Le cas du gars Gatz.
J'entends déjà les commentaires. Chroniquer un best of de Ringo Starr ! En 2007 !
Doit pas avoir grand chose à faire le Phil.
Evidemment, le Ringo, membre du plus influent groupe de tous le temps, mais doté du talent de compositeur d'une huitre et d'une voix de même métal, ça laisse à réflechir.
Parce que, sans les 3 autres larrons, il reste quoi ? Un gars sympa, certes, mais ca ne suffit pas pour faire de bons disques ça, d'être sympa (et j'en sais quelque chose).
Et pourtant, après la séparation des fab fours, juste après, le gros succès, c'est lui qui l'a eu. Bon, Georges aussi et son mega concert (dont Ringo était). Mais qui aurait cru, que les N°1 au hit parade, c'est lui qui les aurait ?
Au menu donc 7 top ten (quand même) avec Lennon, Harrison, Elton, Clapton et un paquet d'autres mec en on ou non.
Le bal s'ouvre sur une compo de Georges, Photograph, tiré de l'album Ringo. Géant, rien de moins. Un hit qui donne son titre à cette compilation. Extrait de son 1er vrai album solo (les deux précédents étant constitué de reprises), c'est malheureusement son meilleur aussi. Néanmoins jusqu'en 76, ses albums contiennent toujours des perles et d'ailleurs 14 des 20 titres présentés ici sont issus de cette période. Des reprises comme Only you ou le superbe You're sixteen, ou des compos signées Lennon, il a le talent de savoir s'entourer et choisir ses compos.
Après, que passa, mystère. Le naufrage. Des albums sans rien dessus, le vide abyssal, intersideral. En résumé, la compil parue en 1975, Blast from your past qui contenait peu ou prou l'age d'or de Ringo (enfin age d'or, 73-74 deux années plaquées or) était suffisante.
Mettons que si vous avez ratez les albums Ringo et Goodnight Vienna, ce qui est probable, cet album vous permettra de vous rendre compte que la carrière post-Beatles du meilleur batteur du monde (dixit une foultitude de gens) n'a pas été aussi nulle qu'on aurait pu le supposer initialement. Pour les gens de ma génération, c'est comme l'occasion de retrouver un vieux copain, des souvenirs de bons moments.
Rien de plus, mais rien de moins.

Ringo Starr - Photograph: The very Best of Ringo
33ème album de nos inamovibles boogie mens. Comme chaque fois la question n'est pas de savoir quel son il aura, on le sait déjà, simplement si les compos seront à la hauteur de la légende, les derniers albums laissant percevoir une nette progression dans la qualité.
33ème album de nos innamovibles boogie men. Comme chaque fois la question n'est pas de savoir quel son il aura, on le sait déjà, simplement si les compos seront à la hauteur de la légende, les derniers albums laissant percevoir une nette progression dans la qualité.
1ère frayeur il y a quelques semaines quand la pochette est parue. Mauvais augure, laide au possible, c'est bien connu, les grands albums ont de belles pochettes.
Généralement, Status Quo excelle dans les singles redoutablement efficace. Beginning of the end, sorti un peu avant le disque, sensé nous mettre l'eau à la bouche, sonne comme une pâle copie de Quo s'essayant a faire du Quo. Je ne dis pas qu'après 10 écoutes le titre ne finit pas par vous vriller les oreilles mais qui aura le courage d'aller jusqu'a 10 ?
Retour en grace du producteur Pip William de triste réputation, donc le but semble de gommer autant que possible toute aspérité, de lisser la musique. Le résultat est moins catastrophique que sur Rockin all over the word, et le naufrage, car naufrage il y a , ne peut lui être imputé.
La recherche du quatrième accord se solde par la perte des 3 premiers. Les compos se suivent se se ressemblent désespérement. Pas au sens ou les rock critiques qui descendent le groupe régulièrement le leur reproche, ils font du boogie/blues, ils font du Quo, et perso, c'est tout ce que je leur demande. Non les compos sont simplement insipides.
Ou sont les refrains catchy, les popsongs que vous fredonnez toutes la journée, dissimulées sous un coulis de guitares, portées par un couple basse baterrie simple mais d'une efficacité à toute épreuve.
Bon, il y a le slow de mes boums d'antan, Electric Arena, au solo ridicule, mais qui tient le rôle qui lui assigné et prend haut la main le titre de meilleur morceau (si on m'avait sit que j'écrirais ça du Quo un jour !). Il y a des boogies classiques, alors on tape du pied, plus par habitude que par réelle envie, pavlovien le réflexe. Bref, le tout ressemble à un groupe qui jouerait à être Status Quo.
L'album n'est pas exécrable non plus, la question est, vaut il mieux ce Quo que pas de Quo du tout ? La réponse est évidement oui, même cet album qui n'ajoute rien a leur légende (en retirerait un peu même) tourne sans effort et glisse agréablement dans les tympans. Simplement ,dans 10 ans d'ici, pas un titre de cet in the search ... ne finira sur un best of, et ça, c'est le signe ultime.
Mois je veux du single, de l'énergie, des classiques, des standards, pas l'énième recette éprouvée d'un groupe sans inspiration.
allez les mecs, au boulot, laissez tomber ce putain de quatrième accord, ca fait 40 ans que les 3 autres nous réjouissent les tympans, et vite, un autre album pour faire passer celui là.
1. Beginning of The End
2. Alright
3. Pennsylvania Blues Tonight
4. I Don't Wanna Hurt You Anymore
5. Electric Arena
6. Gravy Train
7. Figure Of Eight
8. You're The One For Me
9. My Little Heartbreaker
10.Hold Me
11.Saddling Up
12.Bad News
13.Tongue Tied
14. I Ain't Wastin' My Time
14. One By One
d'Hervé Christiani
Difficile de faire plus simple que ce titre, 3 accords en tout et pour tout et tout le monde connait cette mélodie. Imparable pour faire ses premières armes.
Il est libre Max
Il est
libre Max, il est
libre Max, y'en
a même qui disent qu'ils l'ont
vu voler.
Il travaille un p'tit peu quand son
corps est d'accord , pour
lui faut pas s'en faire, il sait do
ser son effort. dans
l'panier de crabes, il n'joue
pas les homards, il
n'cherche pas à tout prix à faire des
bulles dans la mare.
Il est
libre Max, il est
libre Max, y'en
a même qui disent qu'ils l'ont
vu voler.
Il r'garde autour de lui avec les
yeux de l'amour, a
vant qu't'aies rien pu dire, il t'aime dé
jà au départ. Il
n'fait pas de bruit, il n'joue
pas du tambour, mais
la statue de marbre lui sou
rit dans la cour.
Il est
libre Max, il est
libre Max, y'en
a même qui disent qu'ils l'ont
vu voler.
Et bien sûr toutes les filles lui font les
yeux de velours , lui
pour leur faire plaisir, il leur ra
conte des histoires. Il
les emmène par de
là les labours , che
vaucher des licornes à la tom
bée du soir.
Il est
libre Max, il est
libre Max, y'en
a même qui disent qu'ils l'ont
vu voler.
Comme il n'a pas d'argent pour faire le
grand voyageur, il
va parler souvent aux habi
tants de son cœur. qu'est-ce
qu'ils s'racontent, c'est ça qu'il
faudrait savoir , pour
avoir comme lui autant d'a
our dans l'regard.
Il est
libre Max, il est
libre Max, y'en
a même qui disent qu'ils l'ont
vu voler.

Tous les artistes cités dans cet éditorial peuvent être écoutés sur mon Radioblog, ce podcast étant mensuel.
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