Audriel - Se mettre à nu

Audriel.jpgAudriel - Se mettre à nu

L'album est paru il y quelques mois, mais je n'avais pas eu encore l'occasion de l'écouter. J'avais écrit quelques lignes, positives, sur eux en 2008, mais j'avoue n'avoir plus aucun souvenir de ce qu'ils proposaient. L'ambition de ce disque, à l'image de la pochette, consiste donc à faire fi des différents attributs de la société, revenir à l'essentiel, revenir à soi. On remarquera tout de même qu'un part de jardin secret est préservée puisque monsieur à gardé son pantalon. L'album est bien moins dépouillée que le concept pouvait le laisser entendre. Là ou je m'attendais à un truc à l'os, guitare acoustique / voix par exemple, j'ai été surpris. Les titres sont plutôt richement orchestrés, la réalisation, co-signée par Rodolphe Sampieri (Chedid, Volo ...) est ample, et met clairement en valeur les morceaux. Les deux voix se répondent tour à tour, rebondissent l'une sur l'autre, non pas à la façon d'un duo, mais comme une seule voix à deux timbres.  Audrey signe tous les textes, Gabriel toutes les musiques. Est ce leur façon fusionnelle de faire des chansons, mais globalement, je suis souvent resté en dehors. La première écoute m'a même totalement désappointé, seul le titre Soleil qui ferme l'album, douce bossa semi scatée, son ambiance, ses rires, m'a donné finalement envie de retenter ma chance. Bien m'en a pris, Ecrire, qui lui fait l'ouverture,  ballade pop/folk m'a aussi séduit. Idem pour le quasi ska Sur le fil, qui se charge en rock au fils des secondes. Quatres mains, joli poème sur un lit de piano, dit par Audrey, est un autre sommet de ce disque finalement pas si intimiste que cela.
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GiedRé - Mon premier disque

Giendre.jpgGiedRé - Mon premier disque

Prenez une jeune et jolie blonde, sapée comme une godiche, ajoutez lui un air nunuche, de grands yeux bleus innocents, et laissez là débiter les pires horreurs en s’accompagnant à la guitare sèche, voilà tout le programme de Mademoiselle Giedré. Pisser debout, l'amour par derrière, la petite camionnette sur une prostitué handicapée, tout le long de ses 7 titres, elle cogne sans vergogne sur tout ce qui bouge, et c'est évidemment le contraste entre son apparente ingénuitée et les bites, couilles et foetus congelés qui parsème son discours qui accroche. Qu'elle ait le sens mélodique d'une feuille de laitue n'importe guère ici. Bon, c'est marrant à écouter, encore plus à voir sur ses petits clips,, et c'est vrai qu'elle est craquante en jeune fille virginale, mais on a vite fait le tour. 

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Milow - North and south

Milow-North_and_south.jpgMilow - North and south

Bon, là, il n'y a pas à tortiller, nous tenons là le meilleur album pop des ces derniers mois et aucun doute qu'il finira dans le top ten 2011. Le belge, après  avoir surpris son monde avec sa reprise d'Ayo Technology de 50 Cent's a enchaîné sur un album aux couleurs folk, alors que North and South démarre façon electro avec Son. Son timbre de voix, son sens de la mélodie font que je suis 100% client du travail de ce gars. Côté single en or, You and me, le premier extrait ou Little in the middle ont le potentiel pour renvoyer notre cher Macca à ses études. Ajoutez Rambo, le très Simon Garfunkel Move to town, et l'addition commence à être lourde. le côté acoustique des premiers albums n'est pas totalement effacé, She might, She might, ou Building bridges permettent de raccrocher les wagons.  Bref un disque vivifiant, redoutablement efficace sans être putassier,  juste une histoire belge qui en remontre à pas mal d'anglais en matière de pop. impressionnant tongue

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Brigitte - Et vous, tu m'aimes ?

Brigitte.jpgBrigitte - Et vous, tu m'aimes ?

Le duo dont on parle actuellement, deux jeunes femmes, une brune et une blonde, qui cherchent à percer depuis déjà un bail (déjà chroniqué sur Sucrepop sous le nom de Mayanne pour la blonde (quelle voix cool) et Vendetta pour la brune, et il semblerait que leur heure soit enfin arrivé avec ce premier album. Et de fait, il faut dire que celui ci est franchement réussi. Textes piquants intelligents, gonflés, musiques tarabiscotées mais efficaces, réalisation qui laisse croire à un truc bricolé dans un coin, façon low-fi, mais qui cache évidement un gros boulot. A leur crédit, réussir à me faire trouver bon un titre de NTM, Ma benz, qui a crée le buzz autour d'elle. Je suis allé écouter l"original, et arriver à en faire ce qu'elle en ont fait, chapeau bas. 16 titres, à la réalisation assez éclectiques, et si tout n'est pas géant, la grande majorité des titres accrochent bien. Du gospelo -orientalisant-zoukesque Jesus sex symbol, mon titre préféré, à La vengeance d'une louve sur le thème de la jalousie, le super sixties Coeur de Chewing gum, au quasi electro Après minuit, bref un cocktail détonnant et rafraîchissant pour un printemps décapant. Et pour répondre à ta question Oui Brigitte je vous aime.
 
