Tout donner

avril 29, 2010 Temps de lecture: 47 minutes
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Mai 2010 - Tout donner

Avis aux artistes le 1er juin cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

C'est cela l'amour, tout donner, tout sacrifier sans espoir de retour. Albert CamusPas de Julie au générique ce mois ci (décidément, nous n'arriverons pas à enregistrer une année complète eek ) mais son absence est due à une excellente nouvelle, l'arrivée de la petite Lana, fille d'avril, future chanteuse à n'en pas douter à qui je souhaite la bienvenue sur notre petite orange bleue tongue. Du coup c'est Nathalie, habituée des lieux, qui a eu la gentillesse d'enfiler mes vieilles chaussures pour tracer la route. Elle a choisi un titre des débuts de Sucrepop, Tout donner, titre auquel, en digne fils de modèliste que je suis, j'ai dessiné une nouvelle robe printanière. Pour voir le défilé, c'est sur cette page J'en ai profité pour y aller de ma version ukulele afin de vous fournir la grille d'accords. Et puisque j'en suis à parler de la bête à 4 cordes, sachez que le Ukulele bazar, 1er de ce nom, fut une ENORME  succès, dépassant en fréquentation tout ce qu'il était possible d'espérer.  Du coup, j'en ai profité pour ajouter nombre de titres à la collection sUKrEpop , majoritairement anglo-saxons comme promis le mois dernier. En vrac, Gerard Lenorman et La ballade des gens heureux, Deep Purple avec Soldier of fortune, Al Stewart pour Palace of Versailles, ces deux derniers issus de l'album Sortez Covers ! , deux Elton John - Sorry seems to be the hardest word et Your song, Un Beach Boys, God only knows, un Beatles spécial débutant - I've just seen a face,  un Del Shannon - Runaway (ou Dave Vanina suivant vos références) un John Lennon - Jealous Guy et  Desperado des Eagles. C'est pas des cadeaux ça ? En prime, deux discographies intégrales commentées rejoignent la collection, Michel Berger et Abba. Pour en terminer avec ma prose, une chronique dédiée au nouvel album de Françoise Hardy La pluie sans parapluie, l'un des bons albums de Madame. Un petit plus sur le site, le lien Au hasard dans la barre de menu, me permet, grâce à un script amicalement rédigé par Penanders de vous propulser vers une page au hasard de ce site.
L'actualité du disque est plutôt calme comparée au mois dernier. J'ai reçu peu d'albums d'autoproduits, et les grosses cylindrées ont été peu nombreuses également à accoucher. Du coup, j'ai  pioché un peu au gré du fil de mes vagabondages d'internaute une moisson majoritairement pop et majoritairement féminine, mais qui s'en étonnera ? biggrinUne petite trentaine d'artistes tout de même à vous coller dans le conduit auditif ce mois ci. En route, suivez le guide !

L'artiste en Une ce mois ci n'a pas d'album à nous proposer, même pas un single, juste un malheureux petit titre. Mais quel ! Je suis tombé sur Michel Nicolle, auteur compositeur interprète au hasard d'un article au boulot. Il est facteur, je le fus, musicien, je le suis, il écrit pour d'autres, et ça me dit quelque chose  et donc j'était curieux d'écouter ce qu'il avait à proposer. Sur son myspace, des titres de divers chanteurs/teuses (dont lui) enregistré(e)s dans son studio au nom qui me parle également, Beatle juice studio. Et là, un coup de foudre musical. Aurore. Elle n'a pas 20 ans, une voix à se damner, légèrement voilée et qui colle le grand frisson et la compo qu'elle interprète n'est pas en reste, un chef d'oeuvre, pas moins. et le Michel dans son mail de m'indiquer que ce n'est que la face 2 du single à venir !! Mais il lui a écrit quoi en face A ?? Encore plus fort ? Et elle aurait un album en prévision ! Allez on se bouge et le sort vite le disque. Vite !  
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5ème album du duo Goldfrapp dont, je le confesse, je n'avais jamais entendu une note avant ce Head  first. Et si les autres sont à l'aune de celui ci, il va falloir que je rectifie le tir de toutes urgences. Le single d'ouverture, Rocket plonge la tête la première dans les eighties, riff de synthé type Oberheim vaguement réminiscent du Jump de Van Halen pour l'un des titres les plus délicieusement rétro et raffraîchissant de ces derniers mois, tube en or à coup sur. Hors il se trouve que cette entrée en matière n'est pas isolée. Des morceaux du même calibre, il y en a d'autres. Believer devrait opérer sa razzia sur les charts également, Idem pour Alive, 3ème titre , 3ème bombe. Et là on se dit qu'on tient du lourd. Ajoutez à l'addition le titre éponyme, Shiny and warm et I wanna life et vous tenez là une des galettes des plus addictives qui soit. Hormis l'expérimental Voicething qui clot le disque, pas de faute de goût. 
Et histoire de nourrir votre discothèque, un autre album fourré aux hits, dans une veine similaire. Wall of soundz est un album de d'électropop signé Brian Mc Fadden. Ce dernier serait échappé d'un boys band irlandais nommé Westlife dont je ne connais rien, pas étonnant vu que les boys band ne sont pas ma tasse de thé. Reste que ce mur du son est sacré bien foutu. Bon, la propention à utiliser systématiquement des effets style Autotune sur la voix (remember Cher ?) peut agacer, mais le gus - et son comparse Robert Conley - ont le don pour écrire des refrains accrocheurs. Les singles potentiels sont au moins au nombre d'une dizaine, et pourtant je suis habituellement difficile en la matière.. Je prédis à  Kickin around the love la première place des charts.  Love Transfusion, Chemical Love, Not now ou Just say so et Mystakes, Sign of the times pourraient l'y remplacer sans problème Un album pas loin du niveau d'un Discovery D'ELO, c'est dire. Donc superficiel mais si fun. Indispensable pour cet été.
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Allez, style différent, mais tube en vue aussi pour Amen Birdmen. Nettement plus rock, tendance grunge,  mais sacrément accrocheur aussi Battle 79, titre le leur EP 6 titres devrait leur faire gagner quelques galons. Déjà le morceau titre devrait être en playlist sur les FM. Mix d'influences remarquablement digérées, d'Inxs à Marroon 5 en passant par Ram Jam, carton assuré si quelque programmateur avisé daignait s'y pencher. Le quintet n'étant pas hommes d'un seul titre, Les guitares continuent de plomber tout ce qui bouge, porté par un chanteur de haut niveau. L'ai je écrit ? Les Amen Birdmen sont français, et pas l'ombre d'une seconde, tant au niveau de la qualité sonore, superbe,  que de l'écriture cela ne transparait, ce que l'on ne peut dire de nombre de leurs collègues. Aux US, ils seraient géants, allez, on traverse l'Atlantique et on s'y colle, c'est jouable. 
Un que je surveille comme le lait sur le feu c'est Linus of Hollywood. qui change de projet comme de chemise, ce qui ne facilite pas ma tâche. Et donc introducing Palmdale, nouvel incarnation pop du bonhomme. Il c'est acoquiné - encore une fois - avec une bombe blonde chanteuse et guitariste Kay Hanley, inconnue au bataillon, mais dont les titres sur son propre site démontrent une belle santé pop. Get Wasted est le nom de leur 5 titres, et est exactement dans la lignée attendue. Pop, pop, pop. Allez si vous aimez en vrac, les Astroppuppees de Kelly Ryan, Les Plimsouls, Les Go Go's et autres Phil Seymour et Dwight Twilley, bienvenue chez vous. Here comes the summer est un parfait single, sans rien d'extraordinaire certes mais ce n'est pas le but . Les autres titres creusent le sillon, pas excès d'imagination mais avec vigueur et un  enthousiasme communicatif.  Bound for the floor est le type de ballade à faire fondre le pôle nord.
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Décidément, soit je vieillis et  je trouve tout excellent, soit ce mois d'avril 2010 restera comme un grand cru, mais les albums se succèdent et sont superbes. Grand prix du nom de groupe le plus con du mois, The School, un rock band gallois qui mine de rien nous gratifie avec leur album Loveless unbeliever; d'un pur bijou pop. Ami(e)s des Girls band des sixties, à la Suprèmes, Shirelles et autres Ronettes, vous allez sangloter de joie. Ce disque est une mine de bonheur, un ode à la légèreté pop. Une chanteuse, Liz Hunt, craquante au possible, et un groupe qui enfile les perles comme qui rigole. Cet album pourrait être un best of de leurs singles, ce n'est que leur premier.  I want you back, Let it slip, He's he really coming home, Valentine, vous êtes capable de résister à ça vous ? Allez jeter un oeil sur ce clip, et vous serez convertis. Pour faire un meilleur album pop que celui ci cette année, va falloir s'accrocher sévère. Allez, on retourne à l'école. Indispensable.


Ann'so M est une vieille connaissance. Je la croise, virtuellement parlant, depuis des années au gré des pages d'interne. Eternelle second couteau pop/rock, ce n'est pourtant pas faute de proposer d'honnêtes chansons, mais jusqu'à ce jour, ça ne mord pas. 2010 et l'album Pas à pas inverseront ils la vapeur ? Elle s'en donne les moyen en tout cas. Ne serait ce  que le titre Je ne veux pas être celle, sur lequel Louis Bertignac s'est penché et qui, ma foi, chatouille fort agréablement les oreilles. Ann'so M est clairement du côté rock de la force, Les guitares, le plus souvent électriques et saturées, assurent le gros du boulot (écoutez moi ce solo sur Sugar Candy Boy) , les refrains font leur job de squatter de tympans (Ecris moi une histoireParis), seule la réalisation pêche un peu à mon goût. Alors c'est pour cette fois ? Le coup de pouce téléphonique pourrait déclencher un bon buzz et elle en veut, alors why not ?
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Je n'aurais pas misé le moindre cents sur un album de Dani, tellement elle a pour moi, l'image d'une personne Has been, engluée dans un passé révolue dont elle fut un temps l'une des icônes, de Gainsbourg en films divers. Et puis, quasi par désoeuvrement, et pour la présence d'un titre signé Alain Chamfort, j'ai jeté une oreille. Puis les deux. Les Paris de Dani est un concept album sur le thème de Paris, à offrir à tous étranger en goguette dans la ville lumière. On retrouve au générique en sus de l'Alain et son comparse Pierre-Dominique Burgaud,  Cali, Francois Berheim, Tean Fauque, Jacques Duvall et autres Jean-Jacques Burnell et aussi éclectique et disparate que cette belle bande puisse paraître, elle a contre toute attente réalisé un album homogène, ou la voix, quasi parlée, de Dani, tresse un univers charmeur. La faute aux bonnes chansons qui se sont données rendez-vous ici. Suivez le guide, la ballade vaut le détour.  
En direct d'Ecosse, voici un 4 titres carte de visite présentant Pearl and the Puppets. Evidemment porté par un single efficace, Because  I do, et un accent charmant, la jeune brunette et ses camarades de jeu enfoncent le clou sur les 3 autres titres. Girlfriend particulièrement bénéficie d'une même qualité d'accroche. Pas de quoi n'ont plus crier au génie, mais ont peu supposer que si les petits cochons ne la mange pas, l'album qui suivra vaudra le détour, pour peu qu'elle pense à diversifier un peu son style et a étoffer un peu le son. En l'état, c'est un petit moment de grâce qui demande confirmation. Une perle ne suffit pas à faire un collier, 
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Volume Two de She & Him fait suite au Volume one, c'est qu'on ne manque pas d'imagination chez ce duo américain confused. Hors, il s'avère qu'ils font bien plus attention à la conception de leurs chansons qu'au choix de leur titres d'albums. Zooey Deschanel et Matt Ward reprennent les affaires là ou ils les avaient laissé en améliorant encore leur songwriting. Thieves qui ouvre l'album, ses choeurs, ses nappes de cordes, ses guitares ouvragées en est le parfait exemple. Un pied dans les sixties, un pied dans le folk, ces deux là tricotent une belle histoire, ou la demoiselle écrit les chansons que lui produit. A noter un fantastique  boulot tout le long du disque sur les harmonies vocales, et une chouette reprise (sur le récent UB40 également) de Gonna get along without you now. Tout ça donne bien envie d'un Volume 3.
Meat Loaf nous revient avec un opus intitulé Hang out cool Teddy bear. Bon, le cas Meat loaf est vite tranché, hors Jim Steinman et ses hymnes rock épiques, il est à la peine. Interprète d'un des albums les plus vendus au monde  - et que je tiens comme l'un des tous meilleurs jamais sortis - Bat out of Hell, le pain de viande et ce 11ème album tente de piquer la recette du chef, sans le chef, mais le tout manque de souffle. Le piano à la Roy Bittan, les guitares en folie (dont un Brian May bienvenue), les morceaux de 6 à 7 minutes, les duos avec de jeunes demoiselles, la tentative de concept unifiant les morceaux, jusqu'à la pochette, mais rien n'y fait, c'est bien imité mais jamais n'arrive à la cheville de ce que le Jim lui a pondu. Bon c'est pas mauvais non plus hein, faut pas pousser, la crème des musiciens réunie ici ne peut pas accoucher d'un disque inaudible, c'est juste trop Canada dry à mon goût. 
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Jusqu'à ces jours ci, Aqualung évoquait pour moi un album de mon adolescence signé Jethro Tull. Il se trouve que c'est aussi le pseudo choisi par un certain Matt Hales pour présenter sa musique. Magnetic North est son quatrième album apparemment, pour quelqu'un décrit comme un songwriter sous influence Brian Wilson et Paul Simon, Pas du menu fretin donc, et du coup, je reste un peu sur ma faim. Il a un peu oublié d'écrire les mélodies le Matt. Certes le triste Remember us (avec la participation vocales de Sarah Bareilles) est attachant, quoique tirant un poil en longueur, mais au final cette pop est un peu trop mélancolique pour moi, et surtout manque un peu de mordant pour laisser plus que des traces fugitives dans la mémoire. Trop introspectif, pas assez tourné vers les autres.
Alors comme cela Forget the heroes ferait de l'acid pop ? Bon, d'abord c'est quoi l'acid pop ? C'est Atomised, second album du groupe me répondront les plus observateurs. Ouais, ça va pas suffire mad Deux filles deux gars, mais attention on est pas chez Abba. La chanteuse, Corinne Carré possède incontestablement un organe vocal hors du commun, du coffre, de la patate, un timbre et de la soul en veux tu en voilà, la violoniste ajoute une touche originale supplémentaire tirant de son instrument des sons inédits , telle une rock star de sa guitare, les garçons officiant solidement à la rythmique (énorme boulot du bassiste). Les arrangements, entre funk jazz et rock sont millimétrés. Si le précédent disque portait le nom de We Don't need guitar, FTH a changé d'avis, et elles font une apparition remarquée. Comme la pochette fait plus que le suggerer, l'énergie  projetée ici se reçoit comme un coup de point dans la gueule et c'est sur les morceaux les plus enlevés (OhOohAhAha, Distinct is your life)  que le groupe se révèle le plus efficace, ceci dit la plupart des titres ont ce petit truc qui marque. Laissez les vous cogner ! 
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Un album qui m'a bien branché ce mois ci, Gourmande de CC Lou. Bon, la pochette est une sorte de clin d'oeil à Serge Gainsbourg, tant pour la barbe naissante et cigarette que pour le côté provoc, et de fait, l'influence de grand Serge, sans être omniprésente, plane sur le disque, particulièrement sur le Je Fume d'ouverture ou Fais moi l'amour. Du coup on pense aussi à une Buzy, une similitude d'univers sauf que CC Lou, elle, réussi son disque sans être vampirisée. Côté textes, les amours saphiques sont son thème de prédilection puisque la plupart des titres y font allusion plus ou moins directement. Côté zic, la demoiselle est douée pour faire mouche. Quelle fasse dans la rupture sentimentale piano voix , Mauvais Carbone, ou se moque des gossip girls en mode funky, Les perruches, quelle aborde la pop, Gourmande et son intro Beatlessiennes en diable - ou l'électro De vous à moi, et même le rock avec le probable 1er single Intox en passant par le Zaziesque Mon dernier amour, pas de remplissage ici que du bon. Allez montrez moi ce sein que je saurais voir !
André Manoukian, star télévisuelle, mais musicien avant tout, se lance dans un album. Faut dire qu'hormis les débuts de Liane Foly il n'aura jamais cassé trois pattes à un canard, Donc So in love. Fainéant comme pas deux, plutôt que d'écrire des chansons, il pioche dans le répertoire des standards jazz. Et pour éviter tout risque, la liste des morceaux présentés est archie connue de tout un chacun, que des trucs déjà repris des zillions de fois. Il embarque dans l'aventure, vu son carnet d'adresse ça n'a pas du être compliqué, le gotha de la chanson française féminine de préférence, et donc, entre autres, China Moses, Helena Noguerra coeur.gif, Anaïs, Tété, Cocoon, Emily Loizeau, Camelia Jordana sont de la partie, lui se chargeant d'arranger le tout. Bon difficile de se rater dans ses conditions, difficile de surprendre aussi. Mention spéciale à Emily Loizeau qui d'habitude ne m'émeut guère et qui là touche la corde sensible et à Camelia Jordana qui pourrait bien chanter n'importe quoi pourvu qu'elle chante. Et puis il y a ce clip, bourré d'énergie, de regards complices, de plaisir, de désirs, de fraîcheur, avec Helena en prime - nom de dieu que cette femme est lumineuse - qui rachète tout. Merci Dédé.
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La Camelia guest star ci-dessus a son propre album qui déboule. Matraquage médiatique oblige, difficile de passer à côté. Il se trouve que c'est un bon disque. La part que cette jeune femme de 17 ans a dans ce résultat m'est inconnue, accordons lui le bénéfice du doute. Elle a une voix, c'est indéniable, un peu crispante au début - enfin pour moi - mais les gens possédant une réelle signature vocale sont suffisamment rares pour qu'on leur prête l'oreille. Plutôt que de se coller dans les pattes d'un Obispo ou Calogero, CJ a eu la bonne idée de faire appel à des seconds couteaux qui du coup se sont un peu défoncés pour faire un vrai bon disque. Résultat Calamity Jane, ses initiales ou Moi c'est, paraissent réellement écrit pour elle. Le tout sonne fortement sixties/seventies, tellement hors des modes qu'on y entend pas un titre au ukulele . Preuve de caractère et de sa volonté de n'être pas qu'une poupée dans les mains d'adultes, elle signe un titre, le seul en anglais, Little monster, ma foi très honnête. Impossible de dire ce que deviendra cette jeune femme, mais elle semble sur la bonne voie.
A peu près la même position de départ pour cette jeune suédoise,  Anna Bergendahl dont le premier album Yours Sincerely frappe à la porte de  nos lecteur de mp3. Participante à une émission télé musicale en son pays, désignée représentante pour l'Eurovision 2010, bref de quoi filer quelques appréhensions. Rolling dice qui débute l'album à un côté très Motown qui rassure et à tout du single réussi. This is my life qui suit (le titre eurovisé) est une bonne ballade mid-tempo qui n'aurait pas déparé un album de Shania Twain.  Un zeste de jazz sur d'autres titres (l'excellent Got my heart in your pocket, ou My love) montre l'étendue de palette de son talent. Je ne sais pas si elle suivra une carrière à la ABBA mais son entrée en matière est bien supérieure à celles de ces illustres prédécesseurs. Sweden, 10 points !
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Pure pop que celle des Scouting for Girls. Ils sont anglais et franchement , c'est difficile de ne pas le deviner. Everybody wants to be on TV, leur second album, contient tous les ingrédients qui font que l'Angleterre est le pays de la pop. Des singles racés, des choeurs, des mélodies garanties 100% sans saccharine, des guitares à foison mais pas agressives pour un sou, des titres up tempo. Pas encore exactement au niveau d'un Squeeze mais comparativement à, au hasard,  les Artic Monkeys, ces mecs sont des génies. Comme en plus ils ont oubliés d'écrire des slow sirupeux, et collants, ça dégage bien les bronches. This aint' a love song, Famous ou On the radio devraient conquérir les sommets
Titres en français ou en anglais, quand les deux langues ne sont pas mixées,  des racines country, folk, blues ou rock, L'art de la fugue n'est pas un vain mot dans la Maison Tellier, le but étant d'être là ou on ne les attends pas.  Bon, en gros la Maison Tellier ce sont des cow-boys made in France. La campagne américaine à votre porte. Des John Fogerty sans Creedence, un Neil Young sans CSN. Des purs, et dans l'ensemble ça le fait bien. Bon l'album sent la campagne, mais pas la plaine de Beauce. Très roots, couplant chanson à texte comme on sait le faire ici et banjo mandoline comme on sait le faire là-bas. Au final, dans un style après lequel je ne cours pas plus que cela, un disque agréable à ré écouter. 
 
