Emmylou Harris - Hard bargain

Emmylou_Harris.jpgEmmylou Harris - Hard bargain

Elle en aura mis du temps à prendre la plume, à laisser s'exprimer l'auteur autant que l’interprète, et ses albums sont maintenant majoritairement emplis de morceaux qu'elle signe. Même si elle est connue pour être l'une des grandes voix de la country music, elle flirte régulièrement avec le rock ou le folk et ce 21ème album ne déroge pas à la règle. A 64 ans, sa voix semble traverser les années sans en pâtir et c'est avec plaisir qu'on la suit durant ses 13 titres. Du limite Fleetwood Mac Nobody à la triste ballade folk hommage Darlin' Kate, à l'électrique The road d'ouverture, le bluesy Six white cadillacs,  sans oublier un titre qui reste bloqué en haut de ma playslit actuelle, la sublime Lonely Girl, qui rachète un album somme toute moyen pour ce qui est de la qualité des compos, car, il faut bien le reconnaître, hormis cette perle, si le tout s'écoute assez facilement, il s'oublie tout aussi vite.

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Christopher Cross - Doctor Faith

Christopher_Cross.jpgChristopher Cross - Doctor Faith

Peut être l'une des plus grande déception de l'univers de la pop musique. Je ne par le pas de l'album là, mais du bonhomme. un premier album splendide, un second exceptionnel, pas moins, un troisième un ton en dessous mais respectable et ensuite, comme si tout avait été dit, quelques rares albums sans étincelle, juste la magie de cette voix à coller des frissons. Le cas Cross reste, pour moi en tout cas un mystère. Il a refait surface en 2008 avec The Café Carlyle Sessions, reprise live acoustique de ces plus grands tubes, démontrant que la magie pouvait encore être là. Du coup, je misais fort sur l'album annoncé, 12 ans sans nouveaux titres, ça pouvait laisser augurer d'avoir pris le temps d’attendre d'avoir du bon matériel, et c'est avec impatience et fébrilité que je le collais sur mon lecteur, ils ont peu nombreux les artistes pour lesquels j'ai une telle attente. Et bof. Moins pire que ce à quoi on pouvait s'attendre, mais si loin de ce que j'aurais rêvé qu'il produise. La voix reste pure et envoûtante, la réalisation est nickel, et les premières seconde de Hey kid laissent croire au miracle mais les compos nom de nom, les compos ! Ou sont les hits, ou sont les singles, ou sont les alpinistes des charts ? juste de la bonne musique west-coast, inoffensive, après 7 ou 8 écoutes, juste le goût de la déception, à la hauteur des espoirs. Bon, il fera mieux la prochaine fois, je serais encore là.   

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Arielle Dombasle - Diva Latina

Arielle_Dombasle.jpgArielle Dombasle - Diva Latina

Elle agace, elle séduit, l'Arielle ne laisse pas indifférent. Cinéma, théâtre, musique, elle touche à tout avec plus ou moins de bonheur. Son dernier album en date, Glamour à mort,  déjanté au possible, co piloté par Philippe Katerine, notoire fêlé du bulbe également, avait le mérite d'être emplie de cette folie douce qui lui va comme un gant. Cette fois, la folie est restée en rade, et ce Diva Latina est une première faute de gout de la blonde platinée. Le principe, chanter 12 reprises en espagnol, elle a vécu les premières années de sa vie au Mexique et renouer ainsi avec ses racines. Le problème n'est pas tant dans le choix des titres - Porque te Vas, Hiro de la Luna, Pata pata, du solide sans surprise - mais dans le traitement infligé aux morceaux. L'idée, garder la base latine des ces titres, les rythmes latinos, et tenter d'y insérer de l'electro. Mais n'est pas Shakira qui veut, le tout sonne désespérément plat et new wave des années 80, Partenaire Particulier rencontre Los Machucambos,mad lorsqu'elle se lance dans le lyrique - El gato Montes - elle crispe, elle émascule le Mambo N° Five de Lou Bega, pour en faire une bouillie synthétique innommable, Pata Pata, qui démarre honnêtement est flingué en plein vol par une incursion rap de 113, bref la cata. La chaleur latine est plongée dans un bain d'azote liquide synthétique qui fige toute velléité de se trémousser. Attention album frigide.

