. Les parisiens pourront vérifier de visu la qualité scénique puisque vous pourrez les retrouver ce 21 septembre à la Flèche d'or. The movie promet en tout cas d'être un sacré bon album, proche dans l'esprit de The Fairground attraction .
Une reformation inattendue, qui nous renvoie fin des années 80, Jil Caplan retrouve Jay Alanski et ensemble ils nous ont proposé, peu avant l'été, un album nommé Derrière la porte (chroniqué ici par mes soins). L'album n'atteint pas les sommets d'A peine 21, leur chef d'oeuvre commun, mais reste un honnête album contenant des chansons à la tonalité tristounette, d'humeur plutôt automnale. J'en profite pour glisser dans le radioblog un titre de Jay, esthète pop plus que sous estimé, dont je vais finir par me décider à chroniquer son époustouflant Price of love. Le titre que je vous propose est extrait d'Honey on a razor Blade, deux albums probablement introuvables aujourd'hui.
Jil Caplan - Derrière la porte
Doune
Ils sont parisiens, font de l'electro pop, et ils le font bien. Pour commencer, Doune est dotée d'une chanteuse dont le timbre de voix est de ceux qui me font immanquablement craquer. On y entend la soul, on y entend une âme, c'est du velours. Les compos, ou les claviers prédominent, ne manquent pas de piquant, se dégageant aisément de leurs influences. In 2222 prend parfois des accents de Véronique Sanson chantant pour Pink Floyd (si, si ;o), Sweet Super hero en écoute ce mois ci, à tout d'un single efficace. Allez, je n'y résite pas, ils sont doux, Doune ;o). Ils sont actuellement en studio, à suivre avec la plus grande attention.
Je l'ai diffusé il y a tout juste un an. Reza Sajadi est actuellement en studio pour l'enregistrement du second. Suisse, il revendique entre autres influences Lennon et Souchon. Pour le morceau qu'il nous propose ce mois ci, c'est clairement le second qui a été convoqué. le texte, humoristique et désabusé, certains accents dans la voix ne renient pas leur filiation. A noter que les bénéfices des ventes de son 1er album iront à Médecins sans Frontières. Il ne tient qu'à vous que bénéfices il y ait.
Reza Sajadi
SugarPills
Ils ont également l'air d'aimer le sucre, mais en pilules plutôt qu'en bonbecs, les Sugarpills, comme leur nom ne l'indique pas, sont quatre et originaires de Montargis, chantent indifférement en anglais ou en français ,leur musique reflétant le melting pot d'influences qui est le leur, entre agressivité et trip hop, entre énergie et ambiant, les guitares prennent le dessus sur un morceau, les synthés règnent en maître sur un autre. Ne cherchez pas la guimauve ici, il n'y en a pas.
Des français qui chantent en anglais, à la pelle vous en trouvez, mais le contraire ? Un anglais qui déciderait de faire de la pop dans la langue de Molière, ca paraît suréaliste, et pourtant, c'est Tcharlz qui s'y colle. Guitare acoustique sous le bras, textes décalés, esprit sixties, fan de Dutronc déclaré, voici un bref tour d'horizon du personnage.
Tcharlz
Clouman
La démarche est sympathique. Arrivée la quarantaine, vie bien rangée, installée confortablement, marié, papa, Clouman se dit qu'il serait tant de ressuciter son ancienne passion, faire le chanteur. et donc, écriture, copains musiciens convoqués, famille et voisins réquisitionnés, enregistrement, clip vidéo, making of et hop, un album tout neuf : Clouman se lance, tout le monde s'en fout. Comme les stars. Ecrit comme cela ça paraît simple, ça à du être loin de l'être. Bilan ? il n'a pas tort. De se lancer, et que probablement tout le monde va s'en foutre. Rien de révolutionnaire, ça n'était d'ailleurs pas le propos, juste quelqu'un qui s'est fait plaisir et qui essaie de le faire partager.
Retour au coeur de la pop. Avec les Static Octopus bienvenue dans un mode de guitares carillonnantes, 12 cordes au vent, d'harmonies vocales empilées, de mélodies catchy, un condensé de Squeeze et Dwight Twilley, de Shoes ou des Db's, d'Herman's Hermit ou des Rubinoos. Tous ceux à qui ces noms parlent devraient se précipiter sur les pieuvres statiques. Les titres tournent sous les 3', droit au but sans fioritures.