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Globalement le Kate Nash nouveau est raté. My best friend is you contient certes quelques trucs intéressants mais beaucoup trop de déchets. Ca commençait pourtant pas trop mal avec Paris, une popsong sympa sans être révolutionnaire et les 2 ou trois titres suivant restent parfaitement écoutables, mais malheureusement elle ne tient pas la distance de l'album et s'essouffle avant la mi- parcours. La pop c'est aussi, surtout,  des refrains,  avant des textes bien foutus. Et là, c'est limite Yoko Ono parfois, c'est à dire bien au delà de mes propres limites.
Je ne vais pas vous refaire le concert, mon compte rendu est par ici. Alain fait le chanteur, c'est son job, et il le fait remarquablement bien. la bande de petits jeunes qui l'accompagnent assurent, le choix des chansons est tip top, avec pas trop de trucs des derniers disques, un peu ratés, il faut bien le dire (Laurent, reviens ! ... ) bref un agréable moment en compagnie d'un agréable bonhomme. Un petit inédit n'aurait pas fait de mal quand même
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Faire dans le 100% acapella c'est un peu casse gueule. C'est le cas de Straight no Chaser, qui, pour limiter la casse, ont tapé dans quelques popsongs millésimées, type Tained love de Soft Cell, Don't dream it's over de Crowed house ou You're my best friend de Queen ce qui permet de s'assurer d'une chose, ces gars là ont bon goût. Les arrangements vocaux tombent aux millimètres, difficile de faire autrement dans ce style, mais c'est peut être ce côté appliqué, apprêté qui nuit un peu à la vie des chansons. C'est du super bon boulot, impossible de le nier, mais manque le côté performance présent peut être en live et qui aseptise un peu l'écoute. Mettons que c'est un album que j'ai adoré écouter une première fois et dont je me suis globalement lassé au fil des écoutes successives jusqu'à l'écoeurement. 
C'est en Australie que j'ai été débusquer les Cassette kids. Quartet basé à Sidney, doté d'une chanteuse, principale raison de leur présence en ces pages, ils délivrent une pop indie plutôt bien balancée. Un poil dance par instant (Spin) limite electro, Lying around et son intro très Heart of glass de Blondie, l'ensemble ne manque pas d'énergie, ni de cohérence, mais un single un peu efficace eut été un bon complément pour ce premier album. Nothing on TV qui donne son titre au disque est un poil trop compliqué pour atteindre sa cible.
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Stop the music ! Ce n'est pas moi qui l'écrit ce' sont Les Pipettes. Et franchement on ne pourrait mieux dire. Mais qu'est ce qu'elles nous font les pipettes ? Un 4 titres en guise d'introduction de l'album à paraitre, et franchement ça ne donne pas envie. On les avait laissé dans un rôle de substitut sixties très honorable aux girls group Motown et les voilà plongées dans le pire des eighties, musique variétoche disco, avec boule à facette et tout le toutim, plus datée tu meurs. ca marcherait pour l'Eurovision tient, c'est dire. Bon que les 3 pipettes de départ soient toutes parties explique surement ce truc lamentable, mais quand même, il n'y a personne qui les conseille les donzelles ? Hop, encore un groupe d'un seul album.
Certains d'entre nous ne se remettent jamais tout à fait de l'écoute d'un artiste. Si je fais du bruit aujourd'hui c'est principalement de la faute de Mc Cartney, pour Enrique Seknadje, c'est Bowie le responsable. Au point d'arriver, sur son premier EP 6 titres , les bleus de l'âme à accueillir en guest star sur deux titres l'un des pianistes du beau David, Mike Garson.  A l'écoute, hormis un sacré gros son (chapeau à l'ingénieur du son), pas de vil plagiat ou pâle copie carbone du Thin White Duke,  non rien que de l'original. C'est la voix qui déconcerte de prime abord. le premier titre Ne me laisse pas tomber me fait même penser à Plastic Bertrand . Cela n'empêche pas le titre d'être accrocheur, d'ailleurs j'aimais bien Plastic moi, mais ça surprend, lui même caractérise son chant de "manièré". Sur A mon père, il se brise même carrément. L'instrumental Noces de glaces clôt de belles façons ce premier chapitre.
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Bon Julie Zenatti, j'aime bien. Elle est aussi rock & roll que ma grand- mère, mais elle a une putain de voix qui me colle des frissons et j'aime bien sa manière d'écrire, pas seulement ses chansons, mais aussi les textes sur son blog qui racontent la genèse de ce disque. Ce 5ème album, Plus de Diva place sa voix au centre des compositions, accompagnée parfois par un orchestre symphonique. Commercialement, je dirais que ça sent le bouillon grave, c'est un album pas très facile, tant côté textes que musique. Entendons nous, c'est un bel album, juste pas fait pour cette époque. Très ambivalent en tout cas, d'un côté la face pop  style Comme une geisha, très Obispo dans l'esprit qui pourrait décrocher la timbale ou L'un souffre l'autre s'ennuie, texte à se flinguer sur une musique légère, de l'autre une facette plus classique, au sens musique classique, qui sert certes de bel écrin à ce bijou de voix mais inattendu. Mais après tout c'est le propre de l'artiste que de surprendre.
Dans un monde ou règne la crise, du disque ou économique, le Christophe Mae fait un peu office de messie, le remplaçant d'un Jean Jacques Goldman, commercialement parlant. On trace la route, son nouvel opus était donc guetté avec impatience. Comme son titre l'indique, pas de rupture, il suit son chemin, renforçant un peu le métissage avec des influences rythmiques africaines ou antillaises plus marquées, guitares acoustiques prédominantes et ce timbre de voix si particulier. Comme sur le précédent je n'accroche pas plus que cela et pourtant, tout pareil, il va cartonner. Il y a le quota de titres calibrés radio, de textes à la portée assez universel, un beau travail somme toute.
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Second duo australien de ce mois ci, les Young heretics sortent leur premier album, We are the Lost Love, album qui est disponible gratuitement à cette adresse www.wearethelostloves.com/ .Ne vous fiez pas à la pochette, très David Hamilton,  ou au titre de disque, ces deux là sont un peu plus venimeux qu'ils ne semblent l'être. Certains titres font penser à de la dreamy pop, d'autres flirtent ouvertement avec l'electro, assemblage de samples et d'effets divers. C'est inventif, un peu fourre- tout, manque un titre fort pour assurer le buzz (mais l'offre de téléchargement en échange d'un Twitt ou d'un message Facebook devrait suffire), mais prometteur.
Bon, ok, la pochette pique un peu les yeux, mais...And Then we saw land, nouvel album de Tunng est bien moins psychédélique qu'elle ne semble le suggérer. Tunng officie au pays du folk, mais pas un folk poussiéreux ou enraciné dans le terroir ou le passé, a la manière, parfois, d'un Blackmore's Night. Ici l'électronique à droit de cité, les synthés au rendez-vous (Sashimi). Certains titres avec leurs choeurs grandiloquents (Don't look back or back) me saoulent un peu, d'autres plus classique, October par exemple, font penser à Simon & Garfunkel par leur évidence mélodique et les harmonies vocales. Nombres de titres auraient à mon sens gagné à être plus ramassé, mais c'est mon réflex pavlovien de pop addict qui peine  quand un titre passe les 4'
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Yatch, Limousine & Diamonds, YLD pour les intimes est un quartet stéphanois, tendance rock mâtinée de pop, façon Oasis / Blur. Avec un titre nommé Phil dans leur tracklist, difficile pour moi de les ignorer . Ils sont jeunes, débordant de vitalité, leur rock & roll est clairement fourré à l'électricité et l'énergie, et doit prendre toute sa dimension sur scène. La réalisation de l'EP est un peu "maigrichonne", le son manque d'ampleur de puissance mais on sent en germe le potentiel d'un bon groupe comme il n'y en a pas tant dans ce style en France. Ce n'est pas cette carte de visite qui leur permettra d'obtenir les promesses de leur patronyme, mais ils sont sur la bonne voie.



En enregistrant ma ridicule cover d'I've just seen a face des Beatles au ukulele, j'ai fait comme à mon habitude un petit tour sur Youtube pour voir ce que mes petits camarades avaient déjà fait dans le style. Et j'ai été soufflé par la version de la demoiselle ci-dessous, qui certes, ne joue pas du uke mais de la guitare, et qui balance une version époustouflante et très personnelle du titre. Il y en a une floppée d'autres sur sa chaîne, Lou Reed, Stones et autres. Bien sur, Sucrepop ne pouvait qu'accrocher sur ce Chewwingum smile qui, si je ne m'abuse, semble être de ce côté de la Manche (ou de l'Atlantique au choix). et elle attend quoi la demoiselle pour monter un groupe ?


Chewwinggum - I've just seen a face


Rendez vous le 1er juin pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Couleur de peau

mars 23, 2010 Temps de lecture: 51 minutes
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Avril 2010 - Couleur de peau

Avis aux artistes le 1er avril cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

Ben Heine - Mother Africa http://www.benheine.comLe vieux titre amené à prendre une nouvelle route ce mois ci est un peu le titre fétiche de Sucrepop puisque le tout premier a avoir été mis en ligne. En effet le 1er janvier 1999 Couleur de peau inaugurait la longue lignée de sucreries à venir. Julie redonne donc son lustre d'antan à ce morceau, qu'elle avait déjà chanté sur scène mais jamais enregistré au propre. C'est la seule chanson que j'ai composé à la basse, le texte part du postulat que nous avons tous du sang noir en nous puisque l'Afrique est le berceau de l'humanité et que par conséquent le racisme ...   Rendez-vous ici pour écouter cette nouvelle version.
Côté ukulele de la force au moins deux évènements pour ce mois d'Avril :  La troisième édition de la Fête du Ukulele de Nantes aura lieu le samedi 10 avril 2010 à partir de 17h30 au Floride (4 rue St Domingue - Nantes) Je vous renvoie sur l'affiche et le site web pour le programme et autres infos. Le samedi suivant, 17 avril donc, rebelote avec le 1e Ukulélé Bazar, organisé par l'Ukulélé Club de France,  à partir de 14h40 aux Trois Baudets à Paris (64 boulevard de clichy -
Paris 18). Idem, affiche et site web pour les détails.
Pour ce qui est des dernières parutions de grilles d'accords, vous trouverez ce mois ci sur la page dédiée (pour rappel, sucrepop.com/ukulele un hommage à Jean Ferrat, ou je reprends 6 de ses titres parmi les plus connus, et quelques standards de la chanson francophone, avec au menu, Yves Duteil, Jacques Brel, Serge Lama, Eddy Mitchell, Claude François et Patricia Kaas. Le mois prochain, promis juré, retour à mes amours pop/rock avec quelques incontournables anglo-saxons. En attendant, à vous de jouer.
Le printemps est la saison des amours et les artistes, après avoir passé tout l'hiver planqués au chaud dans leur studio à forniquer avec leur instrument accouchent maintenant en masse de dizaines de petites chansons dont une faible échantillon arrive sur ces pages. D'où une pléthorique sélection ce mois ci, ou la quantité se dispute à la qualité. Je vous en fais juge. Cliquez sur ce radioblog  pour écouter les artistes présentés tout en lisant les quelques lignes que je leur ai consacré, baladez vous sur leurs sites, encouragez les, supportez les, le marché du disque est en crise mais pas celui de la création.

Tout vient à point à qui sait attendre. il aura fallu près de 25 ans pour que le second album de Square (devenu Still Square dans l'intervalle) déboule sur nos platines. Après un premier album quasi mythique pour le hard français, Rock Stars, le groupe enregistre un second album qui ne vit jamais le jour. Mais de rééditions en compilations, les initiés continuaient à faire vivre la flamme. Un concert prévu pour être unique, le poison du hard qui n'avait jamais quitté leurs veines s'y dilue à nouveau et la fine équipe quasi au complet (le couple basse/batterie a changé) reprend du service. Et dès le premier titre, Passe ton chemin nous sommes fixés, Still Square a mis la main sur l'élixir de l'abbé Jouvence. Pas une ride dans leur musique, quoique entièrement ré-enregistré ce second album, Laissez les rêver à la même patate qu'il y a 25 ans. Guy Hoc a toujours cette voix phénoménale à la Ronnie James Dio, qui en font un chanteur d'exception, les guitares, rythmiques ou solistes de Jean-Pierre Napoletano et Thierry Fronty croisent le fer et foutent le feu. Ok ça sonne Eighties, mais justement ce qui est si bon, époque bénie ou ce style était à son zénith. Trouvez moi un label digne de ce nom qui porte la bonne parole et Laissez nous rêver à un 3ème album ! En attendant celui ci peut être commandé ici. Vous pouvez vous procurer un "Package" contenant T-shirt, badge, etc ... sur ce lien .
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Et un autre album exhumé du passé. Fragile était un groupe rock lyonnais des années 80 doté d'une chanteuse exceptionnelle. Je leur ai consacré un petit article, qui, de temps à autre, me vaut quelques commentaires de fans transis. Et voici que l'un deux me propose un album dont je ne connaissais pas l'existence, une autoproduction de 1992, à la sortie confidentielle, The Dreamside. Le trio y chante en anglais cette fois et démontre s'il en était besoin qu'ils avaient tout pour réussir. Mais tout ne suffit visiblement pas. Du coup, merci le net, j'ai cherché un peu, mis la main sur les deux frères, pris contact, histoire de savoir s'il ne restait pas quelques inédits sous roche. Histoire à suivre donc, en attendant mettez vous donc un titre dans le cornet pour découvrir cette voix qui me hante depuis  30 ans.
Un petit air de jazz ? Jean Louis Stevens nous propose son premier album, Les jambes des femmes. Réalisé par l'excellent Philippe Jasmin de Totem Prod avec qui j'avais eu la chance de collaborer sur deux titres pour Sortez Covers !, le sieur Stevens nous joue le crooner avec une redoutable efficacité. Sa voix, timbrée dans les graves, évoque de loin en loin Eddy Mitchell. Aux différents saxophones Pascal Couvreux parsème d'éclats cuivrés les ritournelles légères composées par le maître des lieux. Les cigales qui ouvrent Un été au bord de mer indiquent la direction, pas de prise de tête, juste des bulles de plaisir qui tournent doucement la tête comme les meilleurs Champagnes, sans jamais saouler. D'un probablement autobiographique  Le chanteur de bal au titre éponyme, swinguant, totalement tubesque et presque manouche  (la classe ces guitares de Paul Emmanuel Delaunoy tongue) en passant par ma préférée, Au fond du trou, rien à jeter. Le ternaire, c'est tout doux, laisser vous bercer.  
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Le grand prix de la grosse feignasse est attribué à l'unanimité à la Miss Texas, Sharlene Spiteri. The Movie songbook, comme son nom l'indique, est un album constitué de reprises, comme c'est la mode actuellement, tirées de films, à la manière du récent Grand Ecran d'Eddy Mitchell. Et elle a beau me faire les yeux doux en reprenant un Electric Light Orchestra, Xanadu, je ne tombe pas dans le joli piège. Arrangement quasi similaire à l'original (et ça vaut pour les What's ne'w pussycat, Many river to cross et autre Sound of silence englué dans les violons) manque d'originalité flagrant dans le choix de la plupart titres, Un Prince et un Bowie pour la caution rock, elle a même réussi à reprendre dans la pléthorique discographie signée des frères Gibb la sombre daube If I can't have you. Il parait qu'elle prépare le prochain Texas. ferait mieux de se mettre au boulot plutôt que de glander.
J'en reçois des albums, dont une bonne partie aboutissent dans ces pages. J'en écoute de la musique, des heures de mp3 a tenter de dénicher la perle rare. J'en tiens une ! un quintet d'inspiration rock qui m'a envoyé 3 titres de son album à venir. De Caylus je ne sais rien avant ces titres. A priori, en 2009, arrive leur actuelle chanteuse, Amélie Lefebvre pour un nouveau départ. Ne la lâchez pas les gars, attachez là à la grosse caisse, ligotez là avec les cordes de la basse (mais faites pas les cons ne la baillonnez pas). Une comme celle là, on n'en trouve pas tous les jours, on en trouve jamais d'ailleurs. Une voix, mmm je ne vous dis que ça. Mettons une Sade qui ferait du rock pas moins. Earth cries est envoutante, compo racée et bouillonnante d'une énergie canalisée, Glad in november est une popsong acoustique stylée et Danger means nothing tout en rupture laisse filtrer des éclairs électriques à coller la chair de poule. Vite l'album !
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C'est d'Islande que nous débarque Hafdis Huld. Synchronised Swimmers est son second album, paru mi 2009 mais qui aura mis près d'un an à arriver sous nos cieux. Si vous appréciez la pop colorée de folk  ou le folk mâtiné de pop, la petite blonde est pour vous. Loin de l'hermétisme d'une Björk, ses petites vignettes sonores enchantent dès la première écoute. D'islande elle a garder la fraicheur (je n'ai pas écrit froideur), d'England la langue et le sens de la mélodie. Action man, Könguló, premier single, dédié à l'homme araignée français Alain Robert, Robot robot, Daisy autant de petites perles qui, misent bout à bout, font un bien joli collier. Une bien agréable façons d'aborder le printemps
Depuis les Innocents, qui porte l'étendard de la pop made in France ? Jipé et jean Christophe ce sont barrés sans descendance, par terre le flambeau. Il y avait bien Soup ! mais Dan est parti faire le boeuf avec John et George. Notre héros ? Thomas Semence. Les jours meilleurs est son premier album (date de sortie inconnue à ce jour, la rentrée probablement) pose les jalons d'une pop perdue. Du jour ou Kurt Kobain est mort au Jours meilleurs 11 titres qui entrelacent les six cordes et les mélodies irisées. Monsieur Chance, c'est quand même le type de morceaux qui ressemblent à une journée ensoleillée de printemps . Après avoir mis son talent au service de Raphael, Keren Ann, Soko et autres Jean Louis Aubert, il passe enfin en première ligne, et grâce à lui, nos jours seront meilleurs. PS, vous étiez ou le 5 avril 1994 ? confused
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C'est une fille, anglaise, elle chante, joue du ukulele, est jolie comme un coeur et nomme son album Love Life ukulele, comment voulez vous que je passe à côté ? Sophie Madeleine fait plus que jouer du ukulele. Plus autoproduit que ça, on ne peut pas. Elle y joue de tout les instruments (et il y a loin de n'y avoir que du ukulele), y chante, bien entendu (ah les choeurs de The knitting song) et a ce petit truc pour accrocher l'auditeur à chaque titre. Un folk intimiste et mélancolique (Who will buy me ?) est ce qui défini le mieux sa musique, un doux spleen porté par un filet de voix qui donne envie de la suivre au bout du monde.  Son disque est dispo à l'achat sur son site http://sophiemadeleine.bandcamp.com/ pour 5$ ou plus à votre bon coeur.
Quand il s'agit de pop, le principe est d'enfiler les bonnes chansons sur un même album et pas un single de ci de là. Ce frenchy s'appelle Andreas Kay, et son album Unjustified tente le pari. Porté par le single Keep it up, très Daniel Powter, au refrain addictif et qui devrait cartonner sur la FM, il ne s'arrête pas en si bon chemin. The red Light ou Everybody but me ont le même potentiel. Il prend soin de ne pas mettre trop de sucre pour ne pas affadir la recette, et même une ballade essentiellement piano voix comme Lena ne souffre pas du traitement et ne tombe pas dans la mièvrerie et quand il balance un peu la sauce comme sur Tonight on earth ça le fait bien, Le bougre est doué. Une heureuse surprise.
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C'est d'un coin de France du bout du monde que débarque Dode. Saint Pierre et Miquelon pour être exact. Et ces mecs m'ont scié. un rock nerveux sans être agressif, puissant sans être lourd, une voix qui rauque qui rock, et une musique qui mêle le rock d'Amérique du Nord (putain de son de l'album) et les textes made in France (4 sont signés Charles Baudelaire, le reste est d'eux). On peut penser à un Noir Désir sans le lyrisme pesant et emphatique qui me saoule généralement chez les bordelais. Il y a un vrai souffle, quasi épique, dans les compos, les solos de guitares sont incandescents (il sort d'ou le gratteux, de quelle planète ?tongue,  écoutez le solo ahurissant de Celle qui es t trop gaie).  Ca cogne sévère (Siècles passés) ou caresse doucement (Ferme les yeux, Le serpent qui danse) mais touche toujours. Arriver à sortir de l'archipel est probablement le défi le plus compliqué à relever pour Dode, mais vu la carte de visite qu'ils nous balancent, le plus dur semble fait
Je sais, je suis un mécréant, mais Jimi Hendrix m'a toujours gonflé. alors 40 ans après sa mort, la sortie d'un nouvel album, même avec des inédits, ca ne me fait aucun effet. Sans compter que les inédits ... frown Le 64ème prise avec une légère différence à 2'32' dans le toucher de la corde de mi, franchement ... Avec L'Elvis, Hendrix est probablement l'artiste qui à sorti le plus d'albums posthumes. La faute à son magnéto qui était branché non stop. Et du coups les héritiers sortent du placard le moindre pet sur bande. Valley of Neptune est donc chargé jusqu'à la gueule (comme le Jimi) de titres qui m'a fois sonnent bien, c'est le minimum et n'apportent ni ne retirent rien au génie du gars. Le titre éponyme dépote bien, la reprise des Cream, Sunshine of your love à son quota de soli décrassent tympans. Bref, c'est du Hendrix.
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Choisir Mimüniz comme pseudo, en ces périodes post grippe H5N1 et en attendant la prochaine,  ne manque pas de piquant.  Soit donc une jeunne femme, et un premier EP Impulsive, propulsé par le titre Paraiso, parait il musique des pubs Club Med (je n'ai pas les moyens d'aller au club et ne regarde pas les pubs TV en général). Soit. Je ne sais pas si cette reconnaissance est gage de quoique ce soit, mais le dit titre est efficace, reste en tête et c'est tout ce qu'on lui demande (et il est fourré au ukulélé, ce qui ne gâche rien). Les 4 autres plages de l'EP abordent d'autres contrées mais avec le même talent, la bossa avec By my side, un titre entre pop et world, en français s'il vous plait Thimotée, le quasi reggae qui donne son nom à ce mini album, et le reggae/pop New love. Prometteur pour le moins.
Il suffit de poser sa souris sur le site de Lipo pour lancer le titre 2010, un rock péchu qui attire l'oreille et fatalement nous amène à en écouter plus. Bon, certes les premières lignes, présentant le groupe comme "un du duo karmique existant depuis la nuit des temps, un collectif artistique musical oeuvrant pour la cause de l'humanité". donne à penser qu'on à affaire à de doux illuminés. Mais n'est ce pas le rôle des illuminés de nous sortir des ténèbres en montrant le chemin ? Suivont donc les Lipo précédés de leur rock solidement ancré. Le chanteur est incontestablement doué, de ces voix que l'on oublie pas facilement, ample rude et à la fois. Babel allie la force de la pop et la puissance du rock, Regarde plus en rupture de rythme conserve néanmoins une puissance de feu non négligeable, à l'image de l'album. Bref si Lipo rime pour vous avec succion, changez de dico.
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Cela tient à peu de chose parfois. Il y a tellement d'albums qui sortent, comment choisir? Là c'est le nom du groupe, Paper Aeroplanes qui ma' attiré. un duo, Sarah Howells au chant ,et l'autre je m'en fous parce que elle. Elle ... Dès les premières notes vocales de LifeLight, leur récent EP j'ai vu la lumière. Cette galloise à dans les cordes vocales un peu du chant des anges du paradis (et accessoirement a pas mal écouté les Cranberries). et leur album The day we ran into the see est chargé à bloc de popsongs genre Bataille navale, elles vous touchent vous êtes coulé. Cliché par exemple, sa manière de prononcer le once d'ouverture, la montée du refrain, pure pop. Et Give it back, c'est pas de l'or en barre ça ? allez virez moi la pile de chanteuse qui squattent votre Mp3 et embarquez dans l'avion de papier.
Un nouvel album de Scorpions ! et dans Sucrepop ! La bande à Klaus Meine frappe une ultime fois (dixit eux même, ensuite ils jettent l'éponge) et ma foi, ils finissent sinon en beauté, au moins avec les honneurs. Dès l'intro de Raised on rock nous somme en terrain de connaissance. Simple et efficace, rien de révolutionnaire évidemment, Sting in the tail qui donne son nom à l'album surprend  quand Klaus force sa voix, mais c'est bien tout. Bien entendu, les créateurs de Still loving you et Wind of change ne pouvaient faire l'impasse sur les ballades, trois ici, The good die young, Lorelei et surtout Sly, la plus réussie à mon goût. Bref la bande de sexagénaire tire bien son épingle du jeu et réussi sa sortie, merci les gars.
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A la réception du 4ème album de Absynthe Minded, groupe que je ne connaissais absolument pas, pas d'à priori. Bon, ils sont Belges. Pas d'à priori non plus . 1er morceau, If you don't go I don't go, un titre jazzy, violon façon tzigane, guitare façon manouche, plutôt bien foutu au demeurant, je me dis bon, c'est parti pour 40 minutes de ce style. Second titre, un morceau pop sans aucun rapport avec le précédent, et qui à de quoi faire chauffer les hits de tous les pays Envoi est son titre et je confirme, ça envoie bien, c'est même carrément excellent et me squatte les tympans depuis. Paramount flirte avec une mouvance Indie, ou Chet Baker ajouterai un zeste de trompette.  Bref ces petits gars m'ont l'air de sacré touche à tout, doués de surcroit car dans chacun des styles abordés, ils savent tirer le meilleur pour se l'approprier, trouvant presque à tout coup la mélodie qui fait mouche (My heroics part 1). Un plus que chouette disque.
Alleph est un groupe brésilien de Paris. Ou Parisien du Brésil, au choix. C'est leur premier album, intitulé O Ultimo Sonho soit le dernier rêve. Assemblages qui ouvre le disque commence comme un vieux Dutronc, décolle ensuite sur le refrain pour changer à nouveau de climat, presque rock progressif, porté par une basse chantante le tout en 3'50. Brésil oblige, un titre se nomme Samba et il n'y a pas tromperie sur la marchandise. La plupart des titres, qu'ils soient chantés en portugais ou en anglais sont ainsi basés sur des ruptures de rythmes, des décalages inattendus des changements de tempo, rendant l'écoute toujours surprenante. Mais c'est avec l'acoustique et très dépouillé Mesmo assim qu'Alleph me touche le plus.
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de Louise Attaque au Bleu Pétrole de feu Bashung en passant par Tarmac, tout ce dans quoi Gaëtan Roussel a baigné à ce jour provoquait en moi au mieux une froide indifférence. Le dernier single en date de Vanessa Paradis seul, a éveillé ma curiosité. Ce n'est donc pas la sortie de son premier album solo, Ginger, qui allait me faire me relever la nuit. Après écoute, c'est l'effet de surprise qui domine, éclectisme est le maître mot d'un album qui parait décousu à force de partir dans tous les sens. Mais c'est ce qui fait son intérêt aussi. Ce disque regorge de bons titres qui paradoxalement plombent l'unité de l'album. Inside Outside et son côté pop, la superbe ballade  Les belles choses, l'electro funky DYWD ou il ne chante pas laissant la place à Renée Scroggins, ça part dans tous les sens et ce feu d'artifice déconcerte. Reste qu'il y a plus d'idée dans Ginger que dans 99% de la production hexagonale. Alors ? verdict ? Je m'incline biggrin
Ils sont danois, s'appellent Alphabeat et tentent de nous refaire le coup d'Ace of Base, band suédois qui avait cartonné avec quelques singles pas piqués des hannetons du côté dance de la force avant de disparaitre aux oubliettes. Mission, mixée une pop facile avec un beat assez appuyé pour ravager les dancefloor européeens. Donc tout l'album est basé sur ce concept, tenter de décrocher le hit à tout prix. 11 titres, 11 tentatives, 11 échecs. Rien n'arrive ici à masquer la vacuité du propos, la mayonnaise ne prend pas. La demoiselle chante bien, la boîte à rythme est programmée pour que l'on move son body, les synthés tombent en place pile poil ou on les attend et c'est justement le problème, trop prévisible, trop fabriqué pour être honnête. 
 