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Kate Bush - Director's Cut

Kate_Bush.jpgKate Bush - Director's Cut

Cette jeune femme n'en a toujours fait qu'à sa tête, pourquoi cela changerait-il ? Elle se fait rare, voir absente, et son retour sur le devant de la scène - façon de parler - se fait donc via 11 de ses propres titres qu'elle revisite, tous extraits de deux albums uniquement, datant des année 80 et 90 The Sensual world et The Red Shoes, pas nécessairement ces albums les plus importants. Inutile donc d’espérer une relecture de ses hits - Babooshka et autre Wuthering height -  elle n'a de toute façons que fortuitement pondue ces petites perles, sa musique est généralement plus "expérimentale". Globalement, Director's cut fait un peu le ménage sur les sons trop datée année 80, pour les remplacer par des sons typiquement d'aujourd'hui - L'autotune sur Deeper Understanding -  qui vont l'obliger a tout réenregistrer à nouveau pour ne pas sonner daté dans 20 ans confused. Les paroles aussi sont légèrement altérées parfois, bref ne pas attendre un tsunami,, c'est juste un petit lifting, et, comme le plus souvent dans ce cas, le petit coup de jeune se fait  au détriment du naturel. Pourquoi n'avoir pas pas sortie ces nouvelles versions, si elle en éprouvait le besoin, sur le net, cadeau, ou couplées en bonus au prochain album, plutôt que de le proposer comme un "nouvel" album ? Pour fan only.

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Mickael Miro - Juste comme ça

mickael-miro.jpgMickael Miro - Juste comme ça

Il aura mis le  temps. Ce doit être en 2006 que j'ai fait pour la première fois référence à ce monsieur. Et le voici, sur une major, un single, L'horloge tourne, qui fait les beaux jours des playlist FM, bref sur la rampe de lancement, et enfin l'album. J'y retrouve quelques titres écrits il y a un bail, puisqu'ils figuraient sur ces premières démos  - Ma scandaleuse, mon amour de dictateur, et bien sur des titres qui me sont inconnus et de la même qualité. Il a même réussi à faire l'impasse sur un hit certifié comme Ma muse assassine que j'ai retrouvé, à mon grand regret, ici, sous le nom La lune s'en fout. . Un petit air de Goldman, tant physiquement que dans sa capacité à écrire des mélodies instantanément mémorisables, une voix haut perché, entre le même Jean-Jacques ou un Obispo, des textes pleins d'humour, ou poignant - Mon père -  bref on tient là un vrai beau talent de la variété pop made in France dont on peut être fier. Longtemps que je n'avais entendu un artiste avec le potentiel pour rivaliser avec les figures tutélaires sus citées, chaque titre présenté ici pourrait faire un honnête single, même le duo avec Natasha St Pierre (une idée du service Marketing ?) c'est dire.  Quand je pense au temps perdu pour l'amener ou il est aujourd'hui alors que tout était plus qu'en germe  il y a déjà plus de 5 ans.  Le meilleur album de cette catégorie de ce début d'année, un grand est né.

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Lemo - Des larmes et du silence

Lemo.jpgLemo - Des larmes et du silence

Quintet qui se qualifie d'electro rock, originaire de Mulhouse, les 5 de Lemo ne font pas dans la dentelle. Le myspace est très chiche d'info, leur site web www.lemo-web.com  visiblement squatté, bref, l'essentiel est contenu dans la galette sonore. Un rock dru, rugueux, guitares rythmiques en mur sonore, parsemés d'arpèges de piano, batterie et samples complétant la panoplie. Ce sont clairement les textes qui sont l'élément principal, la musique n'étant pas qu'un faire valoir, mais placé en soutien. Engagement politique - Ma France -, L'inceste - le très beau Lisa, le morceau le plus réussi à mon goût -  la capitalisme, presque tous les titres,  sont les différents thèmes abordés. Pas optimiste les Lemo. C'est sombre, la musique au même dipapason sait également se faire lourde et oppressante, une sorte de Noir Désir sans l'emphase, mais avec la même puissance dans les images et le son, c'est la plus proche analogie que je puisse trouver, A vous de vous en faire une idée à l'aide du player ci-dessous   

     
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Catherine Ringer - Ring n' Roll

Catherine_Ringer.jpgCatherine Ringer - Ring n' Roll

La grande Catherine, en solo pour les raisons que l'on sait, revient après quelques années de silence, le temps d'encaisser et de relancer la machine. Et elle peut être fier d'elle, ce nouveau disque, quoique sans Fred, en est le digne héritier. Tout  aussi barré que pouvait l'être les albums des Rita, associant éclectisme, moment forts et moments faibles, sublimés par cette voix unique qui nous accompagne depuis toutes ses années. Je n'ai jamais été un grand fan des Rita, et,  là encore, ce Ring and Roll me déconcerte et ne me convainc pas totalement, preuve qu'elle a su rester fidèle à l'esprit sinon à la lettre ce que qu'elle et l'ami Fred avait bâti. Quelques popsong bien senties - Pardon ou le coquin Prends moi, le tubesque Zbar,  démontrent qu'elle n'a besoin de personne pour mener sa barque, d'autres titres plus éclatés Punk, ou Rendez Vous, confirment qu'elle a une vision bien a part de son art et du grand écart permanent qu'elle lui demande. Quoiqu'il en soit, il n'y a pas tromperie sur la marchandise, Catherine is alive and Well

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