Dans cette équipe, ma chouchou, Nungan. Elle ne sauvera pas sa jolie tête, et c'est - presque - incompréhensible. Mais avant elle, c'est Tyssa qui se lance avec une version de Light my fire des Doors très personnelle. Mise en scène, look énergie, elle place d'office la barre haut, et je me dis que Nungan va avoir du taf pour se hisser à ce niveau. Nell qui suit, a choisi un titre moins standard, Ca me vexe de Mademoiselle K, ou elle se donne bien à fond également mais sans pouvoir rivaliser avec la tigresse black. Vient le tour de Louane, dont je ne crains pas le moins du monde la performance vocale, la gamine ne vaut pas tripette. Tout en elle m'agace, son attitude, se désespérant manque de personnalité, sa fragilité, bref, son seul talent réside dans sa jeunesse, même pas son potentiel.Contre toutes mes attentes, sur le titre Les Moulins de mon coeur de Michel Legrand, elle tire son épingle du jeu, réalisant sa meilleure performance. Et du coup, à ce moment là, on sait qu'elle passera. Vient Nungan. Evidemment, en comparaison avec celle qui précede, il n'y a pas photo, look, voix, choix du titre, maturité, cette fille à un truc. Bon, pour être honnête, sa version de Kiss de Prince, n'était pas grandiose. Ou plutôt, trop proche de ce qu'elle avait déjà fait avec Come together. Le passage dans les graves, la voix qui s'arrache dans le refrain, bref, donnant l'impression d'un copier/coller de l'orchestration. Mais néanmoins, une classe minimum au dessus de Louane. A ce moment là, c'est encore possible. Surtout que Cécilia Pascal, malade, balance une note complètement fausse - écoutez à 1'15 - sur sa version de Nightcall de Kavinsky, impossible de passer à côté. Et le Bertignac, d'opter pour la minette de 16 ans encore, alors qu'une Tyssa ou une Nungan avait 100 fois leur place, et étaient autrement plus rock que Cécilia ou Louane. A croire qu'il ne souhaite pas s'encombrer de personne ayant déjà un univers et qu'il faut aider à faire connaître, préférant jouer les pygmalions.
Lui a du lourd dans son équipe, la sélection promet donc d'être terrible. Sandy Coops ouvre le bal avec du Céline Dion, pas moins: Je ne vous oublie pas. En plein dans le style de chanson qui me hérisse. Les montagnes russes vocales, démonstration technique indéniable, La demoiselle sait à l'évidence maîtriser ses cordes vocales à la perception, mais moi, ça me gonfle, je passe mon tour. Et c'est le tour de Nuno Resende, qui débarque en jupe, pour chanter Time is Running out de Muse. Sa tenue japonaise, alliée à une incontestable performance - sa note finale tue - en font un qualifié d'office, ce qui sera de fait le cas. On enchaîne avec Victoria qui nous la joue plus séquence émotion que démonstration sur Je voulais te dire que je t'attend de Michel Jonasz. Un sans faute, son élimination laisse un goût d'inachevé mais le plateau est relevé. Arrive le tour du petit jeune, Pierre G, qui, à ce jour, n'avait chanté que du lyrique prend tout le monde à contre-pied avec une popsong de Robbie William, Feel. La chanson est sublime, ça aide, et lui nous la joue rocker, et même si c'est parfois limite, ça le fait. Comme la tendance du public est de voter pour les petits jeunes, c'est lui qui emporte les suffrages et donc la qualification. Le gars peut aller loin s'il persiste dans la veine pop. Petit dernier, Mickaël Pouvin se vautre comme un grand avec un Read all about it d'Emeli Sandé, sans saveur, ce qui évitera à Florent Pagny d'avoir à réfléchir sur son cas.
