Je reçois un mail me proposant de découvrir le groupe ElectroPop Black N'Blonde , groupe français anglophone qui sort son premier single. Pas contrariant comme gars, je vais écouter le lien youtube et je cherche à en savoir un peu plus. Taper Black and Blonde sur google, renvoie sur des pages à faire rougir un légionnaire mais, imperturbable, je dégote leur myspace http://www.myspace.com/blacknblondemusic/ , assez chiche en info mais ou j'apprends que BnB est un duo, un homme une femme, Charlie (Chant) Julien (Guitares) formé il y a 10 ans . 10 ans et premier single aujourd'hui ? persévérant ces deux là. L'enquête continue et j'arrive sur une page Facebook, là des photos, et je reconnais une demoiselle qui officiait préalablement sous le nom Nickie Roll, chroniquée dans ces pages, dotée d'une voix "ENORME" et qui avait balancé quelques singles bluesy tout aussi ravageurs que passés inaperçus il y a quelques années. Fever est une autre bombe, funky cette fois, encore plus percutante, au refrain supra efficace et qui a tous les attributs pour cartonner en radio et sur les dance Floor, La voix de Charlie emporte tout, il y a tout la-dedans pour décrocher la timbale, puissent les dieux se pencher enfin sur ce cas là. Et balancez l'album dans la foulée nom de nom !
Comme annoncé initialement, après un silence radio de 17 ans interrompu l’année dernière avec le bel album de blues Bingo, Steve Miller sort son frère jumeau, 10 titres superbement interprétés, encore plus brillamment que la fois précédente, ou sa guitare se révèle étincelante, le son exceptionnel - ingénieur du son, Andy Johns (Led Zeppelin, The Rolling Stones entre autres) - et son groupe groove à mort. Bon, sur que si le blues n'est pas votre tasse de thé, vous n'aurez pas le grand frisson, mais pour s'en faire une idée ou en tant qu'amateur, ce disque ne vous décevra à aucun moment. Le single Got love if you want it devrait vous convertir, le blues "classique" Close together et son solo incandescent faire de vous un fidèle disciple.
Cette jeune femme fait partie de celles, rares, qui m'accompagnent depuis longtemps. J'ai suivi ses tours et détours, ses hauts - la trilogie avec Jay Alanski - et ses moins hauts, commercialement parlant, globalement le reste, ses albums Innocents, et ses chansons qui ne l'étaient pas. J'ai assisté à la prise de contrôle des textes, l'évolution de son écriture, lecteur irrégulier mais fidèle de son blog, à l'étonnant retour de la collaboration avec maître Jay, en une délicate tentative de rallumer la magie, avec l'insuccès que l'on sait. Une participation sur l'album de Phil Pace pour amorcer un retour dans la lumière et c'est à elle d'y entrer. Et donc, c'est avec la fébrilité de l'amoureux que j'ai écouté ce Revue, sept titres, 7 reprises dont 3 d'elle même. Petit tour du propriétaire. C'est Jean-Christophe Urbain, bien connu des services de police pour être moins Innocent qu'il ne veut bien le dire qui s'est chargé des orchestrations et, tant qu'il y était, d'à peu près tout le boucan derrière la voix de Valentine. D'entrée, la marche est haute. Reprendre The river of no return, immortalisée par Marylin Monroe, nécessite soit une bonne dose d’inconscience soit une sacrée confiance en soi. Mais après tout, une chanson est faite pour être reprise, donc why not ? L'arrangement reste assez dépouillé, essentiellement acoustique, s'éloignant juste assez de l'original pour marquer la différence. Mais la puissance de l'imagerie associée à ce titre, les jambes de Marylin, sa voix grave, sa luminosité, la symbiose de l'ensemble qui rend la scène inoubliable fait, pour moi en tout cas, que jamais je n'arrive à occulter la version de Norma Jean. Second titre, seconde surprise, son choix s'est porté sur Mon vieux, tube seventies s'il en est, popularisé par Daniel Guichard, titre au pathos tel qu'il tirerait des larmes à un croque-mort, estampillé variété à fond. Juste une grande chanson, qu'elle interprète avec sensibilité et émotion, sans sombrer dans la tentation de forcer le côté lacrymal. Allez savoir pourquoi, ce que tricote le Jean Christophe derrière m'évoque dans le fond comme dans la forme, le Petit Train d'Interlude. Une facette désuète qui somme toute colle parfaitement avec le propos nostalgique. Reprise ensuite de deux titres de son dernier album en date, Derrière la fenêtre et j'aime je déteste, comme pour redonner une chance à deux jolies chansons, probablement les deux meilleures de l'album, passées inaperçues, puis à la trappe de fait. Exit la touche electro, simplicité et efficacité. Si ce disque ne sert qu'à réhabiliter ces deux morceaux, ce serait déjà une bonne chose. J'aime je déteste prend une vraie dimension ici, ce dépouillement lui va bien au teint, et comme elle glisse tout doucement dans une reprise d'un titre de Mc Cartney, période Wings, Bluebird, je fonds. Jil en fait une relecture assez simple, boite à rythme low fi, quelques choeurs, une bien belle guitare et emballé c'est pesé, droit au coeur. Sa reprise du Peggy Sue, de Buddy Holly est très roots, voir crade, son façon prise garage, ça sent l'instantané pris sur le vif. Cette Revue se clôt sur une reprise de son titre le plus connu, Tout ce qui nous sépare, extrait de la Charmeuse de Serpent. La fiancée en a fait une version récemment, bien foutue d'ailleurs. Celle de Jil est très chouette aussi, elle lui colle évidement à la voix comme pas permis, et la guitare de Mr Urbain tresse un bel écrin à ce bijou. Bon, perso, j'aurais préféré une reprise moins évidente, du premier, et magique, premier album par exemple. Mais c'est pas moi le patron . Au final, en apéritif pour un "vrai" nouvel album à venir, c'est une excellente manière de refaire connaissance avec Valentine. Vite, la suite ...
