Virage sur l'aile pour le quartet, après un silence radio - on sens propre comme au figuré - de quelques années, les voici de retour avec un troisième album ou toute trace de rock a été gommé pour une pop ultra efficace. L'ombre des Innocents plane au dessus de cette nouvelle version d'Elista, les guitares cristallines, les harmonies vocales, le sens mélodique, une production très "grand public", des compos très accessibles, on sent qu'ils cherchent le tube, à enfin s'installer franchement dans le paysage musical français, bref, à passer de la catégorie second couteaux au premier rôle. Et, ma foi, au vu d'un etl album, ce ne serait pas du vol. Textes doux amers, aisance mélodique, assez d'idées ochestrales pour varier les plaisirs et ne jamais lasser, manque juste peut être un souffle de folie, un single maousse costaud pour définitivement convaincre. Là; aucun morceau n'est médiocre, mais aucun n'est exceptionnel non plus. A la manière d'un météore, peut être le titre le plus efficace, commence comme un vieil Eddy Mitchell pour filer sur les traces d'un Michel Delpech de la grande époque. J'en vois qui roule des yeux affolés, mais croyez moi sur parole, ce disque est du nanan. A l'image du premier single, La Saint Valentin, pop perverse s'il en est, Elista est une valeur à suivre de près.
N'eut été mon camarade de servitude Olivier, je serais passé à côté de ce marseillais, dont ce troisième album est purement enchanteur. Chanté principalement en anglais - avec quelques détours espagnols - le tout groove doucement dans des eaux reggae, voir latines, portée par une voix légèrement voilée, envoûtante à souhait. Un lit de percussion, quelques cordes, une pincée de choeurs fondants, une doucement guitare acoustique, ça pulse la chaleur et le soleil. Farniente à tous les étages, ça chaloupe avec volupté,- le magique Tonight tonight - et tous les ingrédients sont présents pour vous icinter à rester vous caliner sous la couette. La production est irréprochable, on pense parfois à un Paul Young qui aurait été piqué par une mouche tsé-tsé - Last to long - ou à un Stevie Wonder qui aurait décidé de se laisser influencer par la musique brésilienne. Bref hautement recommandé pour vos sieste coquines.
Le premier album de la jeune Québécoise avait cartonné il y a 4 ans, et les élogieuses critiques de s'empiler dans son presse book. De mon côté, je n'avais pas accroché une seconde, quoique charmé par son timbre de voix, j'étais resté dehors. Second album, après une tournée mondiale qui lui a permis de souder son équipe, et même constat pour ma part. Même après plusieurs écoutes assidues, force m'est de constaté que je n'ai pas d'atomes crochues avec cette jeune femme, enfin avec sa musique. Non pas qu'il n'y ait que de mauvaises chansons, non, The Gap par exemple est plutôt accrocheur, et l’ensemble est un poil plus musclé, plus électrique que sa première livraison, mais ses mélodies me passent au dessus des oreilles. Quand elle se fait plus douce, If I let you par exemple, je m'ennuie. Hell is other people (merci Sartre), premier single, à le pouvoir d'attraction d'un vieil épisode de Star Trek, et ce n'est pas les chou bap chou bap des choeurs qui y changeront quoique ce soit. Le titre éponyme n'a pas plus de sex appeal, bref, je passe mon tour faute d'un truc vraiment accrocheur à me mettre sous l'oreille.
Belle et émouvante chanson de JJG. la montée d"un ton sur le dernier couplet reste acrobatique.
Jean-Jacques Goldman - Comme toi
Elle avait les yeux clairs et la robe en velours, à côté de sa mère et la famille autour. Elle pose un peu distraite au doux soleil de la fin du jour. La photo n'est pas bonne mais l'on peut y voir, le bonheur en personne et la douceur d'un soir Elle aimait la musique surtout Schumann et puis Mozart
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toiElle allait à l'école au village d'en bas Elle apprenait les livres elle apprenait les lois Elle chantait les grenouilles et les princesses qui dorment au bois Elle aimait sa poupée elle aimait ses amis surtout Ruth et Anna et surtout Jérémie Et ils se marieraient un jour peut-être à Varsovie
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toiElle s'appelait Sarah elle n'avait pas huit ans, sa vie c'était douceur rêves et nuages blancs mais d'autres gens en avaient décidé autrement. Elle avait tes yeux clairs et elle avait ton âge C'était une petite fille sans histoire et très sage Mais elle n'est pas née comme toi ici et maintenant
Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi comme toi comme toi comme toi Comme toi que je regarde tout bas Comme toi qui dort en rêvant à quoi Comme toi comme toi comme toi comme toi
Le texte ne s'adaptant pas vraiment à une femme, j'ai remplacé Laura sur ce titre, mais pas nécessairement à l'avantage de l'interprétation. Et dire que j'approche d'un âge ou je pourrais chanter ce titre.