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Après la parution de ma dernière newsletter, l'une de mes lectrices m'a conseillé de jeter une oreille à Hindi Zhara, comme je ne me vois pas dire non à une femme, ni une ni deux, téléchargement de l'album, transfert sur l'ipod et ... je suis mitigé. Cette jeune chanteuse est berbère et de ce fait mixe sa langue natale et l'anglais , ce qui suffit à la différencier mais n'est pas gage de qualité. Au final, un folk bien balancé (Beautiful Tango, Our soul, At the same time) agréable certes, mais comme il y en a tant. Pas assez d'aspérités pour m'accrocher totalement, mais pas assez lisse pour m'en détourner. seul Music, un peu plus musclé convainc presque.
A la réception de l'album de Beast, pas d'infos. Le nom m'évoquait plutôt un groupe de hard, raté. Ce duo est canadien et franchement j'ai eu du mal. 1er titre Devil, et la voix se lance dans un flow style rap qui m'hérisse direct le poil. et poil hérissé se rétracte difficilement, en tout cas chez moi. 2ème titre, un rythme presque disco, des synthés et une voix que 'on sent certes de haute volée, mais dans un style qui ne m'accroche guère. et Puis le refrain fait son oeuvre, ça passe. Out of control, riff de guitare en intro, ça démarre bien, et le couplet repart sur une scancion agaçante, je suis trop vieux pour ça, puis le refrain balaie les derniers scrupules, ça le fait. Idem pour Mr Hurricane. Du coup, c'est probablement un bon disque, mais je n'arrive pas à me mettre dedans.
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Cristine, c'est un prénom qui se fait un nom. Hors-piste, son second album est un disque de chansons,  comme on le dirait d'une Barbara ou d'une Piaf avec la modernité en sus, XXIème siècle oblige. Comprendre que le texte n'est pas accessoire. Si c'est d'abord derrière une harpe celtique qu'elle a fait ses premiers pas remarqués, c'est la chanson qui l'a ensuite emporté, sans qu'elle ait pour autant lâché la harpe.  J't'aime quand t'es mâle qui ouvre le disque est emblématique, un texte décalé, plein d'humour, une musique efficace, emballé c'est pesé, les Agnès Bihl et consoeurs n'ont qu'à bien se tenir. Quand elle se lance dans la rupture avec On s'fait du mal elle touche juste également. Musicalement l'album passe aussi d'un genre à l'autre même si peut être un fond jazzy unifie le tout. Intemporel et définitivement made in france.
La pochette de l'album d'Alexz Johnson, Voodoo est très inspirée par le cinéma des années 50, référence probable au métier qui l'a fait connaitre, puisque actrice (TV) elle est. Je ne connais pas la série ou d'ailleurs elle chante, mais côté zic, la demoiselle se pose là. Plusieurs albums sous la ceinture en tant que B.O. mais celui ci est le premier qu'elle signe, et elle démontre qu'elle n'est pas qu'une poupée de studio. Co-écrits avec l'un de ses frères, les 11 titres assurent. A little bit est ultra addictive, le premier single Trip around the world et ses sonorités très actuelles accroche fort, le pop/rock Boogie love ou le madonnesque titre éponyme sont tous fort bien roulés, la ballade Hurricane girl frappe en plein coeur également, l'un des meilleurs albums de ces derniers mois.
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Jusqu'ici, Jeanne Cherhal et moi c'était bof cry. Ce quatrième album, Charade change la donne. Elle y prend seule les commandes, jouant de tous les instruments, et Dieu que cette fille a du talent. L'album est tonique, frais, bourré de surprises et bien entendu de bon titres. Passant de l'acoustique à l'électronique elle fait feu de tout bois avec un éclectisme qui fait plaisir à entendre. Pas un mauvais titre dans cet opus, aux couleurs pop, bien plus abouti, à tout point de vue que ces précédentes tentatives, comme quoi la solitude lui va bien. Seul le titre bonus, en duo avec Benjamin Biolay, déjà dispo sur La superbe, Brandt Rhapsodie rompt ce voyage en solitaire. Pour la charade, quand à moi, je donne ma langue, sinon au chat en tout cas à Jeanne.
Luther Russell nous propose un EP 6 titres Motorbike, introduction au double album à paraître, son 5ème m'indique t'il. Sa palette sonore, quoique indubitablement de couleur américaine est vaste. Tomorrow's paper est si pop qu'un Dwight Twilley aurait pu l'écrire, A world unknown tire très nettement sur le blues, le morceau Motorbike flirte effrontément  avec une pop façon sixties avec hallucinogènes à la Byrds, deux petits intermèdes instrumentaux pour faire bonne mesure et  Somehow or another, ballade mélancolique pour fermer le ban. Bref difficile de cerner le personnage et au contraire l'envie d'en savoir plus, ce qui est justement le but de cette carte de visite introductive.
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Et voici l'album. J'ai déjà parlé à plusieurs reprises de Cendrio, voici son album Ma route. Le country rock n'est pas en option mais parti intégrante du personnage. Le morceau Fier en ouverture marque le territoire de belle façon, mélodie efficace, solo inspiré, voix claire, avec ce léger accent qui fait parfois songer à un Cabrel,  avec lequel il partage indéniablement les même influences américaines. en sus du titre pré-cité, d'autres mériteraient  bien d'avoir les honneurs des radios. Ma route et son harmonica,  Peureux, ses guitares très west coast qui me font penser à feu Grimaldi-Zeiher. A notre un titre en italien, Il muro, hommage à ces origines et l'omniprésence de son complice Lucas Sanchez aux guitares, garantie de qualité. Quelle que soit sa route, la prendre en sa compagnie est un plaisir.
Dans la famille Hallyday, je voudrais le fils. et un petit bout de la soeur aussi. Si l'on essaie de faire abstraction du célèbrissime patronyme qui est le sien, le David est un remarquable chanteur, et un compositeur qui se pose là. L'album Un nouveau monde confirme tout. Un rock certes assez lisse, souvent mid- tempo, incisif et très mélodique à la façon d'un Calogero quand il est inspiré. Le coeur qui boîte, dès l'intro place la barre assez haute, refrain pop, sur rythmique rock, une belle réussite. J'ai vu des rivières confirme la similitude sonore avec Calo, La douceur de Comme au premier jour tranche avec l'énergie de Sur ma route. Même le duo qui fait buzz avec Laura Smet, On se fait peur, étonne, tant cette dernière semble avoir un réel talent de chanteuse. Une faute de goût, la reprise electro de Tu ne m'as pas laissé le temps, comme s'il avait besoin de placer ses anciens hits pour nous convaincre.
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Un noyau formé autour d'un frère et d'une soeur, auquel se greffe un second guitariste et un batteur, voici The smalls and Cie qui nous propose un premier 3 titres en guise d'apéritif, issu d'une playlist de 30 si j'en crois leur myspace. Indubitablement du côté rock de la force, What a shame ! a même un petit côté rock garage bien sympa. Mais c'est encore avec What's happening ? que je les trouve le plus convaincant. Moins d'énergie, plus de finesse, la voix d'Alexandra perce alors le mur de guitares, la ligne mélodique se fait plus claire et le titre se fait sa place entre nos tympans. La direction à suivre ... ?
En provenance de Rennes, Ian, un auteur compositeur autour duquel c'est greffé un groupe pour l'enregistrement de  album There're No More Weeks, Only Days Without Name et des concerts qui vo. 11 titres (plus un bonus en fin d'album) pour une musique qui m'a fait penser à de la progressive même si les morceaux sont plutôt courts format pop. Les claviers sont assez présent, les morceaux sont généralement sur des tempos lents, le Floyd de loin en loin ou un Taï Phong par exemple me semblent frères de route. On est assez loin du monde de la pop, pour une musique plus "intellectuelle" (et non ça ne veut pas dire chiant, la preuve), mettons une musique plus introspective qu'organique. Une musique qui prend le temps de s'installer, c'est un album qui s'écoute comme un tout et non comme un empilement de plages.
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Get out and live, Premier 5 titres pour Martin Mey pour un disque home made. Running child, premier contact sonore avec l'artiste est de bon augure. Guitares acoustiques au vent pour une popsong bien envoyée, au refrain efficace. Changement total d'atmosphère avec Snowing on school days, quasi mystique avec ses choeurs et sa lancinante rythmique trip hop. Le 3ème titre déconcerte à nouveau, Stuck in the box, voix déformée par les effets, mélodie sinueuse, dissonances, bref limite expérimental. Les deux derniers titres creuse ce sillon de l'inattendu et de l'inclassable. Martin Mey se construit une route à part, là ou certains empruntent les autoroutes  et d'autres les chemins de traverses lui, terrassier du quotidien, s'en invente une. Reste à le suivre
De passe temps entre deux albums de Blur, Gorillaz est devenu le principal vaisseau musical de Damon Albarn. Plastic Beach est une bonne idée qui se prolonge et le groupe de dessin animé prétexte prend vie. Le générique des invités est long comme le bras,  de Lou Reed à Snoop Dogg, avec beaucoup trop de rap pour être à mon goût. Ce troisième est moins pop que les précédents et ne contient pas de gros tube en or mais quand le Damon s'essaie à écrire de bonnes chansons, il fait mouche (On melancholy hill). Mais il sabote (de mon point de vue) trop de morceaux style Superfast Jellyfish avec son refrain quasi Alan Parsons Project atomisé par Gruff Rhys et De La Soul. On m'objectera que c'est justement la marque de fabrique de Gorillaz. Certes. et c'est pourquoi une compil d'eux me suffira amplement.
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This is the hello monster est un one man band français. Sa maison de disque m'envoie un 4 titres extraits de l'album (vu qu'au niveau des frais d'envoi c'est la même chose, je ne vois pas trop l'intérêt, mais enfin ...). Donc qu'est ce qui se cache derrière ce pseudo ? Une voix haut perchée,  un piano, un mec un peu (beaucoup) barré mais qui sait éveiller l'intérêt. Science évoque un Mika moins outrageusement commercial mais avec le même potentiel mélodique. TV shows (cf le clip) démontre si besoin était que le gars est nettement décalé mais c'est ce qui le différencie. You leave son piano lancinant et ses cordes déprimerait n'importe qui sous gaz hilarant, et Moon finit de nous convaincre que ce gars à un petit quelque chose d'intéressant. Peut être que ce serait lassant sur la durée mais en 4 titres, ca colle.
9 longues années depuis le dernier album des soeurs du Trio Esperança. De Bach à Jobim (en passant par les Beatles) est le titre de leur nouvel opus. et donc elles s'attaquent à quelques fameux morceaux pour les passer à leur moulinette vocale. C'est léger  comme une brise de printemps et nous réconcilie pour un temps avec ce XXIème siècle. Le Desafinado de Jobim est un pur délice, les deux reprises Beatles (Penny Lane et Blackbird) sont à la hauteur de mes attentes - à quand un album complet- et le Joana Francesca de Chico Buarque sonne presque Ménilmontant avec son accordéeon. Sans oublier le formidable boulot de l'arrangeur de l'album, Gerard Gambus maitre d'oeuvre de ce petit bijou.
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Enfant du siècle, 4eme album d'Alizée est sa seconde tentative d'échapper à la chape de plomb de l'ère Mylène Farmer. Le 3ème (pas écouté) n'y étant pas parvenu, virage de la jeune femme qui se tourne vers l'electro via le groupe Chateau Marmont , sorte de Partenaire Particulier des années 2000. Eden Eden, première plage est carrément excellente. Si si. Une putain de mélodie, la voix, style Lio de la grande époque (Seules les filles pleurent), glisse sur les nappes de synthés, un beau boulot. Grand central, quoique un ton en dessous garde le cap qualité, le problème c'est qu'ensuite ça se complique. La mignonne, hormis d'être un joli petit lot, n'a qu'un filet de voix à mettre en avant. et comme les compos ne suivent pas, elle finit noyée sous un empilement de synthés, la voix nimbée dans des effets inutiles, le tout sans queue ni tête ni direction, dommage c'était bien parti.


Et la rubrique nécrologique se poursuit, le rock se fait vieux, ses créateurs à prendre de la bouteille, et comme la vie sex drugs and rock & roll n'est pas anodine, certains passent l'arme à gauche précocement. Exit cette fois Alex Chilton, qui cartonna au moins une fois avec les Box top et leur hit The Letter, puis influença le monde du power pop avec un groupe plus underground, The Big Star avant de retourner à un anonymat quasi complet, ponctué par quelques tentatives de reformations. Et à 59 ans seulement, rideau.


The Box top - The letter


Rendez vous le 1er mai pour la suite des aventures de Sucrepop, Si vous souhaitez quelques lignes dans ces colonnes pour la sortie d'un album/EP ... il suffit de demander via le menu contact.
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Midnight blue

décembre 26, 2009 Temps de lecture: 42 minutes
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Janvier 2010 - Midnight Blue

Avis aux artistes le1er février cette page basculera de la page d'accueil à cette adresse

voeux2010.jpgL'équipe de Sucrepop vous souhaite une excellente année 2010, que celle ci vous soit douce et réponde à toutes  vos attentes.
11 ans déjà que je distribue ma musique de façon numérique, et en cadeau de Noël, le 23/12/2009 00:44:02, le million de visiteurs a été atteint.  Merci à vous tous, fidèles internautes ou visiteurs de passage qui avez contribué au "succès" de ce site. tongue. J'ai profité de cette fin d'année pour ajouter une rubrique téléchargements  dans le menu, ou vous trouverez KaléïdoskPoP, le nouvel album,  11ème du nom ainsi que ses 10 petits frères, First of July, le 1er album de Julie et quelques compils dont deux que l'on trouvait uniquement sur Jamendo. 
Après 11 années à proposer un morceau original le 1er de chaque mois, je perçois comme un désintérêt de plus en plus marqué pour cette formule, pourtant unique, et j'ai donc décidé de changer de fusil d'épaule. En 2010 Le titre mensuel sera soit une reprise d'un ancien titre de Sucrepop que j'estime raté (ceux que j'ai chanté par exemple), ou une cover comme le titre de ce mois ci. Parallèlement, j'écrirais un album pour Julie qui sortira le 21 décembre 2010 à 21h50 et s'intitulera StroboskPoP (si ce n'est pas de la voyance ça). Bref je réintègre le rang et fait comme tout le monde smile. Pour en revenir à Midnight Blue, la reprise d'Electric Light Orchestra que je vous propose ce mois ci, elle a été co-réalisé par Pablo et moi même et évidement interprété par Julie. Je l'avais commencé il y a plus d'un an puis mise au placard, ne sachant trop quoi en faire. En échangeant avec Pablo, fan d'ELO aussi, il m'a proposé de reprendre la main. La démo que j'avais faite a eu l'heur de lui plaire, il y a ajouté sa patte, sa palette sonore, Julie est venue l'enregistrer avec son talent habituel et voilà le 1er titre à couleur Dance de Sucrepop. Ce qui m'a valu un premier article hispanophone sur le site ELO Espana, dédié vous vous en doutez, à la musique de Jeff Lynne sous toutes ses coutures.
Côté ukulele, 11 titres rejoignent la CollUKEction de grilles d'accords, Midnight Blue bien entendu, 4 Beatles Baby's in blackNorvegian Wood , Eight days a week  et Love me do, un Kinks Celluloid heroes, une chanson d'actualité avec Tino Rossi et son Petit Papa Noël, un Marie Myriam L'oiseau et l'enfant  et deux comptines puisqu'il m'en a été demandé et que je suis un gentil garçon Gentil coquelicot ainsi que Compère Guilleri et pour finir un vieux hit des sixties pour nous préparer à l'été, François Deguelt avec Le ciel, le soleil et la mer . pour simplifier l'accès à la page regroupant l'ensemble des titres l'url officielle devient www.sucrepop.com/ukulele
 Les dernières newsletter étaient pachydermiques, près de 50 chroniques pour la dernière en date,  celle de janvier retrouve une taille normale, moins de sortie oblige, et je vais donc pouvoir parler d'albums 2009 qui étaient passés entre les mailles du filet lors de leur sortie. L'album de Nolwen Leroy,  Le Cheshire Cat et moi lui bénéficie d'une chronique dédiée. Suivez le guide cool