Et c'est le second tour des qualifs. L'équipe de Garou ouvre à nouveau le bal et c'est Yohan Fréget, qui nous envoie un it's a man's world de James Brown de belle facture. Bon, il est bien trop maniéré à mon goût, sa gestuelle m'exaspère, mais côté voix, rien à dire, il a fait le job. Une sacrée pointure le suit, Sarah Caillibot qui revisite Chère amie de Marc Lavoine. Émotion au rendez-vous, jolie timbre de voix un peu félé, le qualificatif de Brel au féminin du coach canadien est bien sur totalement démesuré mais cette jeune femme à bien du talent à revendre. Avec sa dégaine de petite frappe, sa manière de s'exprimer, Baptiste Defromont a une personnalité intrigante Il se collète au hit Goodbye Stranger de Supertramp. Il fait partie de mes chouchous, depuis le départ, un truc dans la voix, une rock and roll attitude, sa prestation est ^parfois un peu bancale, mais l'énergie emporte le morceau. la jolie grecque Stefania Rizou , peut-être espérant le même succès qu'Emmanuel Job la semaine dernière se décide à chanter, pour la première fois paraît-il, en français Tous les cris les SOS de Daniel Balavoine. capacité vocale hors norme, chant semi yaourt, mais insuffisant pour faire la différence. Pour clôre la série Garou, Ayme, fidèle à ce qu'il est, s'attaque au monument Stairway to heaven. Du Led Zep à cette heure , ça a dû en décoiffer plus d'un, mais, indépendamment de la qualité de l'interprète, les chances de se qualifier avec ce type de titres devait avoisiner le zéro absolu. Bravo pour l'avoir tenté malgré tout, et de belles manières.
Au final, le public sauve Yohan Freget, et Garou rattrape par les bretelles le Baptiste, se rattrapant ainsi un peu à mes yeux de sa détestable sélection de la semaine dernière.
Entre Klaus Schulze et Vangelis, un zeste de Pink Floyd pour les guitares peut-être. Espace sonores fait de l'ambiant soft, soit de longues plages instrumentales, plus zen, t'es mort. Je n'écouterais pas que ça, mais de temps à autre, ça décrasse bien les tympans et c'est reposant. Le bricolo qui est derrière tout ça utilise le même soft que moi, Reaper, c'est d'ailleurs ainsi que je l'ai découvert, mais visiblement, il s'en sert mieux .
Le nouvel album de Marie Cherrier - "Billie" - sortira le 27 mai prochain (c/o L'autre Distribution).
Et pour terminer, l'équipe de Jenifer. A signaler une nouvelle coupe de cheveu pour la coach qui lui va à ravir. c'était ma minute people.
C'est Sarah qui ouvre le bal, s'attaquant à Run to you de Whitney Houston. Le titre demande des capacités hors norme, la demoiselle les a. Bon, je ne suis pas fan de ce style de démonstrations vocales, stériles à mon sens, et comme qui plus est, elle a parfois dérapé un peu, je passe mon tour, maisJenifer qui lui accorde sa chance. Seconde plantade de la soirée, après Manuray en ouverture, Florent Torres malmène en beauté Calogero et son pourtant superbe Prendre racine. Voix forcée, il veut trop en faire et le fait mal, par ici la sortie ... Olympe fait partie des favoris. Un look, une présence, une voix. Sa version de "Zombie" des Cranberries convainc le public, il emporte le morceau sans trop de concurrent sérieux. Puis le cas Sophie, la fille de, qui ne souhaite pas qu'on le sache, et qui, en passant dans une telle émission, n'a aucune chance que cela arrive. J'ai plutôt un à priori en sa faveur, elle chante superbement et à une manière d'être, d’apparaître qui respire la sympathie, l'empathie, bref, on dirait quelqu'un de bien. Malheureusement, le choix de la chanson, L'envie de JJ Goldman est une erreur. Le titre part trop doucement, elle ne nous rentre pas dedans, l'énergie qui à l'évidence est la sienne n'est pas mise en valeur, sa voix reste en retrait, elle ne déploie ses ailes que sur la fin, trop tardivement. Exit la belle. Dommage. Elle eut été mon choix pour son potentiel comme aurait dit Garou. Luc Arbogast clôt la soirée avec L'Adagio. Si je reconnais bien entendu un vrai univers au bonhomme, il n'est absolument pas ma tasse de thé, ne serait jamais arrivé là si j'étais aux commandes et fidèle à lui même, exécute son titre de son autre planète, son parcours télévisuel s'arrêtera là, nul doute que son chemin lui, continuera ailleurs.
Un truc pour finir en attendant la suite des qualifications. L'émission dans cette étape est d'un fade. Les coachs sont peu disert sur les prestations, ils passent de la pommade systématiquement même quand à l'évidence les concurrents se sont loupés, et les superlatifs de s'amonceler au pieds des interprètes au point d'en perdre toute valeur. Un peu de mordant, de discutions, d'embrouilles ne leur ferait pas de mal et donnerait un peu de vie au spectacle.