Mon favori était dans cette équipe, et, comme je le sentais venir, il s'est fait sortir, avec les honneurs certes, mais sortir tout de même. Comme pour l'équipe de Pagny, le favori de l'équipe Yoann Fréget, à eu l'honneur d'être le premier et sa version de Free, de Stevie Wonder à mis de suite les pendules à l'heure, et quoique qu'à nouveau je ne sois pas fan du personnage, son interprétation était nickel chrome. Garou est tellement dithyrambique à son sujet qu'on voit mal comment il pourrait l'éliminer. Le public plébiscite Emmanuel Djob pour une raison qui m'échappe encore et toujours, et sa version de Tears in heaven" d'Eric Clapton n'avait rien pour me faire changer d'avis. C'est bien fait, sans plus, je n'y entend rien qui casse trois pattes à un canard et pourtant, c'est le téléphone qui le qualifie toujours. Dès que j'ai entendu le titre qu'allait chanter Baptiste Defromont, je savais que c'était plié pour lui. Son timbre de voix, sa dégaine, le mec à tout pour lui, être une rock star comme le dit Garou, et le voilà qu'il choisit -ou qu'il lui est demandé de choisir - L'hymne à l'amour de Piaf !! C'est du rock ça ? Il a beau essayé de se l'approprier, de la faire sienne, ça n'est pas un titre de ce type qui lui permet de se mettre en valeur. Il a tout le talent du monde m'ais n'arrive pas à le faire savoir. sa chaîne Youtube regorge de reprise du feu de dieu, et lui va se taper du Piaf. Exit le Baptiste, que je vais maintenant suivre de près, comme Nungan.
12 restent en lice. Et sortir maintenant, c'est sortir avant la tournée, une série de concerts, peut-être plus importante que de gagner The Voice. Et arrivé à ce niveau, il ne reste - presque - que des pointures. Les choix vont donc être cornéliens et vont rester sur le carreau des voices potentielles exclues subjectivement, parce que c'est un jeu et qu'il faut faire des choix.
Cette fois c'est l'équipe Pagny qui ouvre le bal, avec son hérault en fer de lance, Nuno Resende place d'entrée la barre très haute. Déjà le choix du titre, Music de John Miles. Je doute qu'il soit connu des plus jeunes, mais c'est un excellent morceau sur lequel il fait des merveilles, et là ou la version originale ne demande pas de performances vocales époustouflantes, lui descend dans les graves pour mieux repartir dans les aigus, bref fait le show, et ferme quasiment la porte de la finale aux deux autres, aussi bons soient-ils. Je ne suis pas fan de son timbre de voix, mais force m'est de reconnaître, prestations après prestations, que le bonhomme est très bon, et le public ne s'y trompe pas qui le qualifiera une nouvelle fois. Et Dièse peut essayer de tout donner sur une lettre à France un peu "flottante" pas si réussie que cela, elle ne rivalise pas un instant avec son prédécesseur et c'est uniquement parce qu'elle est une femme, et qu'elle se distingue ainsi clairement dans l'équipe que Pagny, en fin stratège, la sauvera finalement. Chance que Benjamin Bocconi n'aura pas. Dans la tête de son coach , il n'y semble pas y avoir eu débat, Dièse était qualifiée d'office, le duel Nuno / Ben décidant du second vainqueur, Que le meilleur gagne. Sa reprise de Quand on n'a que l'amour de Jacques Brel, bien que convaincante et en tous cas supérieure à la prestation de Dièse n'aura pas suffit à le sauver, Nuno était intouchable ce soir.
Le nouveau titre de JeanMi Chapron, avec à la slide Eric Larmier
Depuis le départ de Nungan, c'est l'équipe de Garou qui héberge mon chouchou, Baptiste Defromont. Le Baptiste qui va frôler la correctionnelle cette fois. C'est à Emmanuel Djob que revient d'ouvrir le bal. Cette fois, il choisi un titre dans son élément, I can see clearly now de Johnny Nash. Entouré d'une troupe de Gospel, il assure facilement sa place au tour suivant, c'est une nouvelle fois le public qui va le qualifier. Manurey, réchappé inexplicablement du tour précédent, reprend sa guitare pour nous faire une version bien pâlichonne, limite mièvre de la pourtant superbe Le sud de Nini Ferrer. Il n'avait clairement pas le niveau et se fait logiquement sortir par Garou, dont on voir encore moins la raison de l'avoir sauvé la semaine précédente. Puis le Baptiste de choisir un titre de Jean-Louis Aubert, Temps à nouveau, et qui nous en fait une version sans force, sans élan, encombré d'une canne dont il ne sait visiblement que faire, qui aurait pu lui coûter cher, n'eut été le sauveur Manurey. Yoann Fréget, casse la baraque sur un titre de Jean Jacques Godlman interprété par Celine Dion, Vole. Le Yoann, faut l'écouter sans le regarger, ses mimiques, sa gestuelle, sont agaçantes au possible, mais je parierais sur lui pour aller au bout de l'aventure.