C'est de Norvège que nous vient l'album le plus pop du moment Peter & the Penguins. Si le style Mersey Beat vous parle, vous allez craquer. Si l'intro de Barefoot lorgne sur les Beach Boys, le reste du disque est totalement dédié au son de Liverpool. Comme nombre de compos tiennent la route, nous aurions tort de nous en priver. De l'irrésistible There goes Pete Best (l'homme le plus malchanceux de la terre, ce qu'il est de fait) aux tubes millésimés Sweetheart ou Here I go again, c'est du condensé de plaisir. She took me by surprise sonne plus Rutles que Beatles mais ce How to choose a sweetheart recèle trop de pépites pour que lui en tienne rigueur, album du mois, haut la main.
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Ce n'est pas nouveau, je suis fan des Astropuppees, donc de Kelley Ryan qui est à ce groupe ce que Mc Cartney est aux Wings, Jeff Lynne à ELO ou Black à Decker. Je m'en vais donc faire un tour sur son site voir s'il y a du nouveau. Heureuse surprise, un nouvel album, Twist est annoncé pour mi février, sous son nom et non plus sous celui des Astro  mais seul l'étiquette change, le contenu reste le même. L'album  à pour thème les filles dit elle. et le premier morceau qu'elle met à disposition pour nous allécher, About a girl, est 100% addictif, avec des harmonies fondantes,  une mélodie ensorcelante bref, ça promet d'être du lourd, of course j'en reparle à la sortie, en attendant, mettez vous ça dans le cornet..
La tendre pochette du premier album de Mary's dream, 10Y m'évoquais plus le Pierre et le loup de mon enfance que le folk rock mature dont il font preuve tout le long des 14 plages de cet album. le titre 10Y (Ten years) fait référence aux 10 longues années qu'il leur a fallu pour accoucher de cet album.  Un sens de l'efficacité certain (MFD ou No rule ont de quoi accrocher les radios), une atmosphère personnelle mis en son par Lionel Gaillardin (Biolay ou Keren Ann) pour une franche réussite. Leur incursion en francophonie le temps de deux titres superbes (Je pars et la route est longue) démontre qu'ils ont de la ressource et de la polyvalence, ils ont bien fait d'être persévérant, le rêve de Mary c'est finalement incarné. 
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Dan Fogelberg, dans les années 70, est l'un de ceux, avec un James Taylor ou un Jackson Browne qui définirent le son folk rock acoustique californien. Et puis le temps est passé et lui a été, un peu, oublié, en tout cas par ici. Décédé en 2007, il avait enregistré avant l'annonce du cancer qui finira par l'emporter un album, Love in time, demandant à sa femme de le sortir après sa mort. Loin d'être un album de chutes de studio, il se révèle être un chouette disque, dans la droite ligne de ses tous meilleurs. Le titre éponyme se loge direct dans vos tympans, Diamond to dust fait penser aux plus belles heures des Eagles et si Come to the harbor est partiellement une ressucée de A horse with no name d'America,  l'émouvante reprise de Neil Young, Bird, qui clôt l'album se termine sur ces paroles "It's over", suivi d'un début de musique, similaire à l'intro de To The Morning, la première chanson de son premier album 30 ans auparavant, une élégante manière de boucler la boucle. Chapeau ! tongue
Plus discret que Stéphane Giardina, ça va être difficile. A priori ex bassiste du groupe Cassandre (inconnu de mes services), pas de trace d'un site web en son nom propre. J'ai simplement reçu son Invitation, EP 5 titres récemment paru. Du piano et des cordes pour nous accueillir avec le bref instrumental qui donne son nom à l'album, les cordes (violons, violoncelle) restant le fil conducteur, donnant une couleur un peu (même pas mal) mélancolique, une voix de tête aux accents plutôt tristes appuyant cette direction. Même le plus electro Le Nouvel Ange garde cette même démarche. alors évidemment, ce n'est pas un album de piste de danse, plus du 1er novembre que du 1er janvier, mais la beauté est le plus souvent dans la tristesse alors ...
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Des cordes, mais utilisées différemment, ce n'est pas ce qui manque sur le nouvel album de Stanislas, Les carnets de la vigie. Le second album du chef d'orchestre poursuit la route tracée avec le premier. Une musique solaire, entre Calogero et Pascal Obispo ses frères de sang musicaux. Très mélodique, portée par une voix de tête, des orchestrations lumineuses, il tient toutes les promesses qu'il avait faite, même si, pour être excellent, ce disque aurait nécessité plus de compositions ambitieuses et de singles. Improbable qu'il marque l'année 2010 de son empreinte, mais son mois de janvier, pourquoi pas.
Malgré plusieurs albums sur une major, le soutien indéfectible de Francis Cabrel, pour lequel il joue en studio, Michel Françoise reste un second couteau. En surface, son dernier album autoproduit (12 ans depuis le précédent) sorti en début d'année n'a pas inversé la tendance, et la question reste la même pourquoi ? Des guitares électriques rageuses et somptueuses, une voix intéressante, même si, de temps à autres, le syndrome Cabrel se fait trop prégnant, des orchestrations au cordeau, des compos solides (le riff d'Elle danse est d'anthologie), des textes fins et un son à en faire pâlir plus d'un. Alors quoi ? Certes l'ombre de l'homme d'Astaffort plane et alors ? Au cinéma, certains seconds rôles, sur la longueur, finissent par être plus populaires que les stars d'un moment, c'est tout le mal que je lui souhaite.
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D'un côté un des albums incontournables du rock, Dark side of the moon, du Pink Floyd, de l'autre, les Flamings Lips, habitués des disques étranges à forte teneur en psychédélisme et expérimentations soniques diverses, qui acoquinés aux Stardeath and White Dwarfs proposent une relecture complète du chef d'oeuvre. Contre toute attente, la déstructuration et la démantibulation attendue n'ont pas lieu et le respect est au rendez-vous. Non pas que ce soit décevant, du coup le disque est écoutable, ce qui n'a pas toujours été le cas de leurs précédents, en tout cas quand on a de la pop qui coule dans les veines, mais juste inutile. Certes nous sommes loin d'un rendu note à note, quelques guitares colériques viennent brouiller un peu la surface du lac, des sons étranges traversent le champ stéréo mais dans l'ensemble, on y retrouve facilement ses petits. Anecdotique.
Romilis a par deux fois participé à Sucrepop en tant qu'interprète (ici et ) mais est lui même auteur compositeur. Il a publié 3 albums autoproduits dans son home studio, et, probablement insatisfait de la qualité sonore, a décidé en cette fin d'année 2009 de se faire plaisir et de passer en studio pro pour y enregistrer deux titres, afin d'avoir un son à la hauteur de sa passion. Influences affichées et assumées, Jean-Jacques Goldman ou Pascal Obispo. 2 titres, 2 facettes, la romantique, un piano voix sur Si un jour ou la similitude de timbre avec le JJG pré-cité est impressionnante, une facette plus énergique (je n'ai pas écrit rock)  Regarde moi dans les yeux, convoquant guitares basse/batterie. Le tout s'inscrit dans la variété des années 80, ce qui est, je pense, exactement la direction qu'il souhaite prendre. Ne reste plus qu'à finaliser un album pour 2010.
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Le second album de Kwoon, When the flowers were singing arrive tout juste sur terre. Kwoon est plus un concept, voir une philosophie qu’un groupe de rock. Ce n’est pas exactement le style d’album qui s’écoute dans le métro, il faut consacrer du temps à cette musique intemporelle, incitant à la rêverie, ou des nappes de cordes entourent une voix à la limite de l’audible, murmurant à nos oreilles des secrets perdus. L’album est divisé en une dizaine de plage culminant sur les 10 minutes d’Ayron Noria, même si à l’évidence, ce n’est pas le type de disque qui s’écoute par plages. Réservez 50’ pour vous y immerger.  La référence à Sigur Ross revient souvent quand on parle de leur musique. Si, à l’évidence ils planent dans des univers proches (longues plages instrumentales, guitares languides, langue inventée …), bref ce qui est communément appelé du post-rock, les deux groupes ont une personnalité bien distincte. Pour une ballade sur une autre planète, suivez Kwoon, ils en ont écrit la bande son.
Le cas Charlotte Gainsbourg. Un troisième album, IRM,  pour la fille de, dont elle a confié la direction artistique à Beck, après avoir passé le volant à Air sur le précédent. On ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer de faire quelque chose, d’être là ou on ne l’attend pas, d’expérimenter. Dont acte, la prise de risque, dans son métier d’actrice comme de chanteuse semble lui être chevillé au corps. N’empêche que, comme pour 5 :55, je m’ennuie fort à l’écoute de son disque et hormis le délicat In the end et sa guitare acoustique, rien ne surnage après quelques écoutes. Qu’est ce qui pousse donc un tandem qui, sur le papier, promet sinon un feu d’artifice au moins des étincelles, à ne nous écrire qu’un pétard mouillé. Il n’y a personne pour leur dire que la pop, le rock, la musique, dans le style qu’ils ont choisi c’est d’abord des chansons, une écriture et pas juste une belle production ? Bon reste la pochette qui nous présente Charlotte radieuse et sexy en diable c’est mieux que rien mais certainement pas ce qu'elle souhaitait.
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Comme Pierre l’était pour Jésus, je revendique d’être l’un des premiers à avoir cru en Arnaud Simon biggrin. Fidèle parmi les fidèles. Et son premier album, Pourquoi pas l’Angleterre ? à défaut d’être le succès qu’il aurait mérité d’être, a confirmé que j’étais dans le droit chemin. C’est donc avec ronronnement d’aise (si, si) que j’ai accueilli l’annonce d’un prochain nouvel album au titre californien, Sun. En prémice, Arnaud nous propose un premier titre,  sa Bière du vendredi à l’hôtel Sovereign, chanson inspirée d’une photo,  procédé qu’il avait déjà utilisé sur Serre moi et avec quel talent ! Dès l’intro, dès la voix, on reconnaît la patte du maître des lieux, avoir un style c’est déjà la marque des grands. L’album à venir est annoncé, plein de sable de folk et de filles, pour le printemps 2010, de quoi avoir la certitude d’un été ensoleillé. 
Isabelle Boulay, je ne connais guère, même si son timbre délicieusement fêlé me parle à chaque fois que je l’entends.  C’est donc sans à priori que j’abordais l’écoute du bien nommé, vu sa date de sortie, Chansons pour les mois d’hiver. Essentiellement composé de reprises (Cabrel, Julien Clerc, Leonard Cohen), la jolie rousse a choisi une production très acoustique (Marc Perusse, excellent), un folk chaleureux que l’on imagine joué près d’un feux de cheminée, les bûches crépitantes et le bruits des pas des passants crissant sur la neige au dehors. Si le choix des chansons s’avèrent assez peu risqué, une mention spéciale à la balade du chien-loup de Leonard Cohen, adapté par P. Delanoë / C. Lemesle pour Nana Mouskouri ???, sublime chanson d’amour perdu. Au final un album plus qu’agréable, ou la voix de la canadienne nous accompagne doucement et à laquelle il fait bon se chauffer.
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Toujours au Canada, à nouveau le périlleux exercice de l’album de reprises, mais cette fois pour un bouillon, et c’est Garou qui s’y colle avec le Gentleman Cambrioleur. L’homme à la voix bluesy nous reprend en vrac du Rita Mitsouko, du U2, du Madonna et du Dutronc (père), du Joe Dassin et du Birkin, bref monsieur ratissage large, mais qui dit ratissage dit râteau et ce dernier est au rendez-vous. Son précédent album (pas écouté) en anglais, semble avoir été, au moins commercialement, décevant, et le gars semble se chercher. Et il ne s’est visiblement (audiblement) pas trouvé. Qu’est ce qu’il a été foutre dans cette galère ? Au mieux, il remporte le championnat de meilleur chanteur de Karaoke du comté. Quand on a cette voix là, on a pas le droit de chanter aux Champs Elysées (de Jojo) version baluche ni massacrer allègrement le bijou qu’est Sound of silence de Simon Garfunkel. Déchaîné, il émascule le New Year’s day de U2 et sa reprise des Dessous chics du grand Serge autrefois subliment érotisée par la Jane confine à l’impuissance. Avec le stock d’auteurs compositeurs  de talents qui traînent sur la toile, pondre un tel disque relève de la provocation.
C’est le premier album « écologique » que je reçois, papier recyclable, encres végétales, vernis acryliques à base d’eau, le CD lui même est entièrement recyclable (merci MPO.)  Le duo Urihani (Philippe Moreau et Jeff Alcaras) fait dans le militantisme actif avec Music for the planet, dont le titre indique parfaitement leur état d’esprit : P-E-D-A-G-O-G-I-E. Chaque titre est doté d'un haïku pour appuyer le discours. Mais pas de prêchi-prêcha ici, juste des gens convaincus cherchant à convaincre de l’utilité, la nécessité de leur combat, pacifique. Côté musique, le cataloguage n’est pas aisé. Les étiquettes, polluantes probablement, ils n’aiment pas chez Urihani . La world music, prédominante,  y croise l’opéra, le rock l’électro, sans que l’ensemble ne paraissent un fourre-tout mais au contraire garde une vraie cohérence. Les invités, particulièrement la voix d’Emilie Spiller, apportent leur contribution avec bonheur. Au final une belle leçon de choses.
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En route pour battre le record de longévité d’Henri Salvador, Charles Aznavour nous propose son Nième album, & the Clayton Hamilton Jazz Orchestra, ainsi nommé puisque enregistré avec la collaboration du fameux arrangeur/contrebassiste John Clayton. Au menu des reprises (en majorité), deux inédits, des duos, entre classique Aznavourien (Comme ils disent, la Bohème …) et de plus obscures sélections redécorées façons jazz, ce qui n’est pas une première pour le bonhomme, sa musique se prêtant bien à ce traitement. Le grand Charles croone comme s’il avait 50 ans de moins, sa voix continue incroyablement vue son âge à faire mouche et les Buble et autre Harry Connick Jr n’ont qu’à bien se tenir, le grand père n’est pas prêt de rendre sa couronne. Bon, je vous l’accorde, ça pêche un peu dès que l’on aborde l’anglais, ou son accent frenchie ferait passer Maurice Chevalier pour un natif de Chicago, mais côté zic, la machine infernale à swing qui dépote derrière assure un max et pousse le Charles à assurer et à se dépasser, ce qu’il fait pour notre plus grand plaisir.
Quelques titres de Manu Serve méritent de passer à la postérité. La fiancée du Geek ou la DRH par exemple dénotent un franc talent d’auteur. C’est donc avec plaisir que j’annonce l’imminente arrivée sur nos platines d’un nouvel album, L’étendue des possibles, très Houellebecq comme titre smile, dont 5 plages sont d’ores et déjà disponibles sur son site. La folk en français est musicalement un peu trop réminiscente de J’suis Bidon d’Alain Souchon mais consacre son talent d’auteur, et Lait grenadine est mon coup de cœur du moment. Si ces morceaux sont représentatifs de l’album, nous  nageons ici dans une tonalité folk ou piano et guitare acoustique se partagent la majorité de l’univers sonore. La voix reste, de mon point de vue, le point faible de Manu Serve, un peu comme je considère faible celle de Renaud par exemple,  avis purement subjectif, qui fera rager les fans de Manu je suppose. Reste que je suis curieux d’entendre l’autre moitié de cette étendue.
 
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Maria Taylor est la moitié du duo Azure Ray, dont je fus fort friand à une époque, qui proposait une musique douce et cotonneuse, surnommée  dream pop ou les voix de Maria et Orenda Fink, quasi chuchotées sur des compos minimalistes, me berçaient agréablement. En attendant de se reformer prochainement, les deux vaquent en solo et Lady luck est le 4ème album de la dame. Ici, foin de murmures, Maria Taylor livre un album folk/pop de facture somme toute  assez classique, plutôt bien balancé mais sans titre pour faire une réelle différence d’avec les zillions d’autres jolis minois qui font de même. Pas décevant, le disque recèle quelques pépites (Cartoons and Forever Plans avec les harmonies de Michael Stipe de REM par exemple) mais il ne surprend pas non plus. Agréable, sans plus
Disparu des écrans radars depuis un bail, victime du syndrome one hit wonder (allez deux hits avec Madrid Madrid et nos fiançailles), Nilda Fernandez a réussi a laisser une trace dans la chanson francophone grâce a cette voix si particulière et sa fragilité apparente. Le voici de retour en ce début 2010 avec un nouvel album, qui porte son nom. Ca part rock, avec Plages de l’Atlantique, qui a tout du single efficace, même si ce n’est pas là ou on l’attendait, mais c’est un peu l’histoire de ce personnage  que de nous surprendre. Ensuite son Espagne natale et ses guitares flamenco reprennent le dessus, ou bien l’Argentine et son accordéon, on ne se refait pas, mais ce disque plaisant n’est pas un étalage folklorique, loin de là des diverses contrées visitées par l’artiste. Les compos sont racées, la voix n’a rien perdu de sa superbe, et le voile rouge qu’il agite sur la pochette devrait exciter bien plus que quelques taureaux.
 
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Un peu de musique dépaysante ? Prenez une jeune suédoise, Victoria Bergsman, ex chanteuse de Concretes, groupe pop nordique,  qui décide de partir solo sous le pseudo de Taken by Trees et de faire un album enregistré au Pakistan et avec des musiciens du cru. East of Eden en est le titre. L’occident rencontrant l’orient, musicalement parlant, depuis les Beatles, c’est de l’ordre de l’ordinaire. Donc certes la forme est orientale, plein de sonorités que nous n’avons pas trop l’habitude d’entendre,  mais le fond reste pop. Quoiqu’il en soit la délicieuse reprise de My Girls des Animal Collective en sommet du disque ne cache tout de même pas que le tout manque un peu de solides fondations et qu’il ne suffit pas de s’expatrier pour trouver l’inspiration.
Au début des années 80, nous répétions quelques heures la nuit dans un local du 14ème arrondissement je crois et chaque semaine, juste avant nous, répétaient les Avions qui allaient bientôt décoller pour le haut des charts (remember Nuit sauvage ?). Leur chanteur,  Jean Pierre Morgand œuvre maintenant, entre autres, derrière le nom d’Abandcalledmyself  pour réaliser ses nouvelles trouvailles sonores. Nettement moins pop, nettement plus expérimental que par le passé, ou du moins ce que j’en connais, l’album 2 suit les traces du premier. Quelques kilomètres de bandes enregistrées (ou, parlons XXIème siècle, quelques gigaoctet de musique numérisée), en improvisant sont la source de ce nouveau disque. Chanté partiellement en français et en anglais, abordant des styles les plus improbables, 2 est le disque parfait pour surprendre. Impossible de deviner de quoi va bien pouvoir être constitué la prochaine piste, où la prochaine minute d’une même chanson (quoique chanson ne soit pas le mot approprié). On pense à Bashung parfois, Rodolphe Burger de temps à autres, à personne le plus souvent. Un peu éprouvant pour un amateur de pop, car un poil déstructuré, mais intéressant et jamais vide de sens
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Les maracasse-pieds, c’est exactement comme leur nom l’indique. Trois filles, deux gars, deux albums, Chuchoteries et compagnie étant le récent petit dernier, pour des musiques prétextes à des paroles ou l’humour règne. Bon, vous l’aurez compris perso je ne suis pas client mais ma maman me disait, si tu n’aimes pas n’en dégoûte pas les autres, dont acte, j’informe. Et je sais de source sure que ce type de musique à un public acquis à sa cause. Je pense surtout que ce genre de musique a bien du mal à vivre figé sur un disque et que ce n’est qu’en live qu’un groupe tel que celui-ci peut donner sa pleine mesure. donc rendez-vous sur les planches pour une avis définitif. Et puis voir 3 jolies filles raconter quelques histoires grivoises, ça doit bien avoir son charme. 
En cadeau de Noël, le duo américain Rue Royale nous offre deux charmantes petites compos à télécharger. Guitare acoustique et entrelacs de voix, ils restent fidèles à leur amours. Lui américain de Chicago, elle anglaise vivant aux USA, ils décident de se relocaliser en Angleterre pour conquérir la vieille Europe. Nombreux concerts à la clef, (Hollande, Allemagne, UK évidemment) ils font leur petit bonhomme de chemin et la délicatesse de leurs chansons ne peut que leur ouvrir les portes.
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Et quelques mots pour vous parler des bonheurs d'Alfred. Ce jeune homme est un one man band qui a choisi le site  Buzz my band (auparavant NoMajorMusik.com) pour tenter de donner vie à sa musique. Même principe que sur les sites similaires, l'artiste propose, le public mise ou non quelques pépettes pour produire un titre voir un album. Un premier morceau, My crazy flatmates a déjà conquis assez de monde pour voir le jour de manière pro. Titre indéniablement accrocheur, et qui, sur le plan sonore, fait effectivement la nique aux autres compos home made présentées par l'Alfred. Autres compos qui se tiennent fièrement et qui promettent un album de bonne tenue, une pop un peu salie par quelques riffs électriques et une voix saturée. Un côté Kinks du XXIème siècle parfois (cf Be your star) Un reproche peut être, ce parti pris de chanter en anglais, Ivre de toi, la seule tentative in french in the texte n'a pourtant pas à rougir de la comparaison.


Parmi la foultitude de groupes / artistes / compositeurs qui m'ont donné envie d'écrire moi aussi, tant bien que mal, et de participer à la cacophonie mondiale figure en bonne place l'Alan Parsons Project.  Eric Wolfson, l'auteur compositeur de la quasi totalité des titres du groupe est décédé ce 2 décembre 2009  à l'âge de 64 ans d'un cancer. il y a deux mois, je chroniquais son ultime album, The Alan Parsons Project that never was.  En hommage à ce grand bonhomme, un titre parmi les plus beaux, sinon leur plus beau, qui faisait partie de ma sélection initiale Sortez covers ! et que je n'ai finalement pas enregistré Old and wise
Merci l'artiste tongue tongue


Je vous renouvelle tous mes voeux pour cette année 2010 et vous donne rendez vous le 1er février pour la suite des aventures de Sucrepop
à suivre ...

PS: Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Je m'ennuie

août 31, 2009 Temps de lecture: 26 minutes
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Septembre 2009 - Je m'ennuie

Elvis.jpgAvec la rentrée, reprise des hostilités côté sortie d'albums, et du coup quelques grosses cylindrées sortent du bois, ce qui a pour effet de faire basculer ce mois ci le ratio Autoproduits / Artistes signés dans le camp de ces derniers. Mais après tout il s'agit toujours de musique alors qu'importe.

Vacances obligent, même si j'ai joué quotidiennement du ukulele, ne serait ce que pour composer le titre de ce mois ci, j'ai mis un peu de côté la partie enregistrement de grilles, et seul deux morceaux viennent s'ajouter à la collUKEtion de grilles d'accords, un standard de la chanson française, San Francisco de Maxime Leforestier et, dans un tout autre style, l'ultime titre jamais enregistré par ABBA, The day before you came, dernier titre, mais, à mon avis, leur meilleur. Le mois prochain sera plus prolifique, promis juré !

