Petite session acoustique de maître Jeff Lynne accompagné du fidèle Richard Tandy. Que ne fait il une tournée dans cette config, parce que ça claque bien et la réduction des orchestrations luxuriantes d'ELO en guitare piano est une franche réussite. Et quelle voix !
Si je devais créer un calendrier à partir des artistes qui ont marqués cette année 2012, sans aucun doute, le mois de septembre aurait la photo de la PINK lady, tellement je trouve que son "The truth about love" est à croquer. On commence par le "Blow me" qui est déjà sur les ondes, un titre pétillant (avec son lot de shit qui est tout de même sa marque de frabrique). On poursuit par "Try", slow rock de bonne facture. Arrive ensuite "Juste give me a reason" avec Nate RUESS de FUN. (autre album qu'il faut écouter). Joli duo, avec des voix complémentaires. Vient ensuite "True love" avec Rose COOPER alias Lily ALLEN, et la encore une bonne ballade bien accrocheuse. On passe les 2 titres suivant, qui bien que sympa, n'apportent rien à l'album. Arrive mon premier coup de coeur de l'album, "The truth about love". Un côté yéyé qui reste en tête même à la fin de l'écoute de l'album. Vraiment du tout bon. Suivi de mon second coup de coeur "beam me up", où la belle prouve encore une fois qu'elle peut chanter de belles love song juste sa voix, une guitare et un orchestre en fond. Du frisson à l'état pur. Puis on retrouve la Pink avec un nouveau titre comme elle nous y a habituer "walk of shame". Par contre je passe mon tour pour le duo avec EMINEM, pas mon truc. Là je trouve que l'album s'essouffle un peu (ou bien est ce moi qui ne me remets pas de titres que je viens de passer en revue). Et il faut que j'arrive à "Is this thing on?" pour retrouver un nouveau titre accrocheur. Suivi des sympas "Run" et pour finir "Good old days". Bref, si vous aimez Pink (et même si vous accrochez moyennement) je vous invite à partager son univers musical à travers "The truth about love"
On croyait Jeff Lynne, maître à penser d'Electric Light Orchestra désœuvrer depuis des années, que nenni, le bougre était occupé à ré-enregistrer une poignée de ces propres hits. D'aucun dirait, bon, pourquoi pas après tout, 30 ans après une relecture de ses tubes inoxydables ne peut pas faire de mal. Sauf que, là ou le bonhomme pousse le vice un peu loin, et il est à ma connaissance le seul à avoir choisi cette voie, il reprend ses chansons en s'efforçant de les rejouer EXACTEMENT pareil qu'à l'origine, à la note près, en jouant de tous les instruments seul. Si la performance technique est indéniable, l'intérêt artistique me parait un peu tiré par les cheveux, le but étant, dixit le maestro, d'en améliorer le son. Donc de fait, hormis pour les purs et durs dont je fais partie, les nuances sont quasi imperceptibles, les grandes chansons restent de grandes chansons, de ce côté, on est pas déçu, et si vous souhaitez faire découvrir ELO à la jeune génération, parmi la pléthore de compilations existantes, celle ci tire son épingle du jeu. Pour les aficionados, un inédit, Point of no return, qui, pour vous le situer, n'aurait pas déparé sur Balance of power, mais n'aurait pas eu sa place sur A new world record ou out of the Blue et une réelle révision de 10538 Overture, pas une révolution non plus, Bon donc Jeff s'est fait un petit plaisir, il n'y a pas de mal à se faire du bien, après ce hors d'oeuvre et l'amuse gueule que constitue Long Wave sortie parallèlement, j'attends le plat de résistance avec impatience, même si, apparemment, il à encore quelques cacahuètes à nous refiler avant ( des inédits de Armchair Theater, Zoom et du live)
22 ans depuis son unique album solo, et ce n'est pas Electric Light Orchestra qui lui aura donné du boulot entre temps. Donc l'ami Jeff, l'une de mes principales influences, reprend contact avec 11 titres (12 pour les japonais), uniquement des reprises de chansons qui l'ont marqué enfant, donc pour la majorité pré année 60. Un court album, aucun titre ne dépasse les 3 minutes, et donc, sur le papier, un peu décevant, pour moi en tout cas, qui attendait de "vrais" nouveaux titres. Un Charles Aznavour pour ouvrir le disque, un Charles Trenet pour le clôturer, entre les deux Charles du Roy Orbison, du Everly Brother ou du Chuck Berry pour les plus pop/rock. Un plaisir de retrouver sa voix, si facilement identifiable, une production très nostalgique, voir passéiste, qui colle bien à l'atmosphère du disque, loin du son ELO de ses lustres et de ses fastes, qui se rapproche un peu de ce qu'il avait déjà fait pour les Everly Brother justement. Comme le clip Mercy Mercy le montre avec humour, le bonhomme assure absolument tous les postes musicaux, travers qui est le sien depuis des années maintenant, animé de cette volonté de vouloir tout contrôler. Perso, je considère ce disque comme un intermède avant les choses sérieuses à venir en 2013, un album de nouveaux titres. En attendant, l'apéritif, s'il ne cale pas la faim, est tout de même le bienvenu.
Jusqu'à ce jour, le Mathieu Boogaerts m'avait laissé plus froid qu'un iceberg. Ses chansons, son univers me passait largement au dessus des oreilles, et voilà que cet album, son 6ème je crois, est un petit bijou de charme et de douceur. Une voix qui nous berce, des rythmes doucement chaloupés, pour une musique plus dépouillée que ce qu'il propose d'habitude, la voix très en avant, et une instrumentation très light qui lui va très bien. Pas de grand titre fédérateur prête à escalader la bande FM mais une douzaine de chansons parfaitement troussées, séduisantes et dont l'apparente simplicité expose une véracité indéniable. Une des belles surprises - et réussite - de cette rentrée.
Après l'inattendu retour gagnant de Sonic Boom, voilà que les Kiss frappent à nouveau. Et dans la droite ligne du précédent, ils ne s'en sortent pas si mal. Le riff d'ouverture,d'Hell ou Hallelujah déchire bien et passe haut la main le test d'excellent morceau de leur discographie, doté en prime d'un solo d'anthologie, les 4 gars frappent fort. Le reste du disque ne renoue jamais avec ce niveau mais propose néanmoins un niveau plus qu'honorable, sachant que le point faible de Kiss est habituellement des compos faiblardes. Ici, sans crier au génie, ils arrivent à maintenir un niveau honnête et on ne s'ennuie pas une seconde. All for the love of Rock & Roll ou Long way down donnent le tempo, ça envoie du bois, et les amateurs de hard et de soli fumant y trouveront leur compte.

Malgré mon fervent soutien à chaque sortie d'album, la belle néerlandaise reste toujours totalement ignorée du grand public de France.Et pourtant ce nouveau disque prouve une nouvelle qu'elle exceptionnelle auteur compositeur elle est. Sans parler de l'interprète. Les tubes potentiels foisonnent du morceau qui donne son titre à l'album en passant par Space Cowboy ou Time wil have to wait. pas l'ombre d'une idée de ce qu'elle doit faire pour s'ouvrir grand les portes du succès, juste que des oreilles intelligentes et avec un peu de pouvoir dans les médias daignent se pencher sur son cas.