The Static Octopus
The Mother hips - Kiss the Crystal Flake
Un poil plus rock, mais si peu, voici The mother Hips Un zeste d'Eagles pour les harmonies vocales, harmonies salies par des guitares tranchantes, incisives. Le groupe, en une quinzaine d'années et une poignée d'albums n'a jamais réussi à franchir le palier ammenant du succès local au national. Fournissant pourtant de plutôt bonnes rocksong, il y manque toujours ce petit truc qui fait les classiques. Les amateurs y trouveront tout de même largement de quoi en avoir pour leur argent.
Eux viennent de Hollande. The A balladeer ont sorti leur 1er album, Panama il y a plus d'un an, il aura fallu tout ce temps pour que leur musique atteigne mes oreilles totalement par hasard, comme quoi, la vitesse du son ... Après une brève recherche sur le net, visiblement, hors de leur pays, peu d'info. Les popsongs distillées par le groupe sont pourtant de bonne facture, rien d'exceptionel certes, mais, dans le flot continue de musique qui nous est proposé quotidiennement, ils tirent correctement leur épingle du jeu. La ballade Robin II par exemple, avec son intro mélancolique au piano puis le décollage avec le reste du groupe pourrait accrocher l'oreille d'un programmateur radio intelligent.
A balladeer - Panama
Alexandre Varlet
Une première écoute superficielle de son album m'avait laissé sur ma faim, allez savoir pourquoi, question d'humeur, question d'atmosphère, de moment pas d'envie d'en parler, a failli passer à la trappe. Et puis, hier, in extremis, sur mon walkman à tirage aléatoire de chansons, le titre Montre moi. Et là, tilt. Le sieur Alexandre Varlet en ayant fait son 1er clip et son 1er titre sur son Myspace, ont peut supposer que lui aussi a perçu le potentiel de ce titre. Du coup, j'a été réécouter. Un rock fin, nerveux entrecoupé de ballades acoustiques tendances folk. Montre moi est clairement au dessus du lot mais d'autres titres tirent également leur épingle du jeu. Dont acte, Monsieur Varlet est donc Sucrepopé.
Le clip video de ce mois ci est celle du groupe Shine, dont j'ai déjà parlé il y a peu, l'album est prévu pour le 5 novembre, pour nous préparer au choc, Shine à la gentillesse d'annoncer la couleur avec un premier clip Rest your head on me. Bon, c'est du lourd, la chanteuse est a tomber, les compos lorgnent vers un Moorchebaa qui se remettrait à écrire de bons titres, bref, j'en reparlerais certainement lors de la sortie, mais,faites moi confiance, vous pouvez plonger les yeux fermés, ces Shine risquent fort de briller longtemps.
Le clip Rest your head on me
Et voilà pour cette rentrée. Une sélection spécialement conçue pour vous faire oublier que les vacances sont derrière nous. Rendez-vous en octobre, pour une programation spéciale été indien
à suivre ...

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Un nouvel interprète pour Sucrepop, masculin cette fois, Guillaume rejoint donc la bande pour ce titre de septembre, d'inspiration rock pour la musique, dans mon idée, c'est l'esprit de Squeeze que je convoque ici, même si les guitares de Benoît ont légèrement durci le discours et un texte à vocation métaphysique, ou mégalomaniaque au choix. Je ne saurais vous dire pourquoi je l'ai écrite, un truc freudien surement. Le texte de Je suis celui là justifie si besoin en était, la photo ci-contre, L'oeil de Dieu, superbe photo de la nébuleuse de l'helice prise par par la Nasa via le téléscope Hubble. Le tout se lit et s'écoute par ici
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Kinishao
Kinishao nous propose quand à lui une pop esthétique, production léchée, voix à part, superbe, dont le timbre fait parfois penser à America, orchestration fouillée, pour une pop classieuse. Le gars en question fait aussi du hip-hop (???) et tient un blog remarquable par son humour et sa qualité d'écriture, bref une personnalité bien affirmée à suivre de près.