Pour ce qui est du titre de ce mois ci, Je m'ennuie - sous-titré ma vie Bovary - j'ai tenté de jouer du contraste entre une musique plutôt enlevée, presque festive (pour autant qu'un morceau que j'écris puisse l'être  ) et un texte dont le titre résume parfaitement le contenu, nettement plus dépressif. Une basse sautillante, quelques cuivres et toujours Julie aux commandes vocales pour parachever le tout et voilà le titre de septembre bouclé. Tout ça peut s'écouter sur la page dédiée que voici avec comme chaque fois la version karaoke et la grille d'accord couplée à une version ukulele, la version originale donc.

 

Issu de Champagne Ardenne, voici Mystery music. Le mystère, si mystère il y a, est plus dans ceux qui sont derrière la musique que la musique elle-même. Le site web officiel ou le myspace sont chiches d’informations à ce sujet. Reste que leur côté pop lounge est franchement bien foutu, que la chanteuse est au top, les compos ultra mélodiques et que c’est donc stupéfiant que je ne sois encore jamais tombé dessus. Amusante coïncidence ils utilisent le même moteur CMS que moi (Guppy), organisent leur site avec les compos années par années comme je le fais et proposent leur titre en libre téléchargement également, bref une démarche en tout point similaire. En tout cas le vrai coup de coeur de ce mois.
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L’OTT Band est un groupe anglais fondé par Tony Tarr, d’où le TT.  Le groupe est quasi un big band,  puisqu’ils ne sont pas loin d’une quinzaine quand ils sont au complet. L’album se nomme Love me, et oscille entre pop et reggae. Parfois proche d’UB 40 (le titre éponyme dans sa version vocal mix par exemple), par le côté reggae blanc mais doté d’une section de cuivres qui booste certains titres. Les chœurs féminins, parfois très présent, ajoutent une touche ma foi foi agréable, sans rien révolutionner, OTT Band vous fait passer un bon moment et vous ne devriez pas avoir de difficulté à répondre à sa demande d'amour.
Derrière un nom à coucher dehors, The Duckworth Lewis Method se cache un groupe irlandais composé de Neil Hannon membre de  The Divine Comedy et  Thomas Walsh de Pugwash, groupe qui m’est plus familier, ne serait ce que grâce à notre amour partagé de la musique d’Electric Light Orchestra. Ces deux là se sont donc accoquinés pour un concept album qui n’évoquera rien à la francophonie, puisque son thème unique en est le cricket confused Hormis cette so british particularité, on retrouve dans cet album éponyme toute la diversité de la pop anglo-saxonne. Plus qu’ELO c’est plutôt vers les Kinks période Village green preservation society que l’ambiance générale se situe. Un disque franchement réussi, très très anglais dans sa conception comme sa réalisation. Vous reprendrez bien une tasse de thé ?
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Mon petit tour estival dans le Var m’a permis d’y écouter quelques groupes du cru. Certains de reprises, et d’autres avec leur propres compos. NSA (Never Stay Alone) homonyme d’un groupe parisien d’electro house,  fait partie de ceux là. Ils sont jeunes (la moyenne d’âge doit se situer vers 16-17 ans), récemment formé, le groupe n’a pas un an, et font dans le punk rock metal, un coup en anglais, un coup en français, et ils y croient, ce qui est bien le moins. Bon, leurs sites web (skyblog ou myspace) piquent un peu les yeux, logo compris, les compos sont enregistrées avec un tel portable, vu le son, mais ça envoie et ne demande qu’a grandir. C’est de petits groupes comme ceux là que sortiront nos rockstars de demain. Longue vie à NSA donc. 
Toujours dans le même coin mais ayant dépassé la catégorie poussins, Terra., presque plus un concept qu’un groupe, Musique, littérature, jeu de rôle sont au programme,  Le site officiel a de la gueule - ils doivent avoir un graphiste du tonnerre dans leurs relations - mais en cours de refonte donc sans contenu, un forum entièrement protégé par mot de passe wink et un myspace qui, à l’exception d’un titre, ne propose que des extraits, bref, on frôle la parano. Bon, sinon, le son est là, un côté world music et festif plutôt bien foutu. Si Sinsemilia, Mickey 3D ou Matmatah sont votre tasse de thé, nul doute que Terra sache vous séduire.
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Chloe Mons, actrice d’abord, chanteuse ensuite, est connue aujourd’hui pour avoir été Mme Bashung. Et elle nous propose son second disque, autoproduit, soulignons le, Par la rivière. Première chose qui frappe, la pochette, d’un vulgaire, assumé certes, mais rédhibitoire, pour moi en tout cas, qui ferait passer mes vieux Roxy music pour le parango de l'érotisme. Côté musique, comme feu son mari, madame ne fait pas dans le facile, le commercial. Et pourquoi pas ? sauf que là, le disque est plutôt barré, comme l’est d'ailleurs sa voix la plupart du temps mais alors franchement barré. Un zeste de country par là, un zeste d’indéfinissable par ici, un coup en anglais un coup en français, difficile pour un fan de pop de se raccrocher à quoi que ce soit. Pas une mélodie tenace, pas un beat accrocheur, rien.  Une chose est certaine, la preuve est faite que, contrairement à la grippe A, le talent n’est pas contagieux, Melle Mons ne l’a pas attrapé.
La fiancée (mais qui choisi ces pseudos ? cry) débarque sur vos platines avec un 1er Ep 4 titres écrits par elle et composé par Florent Marchet ou Edgar Ficat. Tendance acoustique très prononcée, avec un joli filet de voix où l’on perçoit moultes réminiscences (Françoise Hardy par exemple) et quelques harmonies vocales de toutes beautés (L’emploi du moi), elle est par ailleurs dotée d'un joli brun de plume. Plutôt que de se lancer dans l’aventure d’un album, son choix se porte sur la régulière parution de petites galettes, idée que j’apprécie et qui se prête bien à sa musique. Elle sont nombreuses les éternelles fiancées de la pop a tenter de se faire passer la bague au doigt,  savoir si celle-ci réussira son coup dépasse mes capacités divinatoires, mais elle a ses chances..
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Maurane nous revient avec un album dédié à Claude Nougaro, l’un de ses maîtres à chanter. Elle a eut le bon goût de ne pas choisir que des megas tubes du poète toulousain, mais de sortir du placard quelques titres moins courants. Alors certes, Armstrong, le jazz et la java et l’incongru Tu verras tu verras, incongru car torpillé par la présence de Calogero dont on se demande bien pourquoi, hormis commercialement parlant, il déboule ici. Leurs deux voix ne se marient guère et le tout sent le marketing à plein nez. Mais aussi Allée des brouillards, Rimes, Il y avait une ville, bijoux que je ne connaissais pas et qui rappellent quel grand auteur était Monsieur Claude. Maurane prouve une fois de plus qu’elle est l’une sinon LA chanteuse francophone la plus douée et ce depuis des lustres. Si seulement elle pouvait choisir ses chansons avec autant de soins pour ses albums de titres originaux.
Mindmovie – pseudo de Achim Wierschem - est un one man band qui nous vient d’Allemagne et qui sévit dans le style musique progressive, essentiellement instrumentale. C’est un projet solo, puisqu’il est par ailleurs membre du groupe Flamming Bess. C’est avant tout un impressionnant guitariste, avec un son très clair à la David Gilmour (l’influence du Pink Floyd est d’ailleurs flagrante). Les morceaux sont plutôt softs, teintés de nappes de synthés mais c’est évidement la guitare qui règne en maître. L’écoute de plusieurs morceaux consécutivement donne l’impression que le maître des lieux peine à se renouveler, une certaine similitude des morceaux ne manque pas de sauter aux oreilles, mais c’est sacrément bien foutu et ne lasse pas pour autant.
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Ils sont du New Jersey, pays de Springsteen et Bonjovi, mais ont choisi une route moins purement rock and roll et plus dance et fun. Les jumeaux d'All Night Dynamite font preuve d’un sens indéniable du refrain accrocheur et du beat qui déhanche. Entre Daft punk pour les plus récents et Alphaville pour les grands ancêtres, donc synthés à fond les ballons, leur premier EP, Chiller, a beaucoup d’atouts pour séduire. Reste à persévérer sur un album complet, mais c'est déjà plus que prometteur.
Dans une veine similaire quoiqu’un un poil moins electronique, la nouvelle coqueluche made in France, Pony pony run run. Un second tube sous le bras, Hey you (après le Out of control de l'année dernière),  ce trio nantais marche sur les traces de Phoenix, mais avec un sens du hit encore plus  affirmé. Très eighties dans le son, même leur vidéo semble surgir du passé. Loin d’être des one hit wonder, l’album tient bien la route et les place en bonne position pour conquérir les hits internationaux avec ses riffs de synthés ébouriffant et ses rythmes special move your body. C’est tout le mal que l’on peut leur souhaiter.
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Allez, pour le plaisir, un album qui date de 6 bons mois et à côté duquel j’étais passé. Lilly Allen et son It’s not me it’s you. Pendant mes vacances, le single Fuck you et son entêtante mélodie à fini par arriver jusqu’à moi. Quand je pense aux interdictions de passage radio pour des lyrics bien moins explicites qu’ont eut à subir, Beatles, Doors, Stones et autres rockers,  l’évolution des mœurs (ou leur décadence) est flagrante. Donc, cette jeune femme écrit des chansons piquantes (Not fair sur un amoureux qui est un mauvais coup au lit), alliée à des mélodies pop ou le piano prédomine largement. Ca n’atteint pas toujours des sommets, mais quand ça fait mouche, c’est royal. Et puis elle a repris du ELO, c'est un gage de bon goût.
Clouman m’a envoyé son second album, Clouman persiste, Noir & Blanc. En gros, on prend les mêmes et on recommence, l’expérience en plus. Clouman a tout de l’entreprise artisanale familiale. L’idée, transformer un rêve d’ado en réalité. Il suffit de s’en donner les moyens, il se les donne. Liez tout ça à une omniprésence sur le web (Clouman est partout, Myspace, Youtube, Dailymotion, Skyrock …) des clips, des interviews, un plan marketing digne d’une major, bref ne pas faire les choses à moitié, des remords pas de regrets, tel semble être son credo. Et le résultat ? Des styles musicaux très divers abordés, avec une nette progression sur le plan qualité sonore, expérience oblige, des textes plutôt sombres sur l’avenir de la planète (l’écologie est l’un de ses credos) et l’être humain en général, et les mêmes défauts que précédemment, une voix « ordinaire » pour des compos du même métal. Un album amateur, dans tous les sens du terme, on y sent l’amour et l’envie que lui et sa bande y ont mis, on y sent leurs limites aussi. Se faire plaisir était le but initial, pari gagné haut la main.
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La passe de 10 pour Marc Lavoine qui avec ce Volume 10 revient avec ses premiers nouveaux titres depuis 4 ans. Moi je suis plutôt fan du bonhomme, tant de l’acteur que de l’auteur interprète. Il signe l’ensemble des textes, confiant les musiques à entre autres son vieux complice Fabrice Aboulker, Julien Clerc et Bertrand Burgalat qui semble omniprésent ces temps ci. Rue des Acacias qui ouvre l’album est un classique de Marc Lavoine, un single évident, probablement le titre le plus radiophonique, même si c’est La semaine prochaine qui a l’honneur d’être le premier extrait à être diffusé. Même Valerie Lemercier, qui pourtant m’a toujours déçue côté chant s’en tire plutôt biens dans son duo La grande amour. Je suis nettement plus réservé pour le second duo avec sa fille. Ca m’a toujours cassé les pieds qu’un artiste se croit obligé de nous balancer sa famille dans l’un de ses disques. Ce n’est pas que la petite chante mal, elle chante comme une enfant, pas comme une chanteuse. Mais c’est moi qui n’ai pas de cœur probablement. Au final, l’album est agréable, fourré aux jolies mélodies, aux textes forts bien écrits (un bémol pour celui qui ferme le disque, Je rêve de ton cul, dispensable) Les orchestrations, un peu bateau, gâchent un peu le plaisir, mais globalement ce Volume 10 est un très bon cru.
Pas de disque de Kiss depuis le siècle dernier. Et voici qu’un triple album, rien que ça,  est annoncé. Enfin triple, entendons nous, un album studio d’inédits, un de leur succès réenregistrés et un dvd live. Donc Paul Stanley et Gene Simmons, 11 après leur dernier opus nous font un come back avec le nommé Sonic Boom, agrémenté de deux musiciens. L’album est prévu début octobre et n’a filtré pour le moment qu’un premier single, Modern day Delilah. Bon, c’est du Kiss, hein, guitares basse batterie, point barre. Des morceaux comme celui là, ils en ont pondu des tonnes (qui a dit malheureusement ?) ni mauvais et surtout ni bon. Ce n’est pas à 60 ans que ces oiseaux vont changer mais après une décennie de disette, j’étais en droit d’espérer un excellent titre pour ouvrir les hostilités. Raté, pour le moment …
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Quittant enfin les pages people pour réinvestir celles consacrées à la musique, voici venir la diva Whitney Houston pour son premier album depuis 7 ans, I look to you. Une tripotée de noms sont au générique (Alicia Keys, R. Kelly, Diane Warren, Akon, David Foster …) et bof. C’est bien foutu, évidemment, la voix de Madame est toujours exceptionnelle, mais les compos, les gars, les compos ! Quittant la plupart du temps les rivages des slows qui firent sa réputation, c’est un album qu’aurait pu chanter Cher qu’elle nous propose. De la musique R&B au kilomètre histoire de tenter de conquérir radio et dance floor, sans grand hit qui aurait marqué son retour. Les amateurs de ce style de zic y trouveront certainement plus qu’à picoré, le disque n’est pas mauvais, n’exagérons rien, mais pas à la hauteur des possibilités de la dame.
Si les harmonies à la Beach boys ont le même effet sur vous que sur moi, avec l’album des Fleet Foxes, sorti l’année dernière mais que je ne découvre que ce mois ci, vous devriez être  aux anges. Il suffit de se laisser porter par les enchevêtrements de voix de Quiet house ou du sublime White winter hymnal pour être plongé dans un autre monde. Les Wondermints n’ont que rarement fait mieux
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Une petite video issue de mon périple varois pour terminer, sous forme de copinage avec une de mes vieilles connaissances qui c'est lancé dans la diffusion de musique sur Youtube. Le voici donc propulsé en page d'accueil de Sucrepop pour l'aider, un peu, à faire connaitre sa musique, ce qui est tout de même le but principal de ce site.

Est il encore utile de le rappeler, tous les artistes de cette page peuvent être écoutés sur le radioblog de Sucrepop.

Bonne écoute, rendez-vous le 1er septembre, avec une probable avalanche de nouveautés en tout genres. Il y a, au minimum, la tant attendue intégrale Beatles remastérisée qui devrait faire son apparition et qui promet de faire couler beaucoup d'encre.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
Abonnez vous au flux RSS feed-icon-28x28.png  de Sucrepop et calez vous sous la couette.  Faite passer le lien, plus ce podcast sera écouté, plus les artistes qui y figurent pourront trouver leur public, ce qui est tout de même mon but premier.

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Dix huit ans et un jour

juin 20, 2009 Temps de lecture: 38 minutes
Flux Rss  

Juillet 2009 - 18 ans et un jour

GeorgeHarrison-ukulele.jpgLes vacances arrivent vitesse grand V, mais pas de repos pour Sucrepop mad. Cette période pré-estivale semble propice aux sorties d'albums, et de cette avalanche, j'ai sélectionné quelques pépites pour mieux vous les faire découvrir. Ont donc été chroniqué ce mois ci le premier album d'Amandine Bourgeois, 20m² , le nouvel opus d'Elvis Costello, Secret, profane & Sugarkane, le revenant Little Bob avec Time to blast, le sexagénaire Michel Delpech avec Sexa, un album dont j'avais succinctement parlé le mois dernier mais que j'ai eu envie de mieux vous présenter, Oldelaf et monsieur D avec Dernière chance d'être disque d'or, le 5eme album de Regina Spektor, partiellement produit par Jeff Lynne, intitulé Far et Let it roll, la dernière compilation de George Harrison (que j'ai peu apprécié et du coup je vous propose la mienne, Here comes the George smile. Ana Pankratoff a réussi à me faire sortir de ma cave pour aller la voir en concert au China Club.
Côté ukulele de la force, quelques grilles d'accords ont été ajouté à la collection. Vous pourrez maintenant vous faire la voix et les doigts sur pas moins de sept titres supplémentaires, un  Joe Dassin avec Salut les amoureux, pour les plus petits un Walt Disney extrait du livre de la jungle,  Il en faut peu pour être heureux, un ttire festif, Sinsemilia et Tout le bonheur du monde, encore un Michel Polnareff, Holidays, un slow spécial sixties, les Moody Blues et leur fameux Nights in white satin, un titre surtout connu en Europe dans sa version Marianne FaithfullThe Ballad of Lucy Jordan et pour finir un bon vieux hit seventies, Smokie et leur Living next door to Alice.
Le titre de juillet abandonne le piano du mois dernier pour laisser la place à la guitare acoustique guitares et au ukulele. Julie est toujours aux commandes pour les vocaux. Côté texte l'inspiration est à chercher du côté du She's leaving home des Beatles, une jeune adulte quittant subrepticement la maison de ces parents pour mener sa vie. Rendez vous sur la page Dix huit ans et un jour pour lire le texte et l'écouter, voir la chanter puisque comme toujours la version karaoke est fournie ou la jouer les accords étant également mis à disposition.
Mais abordons maintenant l'actualité musicale de ce mois ci, juste avant, n'oubliez pas le 4 juillet Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele.