Bertignac a clairement l'équipe la plus faible du concours, la plus âgée à 23 ans, au moins deux sont arrivée là on ne sait pas trop pourquoi. Il c'est séparé de gagnants potentiels - Nungan au hasard - et n'intervient quasi plus pendant le prime, ou pour sortir des banalités à pleurer. Bref Louis s'emmerde et nous aussi, heureusement son équipe bénéficie de mise en scène plus ou moins originale pour nous tenir éveillé. Cecilia, encore malade, arrive à s'arracher sur Comme d'habitude, c'est le seul vrai talent de l'équipe, zéro concurrence, et à moins de tomber complètement aphone, je ne vois pas comment elle ne pourrait pas aller au bout. Son look est atterrant, mais je suis un vieux croulant . Vient le tour de Louane. J'ai déjà écrit le mois dernier l’incompréhension qui est la mienne de la voir rester encore et toujours là. elle parait tellement empotée, godiche, doté d'une voix plate et fadasse que la seule raison que je vois, c'est que Bertignac se garde ce joker pour arriver à pousser Cecilia au bout. Et encore, la semaine dernière avait elle correctement chanté. Cette fois, c'est zéro pointé sur toute la ligne, sa reprise de Call me maybe de Carly Rae Jepsen n'est même pas d'un niveau karaoke. Et Le Louis, quoique reconnaissant qu'elle s'était planté, la sauve tout de même, conservant ainsi les trois jeunettes. Car Shadoh avec le morceau de Zazie Rodéo, s'envoie toute seule droit dans le mur. Déjà le choix du titre, pas très judicieux, ensuite la mise en scène. Un ventilateur lui balance de l'air en plein le visage, pratique pour chanter , tandis que , pompes de ski aux pieds ???, elle fait des effets façon clip, sauf que là elle chante en direct. Bref échec et mat pour la doyenne. C'est Loïs, qui a autant de chance d'être The Voice que moi d'être dans le prochain album de Mc Cartney, qui sera sauvée par le public avec sa reprise gentillette de Goodbye my lover de James Blunt. Public qui semble avoir totalement zappé que l'émission n'est pas "The bouille la plus attendrissante" mais The Voice.
Avant le début de l'émission, je supposais que le sort de Pierre G était scellé. Et de fait, ça n'a pas fait un pli. Le juvénile rouquin s'attaquait à un extrait de la comédie musicale Notre Dame de Paris, Le temps des Cathédrales, dur à chanter, dont il c'est honorablement sorti, mais dans l'équipe de l'homme au chignon, tous sont dotés de capacités vocales hors norme. Dièse, qui fait partie également des favoris potentiels, s'éclate sur I’m Outta Love d'Anastasia, et une nouvelle fois, sa tenue fait tourner les têtes. Ne lui manque que les cheveux pour être parfaite . Benjamin Bocconi est indéniablement un chanteur à voix, sans grande personnalité, mais avec des chevaux sous le capot. Si le choix de la chanson, Bridge over Trouble water de Simon et Garfunkel, promet des merveilles, il se sent tenu dans faire des tonnes, après tout, c'est un concours, flinguant sans remord toute la beauté, la délicatesse de la chanson. C'est Nuno qui décroche le choix du public avec une version sans âme mais exécutée au millimètre d'un titre qu'on croirait écrit pour lui, L'envie d'aimer. Pagny sauve logiquement Benjamin et Dièse, à mon avis, sauf mauvais choix de chanson, c'est Diese qui ira au bout.
Les choses sérieuses commencent, la plupart des candidats restant on le potentiel pour aller plus loin, couper des têtes va devenir compliqué, à moins bien sur que certains ne proposent une prestation franchement en dessous, facilitant ainsi le choix du public et du coach. 4 artistes dans chaque équipe, le public en sauve un, le coach d'eux, bye bye au quatrième. Contrairement à a semaine dernière, ou les choix des uns ou des autres étaient loin des miens, cette fois ça, j'étais presque d'accord.
L'ouverture, moment qui doit être assez flippant, Manurey en sait quelque chose, qui s'était raté en beauté la semaine dernière, est cette fois revenue à Anthony Touma, bonhomme à l'empathie communicatrice, beau gosse de surcroît, qui a le bon goût de reprendre un morceau de Paul McCartney période Wings, Live and Let Die. Seul au piano, puis rejoint par l'orchestre, sa voix est un peu trop haute pour me séduire, mais il réalise un sans faute. Sarah, Celine Dion de poche, se retrouve à chanter du Olivia Ruiz !! Jenifer aurait voulu se débarrasser d'elle, elle ne s'y serait pas prise autrement. pas son style de musique, à l'évidence et rien qui lui permette de mettre sa voix en valeur. Olympe, favori de l'émission casse la baraque avec une version piano/violoncelle de Désenchanté de Mylène Famer. Il s'exécute avec brio et confirme son statut de potentiel finaliste. Laura Chab termine pour l'équipe de Jenifer avec One Day (reckoning song) d' Asaf Avidan. Le titre me gonfle, la voix de Laura est bien trop nasale, je ne conserve que ses bottines bleues électriques. Le public, qui pour une fois a des oreilles, sauve Olympe, impérial, Jenifer rattrape Anthony, hésite entre Sarah et Laura pour finalement conserver cette dernière, qui devrait logiquement sauter au prochain prime.