Art Mengo - Lara Guirao - Le petit cheminLui, l'une l'une des voix les plus identifiables de la chanson française, chargé de blues jusqu'à la saturation, elle, en début de carrière, pas encore en pleine lumière. Elle lui apporte un peu de cette légèreté dont manque parfois un peu ses albums, lui amène son talent de mélodiste, ses chansons cousues mains, bref un partenariat efficace. 11 inédits, deux reprises de Mireille, et ce petit chemin nous promène de la mythique scène du film Singing in the rain à Ponte Vechio, dans un registre très acoustique, flirtant avec la bossa ou le jazz. Certains textes sont signés du compositeur, ce qui est une première si je ne m'abuse. au final un album aussi discret que ses interprètes mais avec un max de charme.
Lana Del Rey - Born To DieBuzz énorme pour son clip home made posté sur youtube, un EP fourré aux hits, quelques prestations ratées, la découverte que Lana Del Rey avait déjà tenté l'aventure du disque, il n'en fallait pas plus pour que ce premier album sous ce pseudo soit attendu au coin du bois avec l'artillerie lourde. Et au final, une semi déception. Il n'apporte rien de plus que ce que l'EP sorti en avant garde n'avait déjà proposé, si ce n'est d'accentuer un peu le côté hip hop qui était resté assez en retrait. Donc certes l'excellent Video Games, le titre éponyme Born to die, addictif, quelques autres ballades suintant la mélancolie ou le désespoir probablement l'album qu'il faut avoir pour garder une trace de l'année 2012, mais difficile de dire à l'écoute si l'on a là un nouveau talent qui marquera les esprits dans les prochaines années ou le coup de chance d'un one hit wonder. Le disque est probablement un peu long, une peu plus d'une heure dans la version avec bonus, et aurait peut être gagné en efficacité en étant un peu plus ramassé, plus compact, mais Lana marque son territoire, et démontre qu'on devra compter avec elle.
Koxie - Le prince charmantPour moi, cette jeune femme, c'était un tube fourré au rap il y a quelques années, texte rigolo, et c'est tout. Depuis aux oubliettes. Allez savoir ce qui m'a pris d'aller écouter sa nouvelle galette, le manque de sortie attrayante en ce début d'année, mystère, normalement nous n'aurions jamais du nous rencontrer. Et c'aurait été fort dommage car elle signe un sacrément chouette disque, fourré aux mélodies pop, bref un total changement musical. C'est l'un de mes album de chevet depuis sa sortie, les tubes s'enchaînent sans coup férir, étonnant. J'écris, Daisy Luzion, Toi, Nos enfants, Tant pis pour toi, autant de singles qui devraient faire le bonheur des radios si son changement d'étiquette ne les décontenance pas trop. Quelques textes un peu simplet parfois, mais c'est l'une des belles surprises de ce début d'année .
Ringo - 2012Et déjà un nouvel album d'old Ringo, après Y not de 2010. Comme toujours, une pléïade d'invités, Joe Walsh, Dave Stewart pour ne citer que les plus connus, et un album ultra court, moins d'une demi heure pour 9 titres dont 4 reprises, deux étant issues de ses propres albums. Anthem, qui ouvre le disque, co signée Russ Ballard, gage de qualité le plus souvent, est l'un des titres les plus réussi de Mr Starr depuis des lustres. bon côté lyrics, il tourne en boucle Peace and Love, mais nous y sommes habitués, mais ce rock gentillet est efficace. Wings, cover de l'album Ringo the 4th, bouillon commercial mémorable, est tout aussi dispensable que l'était l'original. Une reprise d'un Buddy Holly, Think it over, déjà parue sur un album hommage est bien foutue quoiqu'ultra courte et lui permet de renouer avec son passé. Samba est l'un de ces titres dont il est coutumier, faiblard et qui n'emporte l'adhésion que grâce au charme du bonhomme. Rock island line est une plongée dans les racines pré-Beatles, hit de Lonnie Donegan, roi du skiffle et forte influence des Quarrymens. Step Lightly est issu de son meilleur album, Ringo, datant de 1973 et franchement, ne pas y toucher eut été aussi bien. Wonderful est tout aussi insignifiante, In Liverpool est la troisième déclinaison de sa jeunesse sur ce thème après Liverpool 8 et The Other Side of Liverpool des deux précédents albums. l'inspiration est au rendez-vous encore une fois. L'album se clôt sur Slow down (rien à voir avec le reprise des Beatles) rock qui ne mange pas de pain et qui s'écoute sans déplaisir. Au final, un Ringo de 71 ans, avec un album plutôt supérieur à ces dernières livraisons.