Côté pop francophone, enfin créée par des français, parce que côté texte on reste en territoire anglo-saxon, le truc à la mode du moment c'est Revolver dont je parle juste après. Et bien que le trio profite de la hype en cours car déboule Oslo Swan qui va te leur mettre une sacrée raclée. Donc Dreamin, 1er album de deux inconnus au bataillon qui livrent un album tout en fraicheur et, surtout en efficacité. Comme ne pas se faire happer par leur ritournelle pop, Doesn't matter what u say et ces lalala fondant. La voix est un pur bonheur, les arrangements, entre un zeste de synthés eighties pour la touche electro et les guitares acoustiques sans compter les cordes à profusion, en font un délice. Une reprise de Cure, Boys don't cry, magique, arriverait presque à me faire apprécier la bande à Robert Smith, c'est vous dire la teneur de l'exploit. Celle des Smiths m'enthousiasme moins mais leurs compos sont à la hauteur de leur référence (Little sister, Dreamin' , Everlasting...). Vous tenez là votre cornet de glace de l'été.
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Hors donc, Revolver, le combo dont on parle de ce côté ci de la Manche. Un nom qui affiche clairement ses références, une pochette en demi-teinte qui lorgne également vers les scarabées ce qui fait pas mal de clins d'oeil pour être certain que nous comprenions bien. La structure pas banal du trio, voix, guitare, violoncelle interpelle, sachant qu'en sus de Liverpool, Henry Purcell figure en top de leurs influences, bien que la fusion pop et classique ait été source de nombreuses tentatives, la plupart du temps peu inspirées. Un doigt de Californie avec les inévitables Beach Boys, et ont à la panoplie complète du pop addict. Reste à savoir si l'habit fait le moine. Et ma foi oui. Sans le charme d'Oslo Swan, peut être parce qu'un peu trop millimétré, pas assez spontané, mais bien foutu quand même avec des orchestrations fort bien léchées. Un seul gros hit Get around town, d'inspiration Golden Gate Quartet (enfin je trouve), et plusieurs titres séduisants. Un léger reproche 34' seulement pour un premier album c'est court
Un été sans un titre de Laurent Voulzy ne serait pas un véritable été. Voici donc son nouveau single, Dans le vent qui va,  en duo avec Elsa Fourlon, une version "allongée" d'un titre qui figurait sur Recollection. Un poil répétitif, dans le même esprit que Jellybean mais avec ce son si caractéristique que je révère tant. C'est léger, les vocaux sont sublimes, comme d'hab, mais j'aurais tendance à dire que sur ce coup là il ne s'est pas cassé.  Et puis avant, les singles , les siens en tout cas, étaient prétextes à nous coller un inédit tout sauf chute de studio, et que là, pas de support physique, mp3 only et donc rien d'autre à ce mettre sous la dent. Bon, vaut mieux ça que rien, mais une vraie nouveauté, j'aurais bien aimé.
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Cette jeune femme, Bri Anne Michelle,  a un joli minois mais pas seulement. Ce Suround Yourself est composé d'une musique fortement ancrée aux USA, entre country et pop rock, un timbre de voix, un peu nasal, qui m'évoque parfois Stevie Nicks ou Shania Twain, pas mal tout de même comme référence. La country domine assez largement ce premier album, dans le traitement donné aux compositions, mais les mélodies, d'esprit pop accrochent bien. A l'écoute, c'est l'Amérique profonde qui surgit et l'on est transporté directement au fin fond du Texas , même si c'est de Californie que vient la belle. Une chouette surprise.
Une femme mariée est le projet de Constance Petrelli qui a choisi la formule groupe pour mettre en avant sa musique (ou se mettre elle en arrière, au choix smile) . Pop glamour c'est le qualificatif qu'elle accole à cet album intitulé Les mauvais garçons, concrétisation luxe d'un premier EP paru en 2006.  Le nom du groupe est issue du film du même nom de 1964 de Jean-Luc Godard et, de fait, l'écriture des chansons est assez cinématographique, chacune racontant une petite histoire clippable en l'état. Si le côté glamour m'échappe un peu, l'album tire indéniablement plus vers la pop que la chanson française, la production de Duncan Roberts (Dictafone) n'y étant certainement pas pour rien. Quelques belles réussites comme le titre éponyme ou le très beau Dans les brumeuses montagnes d’Afghanistan, l'accrocheur Comme si je m'en foutais ou l'amoureux S'il fallait.
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Je n'avais jamais entendu parlé d'Anny Celsi avant que l'on attire mon attention dessus. Dans la lignée Bangles, Go-Go's Astropuppees et autre acte pop féminin, elle tient bien sa place. Tangle Free world est son second album, il sort en juillet et je n'en connais que les deux titres mis à disposition sur son myspace. L'album est produit par Nelson Bragg, du groupe de Brian Wilson, ce qui devrait suffire comme caution pop et talent. Elle est de Los Angeles mais elle sera cet été en tournée en Angleterre, donc si vous trainez vos guêtres par là pendant vos vacances, voilà une bonne occasion d'utiliser vos livres.
Dans la famille Soup!, je veux le grand-père. Et voici Planète Love. le décès de Dan, du groupe Soup! a fait que ces proches s'impliquent pour exhumer ces différentes participations collaborations en sa mémoire. Chronologiquement, avant Soup! il y avait les Allumettes et avant les Allumettes, Planète Love. Voilà pour le contexte. Pour le contenu, c'est de la pop classe comme il savait si bien en concocter, ici avec Franck Tellier. Evidemment, le son sonne un peu maquette, d'abord parce que c'en est, et qu'ensuite nous sommes dans un lointain passé (91-95) . Mais plus qu'en germe on y trouve le sens pop qu'il conservera tout le long de sa courte vie.  Bientôt l'intégrale Soup! sur leur site.
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Allez, un petit coup de frisson. Ce trio anglais, Nicole Jane,  est composé de trois frères, et ils se sont spécialisés dans la musique vocale. Donc harmonies comme s'il en pleuvait, pour une musique typée R&B ou Motown. La difficulté dans ce style d'exercice est d'échapper au sirupeux et les trois titres disponibles (pas d'album à ma connaissance) sans toucher au génie, permettent d'envisager un futur rayonnant. Avec un compositeur inspiré, c'est un style qui pourrait décrocher la timbale.
Chloe-TV est le nouvel avatar de Thierry Volver (d'ou le TV du nom du groupe). Ou Thierry passe, la pop règne. La pop strictement d'obédience sixties, au pire seventies. Pure et dure. Ici un côté garage dans le son, lié à la production très roots, qui lorgne du coté des Dutronc ou Bijou. La voix de Chloe Seyres accentue encore l'idée d'un titre des Calamités retrouvé par mégarde. Bon, il n'y a pas souvent d'album à la clef derrière les projets de Thierry, mais je reste un fervent supporteur de ceux qui continuent inlassablement à porter la flamme pop en terre française. 
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Bon, si je vous dis Plimsouls, Paul Collin's beat, Phil Seymour, la plupart d'entre vous penserons à des marques de céréales biggrin Alkes et Fradkind, dans les années 80, ont participé au mouvement de power pop qui a failli dominer le monde cool. Et comme je suis tombé sur ce site qui présente quelque unes de leur demo, et que cela reste toujours aussi jouissif, je n'ai pas résisté à vous coller un peu de ces vétérans. Mais vous pouvez tenter de dénicher les sus-cités, vous ne le regretterez pas.
Depuis quelques mois je ressors des tiroirs quelques groupes français qui n'ont peut être pas marqué l'hisoire du rock de manière indélébile, mais qui en ont fait partie. C'est Ici Paris qui en fait les frais ce mois ci. Nous sommes dans les années 80 et plutôt que l'option cold wave c'est plutôt vers les Cramps ou New york Dolls que le groupe se dirige. Un tantinet barré pour l'époque, tant dans le look que la musique, leurs chansons faussement naïves mais purement rock and roll peinent à entrainer l'adhésion. La chanteuse à la voix très sixties Marie Christine Alcaraz à beau twister les mots à qui mieux mieux, silence radio. et comme tant d'autres, malgré un dernier baroud d'honneur, exit les Ici Paris. Un chouette résumé de leur carrière sur cette page.
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Un groupe qui se renvendique des Beatles, Cheap trick et ELO entre autres, ne peut qu'avoir frapper à la bonne porte. voici donc le Steve Sizemore Group (SSG) de Lexington, Kentucky, USA. Et ma foi, les petits gars balancent une sacré bonne dose de pop dans leur rock & roll. Côté chant déjà, ce Steve Sizemore se pose là. très Cheap Trick effectivement, et quand on sait le culte que je voue à Robin Zander, le compliment n'est pas mince. L'album, Beautiful dust semble en préparation,  j'en reparlerais donc dans ces pages, car ce SSG est l'un des groupes les plus prometteurs que j'ai entendu depuis des lustres dans ce style de rock FM américain.
Un rock plus cru, moins apprêté, c'est Am, (allez savoir pourquoi leur myspace s'appelle j'tentends sourire confused Originaires de Valence, deux gars deux filles, chant et basse pour ces dames, un son très démo, entre rock et quelques réminiscences punk. Ils sont une foultitude à faire une musique finalement assez proche et c'est de ce bouillonnement que sortiront les groupes de demain. Am est jeune, difficile de savoir s'ils auront les moyens de faire entendre leurs voix, mais à raison d'une maquette par an depuis 2006, malgré de fréquent changement de line up, on ne peut pas leur reprocher leur manque de persévérance. Alors à suivre ... ?
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Changement complet d'univers. Robin Stine propose un album, Daydream, qui est mon coup de coeur du moment. Sur une base délicatement jazzy, une voix délicieusement bluesy, que des compos originales qui sonnent comme autant de classique. Assez proche finalement, sinon dans la forme au moins dans le fond,  du merveilleux premier album des Fairground Attraction, The first of a millions kisses. Le disque est en écoute sur le site de Magnatune, et si ce style de musique vous attire, vous devriez, comme moi, craquer.
Une petite nouvelle qui débarque Elodie Ruillier. Son album, Affranchie, a la particularité d'être moitié anglais (elle a passé quelques années à New-york) moitié français et d'ailleurs le titre qui ouvre le disque, En anglais explique ce non choix. Second point notable, la plupart des titres ont été arrangé et joué par Franck Sitbon qui office habituellement comme pianiste dans le groupe de la nouvelle star. La demoiselle co-signe la quasi totalité des titres, signe de son implication . Côté voix, bonne pioche, l'Elodie en à sous la semelle, et quand elle met la gomme, ca décoiffe. Très soul, ma préférence va pour ses titres en anglais  ou elle semble plus à l'aise. Pour la musique, c'est la production qui pèche à mon goût. C'est bien joué, évidemment, mais il y manque ce supplément d'âme, l'ensemble sonne un peu formaté, trop lisse, dommage, il ne manquait pas grand chose.
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Le groupe confused Répond à l'improbable nom de Bell Boy and radio free Europe, rien que ça. Dans les faits, ça ressemble plutôt à un projet solo, et si vous avez déjà écoutez les Who (rassurez moi, dites moi oui) vous ne serez pas dépaysé. Ce frenchy là, qui qu'il soit,  à plus de talent dans son petit doigt que la plupart des groupes qui trainent sur la toile. Certes, pour ma part, un filet de pop supplémentaire ne serait pas pour me déplaire, reste qu'on a là un vrai univers, une démarche claire, précise et efficace (Incarnation a quand même tout du parfait single). Bon, il ne reste plus grand monde pour signer les gens qui sont talentueux, mais si d'aventure un label survivant lit ces lignes, qui laisse trainer ses oreilles sur le site sus-cité, il ne le regrettera pas.
Il s'appelle Berger, mais lui c'est Christophe pas Michel. Lui c'est la guitare là ou l'autre était piano. Il écrit pour Jully dont j'ai parlé le mois dernier.Mais il écrit aussi pour lui et làou la jeune toulousaine était presque exclusivement swing, son univers à lui s'ouvre un peu vers d'autres horizons si j'en crois son dernier titre, Sous le ciel de Marianne (dont la ligne de basse m'évoque justement furieusement le Berger Michel et son laissez passer les rêves). Cette facette plus rock va bien au teint de notre auteur compositeur interprète qui prépare un premier album. Avec celui de Jully je suis impatient d'entendre le résultat.
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Elle s'appelle Grace, et même si c'est facile, elle a effectivement été touché par elle. un folk teinté de world music et vice versa, un peu de musique blanche dans beaucoup de noire, elle passe tout ça au shaker Grace et l'on obtient ce délicieux cocktail, Hall of mirrors. je ne sais pas d'ou sort cette demoiselle, qui écrit les chansons (elle ?) , qui sont les musiciens, le réalisateur, peu d'infos sur les deux sites myspace et le site officiel d'Universal semble être en carafe. En tout cas la France semble l'avoir prise sous son aile, en attendant de l'adopter. Vite le disque !
Tout juste formé - fin 2008 - The collective est un groupe anglais de 6 membres, uniquement d'illustres inconnus, dont la pièce maîtresse est Gianpiero, alis Gian, l'auteur compositeur interprète de l'ensemble des titres. Too many people, dans le registre pop, ou Half myself dans celui de la ballade démontrent que le Gian en question a bien assimilé ses leçons d'écriture et qu'il faudra compter avec lui si les petits cochons ne le mangent pas.
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Ce qui est sympa avec les enregistrements réalisés par Totem production, c'est que j'y découvre des trucs que, de moi même, je n'aurais probablement jamais été écouter. Cette fois, je vous présente Eko un duo essentiellement - exclusivement ? - acoustique (ukulele, guitare, percussions) composé d'Amaury et Diana. Définitivement enraciné dans le folk, mais pas un folk dévoyé, celui en prise directe avec leurs racines. Quasi folklorique avec un titre comme Tom Bombadil 'song, plus soul avec Sun's coming home, plus classiquement folk avec les harmonies vocales de Nouveau monde, et toujours à l'esprit l'envie de de jouer de façon naturelle, dépouillée, presque à nu, vrai tout simplement Eko c'est le commerce équitable appliqué à la musique.
Son premier album avait pour nom Sans sucre s'il vous plait. Elle m'a fait beaucoup de peine . La voici de retour avec Le grand jeu, 14 titres qu'elle signe du haut de ses 25 ans.Pauline  Paris est son nom, et effectivement paname s'entend dans sa musique. Via Piaf, un peu, dans les thèmes abordés façons chanson réaliste, même si la musique a entre temps pris 50 ans de rock dans les gencives et que donc cela s'entend dans le grand jeu qu'elle nous propose. Diversité dans les différentes orchestrations, même si le courant chanson française reste la dominante, et, comme pour tous les représentants de ce type de musique, soin particulier apporté aux textes sont les axes majeurs de cet album.  
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Mathieu Chedid et moi on est fâché. Enfin surtout moi avec lui. Jusqu'à aujourd'hui, j'avais un peu de mal avec sa musique, sa voix surtout. Je n'accrochais pas. Le soldat Rose d'abord (merci papa) et le dernier album de Vanessi Spradrap, Dyvinidylle (particuièrement Chet Baker d'ailleurs) m'avaient un peu réconcilié avec lui. Après quasi 7 ans d'interruption Clark Kent redevient Superman, pardon Mathieu Chedid redevient M. Et ne voila t'y pas que Le roi des ombres, single annonçant l'album Mister Mystère prévu à la rentrée est tout à fait bon, et même plus. Le clip est carrément démoniaque, bref M aura finit par m'avoir. Si l'album est du même calibre, ça va faire mal.
 Panda Transport est composé de Thierry Holweck, made in France et plus connu dans le monde de la musique sous le pseudo de Severin24 (enfin plus connu, façon de parler) et la chanteuse Kathy Compton - made in the USA. Ces deux là font dans l'electro pop made in qualité. L'album Plush Mechanique est sorti il y a plus d'un an maintenant, et si je ne m'en fait l'écho qu'aujourd'hui, c'est faute de l'avoir su à temps. Reste que ces deux là font dans l'addictif, que la demoiselle de son côté fait aussi de fort jolies choses en solo sous son propre nom (sa page) et que j'attends de pied ferme la suite des évènements.
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Au premier abord j'ai pensé à Hazel O' Connor, a cause du timbre de voix de l'intro d'Untitled 27. Puis à Kate Bush (pourtant un tout autre univers) en fait c'est simplement Polly Scattergood et son premier album éponyme. La musique qu'elle propose oscille entre voix de petite fille et vocaux déjantés à la Kate Bush période the Dreaming (la plus passionnante). sa musique est "spéciale", indubitablement, tout en restant accessible. Un peu comme Regina Spektor, son empreinte est marquée sur toutes ses chansons, une signature, qui a défaut d'être à coup sur celle du talent, est celle d'une vraie personnalité.
Attention, voilà du lourd. Chahla est le nom de la jeune femme qui a remporté la première session 2009 des audit talents award. Un tiers pop, un tiers orient, un tiers textes sacrément bien foutu (écoutez moi cette sublime Lettre à Marianne) et on obtient là un cocktail détonnant. Comme elle a l'intelligence de savoir s'entourer, ses morceaux sonnent grave, comme quoi on peut faire des trucs qui groovent un peu et qui flirtent avec le funk, et pas qu'un peu ,et néanmoins figurer dans ces pages. L'album qui finira par arriver et un bel avenir lui est promis.
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Ah putain ! Avoir encore 18 ans et croire encore au pouvoir du rock et à son énergie. The Furs, quatuor qui office du côté de Vanne a cet enthousiasme. C'est jeune, ça défouraille à tout va, mélangeant un tas d'influences à peine digérées pour en faire leur propre identité. C'est le facette rock qui l'emporte largement sur toute autre, c'est bourré de dynamite, ne cherche pas à (ré)inventer quoique ce soit, on balance la sauce et point barre. Une musique faite pour être joué sur scène.
Ce doit être la première artiste malaysienne à figurer sur Sucrepop. LE fan de ukulele que je suis avait repérer cette jeune femme (23 ans) sur youtube il y a quelques mois sous le nom KokoCaïna . Je n'ai pas immédiatement fait le rapprochement quand Pierre m'a parlé de Zee Avi. Et puis au timbre de voix, magnifique, quelques sonorités de 4 cordes plus tard, j'étais conquis. Un bien bel album qu'elle nous propose. Sa parution sur le label de Jack Johnson,  Brushfire Records, est la garantie d'un doux moment, très mélodique, et c'est le cas. Même sir le ukulele vous sort par les oreilles, il est loin d'être omniprésent et ses chansons valent que vous lui prêtiez un peu d'attention. 
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Treik Deeperheit, musicien franco-libanais oeuvre comme tant d'entre nous dans le one man band. Il m'a envoyé son dernier album en date (parution du prochain en octobre 2009) Day Of Fabulous And Revolutionary Machine, histoire de voir ce que j'en pensais. La pop est plutôt absente de sa palette, ou plutôt elle est là, en filigranne, et lui s'obstine à la dissimuler. Beaucoup de sons saturés, que ce soit guitares voix ou sample de batterie, Treik n'aime pas quand ça sonne naturel, il trafique un max. Inititalement joueur de violon, cet instrument fait de régulière incursion au sein des compos ce qui donne une couleur bien spécifique à sa musique. Pas trop de mélodies faciles auquelles se raccrocher, Virtual movie machine par exemple est passée à la tronçonneuse pour éviter d'être trop commerciale. Au final un disque à coup sur surprenant, conseillé à ceux qui aime quand ça rape (j'ai pas écrit rap hein ! ) entre les oreilles

Et puis bien entendu, difficile de faire l'impasse sur la disparition de Michael Jackson et la vague d'émotion qu'elle a soulevé. Que certains ont trouvé disproportionné, après tout ce n'était qu'un chanteur ! Alors bien sur, le personnage raide barré, les plus que suspicions sur sa sexualité, je ne vous fais l'article, des tombereaux de documents retraçant sa vie, son oeuvre sont dispo sur le net. Reste qu'en une poignée d'albums, finalement assez peu nombreux en solo, il a forgé une grande partie du son la pop d'aujourd'hui.  C'est en 1979 que j'ai accroché au wagon, (essentiellement du fait de la participation de Mc Cartney qui lui avait donné la ballade Girlfriend). les Jackson 5 (hormis le superbe Blame it on the boogie) je n'ai jamais été client. ensuite, à moins d'habiter une autre planète, impossible de couper à Thriller. On y retrouve Sir Paul pour, de loin, le titre le plus faible du disque, et le rock mélangé au funk qui feront le carton que l'on connait. Puis Bad, mon album préféré de Bambi, ensuite j'ai un peu - beaucoup - décroché, et si on excepte Black or White j'ai ne pas suivi le peu de disque qu'i la sortie, la désaffection - relative -du grand public étant parallèle. Voilà, salut l'artiste tongue

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Bonne écoute, rendez-vous le 1er août, dans une probable version allégée, vacances obligent,  avec d'autres petites notes de musiques.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Satellite

mai 30, 2009 Temps de lecture: 43 minutes
Flux Rss  

Juin 2009 - Satellite

Ukulele_John.jpgCes deux mois sans Julie ne vous ont pas paru trop long ? La voici de retour. Après le titre rock tendance hard du mois dernier, c'est avec douceur que j'aborde l'été. Satellite, une de mes Nièmes histoires de rupture sentimentale est essentiellement piano-voix, une basse et quelques nappes de synthés agrémentant le tout. Comme les petits dernières, elle a été composé au ukulele, même s'il n'en reste plus une trace au final. Pour écouter mon slow estival et découvrir Julie devenir un satellite, rendez-vous sur cette page.
Vous pourrez retrouver Julie sur scène à l'Olympia en tant que danseuse cette fois, le 20 juin à l'Olympia, dans Metro n'hommes une comédie musicale de Chorus Life.  D'autres sorties en ce mois de juin ? Allez je vous en conseille deux autres, les 5 et 6 juin au Théâtre La Fenêtre à Paris dans le 11e, retrouvez  Laurent Gatz  et Ana Pankratoff au China le 17. Par ailleurs réservez dès aujourd'hui votre 4 juillet pour le Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele.
3 reprises ukulele/voix avec leurs grilles d'accords ont été ajouté, Le loup la biche et le chevalier d'Henri Salvador, Quand j's'rais KO d'Alain Souchon et La maladie d'amour de Michel Sardou sans compter les ajouts au compte goutte de de mes propres titres au même format (rubrique sUKrEpop).
Les sortie d'albums s'amoncellant sur mon Ipod, voici les quelques chroniques que j'ai eu le temps de rédiger. Yusuf ex Cat Stevens double la mise de son récent retour avec Roadsinger, l'ami Christophe Willem nous colle une bonne dose de Caféine, Ophélie Winter, lundi de Pentecôte oblige, nous fait le coup de sa Resurrection, l'étonnant retour au rock de Demis Roussos, la frapadingue Arielle Dombalse confirme qu'elle est Glamour à mort, le très attendu Mika propose un petit hors d'oeuvre avant son album, Songs for sorrows tandis qu'une poignée d'actrices poussent la chansonnette dans un album nommé Madame Aime pour quelques reprises de classiques de la chanson francophone.
Après ces quelques poids lourds médiatiques, retour à ceux qui nous intéressent plus particulièrement, qui oeuvrent plus discrètement, mais avec un talent au moins équivalent et dont vous ne pourrez plus dire, je n'en ai jamais entendu parler.  Et ce mois ci, ils sont nombreux à nous proposer de jolies choses