Un peu plus de 50 ans de carrière au compteur, une voix unique, Miss Dionne revient aux affaires en 2011 avec un disque ou elle démontre que le jazz n'a pas de secret pour elle. Elle avait déjà proposé une relecture du songbook de Cole Porter il y a une vingtaine d'années, c'est cette fois Sammy Cahn, qui signa nombre de compositions pour Frank Sinatra entre autres qui est mis à l'honneur. Le titre éponyme lance le disque sur une bossa, pour décliner ensuite tout une palette jazzy, piano/voix, big band, grand orchestre et quartet. Bon, c'est de la zic de luxe, on taille ici la route en Bentley, confort à tous les étages, elle chante toujours aussi divinement, à croire que le temps n'a pas prise sur elle, et finalement, le tout n'est pas si éloigné des compos que lui signèrent Burt Bacharach et Hal David, manque le petit grain de génie, les mélodies enchanteresses, le côté pop quoi, car là, elle a beau y mettre tout son coeur, je dois avouer que j'ai décroché souvent., ça ronronne un peu trop à mon goût et hormis le titre d'intro, ça manque de peps.
12 titres enregistrés en 2010, pour l'album Nouvelles routes pour de vieilles chaussures, qui, comme son nom le suggère, reprend d'anciens morceaux de Sucrepop, 9 au total, pour les revisiter.
3 reprises s'ajoute à la collection, Un Electric Light Orchestra, extrait de l'album Discovery, enregistré en compagnie de Pablo, idem pour le Beach Boys God only Knows, le dernier morceau étant une version electro de Hey there Delilah des Plain White T's. S'ajoute à ces 12 titres deux bonus, des versions alternatives de Annie Nymphomanie, ici en version longue avec un couplet en plus et uen version piano voix d'un titre cher à mon coeur, Offrir des pleurs
C'est le dernier album de Jil Caplan,Revue, qui m'a donné envie de la reprendre également. Composée par Jean Ferrat, popularisée par Daniel Guichard, une de ces chansons à tirer des larmes à un crocodile.
Daniel Guichard - Mon vieux
Dans son vieux pardessus râpé Il s'en allait l'hiver, l'été dans le petit matin frileux mon vieux. Y avait qu'un dimanche par semaine, les autres jours c'était la graine qu'il allait gagner comme on peut mon vieux. L'été, on allait voir la mer, tu vois c'était pas la misère, c'était pas non plus l'paradis Hé ouais, tant pis. Dans son vieux pardessus râpé il a pris pendant des années le même autobus de banlieue mon vieux. Le soir en rentrant du boulot il s'asseyait sans dire un mot il était du genre silencieux mon vieux. Les dimanches étaient monotones, on n'recevait jamais personne ça le rendait pas malheureux, je crois, mon vieux. Dans son vieux pardessus râpé les jours de payes quand il rentrait on l'entendait gueuler un peu mon vieux. Nous, on connaissait la chanson, tout y passait, bourgeois, patrons, la gauche, la droite, même le bon Dieu avec mon vieux. Chez nous y'avait pas la télé c'est dehors que j'allais chercher pendant quelques heures l'évasion Je sais, c'est con Dire que j'ai passé des années, à côté de lui sans le regarder on a à peine ouvert les yeux nous deux. J'aurais pu,c'était pas malin faire avec lui un bout de chemin ça l'aurait peut être rendu heureux mon vieux. Mais quand on a juste 15 ans on n'a pas le cœur assez grand pour y loger toutes ces choses-là, tu vois. Maintenant qu'il est loin d'ici en pensant à tout ça, j'me dis, j'aimerais bien qu'il soit près de moi Papa.
Une autre grande chanson de Michel Berger, peut être l'un de ses plus belles que nous avons tenté en deux versions aigües et grave , puisque je le rappelle, les chansons ne sont pas jouées dans la tonalité adaptée à la chanteuse mais dans celle la plus simple au ukulele puisque le but est l'apprentissage.
France Gall - Cezanne peint voix grave
France Gall - Cezanne peint voix aigüe
Silence les grillons sur les branches immobiles,les arbres font des rayonset des ombres subtiles Silence dans la maisonsilence sur la collineces parfums qu'on devine c'est l'odeur de saison Mais voilà l'homme sous son chapeau de pailledes taches plein sa blouse et sa barbe en bataille
Cézanne peint Il laisse s'accomplir la magie de ses mains Cézanne peint Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien. Si le bonheur existe c'est une épreuve d'artiste Cézanne le sait bien Vibre la lumière Chantez les couleursIl y met sa vie Le bruit de son cœur Et comme un bateau Porté par sa voile doucement le pinceau glisse sur la toile Et voilà l'homme qui croise avec ses yeux le temps d'un éclair Le regard des dieux
Cézanne peint Il laisse s'accomplir la magie de ses mains Cézanne peint Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n'voient rien. Si le bonheur existe c'est une épreuve d'artiste Cézanne le sait bien Quand Cézanne peintCézanne peint...