Serge Reggiani - Il suffirait de presque rien
Il suffirait de presque rien peut-être dix années de moins pour que je te dise "je t'aime"Que je te prenne par la main pour t'emmener à Saint-Germain t'offrir un autre café-crèmeMais pourquoi faire du cinéma, Fillette, allons, regarde-moi Et vois les rides qui nous séparentÀ quoi bon jouer la comédie du vieil amant qui rajeunit, toi-même ferais semblant d'y croireVraiment, de quoi aurions-nous l'airJ'entends déjà les commentaires:"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,Elle au printemps, lui en hiver ?"Il suffirait de presque rien pourtant personne, tu le sais bien, Ne repasse par sa jeunesseNe sois pas stupide et comprends Si j'avais comme toi vingt ans Je te couvrirais de promessesAllons... bon, voilà ton sourire qui tourne à l'eau et qui chavire Je ne veux pas que tu sois tristeImagine ta vie demain tout à côté d'un clown en train de faire son dernier tour de pisteVraiment, de quoi aurais-tu l'airJ'entends déjà les commentaires:"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,Elle au printemps, lui en hiver ?"C'est un autre que moi demain qui t'emmènera à Saint-Germain prendre le premier café-crèmeIl suffisait de presque rien peut-être dix années de moins pour que je te dise "je t'aime"
Un autre chef d'oeuvre de Michel Berger, avec comme souvent une grille un peu plus complexe que ce que propose la variété habituelle.
Starmania - Monopolis
De New York à Tokyo tout est partout pareil. On prend le même métro vers les mêmes banlieues, tout le monde à la queue leu leu. Les néons de la nuit remplacent le soleilet sur toutes les radios on danse le même disco, le jour est gris, la nuit est bleueDans les villes de l'an 2000 la vie sera bien plus facile, On aura tous un numéro dans le dos et une étoile sur la peau, On suivra gaiement le troupeaudans les villes de l'an 2000Mirabelle ou Roissy tout est partout pareil, tout autour de la terre on prend les mêmes charters pour aller où le ciel est bleu. Quand on ne saura plus où trouver du soleilalors on partira pour Mars ou Jupiter tout le monde à la queue leu leuDans les villes de l'an 2000 la vie sera bien plus facile, On aura tous un numéro dans le dos et une étoile sur la peau, On suivra gaiement le troupeaudans les villes de l'an 2000Monopolis,Il n'y aura plus d'étrangers, on sera tous des étrangers dans les rues de Monopolis, marcherons-nous main dans la main, comme en mille neuf cent quatre vingt tous les deux dans Monopolis, . Quand nos enfants auront vingt ans, nous on sera d'un autre temps le temps d'avant Monopolis, Je me vois assise sur un banc seule au milieu de Monopolis
Premier classique de Marc Lavoine, qui réussit, sur la distance, a conserver le même niveau de qualité, fait assez rare pour être souligné . Pour ceux et celles que le Gsus4 embêterait, suffit de ne pas le jouer
Marc Lavoine - Les yeux revolver
Un peu spéciale, elle est célibataire Le visage pâle, les cheveux en arrière et j'aime çaElle se dessine sous des jupes fendues et je devine des histoires défendues c'est comme ça Tell'ment si belle quand elle sort Tell'ment si belle , je l'aime tell'ment si fortElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutuElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutuUn peu larguée, un peu seule sur la terre Les mains tendues, les cheveux en arrière et j'aime ça.A faire l'amour sur des malentendus on vit toujours des moments défendus c'est comme ça. Tell'ment si femme quand elle mord Tell'ment si femme, je l'aime tell'ment si fortElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutuElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutuSon corps s'achève sous des draps inconnus et moi je rêve de gestes défendus C'est comme çaUn peu spéciale, elle est célibataire Le visage pâle, les cheveux en arrière et j'aime çaTell'ment si femme quand elle dort Tell'ment si belle, je l'aime tell'ment si fortElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutuElle a les yeux revolver, elle a le regard qui tue Elle a tiré la première, m'a touché, c'est foutu