Groupe parisien les Cheap Star promènent leurs titres sur myspace depuis un bail, l'album, Speaking like an elephant,  sort enfin. Leur nom viendrait pour moitié de Cheap Trick et pour moitié de Big Star. Si l'influence des premiers n'est pas perceptible pour les seconds vous pouvez signer les yeux fermés. Ils réussissent le tour de force d'être co produit par Ken Stringfellow et Jon Auer des Posies. Si ce groupe américain ne vous dit rien, vous passez à côté de quelque chose. Et du coup l'évidente filiation entre leur musique et celle de Cheap Star vous échappera également. Je résume donc, des guitares cristallines à la Byrds, avec un peu de fuzz de ci de là, des harmonies vocales, des mélodies aguicheuses, un parfait catalogue de pop américaine. Du doux Sugar and Candy au singles potentiels You got it all ou For saving grace c'est 100% pur sucre et la voix de Rémi est absolument délectable. un must have pour tout amateur de pop.
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Si la guitare, la country, et les petites histoires de la vie contées avec humour (mention spéciale à l'auteur, qui a une belle plume) vous parlent au coeur, Urbain Lambert va devenir votre french cowboy préféré. Une voix avec juste ce qu'il faut de sable sur les cordes vocales pour évoquer les grands espaces américains, l'Urbain chante des compos de son complice Pascal Lanier et vous emmène en terre US sans coup férir. Le son des six cordes est superbe, la pochette de cette Nuit Navajo (troisième album des compères) ne cache rien de ce que vous pouvez espérez trouver à l'intérieur. Mandoline, Dobro, steel guitare, tout l'arsenal du parfait country boy est invité. Bienvenue à Nashville sur Seine.
L'album de Spyfox, Monsters, est annoncé pour la rentrée 2009, et pour nous faire patienter, un premier titre, celui qui donne son titre au disque est disponible au téléchargement. Un zeste de Queen pour le côté baroque/précieux, une once de Mika pour la voix haut perchée et la ballade en pays pop, Spyfox est un manège ou tourne toutes les recettes qui font que nous aimons la pop. Instruments et arrangements inattendus, progressions d'accords surprenantes, et toujours en fil conducteur des mélodies à bulles, pétillantes et grisantes. le clip reflète bien cet univers aux multiples facettes, étrange et un peu barré, mais si attachant. Aux commandes de Spyfox officie J. Fox, et ce jeune homme à un bel avenir devant lui
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Je parle un peu plus haut de son prochain concert au China, entre autres dates. Un vrai coup de coeur pour elle, Ana Pankratoff, m'a conquis. Un filet de voix comme il y en a tant, mais unique pourtant, des compositions qui font toujours mouche, paroles et musique, qu'elle nous berce en bossa sur La plume et le plomb, qu'elle sorte les balais sur Waterloo ou qu'elle laisse tomber nonchalament quelques arpèges de guitares sur Est ce que j'ai l'air d'une fille amère ? c'est carton plein à chaque fois. Un souffle vocal qui m'évoque parfois une autre chanteuse également dans mon top, Coralie Clement, une atmosphère intimiste, à écouter sans modération. Le second album est sur les rails, je ne raterais pas sa sortie.
Mon instrument préféré est sans contexte la voix. Et avec Witloof Bay, j'ai été servi. 6 chanteurs et chanteuses, belge, pour un disque de reprises acapella, dont Beatles, Voulzy, Sheller, Salvador, bref un disque spécialement fait pour moi.biggrin. Donc des orchestrations uniquement à base de voix, qui se mèlent s'emmèlent et s'entremèlent. Evidement c'est à fondre, léger comme une chantilly, doux comme un baiser dans le cou. Leur reste maintenant à écrire leurs propres compositions mais ce premier album est un pur régal pour les oreilles.
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J'avais écrit quelques lignes sur Peppermoon il y a quelques mois, l'album vient d'arriver. Ils sont trois, Iris au chant, Pierre au claviers et à l'écriture, Benoît aux guitares. Fraicheur est le 1er mot qui vient à l'esprit en écoutant leur 13 morceaux. Qu'ils nous promènent à Barcelone ou dans un coin tranquille à Shibuya, (l'album s'appelle Nos ballades et se comprend dans les deux sens, le style musical et le les endroits qu'ils nous font visiter) ou nous invitent à boire le thé, c'est toujours avec la légereté d'une robe de fille à peine soulevée par la brise. Les petits miroirs, le premier single est affriolant, et je ne serais pas plus étonné que cela que ce trio séduise un large public.
C'est l'ami Pierre Prospero qui m'a mis sur la piste de Boogers, alors que cet artiste n'est pas une fille et qu'il ne pleure pas ses amours perdus derrière une guitare, m'aurait on changé mon Pierre ? confused. Quoiqu'il en soit ce petit frenchy (je précise cer rien ne le laisse deviner)  à produit son premier album, In the Step, dans son home-studio tourangeau. Entre une reprise rock electro de l'hymne Get up Stand up signé Bob Marley et Peter Tosh et des compos multipliant les influences, avec pour dénominateur commun un côté foutraque et bastringue, Low-fi en ligne de mire. Je ne connais pas l'album, simplement les titres disponibles sur son myspace, mais c'est bien suffisant pour se faire à l'idée que ce Boogers a de la ressource. Merci Monsieur Pierre.
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Pas l'ombre d'une idée de comment JMF a obtenu mon adresse postale pour m'adresser son disque, La fête foraine. toujours est il qu'un beau matin, hop dans la boîte aux lettres. Donc, pas le choix j'écoute. Côté voix, Cali a été cloné, des intonations quasi copie conforme. Des textes plutôt bien foutus, à la mode des Benabar - Delerm actuels, sachant croquer nos travers et les scènes de vie quotidienne, la musique sans être un parangon de pop rock ne plombe pas l'ambiance et permet d'apprécier l'humour général qui se dégage de l'ensemble. Cali sortirait un tel disque, il renouerait avec le succès.
Band Vagon nous vient d'Espagne, j'avais évoqué il y a quelques mois leurs reprises d'Electric Light Orchestra. Une nouvelle composition originale vient d'être mis en ligne, I'm gonna miss you, et je lève toutes les réserves que j'avais pu émettre sur la voix la dernière fois. Cette fois, ça le fait, la musique glisse toute seule entre les oreilles et s'y cale pour ne plus en sortir. L'ombre d'ELO plane toujours dans les orchestrations, et tant mieux, mais ce seul titre est supérieur à tout ce que ELO Part II a pu sortir, ne serait ce que parce que Band Vagon tient là une vraie bonne compo. J'attends un album avec impatience.
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Je me suis intéressé à Zoe Avril parce qu'Eric de Malin Plaisir m'en a parlé. Bien lui en a pris. Son 1er disque est sorti il y a un an, je l'ai raté. Je la découvre aujourd'hui et c'est elle qui, momentanément ?, fait une pause. Bref nous sommes destinés à nous croiser. Influence revendiquée, Linda Lemay, et de fait, l'écriture des textes semble être son pêché mignon, tout en s'accompagnant de sa guitare acoustique. Elle raconte donc des histoires qui parle de nous avec un joli brin de plume. Les orchestrations de l'album (enfin des morceaux que je connais) ne se résument pas à un guitare voix, mais tenter d'apporter un univers personnel autour de la belle. Pour faire connaissance avec Zoé, je vous invite à écouter cette interview en 2 parties.1 - 2.
Le nom qu'ils ont choisi est Justmegan (en un seul mot) mais même si la Megan en est la figure de prou, c'est bien un groupe complet qui officie. Elle a une voix réminiscente de celle de Martha Davies (les Motels, vous vous rappellez ?) c'est dire qu'elle fait passer le grand frisson. Ils sont fans intégrales de Mc Cartney, même si leur musique a des accents plus rock, plus sale que celle du Sir sus cité, leur reprise de Blackbird est de toute beauté et leur vaut d'ailleurs d'apparaitre dans ces pages
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Et un groupe de rock, un. Ils sont de Besançon, chantent semble t'il exclusivement en anglais, c'est d'ailleurs une tendance qui parait se faire jour actuellement. Stuck in town, c'est son nom à  4 titres sous le bras, les voici à l'assaut des charts. Rock baby rock a tout du brûlot efficace et devrait faire un carton sur les radio diffusant un pop/rock un peu plus musclé que la moyenne. Funny papers ayant les même qualités, je ne peux que les encourager à continuer dans cette voie, pas de raison que les Libertines et autres groupe de la perfide Albion cartonnent et qu'eux reste sur le quai de la gare.
Près d'une douzaine d'artistes présentés et pas une bossa. Alors, hop, je me rattrape avec Donzella, que j'avais totalement ignoré et que j'ai découvert dans les crédits du dernier Henri Salvador. Je suis donc allé écouter de qui il retournait. Et là, scotché le vieux Phil. La poignée de titres de son myspace laisse entrevoir un sacré talent d'écriture, au moins deux disques sous la ceinture, des participations diverses et variées et moi qui ne connait rien de lui. Même pas une bonne âme pour me signaler l'existence d'un bijou pareil (ah le violoncelle sur Ton ami). Je vais donc me mettre en quête de son dernier disque pour mieux vous en parler.
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Et je double la mise bossanovienne avec Tom's club. Je parle régulièrement d'eux dans ces pages, histoire de montrer que je veille et que je les soutiens. Mais de nouveautés pas l'ombre de la queue d'une. D'album, pas la moindre nouvelle. Lisa, ma soeur Lisa ne vois tu rien venir ? pas de chanson qui poudroie ou de bossa qui verdoie ? Que se passe t'il du côté de Nantes ? La déconfiture footballistique aurait elle une incidence sur le processus créatif ? M'avoir mis l'eau à la bouche avec d'aussi chouettes ritournelles pour ensuite faire les morts, c'est cruel. Allez on se bouge et on sort ce putain de disque qui va être dément !
Changement radical de styles avec I Teceo, un duo tendance hard rock. Le second album est en cours de réalisation, un titre en est extrait, que je vous propose. Une voix qui déchire, des guitares qui arrachent, avec un côté années 80 assez marqué, ça tombe bien c'est ce que je préfère dans ce domaine et je suis loin d'être le seul. Si tout le disque est du même tabac, nous allons en prendre plein les oreilles. Je suis allé écouter des extraits du 1er album, Quintessence, sur Itunes, bien sur avec 30 secondes difficile de se prononcer à coup sur mais la magie semble être déjà au rendez-vous.
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Le mois dernier j'ai déterré un groupe lyonnais, Fragile, et j'ai décidé que chaque mois j'allais tenté de sortir des limbes quelques combos qui n'ont pas eu le succès qui leur était du.  Nous voici donc fin des années 70 avec le duo Grimaldi Zeiher, aujourd'hui totalement oublié, même sur le net leur présence est très très discrète, donc tel Zorro je répare l'injustice.biggrin Soit deux musiciens français qui partent enregistrer aux USA avec la crème des musiciens de studio de là-bas sur la côte Ouest. En quand je dis la crème, quelques noms au hasard, Larry Carlton, Lee Riternour, Steve Lukather Abraham Laboriel,Jeff Porcaro, John Guerin, Jim Keltner - Steve Madaion bref le gratin. Un rêve de gosse. Et les compos (bon ok pas toutes) sont  à la hauteur des ambitions affichées. Entre chien et loup, grandiose, Seasons, somptueuse, Sidonie, fabuleuse et j'en passe. Succès d'estime, 2 albums et quelques compils à ma connaissance, et hop à la trappe. Pourtant si vous mettez la main sur les vynils ou les CD (ressortis sous ce format au début des années 90 je crois) ne les ratez pas. Ecoutez le titre que je vous propose ce mois ci et vous comprendrez.
Dans la lignée des totalement passés aux oubliettes, et dans leurs cas, pour n'en être jamais sorti, un duo, Phillips & Mc Leod pour un album de 1979, La partie du coktail, datant de 1979. Même style que nos frenchies ci-dessus, option west coast soft rock. Quasi aucune trace sur le web (un site américain en parle ici), un second album serait sorti sous leur nom, bref l'anonymat total, 30 ans après quasi effacé de la planète musique, disparu des tablettes. Et pourtant, sans être un chef d'oeuvre, quel superbe album. Des harmonies vocales d'anthologies, des guitares à faire pâlir d'envie un Laurent Voulzy, des mélodies addictives, si vous mettez la main dessus par inadvertance, ne la retirez pas.
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Retour à l'actualité. Le prochain album de Swan Dive est annoncé pour le 1er juillet. Un ukulele sur la pochette ajoute à mon impatience. Ce duo de Nashville est l'un des plus talentueux que je connaisse dans la série pop/bossa. Chacun de leur disque précédents recelait moultes pépites (la chronique du dernier en date, Until est ici). Les 2 titres du prochain qu'ils ont laissé filtrer, l'un,Topsy Turvy Love, que j'ai diffusé il y a deux mois, et celui de ce mois ci Under the palms, mettent effectivement le ukulele en avant et la bossa en retrait, mais toujours avec la qualité exceptionnelle de compositions qui est la leur, Molly Felder et sa voix envoutante nous berçant divinement. Vivement le 1er juillet !
Le compositeur de Swan Dive, Bill De Main,  ne dédaigne pas participer à des projets extérieur au groupe. et sur leur site, il indique avoir participé à la composition de deux titres de Jill Sobule, totale inconnue pour moi mais qui a eu un temps son petit succès aux USA avant de se faire jeter par 2 majors de signer sur 2 labels indépendants qui ont coulé. Du coup, un saut sur son site. Ce disque a été subventionné par ses fans, d'une manière plutôt originale. En gros, pour 25$, vous obteniez l'album avant sa sortie, pour 50 une dédicace sur le CD, pour 200, un accès gratuit aux concerts en 2008, pour 500 votre nom était ajouté dans une chanson dédicace à la fin de l'album (effectivement fait sur le dernier titre  du disque, pour 5000 elle vient jouer un concert chez vous ...). Et ça a marché. Cerise sur le gâteau, l'album est bon, un folk d'excellente facture.
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humour et rock c'est le credo de Oldelaf et Monsieur D. Le titre de l'album donne la tendance, Dernière chance d'être disque d'or. Je doute que ce soit gagné mais on passe indéniablement un agréable moment en leur compagnie. Les ouh ouh de Nathalie sont irrésistibles, la déclaration à Bérénice brigue le titre de slow de l'été avant que les paroles ne massacre tout espoir de conclure smile, Le café et son rythme de ukulele endiablé emporte tout sur son passage Et si on chantait est un véritable sketch (c'est l'une des rares chanson à m'avoir fait rire de bon coeur) et à le potentiel fédérateur pour faire un tube car ces messieurs n'oublient pas d'écrire de chouettes mélodies. Sur scène je prédis un tabac, le côté théatral des chansons étant évident. Un vrai coup de coeur. 
Finit de rigoler, voici le projet de Darko Fitzgerald. Low fi my love, c'est sa manière de se présenter. Il se dégage des cinq titres de son myspace une mélancolie, un parfum nostalgique qui séduit. Sur des tempos assez lent, il égrène quelques notes, clavier ou guitare et la magie opère. Instrumentaux ou chanté, il touche au coeur à chaque fois. Interlude en même pas deux minutes ferait un parfait générique d'un film de Rohmer. La voix presque hésitante d'In my arms devrait donner à n'importe qu'elle demoiselle l'envie de le prendre dans ses bras. Le premier EP est annoncé pour bientôt, nous devrions en reparler.
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Electro toujours mais avec une dos de rock plus prononcé voici les Mashins, trio parisien, qui, plutôt que des albums, a opté pour la parution d'EP. Roxy & Foxy vient de m'être envoyé.  Depuis le précédent, ils ont ajouté un soupçon, oh léger, de pop, qui permet au titre éponyme et son gimmick aux choeurs de d'accrocher subtilement l'oreille. The Magical song ne déparerait pas un album de Depeche Mode, et le refrain est tout aussi réussi. Le trio gagne donc en efficacité avec la maturité et l'expérience, sans abandonner leur côté expérimental. La progression est sensible entre les deux opus et si ce chemin continue à être emprunter,  laisse présager un troisième EP attractif et encore plus radio friendly.
La question qui se pose immanquablement, à l'écoute de ses 4 titres sur son myspace c'est comment se fait t'il que Nerac ne soit pas plus connu que ça ? Je veux dire, elle semble tellement évidente sa musique, tellement forte sa présence, comme si on l'avait toujours connu. Et moi, c'est simplement parce que je traine parfois sur Musikalouest que je suis tombé sur lui. Il y a la voix, ou perce sa sensibilité, il y a les textes aux formules personnelles et les musiques aux ambiances sereines électriquement acoustiques (si, si), avec des accents d'un Nicolas Peyrac. Voilà, aucune raison objective pour qu'il reste dans l'ombre et pourtant il paraît loin le chemin vers la lumière. Et pourtant ce n'est pas faute de se démener. Deux albums, des productions pour d'autres artistes, la création d'un label, collaboration avec Paul Personne. Allez le destin, un petit coup de pouce, même s'il n'a pas trop de cheveux, il le vaut bien.
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Julien Baer fait partie de ses artistes de second plan, comme l'on parle de second rôle au cinéma. De ces seconds couteaux auquel on ne prête pas spécialement attention mais pourtant qui font qu'un paysage musical existe. Il est plutôt discret, se fait rare (4 albums en 12 ans) et rencontre un succès critique mais pour le moment pas public. et je doute que ce nouvel album, Le La réussisse à inverser la tendance. Non pas que ce soit un disque raté loin de là, il contient même quelques titres qui pourraient faire les beaux jours des radios, Ulysse ou Le La ou en eux les qualités pour atteindre le grand public. Simplement il est à son image, discret, introvertit, ne bousculant rien, et si c'est une musique qui moi me séduit, je n'entends pas en lui la force de conviction nécessaire pour conquérir le monde. Comme s'il ne le voulait pas. 
A quoi pousse le manque ? Regina Spektor ne m'a jamais fait plus d'effet que cela. Musique un poil trop "intellectuelle" pour moi, parlant plus à la tête qu'au coeur (pour les lettres d'insultes vous connaissez l'adresse). Et me voilà à baver d'impatience en attendant la sortie, le 23 juin prochain, de Far son nouvel album. Et pourquoi ? Parce que Jeff Lynne est crédité comme producteur sur 4 titres. Et comme ses apparitions sont aussi courantes que le passage de la comète de Haley ... Et voilà qu'en teasing, la femme au prénom de pizza sort un single avec un titre produit par le maitre. Blue lips même que cela s'appelle. A l'écoute cela ressemble autant à du ELO ou même du Travellin Willburies que Sucrepop à Megadeth. Il n'aurait pas pas touché un bouton de la console de mix que ça ne m'étonnerait pas plus que cela frown bon, un faible espoir, il reste 3 titres à découvrir.
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Elles nous viennent d'Alabama, les deux soeurs Allison et Catherine qui forme le groupe The Pierces.  Déjà 3 albums, le petit dernier vient d'être distribué en France d'ou un passage récent sur le plateau de Taratata et deux dates à Paris. Leurs deux voix se complètent à merveille et elles harmonisent à qui mieux mieux sur des chanson entre folk et pop bref sur des styles assez divers, mais toujours avec cette patte mélodique qui fait naitre les addictions chez les esthètes pop. A ne pas perdre de vue ni d'ouïes.
Site web officiel en construction, myspace peu disert, Et j'en dis quoi moi de Marie Warnant ? Qu'elle est belge, ok. mais encore ? Que son titre Bruxelles, déclaration d'amour à sa ville est un bijou de popsong, c'est fait. Qu'elle chante diablement bien, je suppose que vous vous en doutiez puisque  présente en ces pages. Wikipedia est notre ami et , quoique succint également, indique qu'elle a déjà réalisé un album en 2005, de un à 10. Pour le reste, un disque annoncé pour la rentrée Voilà. C'est tout, mais ça laisse des pistes.
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Le groupe s'appelle Joan As police woman (carrément n'importe quoi donc), et pour le peu que j'en connais, cela semble plutôt un projet solo de madame. Elle qualifie sa musique de punk rock. Ca doit être du au décalage culturel, car moi de punk je n'en perçois même pas l'essence, et le côté rock lui même reste à découvrir. Elle chante en fait des chansons douces, ou plutôt lentes, d'une voix sublime, avec un très léger arrière plan jazzy. Ou alors c'est moi qui n'y comprends rien, mais regardez ce clip de Start my heart , un plan fixe sur son visage et une instrumentation qui font penser à la reprise de Prince par Sinnead O' Connor (la sublimissime Nothing compares to you). Bref de punk pas trace mais de soul ...
L'été arrive, il nous faut un tube pour bouger nos popotins et move notre body. Me la couler douce de Jenny Canto à tout ce qu'il faut pour concourir dans la catégorie reggae pop. Une basse qui insiste lourdement, tournant un peu autour du riff de Queen Another one bites the dust, lui même honteusement pompé sur Rapper's Delight ,  une voix mutine qui nous incite à lever le pied, spécial vacances donc, une mélodie assez répétitive pour vous imprégner les neurones pas assez pour être lassante bref les ingrédients sont là pour remplir les pistes de danse. 
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A l'image de la pochette de son nouvel album, Wooden arms, la musique de Patrikc Watson est dépouillée. un folk mélancolique qui laisse entrevoir les grands espaces canadiens dont est issu ce combo de 4 musiciens. une voix porté par un souffle, l'intervention d'instruments inusités, ou d'objets utilisés en tant que percussions, le tout fait un concept, pas nécessairement un album. Les montréalais ne s'en sortent pas si mal avec quelques sommets (Wooden Arms, Fireweed, et le beau duo avec Katie Moore de Bird in a small cage) et d'autres titres plus anecdotiques. Reste qu'il manque tout de même de quoi alimenter ma bibliothèque à singles, les différentes atmosphères que déroulent le groupe ne masquant pas le manque de mélodies flamboyantes.
Un fils spirituel d'Henri Salvador est arrivé dans mon Ipod. Jean Paul Elysée est son nom. Je ne parle pas du Henri des dernières années, bossa Brésil. Non celui des années 50, ou avec Boris Vian il oeuvrait dans le jazz. L'album Pourtant navigue exactement dans les mêmes eaux. Un jazz en chanson, intemporel, avec le miel de sa voix, une trompette, une contrebasse et des balais sur la caisse claire. Chabine est un bijou que Salvador n'aurait pas pas renié et qui pourrait bien faire un carton, Je suis un parisien a ce côté humoristique qu'affectionnait Vian. Je vous le recommande vivement.
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Allez pour cloturer ce mois de juin, un truc sympa. Je suis sur une des compiles à Marcel ! Comment ça vous ne connaissez pas ?En fait moi non plus. C'est incidemment que je me suis aperçu que je figurais sur la compilation N°2 (sur sept dispo, il semble qu'il ait laché l'affaire début 2008 Marcel). Vous retrouverez donc tout au long de ces 7 albums tout plein de groupes divers et variés comme je vous en propose ici, les compilations regroupent les artistes sous une thématique commune (quoique large), et donc il y en à pour tous les goûts. Les pochettes sont kitch à souhait, très seventies, et j'adore ça. Merci Marcel !tongue 


Tous les artistes de cette page peuvent être écouté sur le radioblog de sucrepop, certes, mais la plupart sont également diffusés sur la webradio de Radio+ (en fait uniquement les autoproduits/indépendants). Une fois n'est pas coutume, un petit clip militant. La "Marnothérapie" est une chanson écrite par Gotainer et commandée par les élus de la région. pas mal d'ailleurs. Hors si j'en crois mon envoyé spécial sur place et qui m'a demandé de lui accorder cet espace, cette région est menacée par des sites de stockage et d'enfouissement de déchets nucléaires mad. Et donc, clip parodique à la clef, réponse du berger à la bergère. En sus de la video ci-dessous, voici le clip de Gotainer et la version Elus de La Marne (un désastre sur le plan vocal cool)


Bonne écoute, rendez-vous le 1er juillet avec d'autres petites notes de musiques.
Merci à tous les musiciens, internautes et autres surfeurs curieux, nos échanges me sont précieux .
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Chercher de l'air

avril 23, 2009 Temps de lecture: 37 minutes

Chercher de l 'air

Mai 2009

air.jpgLe titre de ce mois ci revêt une importance toute particulière pour moi. Mi janvier un ami s'est éteint de ce qu'il est coutumier d'appeler des suites d'une longue maladie, en attente d'une greffe de poumon qui n'aura jamais lieu. Il incarnait comme peu, malgré les attaques régulières de la maladie, la vitalité et la joie de vivre. Immortel on l'aurait cru. Et puis finalement non, comme nous tous, mais lui plus tôt qu'à son heure. Père de famille, mari aimé, fan de rock, de guitares, l'annonce de son décès m'a secoué. Jje l'avais eu peu de temps auparavant au téléphone, confiant en l'avenir. Le soir même, grattant machinalement sur mon ukulele, cette chanson est née. J'en ai finalisé le texte à la suite de  l'émouvante cérémonie qui a suivi l'enterrement. Conscient que ma musiquette habituelle n'avait pas les épaules nécessaires pour faire d'un titre au ukulele un rock tel qu'il l'aurait apprécié, j'ai décidé de faire appel à quelqu'un qui saurait aller dans la direction que je voulais donner. J'ai donc demandé à Slobo, du groupe AtoM s'il pouvait réaliser ce titre. Accord immédiat (la solidarité du net n'est pas un vain mot). Envoi d'une maquette par mes soins, passage à la moulinette Slobo, résultat bien au delà de mes espérances, évidemment, comment en douter ?  Mais,  pas de chanteur !  Et ce n'est pas mes cordes vocales qui allaient pouvoir se lancer dans le rock. Appel donc à Guy, chanteur de Still Square, groupe de hard que j'ai connu dans ma jeunesse sous le nom Square. Nous ne nous sommes rencontré qu'une fois il y 25 ans, et pourtant, il a répondu présent également. Merci à lui du fond du coeur.  Et donc, au final, voici le titre Chercher de l'air, en mémoire de Francis.

marilyn.pngQuelques jours de vacances ce mois ci m'ont permis d'être un peu plus prolixe sur le site. Côté grilles pour l'aprentissage du Ukulele, vous trouverez donc, côté francophone,  un autre Michel Polnareff, spécial débutant,  La poupée qui fait non, un  Eddy Mitchell, La route de Memphis et un France Gall période Gainsbourg,  Poupée de cire poupée de son. Côté anglophone, Will you d'Hazel O' Connor, un I will survive loin de son disco initial,  Eternal Flame des Bangles, encore un Bee Gees première période, Holiday, et  pour finir un titre des Wings, Warm and Beautiful.
Une seule chronique de disque, celle de L'embellie, le dernier Calogero, pour lequel je reste mitigé et 3 discographies commentées. Celle des Doors, groupe influent s'il en est, celle des Innocents, qui pourrait bien s'agrandir prochainement si j'en crois les rumeurs qui prédisent un retour, au moins live, de notre perle de pop made in France, et, perdue à côté de ses deux monuments, la - courte - discographie d'un groupe lyonnais des années 80 dont peu d'entre vous connaissent même l'existence, Fragile, groupe qui,pour moi, à compté et compte encore. Ce petit article pour les faire réapparaitre sur la carte du web.
Au passage une news qui réjouira comme moi les fans d'ELO ou en tout cas de Jeff Lynne. Si j'en crois l'info de Reuters reprise par EloDiscovery, un album solo serait prévu pour la fin de l'année, près de 20 ans après Armchair Theater. A côté de Jeff, Voulzy est un stakhanoviste ! smile
Mais trêve de blabla, passons aux artistes, connus ou méconnus, que je vous propose ce mois ci.