Le mois dernier, je vous parlais de Dreamy tout en diffusant un titre de Close le groupe précédent d'Andrewskij, faute d'avoir encore reçu leur premier album, Scandinavian Nonsense, arrivé depuis et chroniqué ici même. Pour ceux qui auraient craqué sur cette bossa nova nordique, les titres de Close sont dispo sur la page de leur label Jungfruskar. Dreamy reprend les mêmes ingrédients en y ajoutant une touche électro, un plaisir pour les oreilles.
Dreamy
Clare and the reasons
Le premier album de Clare and the reasons, The movie, paraît ce mois ci. Ce pourrait être une raison suffisante pour en parler, s'y ajoute une autre excellente raison, ce que j'en ai écouté sur leur myspace est diablement bon. Un mail à la belle, réception du single Pluto et confirmation avec ses pizzicatos en intro, ses contrechants, son parfum jazzy c'est à fondre. Une version française, Pluton, dans une orchestration différente est dispo sur leur site. Les parisiens pourront vérifier de visu la qualité scénique puisque vous pourrez les retrouver ce 21 septembre à la Flèche d'or. The movie promet en tout cas d'être un sacré bon album, proche dans l'esprit de The Fairground attraction .
Une reformation inattendue, qui nous renvoie fin des années 80, Jil Caplan retrouve Jay Alanski et ensemble ils nous ont proposé, peu avant l'été, un album nommé Derrière la porte (chroniqué ici par mes soins). L'album n'atteint pas les sommets d'A peine 21, leur chef d'oeuvre commun, mais reste un honnête album contenant des chansons à la tonalité tristounette, d'humeur plutôt automnale. J'en profite pour glisser dans le radioblog un titre de Jay, esthète pop plus que sous estimé, dont je vais finir par me décider à chroniquer son époustouflant Price of love. Le titre que je vous propose est extrait d'Honey on a razor Blade, deux albums probablement introuvables aujourd'hui.
Jil Caplan - Derrière la porte
Doune
Ils sont parisiens, font de l'electro pop, et ils le font bien. Pour commencer, Doune est dotée d'une chanteuse dont le timbre de voix est de ceux qui me font immanquablement craquer. On y entend la soul, on y entend une âme, c'est du velours. Les compos, ou les claviers prédominent, ne manquent pas de piquant, se dégageant aisément de leurs influences. In 2222 prend parfois des accents de Véronique Sanson chantant pour Pink Floyd (si, si ;o), Sweet Super hero en écoute ce mois ci, à tout d'un single efficace. Allez, je n'y résiste pas, ils sont doux, Doune ;o). Ils sont actuellement en studio, à suivre avec la plus grande attention.
Je l'ai diffusé il y a tout juste un an. Reza Sajadi est actuellement en studio pour l'enregistrement du second. Suisse, il revendique entre autres influences Lennon et Souchon. Pour le morceau qu'il nous propose ce mois ci, c'est clairement le second qui a été convoqué. le texte, humoristique et désabusé, certains accents dans la voix ne renient pas leur filiation. A noter que les bénéfices des ventes de son 1er album iront à Médecins sans Frontières. Il ne tient qu'à vous que bénéfices il y ait.
Reza Sajadi
SugarPills
Ils ont également l'air d'aimer le sucre, mais en pilules plutôt qu'en bonbecs, les Sugarpills, comme leur nom ne l'indique pas, sont quatre et originaires de Montargis, chantent indifférement en anglais ou en français ,leur musique reflétant le melting pot d'influences qui est le leur, entre agressivité et trip hop, entre énergie et ambiant, les guitares prennent le dessus sur un morceau, les synthés règnent en maître sur un autre. Ne cherchez pas la guimauve ici, il n'y en a pas.
Des français qui chantent en anglais, à la pelle vous en trouvez, mais le contraire ? Un anglais qui déciderait de faire de la pop dans la langue de Molière, ca paraît suréaliste, et pourtant, c'est Tcharlz qui s'y colle. Guitare acoustique sous le bras, textes décalés, esprit sixties, fan de Dutronc déclaré, voici un bref tour d'horizon du personnage.
