Accords de guitares saturés pour la caution rock, suivi par un synthé pour le versant electro, voix passée au vocoder, boîte à rythme façon eigthies, le titre d'ouverture qui donne son nom à l'EP 4 titres de la baby doll affiche la couleur. Les points sur les I qui suit conserve le côté electro, ajoutant un zeste de pop à la palette. Si son prénom n'était pas suffisant, la référence à Blondie dans After show indique les racines de madame. Une tentative de mixer modernité et pop millésimée. Et à vrai dire c'est le dernier morceau, Conversations, qui accroche le plus. Mélodie efficace, boite à rythme low-fi, synthés datés, c'est une carte de visite honnête pour préparer l'arrivée de l'album. Manque peut être une signature vocale plus originale pour totalement convaincre.
Maribel n'est pas le nom de la jeune femme qui chante - elle c'est Rebekka Marskein, une allemande - mais le nom d'un groupe norvégien. Reveries serait leur second album, il sort le 22 mai. En attendant dans savoir plus, le 1er single Jezebel Jive est plutôt bien foutu. Une atmosphère mid-tempo zébrée d'éclair de guitares omniprésentes, c'est électrique sans être violent, plus rock que pop et attise la curiosité, ce qui est un peu le but d'un premier extrait. A suivre ...
Je découvre ce groupe américain, qui pourtant n'en est pas à son premier album, et voilà que je tombe sur un pur délice pop. Pas le disque à s'en relever la nuit, mais de ceux qui font les délices des compils de l'été. Des singles comme s'il en pleuvait, Drive by en ouverture, Sing together et son ukulele addictif, Bruises, le duo country avec Ashley Monroe, décidément, plus je l'écoute elle, plus elle me plaît, Feels good at first ballade engageante et son entêtant refrain, bref vous l'aurez compris, un disque dans faux pas, que d'aucun qualifieront de soupe rock FM, mais qu'ici, sur Sucrepop, nous soutenons fièrement, de la pop d'excellente qualité, de la variété dans les compositions, des mélodies gonflées à l'hélium. Allez une faute de goût tout de même ? le dernier morceau, When the fog rolls in, tellement inspiré de Let it be des qui vous savez que l'on en frôle le plagiat. Pour le reste, le disque qu'il faut avoir sur son lecteur actuellement si vous êtes fans de pop musique.
Bon. Chroniquer un album de Stone et Charden dans ces pages, cela frôle l'hérésie. et puis c'est une chronique de jean-Pierre Gaufre, il était une mauvaise fois, consacré au décès d'Eric Charden, qui m'a communiqué sa nostalgie et du coup je suis allé écouter ce nouveau disque. Enregistré à la maison, essentiellement constitué de reprises de duos et de leur 3 ou 4 plus gros tubes, c'est autant une ultime tentative de recoller au wagon qu'une thérapie pour le gravement malade qu'était Mr Charden. Et malgré tout le respect du aux morts, force m'est d'avouer que ce disque est raté. Prenez le chef d'oeuvre qu'est Désir Désir, tube de maître Voulzy et de la divine Veronique Jeannot. De la grâce et la légèreté pop du bopper en larmes, il ne reste rien, les voix, malheureusement, portent lourdement le poids des années, c'est d'ailleurs le défaut majeur du disque, la maladie avait clairement altérée les cordes vocales de la partie masculine, Stone ne s'en sortant pas beaucoup mieux. Alors surement que ces deux là se sont fait un grand plaisir en enregistrant ces titres, et tant mieux pour eux, mais en tant qu'auditeur, je passe mon tour.
Minimale les infos sur Alice, album que j'ai trouvé dans ma boîte aux lettres un bon matin. un site web, la tribu des rêves qui parle d'un tas de trucs, spectacles divers, sous d'autres noms qu'Alice, et si la sortie de l'album est bien indiqué, pas de date, pas d'infos sur les musiciens, le disque 7 titres lui même ne porte pas d'autre nom que le prénom de l'auteur compositeur interprète Alice Boudière, accompagnée de 3 personnes. Vous pouvez toujours Google iser Alice, aucune chance de tomber sur une info, côté marketing ce n'est donc pas top. reste donc à se concentrer sur le disque. 6 textes en français, un en anglais, les compos passe du folk - Fade away, Lhassa ou Au bout de la jetée- ou la voix et la guitare acoustique dialoguent, à des morceaux moins intimistes, avec une dimension plus scénique - Lâcher prise - flirtant avec un rock plus aventureux. Il y a même un petit côté world musique dans Petites Utopies. et une indéniable poésie dans le texte d'Encore. Manque, pour satisfaire ma facette pop, quelque chose qui accroche un peu plus l'oreille, car même après une demi douzaine d'écoutes, je suis toujours incapable de me rappeler de quoique ce soit de ce disque. En tant que carte de visite pour aller la voir sur scène, cet EP rempli son rôle.
Même si les derniers albums de nos finlandais laissaient un peu à désirer, j'ai une tendresse particulière pour la bande à Laurie Ylönen. Hormis leur album Dead Letters, un bijou indispensable à tout amateur de pop/rock, ils ont toujours su glisser quelques indispensables pépites dans leur disque. L'album solo de Laurie de l'année dernière n'était pas plus convaincant que ceux du groupe et c'est donc un peu désabusé que j'ai posé mes oreilles sur leur nouvelle livraison. Et bien il s'avère que c'est leur meilleur album depuis quelques années. Oubliés l'honnête Hide from the sun et le médiocre Black Roses, retour aux basics qui firent le succès du groupe, de bonne mélodies et un rock qui tourne au quasi FM parfois, l'électro prenant un peu le pas sur les guitares, qui, quoique évidement toujours présentes, sont plus en retrait. Quelques titres devraient faire les beaux jours des charts, I'm a mess, le premier extrait montre la voie, même si mon choix se serait plutôt porté sur End of the story.ou le titre le plus rock, Someone's gonna light you up. Tout l'album se tient bien et n'est pas aussi aseptisé que l'on aurait pu le craindre, la voix de Laurie continue de faire des merveilles, manque peut être un réel effet de surprise pour emporter totalement l'adhésion mais il ne quitte pas mon lecteur mp3 et c'est un gage de qualité.
Un petit nouveau à côté duquel il es difficile de passer tant la promotion est intense, c'est le jeune Michael Kiwanuka. La révélation du moment, articles dithyrambiques dans la presse écrites au audio, le premier album de ce jeune anglais est il à la hauteur du boulot de son équipe d'attachés de presse ? Ma foi, il faut reconnaître que le bougre à une paire d'atouts dans la manche. Une voix, légèrement erraillée, ou la soul black de ses glorieux aînés, Otis Redding, Marvin Gaye par exemple fait plus que se laisser deviner. Sa musique, aux racines solidement implantées dans les années 70 à le charme de ses vieux enregistrements, un croisement réussi entre la soul évoquée plus haut et un blues / folk tout aussi inspiré. Rien d'extraordinaire ni de révolutionnaire dans l'album, il manque même singulièrement de ces grands singles qui font les grands albums, mais il s'en dégage indéniablement une atmosphère attachante, comme si on avait retrouvé un bon vieux vynil au fond du grenier, soufflé sur la poussière déposée sur la pochette et posé la galette sur la vieille platine. Pas certain qu'un tel disque parle aussi puissamment aux jeunes d'aujourd'hui qu'à la génération des quadragénaires auquel un tel disque fait nécessairement écho mais c'est à coup sur une jolie madeleine que nous propose là Michael.