Après avoir écrit , paroles ou musiques pour tant de personnes, de Serge Regianni à Alice Donna en passant par Malin Plaisir ou Gauthier Paturo entre nombreux autres, voici que Christophe Marie sort de l'arrière plan pour nous proposer son premier album intitulé 28 septembre 1916. Et ce n'est pas le simple caprice d'être à son tour dans la lumière. Christophe a une voix, une âme, qui méritent amplement d'être sous les projecteurs. Des textes intimistes, pas aussi sombres que la pochette de l'album pourrait le laisser croire mais tout en clair obscur, en ombres et en creux. Les musiques sont à l'avenant, délicieusement ciselées, du piano voix de D'ou je viens aux plus enlevées tels Je me fous du monde ou Sans art et sans manière. Maudits mots d'amour et ses cordes touche droit au coeur. Bref Il a bien fait de sauter le pas, il ne chantait pas et pourtant sa voix nous manquait.
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Il n'y a pas que le ukulele dans ma vie. Et quand un bon groupe de métal frappe à mes tympans, je ne fais pas la fine bouche. Yotangor nous vient de Toulouse, et devrait faire un carton dans ce style. D'abord parce que leur chanteuse, Yngrid a la voix et la plastique nécessaire pour que l'on s'y arrête volontiers. Et que leur musique n'est pas en reste, un zeste de Queen, un penchant hard symphonique plus que séduisant, un single All about love accrocheur,  leur album à paraître chez Brennus, The King of the Universe, album concept, va à coup sur faire mal si j'en crois les titres en écoute sur Myspace. Allez me visionner ce clip, et comme moi vous craquerez !
Restons dans le hard, lorsque j'ai demandé à Guy Hoc de Still Square de chanter un titre pour Sucrepop, ce n'était pas le fruit du hasard. Il fut l'un des meilleurs chanteurs de hard des années 80 et la renaissance du groupe l'année dernière a démontré qu'il n'avait rien perdu de sa superbe et si j'en crois la chronique du Paris Metal France Festival du magazine Rock hard, je ne suis pas le seul à le penser. Vous pourrez en juger sur pièce le 23 mai au Pacific rock à Cergy, en attendant la parution d'un mythique second album studio. Pour patienter, leur Myspace devrait vous décrasser les oreilles, leurs titres ont été réenregistré avec la nouvelle formation et la puissance des compos alliée à un son actuel arrache sévère.
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Et je poursuis dans l'énergie. AtoM est aussi en préparation d'un album. La bande à Slobo fusionne les guitares et les rythmes d'un rock musclé sans concession, sans jamais perdre de vue une pop ultra mélodique. L'analogie qui me parait la plus judicieuse est Cheap Trick qui les premiers ont su allier une face Beatles et une AC DC . Le disque à venir, fera évidement la une de cette page car je ne connais pas à ce jour de compos d'Atom qui soient ne serait ce que médiocre il est annoncé pour la rentrée, il va tout déchirer, c'est écrit.
Un - très - joli minois à la France Gall pour une musique aux accents swing, presque manouche que ne renierait pas un Thomas Dutronc, voici Jully, avec des textes ou l'humour est loin d'être absent. La guitare est bien sur le moteur principal, derrière la voix, et je perçois, au loin, l'ombre d'un Brassens planer . Un album est en préparation, décidément, la crise du disque ne semble pas démotiver nos autoproduits.  La touche jazzy de son univers, la fraîcheur qu'elle apporte et le second degré de ses paroles lui permettent de se démarquer des autres blondinettes téléguidées. Et nom de nom, qu'elle est jolie !
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Claire Denamur fait partie de celles dont on parle actuellement. Une voix légèrement voilée, un peu dans le style Carla Bruni, son premier disque, qui porte son nom, est tendance folk acoustique du moins les morceaux  de son myspace en donnent ils l'impression. Il est  réalisé en partie par Thomas Semence, gage de qualité, c'est d'ailleurs via son myspace à lui que je suis arrivé à elle. Elle dit ne rien connaître de la chanson française, ayant vécu aux USA une grande partie de son enfance et adolescence, n'empêche qu'in fine, j'entends plus De Palmas que Bob Dylan, et ce n'est pas un reproche.
Le lien, c'est Tomas Semence. Encore. Et la jeune Hanna, sa guitare, sa petite voix, c'est un peu  l'histoire des Sokos qui recommence. Les Sokos c'était un duo dont faisait partie un temps le Tomas en question. La demoiselle Soko, Stéphanie, un peu fêlée de la cafetière, il en faut, a tout tenté pour saborder toute tentative de réussite, avec un succès certain. Trop vite, trop tôt, pour ne pas s'y brûler les ailes elle a préféré s'éclipser. Et l'impression que j'ai moi, c'est que la jeune Hanna c'est un peu la suite de l'histoire,  mais en français cette fois. Et même si je l'aime  bien Hanna, elle ne remplace pas Soko. Laissons lui le temps de grandir un peu, pour voir.
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Le Tomas Semence c'est lui. Derrière Jean-Louis Aubert, Raphaël, Sokos donc, Hanna et d'autres. Mais pourquoi derrière ? Parce que ses chansons, à lui, elles n'ont pas à rougir de la comparaison. Je t'écris d'Angleterre, Marie, Chez toi, de quoi faire un bien bel album. Alors Keskifoo ? La voix est là, le talent aussi, quel ingrédient magique lui manque t'il pour entrer dans la lumière ? Allez Tomas, passe en première ligue, parce que tu le vaux bien.
Je n'ai pas su déterminer, en trainant sur le myspace de Carolynesky accompagné de ses Frigid Scrolls si la musique était un moyen ou une fin. De nombreuses photos d'elle,  peu en situation musicale. Plus mannequin que chanteuse ?. Le groupe Frigid Scrolls a son myspace également, tout aussi chiche d'informations mais qui confirme bien une vie séparée. Leur musique commune, un pop rock honnête, est suffisamment accrocheuse pour figurer dans ces pages et c'est le principal.
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Initialement j'étais à la recherche du groupe Violett dont le titre Inamour était l'une des popsongs les plus redoutables que j'ai pu entendre sur le net. Cela remonte à 3 ou 4 ans, depuis plus de nouvelles. Et je tombe sur un homonyme, Violett aussi donc ,mais deux pour le prix d'une. toujours pop, mais plus punk un peu à la manière des Gogo's, Les deux pestes me font irrésistiblement penser aux Calamités de ma jeunesse. C'est bourrée d'énergie très sixties dans l'esprit, même si je les préfère dans un registre plus calme  avec quelques harmonies vocales comme sur Changer ça. Elles se sont produit leur petit 4 titres, un EP comme dans les années 60, manquerait plus qu'il soit en vinyle.
Melody club est un groupe pop suédois, que je découvre avec leur nouvel album, Goodbye to romance qui semble être leur quatrième quand même C'est sacrément bien foutu, ça donne envie de siffloter, ça rend heureux, bref de la pop de qualité, avec des singles comme On the Run ou le clin d'oeil Girls Don’t Always Wanna Have Fun. Couplé à une pochette bande dessinée, accentuant le côté sixties, tout amateur du Paul Collins's Beat ou des Plimsouls, ou pour rester en Suède des Merrymakers, devrait trouver ici son bonheur
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Il y a un titre qui n'arrête pas de me trotter dans la tête ces derniers jours, Né à Woodstock, extrait du premier album d'un Monsieur nommé Balablan. Les clins d'oeil, Beatles, le texte, les trompettes à la Penny Lane,  de la bombe, un tube estival avant l'heure. Le disque, s'appelle Messieurs les musiciens. Tout n'est pas du même niveau, mais il recèle d'autres pépites comme Les filles du Hall, tube assuré, entre Mika et Christophe Willem,  Ma babou a le même potentiel, le semi punk Plus de mal que de peur accroche bien aussi, et comme les autres morceaux, même un ton au dessous, sont bien foutus, Balablan. devrait faire son trou.
Alors ceux là, j'ai été les déterrer. Les Bratchmen sont de Nice, ce que ni leur nom ni leur musique ne laisse deviner. Ils ont beaucoup ( mais alors vraiment  beaucoup) écouté les Beatles et les Byrds. Et ça s'entend, les ricken carillonnent en choeurs, les mélodies tourneboulent dans tous les sens, et c'est une plaisir que d'entendre toute cette fraîcheur. Ok, ça à plus de 15 ans, il ne s'est plus rien passé après mais ça n'a pas pris une ride, ou pour être exact, ce sont les mêmes rides qu'à l'époque. Et dire que des pépites comme cela, nous sommes passés à côté à l'époque. Shame !
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Un nouveau Jean Louis Aubert, c'est toujours une joie et une déception. Joie car il compte dans ce qu'est le rock en France aujourd'hui, et que le bougre est doué, déception car ses albums sont toujours très inégaux, deux trois bons titres et du remplissage. Premières prises, le petit dernier échappe un peu à la règle, mais c'est parce qu'il a triché.Le principe, reprendre en acoustique, de manière très dépouillé, des titres, période Téléphone, période solo, raretés, reprises (Barbara, U2). Pas vraiment un live, mais presque, pas un best of mais presque, une compilation, à coup sur. Bon, le simple fait de ne pas avoir inclus Voilà c'est fini équivaut à un carton rouge pour moi, reste que cet album intime est un plaisir à écouter, comme on écoute un vieil ami, un soir d'hiver au coin du feu.
Le fait d'avoir une belle gueule est il répréhensible ? Nicolas Vassilieff, mannequin et chanteur ou chanteur et mannequin nous propose sur ses pages seulement deux titres, qui hésitent entre rock et variété, plutôt bien foutus au demeurant , sinon je n'en parlerais pas ici. Un peu lisse peut être, comme le monde de l'image, mais deux ou trois écoutes vous les incrustent bien dans les oreilles, ce qui n'est pas donné à tout le monde. pas d'album annoncé, ni de concerts d'ailleurs,  à suivre sur son site donc.
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Il y a quelques semaines j'avais craqué sur Stéphanie Crayencour qui proposait un chouette titre au ukulele, J'aime bien quand t'es jaloux. Je suis retourné voir si elle ne lui avait pas fait un petit frère ou une petite soeur. Bingo ! Un titre en duo avec le groupe Suarez, que j'ai découvert du coup pour l'occasion. Et pas fâché d'avoir fait le détour, car ce Suarez, ça m'a tout l'air d'être du lourd. Je mens et ses choeurs fondant, le single Aïe aïe aïe addictif à souhait, sur que l'on va en reparler de ceux là.
C'est l'ami Pierre qui m'a dégotté cet improbable Fred Viola. Le bougre tente de faire passer les Beach Boys pour une équipe de rugbymens entonnant La madelon  lors de la troisième mi-temps. Des cascades vocales en veux tu en voilà, limite chant religieux par instant; avec ce côté magique que peuvent avoir les voix. Clairement nous ne sommes plus du côté de la pop ni du rock, mais ce n'est pas mystique pour autant, basse, guitares et batterie, quoique discrètes sont là aussi, et cela reste largement assez accessible pour ne pas être qualifié d'expérimental.
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Puisque l'éclectisme n'est pas un vain mot sur Sucrepop, à l'autre bout du spectre sonore, le nouvel album de Juliette Greco. A priori, pas mas tasse de thé, je ne connais quasi rien de sa discographie, et à 82 ans - Record de Mr Henri à battre ? -, même remarquablement conservées tant physiquement qu'intellectuellement, je doute d'avoir le coup de foudre. Et à la première écoute, effectivement, pas pour moi, l'accordéon systématique, le piano, la voix parlée plus que chantée... Un seul titre, Mme Rosa m'a donné envie d'y retourner. Et finalement, sans pour autant être un fan, les textes, dit par cette voix se laissent découvrir. Du beau linge pour les textes d'ailleurs, Miossec, Olivia Ruiz, Maxime Le Forestier, Brigitte Fontaine, Orly Chap, Adrienne Pauly ou Abd Al Malik.
Il y a un peu de Who dans ce groupe américain de Georgie, Afterlife. En tout cas c'est l'impression que m'a donné le premier titre que j'ai écouté,  Dreamscape. Et puis quand la voix de Mike Hudson entre, la référence a Greg Lake,  ex King Crimson ou ELP est flagrante, d'ailleurs ils qualifient leur musique de progressive. Des morceaux tout en ruptures rythmiques, sans jamais perdre de vue l'efficacité mélodique. Des atmosphères variées tout en gardant une unité, les titres évitent l'écueil de la longueur et de l'esbroufe technique, souvent liées à ce style musical. Déjà 3 albums au compteur, qui les connaît en Europe ?
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Un qui ne doute de rien c'est le sieur Antoine Plastre. Dépôt du nom de domaine larevolution.fr, pour annoncer la sortie en octobre 2009 de son album. Un titre dispo en écoute, pas révolutionnaire non, mais incontestablement bien foutu. Influences affichées Brel, Noir desir, Saez, Barbara. Pas anglo-saxon pour un sou l'Antoine. Reste donc à patienter quelques mois en laissant tourner sur nos platines sa ritournelle, histoire de vérifier, si, cette année, le 14 juillet tombe en octobre.

Blue Ridge n'est pas que le nom d'une chaîne de montagne au USA mais aussi un groupe de country. Et français s'il vous plaît. Originaire de Pau, ils nous proposent des compos originales, ou Stetson et steel guitare nous emmènent du côté de Nashville. Bon, moi je suis plutôt client de ce style de musique, c'est un plaisir que voyager avec eux aux USA.  Surtout qu'à aucun moment l'on a l'impression d'une pâle copie franchouillarde. C'est visiblement fait par passion pour cette musique et ca sonne vrai.  Un album déjà enregistré, un second sur les rails. Yipee !
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Pour ceux et celles qui lise cet article le jour de sa parution, vous avez déjà quelques jours de retard sur la sortie du premier album de Jabber Jaw, Funktionnary Happening. Le titre de l'album donne plus qu'un indice sur son contenu. Funk ! Une seule idée en tête, vous faire tricoter des gambettes. Alors ça groove sec, le bassiste fait tout son possible pour vous remuer les tripes, la section rythmique se déchaîne et le guitariste mouline comme un fou furieux. Je parierais bien mon quatre heure qu'en concert plus personne n'a un poil de sec, sur scène ou dans la salle. Ils tournent pas mal actuellement du côté de Toulouse/Albi, à vos agendas.
Le playboy Chris Isaak nous revient après quelques années (sept) d'absences. Croisement physique entre Elvis, James Dean et Chet Baker, le crooner rocker sort mine de rien son dixième album, Mr Lucky.Bon, il ne faut pas s'attendre a une révolution, il fait ce qu'il sait faire et le fait bien. Alternance de ballades et de titres plus enlevés, pour respecter sa formule éprouvée, la voix est toujours aussi caressante, les guitares aussi surf sixties que dans le passé, et s'il n'y a pas là de Blue Hôtel, c'est tout de même l'un de ses tout meilleurs albums, l'un des plus consistant en tout cas. We let her down devrait faire les beaux jours de nos FM, tout autant que le superbe duo Breakin apart avec Trisha Yearwood. Un doigt de country, un zeste de soft rock, emballé c'est pesé. You dont cry like I do fait irrésistiblement penser à feu Roy Orbison, et c'est bon. Les chanceux, c'est nous.
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Qu'est ce qui peut bien pousser maitre Dylan sur le routes depuis toutes ces années, avec sa tournée sans fin (Never Ending Tour) ? Un arrêt de temps en temps pour ajouter un album à sa liste, sinon à sa légende. Celui ci,Together trough life,  serait le 33ème en studio.  Je ne pourrais pas le certifier, je ne suis pas un grand fan du bonhomme, sa voix m'empêchant d'apprécier pleinement sa musique. Et pourtant, comme il y a peu de chance que lui change, je suppose que c'est moi qui vieilli, mais ce petit dernier, sans devenir mon disque de chevet, à un goût de revenez y prononcé. Très blues, très Chicago, nous sommes là dans l'Amérique profonde, et franchement, ça le fait, même avec sa voix. Chapeau bas.  
La pochette et les différentes photos du livret les représente dans la neige, emmitouflés jusqu'aux oreilles et pourtant, peu de chance que vous attrapiez froid avec leur musique. Paris Novembre fait du rock, tendance rock, pas de doute possible, sur des textes mêlant poésie et révolte. Alors bien sur, Noir Désir. Ou plus loin Leo Ferré. Mais non. Le long des 8 titres de ce Moby Dick (pourquoi ce titre ?) , Paris Novembre sait faire entendre sa propre voix, du morceau central - au propre comme au figuré - Les cygnes, au rageur Sapiens Sapiens. Bien entendu, le monde de la pop est loin, et je présume que, sur scène le groupe explose, puisque sa musique s'y prête. Cette carte de visite musicale vous invite à les y retrouver.
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Dans ma série moi aussi je peux être prolifique, le bretonnant pop singer JeanMi Chapron nous gratifie à nouveau d'une ritournelle de son cru, Du bout des lèvres (c'est le titre du morceau, pas la façon de la présenter). Il ya du doux piano, des tendres guitares, et l'on y retrouve la patte du chouette mélodiste qu'il est. Au loin, l'idée d'un CD fait son chemin. Et quand il ne Chapronne pas pour lui même, il s'y colle pour Eric Giordano dont il a revisité le titre Lancelot en lui ajoutant moultes jolies notes qui font que c'est encore plus beau. Je sais de source sûre que Mc Cartney souhaiterait aussi un coup de main de sa part, mais , overbooké, JeanMi a du décliner. Sur le prochain Jeff Lynne peut être ?
Le duo Cosmic Latency a enfin trouver le temps de créer son site web. En ces temsp de crise, un album résolument orienté pop, optimiste, avec tout plein de joli tube que l'on peut fredonner, ça ne vous tente pas ?  Vous passez au shaker 10 CC, Supertramp, ELO et autres Abba, assaisonnés d'une dose de modernisme techno, servez frappé et craquez. Parce que le but ultime de la pop c'est quand même de faire des chansons qui se retiennent, et si cet album à déjà quelques mois, il reste l'une des belles réalisations francophones. Pour les nostalgiques des années 70, un Word de FR David est dans la même lignée, c'est dire.
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Le meilleur pour la fin ? Il y a un an pile, ici même, je vous parlais du premier album de Melody Gardot. Elle récidive avec My one and only Thrill. Et elle na pas changé d'un iota son credo, doucement jazzy,  juste ajoutée une pointe de bossa et quelques nappes de cordes sur sa voix. C'est toujours tout doux, délicatement ouvragé, admirablement produit par  Vince Mendoza (écoutez l'intro d'Our love is easy), des compos comme celle qui ouvre l'album, Baby I'm a fool sont de futurs classiques.Il y a même un titre en français, Les étoiles avec un délicieux accent. alors on m'objectera Diana Krall, ou Norah Jones .Je ne répondrais même pas. Melody écrit des chansons superbes (10 sur les 11 de ce disque), ce second album offre une progression fulgurante par rapport au précédent pourtant déjà pas piqué des hannetons. Elle nous offrant des instants d'éternité. Merci.


Tous les artistes de cette page peuvent être écouté sur le radioblog de sucrepop, certes, mais la plupart sont également diffusés sur la webradio de Radio+ (en fait uniquement les autoproduits/indépendants). Deux pubs pour vous inviter à sortir si vous êtes en région parisienne. Le 20 juin à l'Olympia, Metro n'hommes ou, parmi les 150 participants de cette comédie musicale vous pourrez retrouver Julie, et le 4 juillet le Paris Uke Fest, l'incontournable rendez vous des amateurs de ukulele. Pour terminer, que diriez vous d'un petit DVD ? Et pourquoi pas Le meilleur de Laurent Gatz en live ?  Vous trouverez ci-dessous un condensé en 10 minutes, pour vous donner envie, ensuite, il ne reste plus qu'a cliquer sur ce lien pour le commander. Vous pourrez retrouver Laurent en chair et en os les 5 et 6 Juin au Théâtre La Fenêtre à Paris dans le 11e.


Laurent Gatz Best Of Live

Bonne écoute, rendez-vous le 1er juin avec d'autres petites notes de musiques.
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