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Mélanie Laurent - En t'attendant

Melanie_Laurent.jpgMélanie Laurent - En t'attendant

Dans la famille des actrices qui chantent, je demande Mélanie Laurent. Bonne pioche. La jolie blonde ajoute donc son nom à la - trop - longue liste des comédiennes qui se piquent de chanter, liste qui contient, il faut bien en convenir, bien plus de nanards que de réels talents, indépendamment de l'implication personnelle des jouvencelles. Ici, côté implication, rien à dire, elle signe tous les textes et co-signe une partie des musiques. Pour ses dernières, c'est l'irlandais Damien Rice qui s'y colle,  gage de qualité et que l'intention n'est pas uniquement de faire un coup commercial. Et résultat ? ma foi un album plutôt bon, nettement au dessus de la moyenne de ses collègues - ok c'est pas compliqué -  Une jolie intro au piano ouvre l'album avant le premier single qui donne son nom à l'album. Pas de quoi atteindre les cimes des Top, mais une honnête popsong. Aucun titre n'est vraiment faible, Pardon me fait irrésistiblement penser à mon titre du même nom, Papa est lacrymale à souhait, la tonalité globalement acoustique de l'album, piano ou guitare, laisse sourdre une certaine mélancolie, un sentiment de tristesse - Il fait gris - dommage car lorsque elle - et Damien - lâchent un peu les chevaux, comme sur Kiss, on obtient une vraie réussite et le zénith de ce disque (prochain single ?) reste la voix de la belle est un peu passe-partout, pas de réelle signature vocale, et c'est peut être le seul point faible de l'album. Peut-être qu'un peu de scène la-dessus bonifiera le tout .

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Les chics types - Hey ! Ma B.O.

Lse_chics_types.jpgLes chics types - Hey ! Ma B.O. 

Si je vous dis rock à Lyon, les plus érudits, ou les plus vieux,  penseront à Ganafoul, peut être, Starshooter bien sur, L'affaire Louis Trio surement, ceux qui me lisent régulièrement savent qu'hors Fragile, il n'y a point de salut,  mais tout ça date un peu. Le passage de témoin avec le XXIème siècle se fait de fort belle façon puisque c'est Kent ( Starshooter's fame) lui même qui adoube les Chics Types en intro de leur second album. Sur leur premier opus, Une belle journée, figurait le morceau Ma B.O. c'est ce titre qui inspire leur dernier album, constitué de 11 covers (+ une nouvelle version de Ma BO + un morceau gag). 11 reprises composant la bande son de leur vie. Comme ils sont trois dans le groupe, ce choix est il issu d'un consensus ou chacun a t"il apporté ses quelques titres, l'histoire le dira peut être. La période couverte par les 11 morceaux révèle indirectement l'âge des participants puisque elle court de 1968 - Otis Redding - à 2001 - Noir Desir, avec tout de même une majorité fin 70 début 80. On y retrouve quelques grands tubes qui auraient pu faire partie de ma propre BO, dont un Dylan, Knocking on heaven's door - attribué ici à Clapton, un U2, un Dépêche mode, un Lou Reed, un Stones (et PAS de Beatles, sacrilège  )  quelques frenchy, Telephone, Patrick Coutin,  Noir Desir , deux titres qui me sont complètement inconnus chantés en italien,  bref un générique de rêve. Le tout est joué façon acoustique, guitares en avant,  un seul morceau a été enregistré live Miss you. Bon, vu le choix effectué, difficile de se rater, hormis les titres italiens, tous ont été de grands tubes en France, et c'est la seule critique qui pourrait être apporté, mais qui découle de l'objectif initial, reprendre les morceaux qui ont marqué/influencé la vie de ces Chics Types. Mention spéciale à la version bluesy d'Hygiaphone ou au Walk on the wild side qui troquant le sax contre un harmonica n'y perd pas au change. Dispo à compter du 20 mai probablement ici et chez vos fournisseurs en ligne habituels.

 
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Regis Delbroucq

Regis_Delbroucq.jpgRegis Delbroucq

L'ami Regis, en hibernation de compositions pour la chanson depuis un bail maintenant, se consacrant principalement à l'écriture pour le théâtre, se retrouve en avril 2011 avec déjà 3 compos à son actif, une pour chacun des 3 premiers mois de l'année, bref il semble atteint du syndrome  Sucrepop, à la différence que lui ne verse pas dans la guimauve . Exil, le titre de janvier, est, une fois n'est pas coutume, un instrumental, ou l'on retrouve néanmoins facilement sa patte. Le piano, comme souvent chez lui règne en maître, mais les synthés auréolent le tout d'une atmosphère de fin du monde qui contraste subtilement avec la très belle mélodie du morceau. Une franche réussite. Fields of glory le voit retourner au chant mais en anglais, vous l'aurez compris. Le côté sombre, récurent dans sa musique, reprend ici le dessus. Sa voix me touche toujours autant, le titre est moins facile d'accès, plus fouillé, montant en puissance avant de s'éteindre doucement sur quelques arpèges de piano. Under Ice, le titre de mars privilégie en intro l'expérimental synthétique avant que quelques notes de piano ne sonnent le tocsin pour rendre la main aux claviers divers. Régis semble se détacher du format chanson un peu "classique" qui était le sien jusqu'à maintenant , pour travailler de manière plus importante sur les ambiances, les textures sonores, l'agencement dans l’espace, traitant sa voix comme un instrument parmi les autres et ne lui laissant plus le leadership, Il s'éloigne, temporairement ?, d'un format chanson pour s'aventurer sur des territoires plus audacieux. Qui l'aime le suive  

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