The Doors - L.A. WomanRessortie pour le 40ème anniversaire de la parution de ce mythique album de ce non moins mythique groupe. Ultime album avec Jim Morisson, pour cause de décès prématuré, il contient quelques perles indispensables dont Love her Madly et Riders on the storm. Pour nous convaincre de remettre la main au portefeuille, le disque sort avec son jumeau, des versions alternatives et 2 inédits !! des inédits 40 ans après ?? Bon, soldons déjà la partie prises alternatives. C'est tout aussi blues que les originaux, et heureusement, on y entend Jim parler en intro et de fait, les prises ne sont pas des copies conformes, elles diffèrent sensiblement des "officielles" et si elles n'ajoutent rien à la gloire du quartet californien, elles n'en retirent rien non plus. Les inédits maintenant. She smells so nice, aurait certainement peu être un chouette titre, dans la lignée de Love her madly, enlevé, le piano électrique de Manzarek et la guitare de Krieger tricotant un blues efficace. Malheureusement la raison pour laquelle ce titre est resté si longtemps dans les tiroirs est évidente. L'ingénieur du son a totalement flingué la prise de voix qui sature salement par moment et visiblement, pas moyen de rattraper cela avec les moyens techniques d'aujourd'hui. Rock me est pénalisé par le même sabotage. C'est un blues assez lent, représentatif du reste l'album, et qui n'aurait certainement pas déparé s'il avait peu être correctement enregistré. Evidemment cet album est pour fans only
Gilbert Becaud - Hommage à10 ans après sa mort, il reste peu de place pour Gilbert Becaud sur les ondes. Le compositeur de quelques titres monuments, interprète de chansons entrées dans la légende et le patrimoine sombre doucement aux oubliettes. Pour freiner la descente, voici un album ou jeune et moins jeune génération rappelle quelle impressionnante contribution à la chanson fut la sienne. Olivia Ruiz, Alex Beaupain, Renan Luce entre autre pour la caution XXIème siècle, Hallyday, Mitchell, Souchon ou Julien Clerc pour le passage de témoin, bref du beau monde. Alors bien sur, je t'appartiens, Nathalie, et Maintenant, Dimanche à Orly, bref du lourd, qui ne doit pas malheureusement parler beaucoup aux ados d'aujourd'hui. pas de version rap ou hip hop, de passage à la moulinette rock, respect oblige, les mélodies de Mr 100 000 volts ne sont pas secouées, on voyage tout confort, et c'est peut être un peu de cela qu'il manque, c'est bien fait, plaira aux fans de toujours, mais je doute que ce disque fasse découvrir le bonhomme à ceux qui ne le connaissaient pas.
The Kavanaghs - Love conquers painPlacer l'Argentine sur la carte du rock relève, pour moi en tout cas, de la mission impossible. Nul doute qu'un pays de 40 millions d'habitants n'ait une foultitude de groupe/artistes talentueux qui se revendiquent de ce courant musical mais hormis the Kavanaghs, aucun n'est arrivé à mes oreilles. C'est leur second album qui est chroniqué ici, le 1er le fut en son temps, et l'évolution est nette. Là ou l'emprise sixties était omniprésente, et l'ombre des Beatles et dérivés marquante, et ce n'était pas pour me déplaire, un virage plus moderne et rock est opéré. Prenez Tonight, le titre d'ouverture. une intro façon ça plane pour moi, limite punk, un refrain accrocheur, un riff de synthé façon eighties pour emballer le tout, servez chaud, l'effet single est garanti. Les 13 titres du disque conservent cet allant, cet enthousiasme juvénile, on pense aux regrettés The Knack et autres pépites powerpop. Et quand ils décident de faire dans la ballade, Something's about to Happen, arpèges de piano à foison ou le très Badfinger About tomorrow, ils restent convainquant. Last dance a de lointains accents de Walking on sunshine de Katrina and the waves et l'utlime morceau de Love conquers pain Waiting for the time to change, propose quelques tentatives d'harmonies vocales plus élaborées. Au final un album tout aussi agréable que le premier, sans génie mais simple et efficace, de la pop quoi.