Benabar- Les bénéfices du douteDernière grosse sortie de l'année 2011, le 6ème opus de Benabar est arrivé. Sorte de chantre du quotidien, chanteur à textes s'il en est, dans la lignée d'un Renaud en plus bobo, mêmes capacités vocales limitées, qui freinent fatalement ses mélodies, les cantonnant dans un registre de 3 à 4 notes. Bref, c'est à l'arrangeur de faire le gros du boulot pour rendre présentable les ritournelles du Bruno. Politiquement correct, le titre paru en éclaireur ne soulevait pas mon enthousiasme. Benabar fait du Benabar, et il sait bien le faire, mais ça tourne tout de même un peu en rond. Les râteaux, même avec un piano bastringue et un harmonica, frôle le Pierre Perret, et pas le meilleur, L'agneau est l'antithèse de politiquement correct ou l'ambiance western continue via le banjo - réalisation de l'album - Jean-Louis Piérot - . Bien sur, sa plume est toujours efficace, La phrase qu'on n'a pas dite évoquera certainement quelque chose à la plupart d'entre nous, le quadra qui fait le point Alors c'est sa ma vie, Moins vite sur l'enfance qui passe si vite, le bougre a indéniablement du talent, même s'il le gâche parfois - quelle histoire ! - mais ses textes évoquent plus des nouvelles ou des petits films voir des sketchs plus que des chansons. Le type d'album qu'on a plus plaisir à lire qu'à écouter et qui prendra probablement toute sa dimension sur scène