Paroles de Georges Coulonges. Le type même de la chanson emblématique engagée typique de Ferrat qui lui coûtèrent certes quelques heures de passage à l'antenne TV ou radio mais lui garantirent une renommée et un public fidèle
Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde qui chante au fond de moi au bruit de l'océan M'en voudrez-vous beaucoup si la révolte gronde dans ce nom que je dis au vent des quatre ventsMa mémoire chante en sourdine Potemkine
Ils étaient des marins durs à la discipline Ils étaient des marins, ils étaient des guerriers Et le cœur d'un marin aux grands vents se burine Ils étaient des marins sur un grand cuirasséSur les flots je t'imagine Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde Où celui qui a faim va être fusillé. Lecrime se prépare et la mer est profonde Que face aux révoltés montent les fusiliersC'est mon frère qu'on assassine Potemkine
Mon frère, mon ami, mon fils, mon camarade Tu ne tireras pas sur qui souffre et se plaint Mon frère, mon ami, je te fais notre alcade Marin ne tire pas sur un autre marinIls tournèrent leurs carabines Potemkine
M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde où l'on punit ainsi qui veut donner la mort. M'en voudrez-vous beaucoup si je vous dis un monde Où l'on n'est pas toujours du côté du plus fortCe soir j'aime la marine Potemkine