Tcharlz
Clouman
La démarche est sympathique. Arrivée la quarantaine, vie bien rangée, installée confortablement, marié, papa, Clouman se dit qu'il serait tant de ressuciter son ancienne passion, faire le chanteur. et donc, écriture, copains musiciens convoqués, famille et voisins réquisitionnés, enregistrement, clip vidéo, making of et hop, un album tout neuf : Clouman se lance, tout le monde s'en fout. Comme les stars. Ecrit comme cela ça paraît simple, ça à du être loin de l'être. Bilan ? il n'a pas tort. De se lancer, et que probablement tout le monde va s'en foutre. Rien de révolutionnaire, ça n'était d'ailleurs pas le propos, juste quelqu'un qui s'est fait plaisir et qui essaie de le faire partager.
Retour au coeur de la pop. Avec les Static Octopus bienvenue dans un mode de guitares carillonnantes, 12 cordes au vent, d'harmonies vocales empilées, de mélodies catchy, un condensé de Squeeze et Dwight Twilley, de Shoes ou des Db's, d'Herman's Hermit ou des Rubinoos. Tous ceux à qui ces noms parlent devraient se précipiter sur les pieuvres statiques. Les titres tournent sous les 3', droit au but sans fioritures.
The Static Octopus
The Mother hips - Kiss the Crystal Flake
Un poil plus rock, mais si peu, voici The mother Hips Un zeste d'Eagles pour les harmonies vocales, harmonies salies par des guitares tranchantes, incisives. Le groupe, en une quinzaine d'années et une poignée d'albums n'a jamais réussi à franchir le palier ammenant du succès local au national. Fournissant pourtant de plutôt bonnes rocksong, il y manque toujours ce petit truc qui fait les classiques. Les amateurs y trouveront tout de même largement de quoi en avoir pour leur argent.
Eux viennent de Hollande. The A balladeer ont sorti leur 1er album, Panama il y a plus d'un an, il aura fallu tout ce temps pour que leur musique atteigne mes oreilles totalement par hasard, comme quoi, la vitesse du son ... Après une brève recherche sur le net, visiblement, hors de leur pays, peu d'info. Les popsongs distillées par le groupe sont pourtant de bonne facture, rien d'exceptionel certes, mais, dans le flot continue de musique qui nous est proposé quotidiennement, ils tirent correctement leur épingle du jeu. La ballade Robin II par exemple, avec son intro mélancolique au piano puis le décollage avec le reste du groupe pourrait accrocher l'oreille d'un programmateur radio intelligent.
A balladeer - Panama
Alexandre Varlet
Une première écoute superficielle de son album m'avait laissé sur ma faim, allez savoir pourquoi, question d'humeur, question d'atmosphère, de moment pas d'envie d'en parler, a failli passer à la trappe. Et puis, hier, in extremis, sur mon walkman à tirage aléatoire de chansons, le titre Montre moi. Et là, tilt. Le sieur Alexandre Varlet en ayant fait son 1er clip et son 1er titre sur son Myspace, ont peut supposer que lui aussi a perçu le potentiel de ce titre. Du coup, j'a été réécouter. Un rock fin, nerveux entrecoupé de ballades acoustiques tendances folk. Montre moi est clairement au dessus du lot mais d'autres titres tirent également leur épingle du jeu. Dont acte, Monsieur Varlet est donc Sucrepopé.
Le clip video de ce mois ci est celle du groupe Shine, dont j'ai déjà parlé il y a peu, l'album est prévu pour le 5 novembre, pour nous préparer au choc, Shine à la gentillesse d'annoncer la couleur avec un premier clip Rest your head on me. Bon, c'est du lourd, la chanteuse est a tomber, les compos lorgnent vers un Moorchebaa qui se remettrait à écrire de bons titres, bref, j'en reparlerais certainement lors de la sortie, mais,faites moi confiance, vous pouvez plonger les yeux fermés, ces Shine risquent fort de briller longtemps.

Et voilà pour cette rentrée. Une sélection spécialement conçue pour vous faire oublier que les vacances sont derrière nous. Rendez-vous en octobre, pour une programation spéciale été indien
à suivre ...

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Phil
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