Comme la plupart des amateurs de bonnes chansons, j'avais été foudroyé par la beauté de celles de la B.O. de Chansons d'amour, cette tristesse couplée à cette émotion, tiré de son premier album, Garçon d'honneur, au final pur chef d'oeuvre qui lui valut un César. 33 tours l'album qui suivi conservait la même thématique autobiographique, un ton en dessous, comme si l’essoufflement a ressasser le même thème guettait. Probablement conscient qu'il ne pouvait passer le reste de sa carrière de chanteur à invoquer les morts, ce quatrième album est moins nombriliste, plus ouvert vers les autres, le monde, l'étonnant single Au départ, opérant un parallèle entre les déçus du socialisme suite à l'arrivée au pouvoir de Mitterrand et un amour qui se délite par exemple, car l'amour reste au centre de la plupart de ses compositions, et il est rarement heureux. Musicalement, il a confié la réalisation de l'album à Jean-Philippe Verdin, qui arrive a donner une dimension aux compositions, une musicalité qui sinon auraient pu virer à une platitude façon Vincent Derlem, la voix du sieur Alex n'étant pas particulière expressive. A noter pour les cinéphiles, une reprise d'Avant la haine en duo avec Camélia Jordana. Faire un disque presque pop n'était pas pari gagné avec un matériau brut, aussi noir, l'essai est, presque, transformé. Je préfère le Beaupain triste, celui qui faisait battre mon coeur.
Dans la série "bercés trop près du mur" en voici qui sont bien barrés. Le projet Bento est tellement vaste qu'il m'est difficile de vous le résumer ici. Ils ont un wiki qui leur est consacré, et quand j'imagine la débauche d'énergie qu'il a fallu déployer pour créer tout ce binz, ces différents sites qui se répondent les uns aux autres, les tonnes de textes, sans compter la musique, par ce qu'il y quand même un disque derrière tout ça, ça me laisse rêveur. Entre franche marrade et délire mystique, création du Bentoïsme, qui, je cite , à pour but de " de mettre au jour le sens de l'être en tant qu'être", il faut en faire des trucs pour se différencier de la masse des autres gugusses qui eux aussi font des disques. La musique parlons en, l'album est aussi explosé du bulbe qu'on pouvait le pressentir, abordant une flopée de style de manière totalement iconoclaste et décousue, même si n,'importe quel moinillon bentoïste vous dirait qu'il y a un sens et un structure dans ce grand fourre tout. C'est en tout cas étonnant, et même parfois intéressant voir accrocheur, même si, évidement, de pop, il n'est pas question une seconde. Bruitages, mélodies, bandes à l'envers, expérimentation en tous genres sans jamais tomber dans le bruitisme, si les Beatles ont jamais inspiré cette bande de zozo, c'est Revolution 9 leur disque de chevet. Probablement pas le type d'album que je ré-écouterais, mais dans lequel j'ai trouvé bien plus d'idées et de curiosités que dans la production ambiante habituelle. Déconcertant certes, mais se serait franchement dommage de passer à côté.
Coup de maître du grand Serge, arriver à faire chanter à une gamine de 16 ans ce texte au double sens transparent, Lio plus tard avec Banana split, ré-éditera l'exploit mais sans être dupe, elle. La même démarche m'avait inspiré en écrivant la Charmeuse de serpents.
France Gall - Les sucettes
Annie aime les sucettes, Les sucettes à l'anis.Les sucettes à l'anis d'Anniedonnent à ses baisersun goût anisé. Lorsque le sucre d'orgeparfumé à l'aniscoule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis.Pour quelques pennies, Annie a ses sucettes à l'anis.Elles ont la couleur de ses grands yeux, la couleur des jours heureux.Annie aime les sucettes, Les sucettes à l'anis.Les sucettes à l'anis d'Anniedonnent à ses baisersun goût anisé. Lorsqu'elle n'a sur la langueque le petit bâton, elle prend ses jambes à son corps et retourne au drugstore.Pour quelques pennies, Annie a ses sucettes à l'anis.Elles ont la couleur de ses grands yeux, la couleur des jours heureux.
Lorsque le sucre d'orgeparfumé à l'aniscoule dans la gorge d'Annie, elle est au paradis.
Passer au ukulele un tube de Supertramp relève de l'inconscience. Comme il m'était impossible de passer correctement les Dm7 Gsus4 - G du pont, j'ai viré le sus 4, ca passe pas si mal. Laura ne connaissait absolument pas ce morceau, trop jeune
Supertramp - It's raining again
Intro x4
It's raining againOh no my love's at an end.Oh no, It's raining againand you know it's hard to pretend.Oh no, It's raining againToo bad I'm losing a friend..Oh no, It's raining againOh will my heart ever mend.
You're old enough some people say To read the signs and walk away. It's only time that heals the pain and makes the sun come out again
It's raining againOh no my love's at an end.Oh no, It's raining againToo bad I'm losing a friend..na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na C'mon you little fighter No need to get uptighterC'mon you little fighter
And get back up again
It's raining againOh no my love's at an end.Oh no, It's raining againToo bad I'm losing a friend..na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na na C'mon you little fighter No need to get uptighterC'mon you little fighter
And get back up again And get back up again Fill your heart againIt's raining, it's pouring The old man is snoring He went to bed and bumped his head and he couldn't get up in the morning.
Je l'ai mis dans la série débutant, puisque n'utilisant que les autres accords de base (C-F-G-Am) le Csus4, facultatif, n'est pas trop compliqué non plus.
Jean-Jacques Goldman - On ira
Intro On partira de nuit, l'heure où l'on doute que demain revienne encore. Loin des villes soumises, on suivra l'autoroute ensuite on perdra tous les nordsOn laissera nos clés, nos cartes et nos codes, prisons pour nous retenir. Tous cesgens qu'on voit vivre comme s'ils ignoraient qu'un jour il faudra mourir et qui se font surprendre au soir
Oh belle, on ira on partira toi et moi, où ?, je sais pasY'a que les routes qui sont belles et peu importe oû elles nous mênent Oh belle, on ira, on suivra les étoiles et les chercheurs d'orSi on en trouve, on cherchera encoreOn échappe à rien pas même à ses fuites quand on se pose on est mort oh j'ai tant obéi, si peu choisi petite et le temps perdu me dévoreOn prendra les froids, les brûlures en face on interdira les tiédeurs des fumées, des alcools et des calmants cuirassesQui nous ont volé nos douleurs la vérité nous fera plus peur
Oh belle, on ira on partira toi et moi, où ?, je sais pasY'a que des routes qui tremblent Les destinations se ressemblent, Oh belle, tu verras on suivra les étoiles et les chercheurs d'orOn s'arrêtera jamais dans les portsBelle, on ira et l'ombre ne nous rattrapera peut-être pasOn ne changera pas le monde mais il nous changera pas Ma belle, tiens mon bras On sera des milliers dans ce cas, tu verrasEt même si tout est joué d'avance, on ira, on ira
Bon, allons droit au but, si vous voulez passer une excellente soirée à rire et sourire, et sortir de là avec une banane d'enfer, c'est LA pièce qu'il ne faut pas rater. C'est certes un vaudeville tout ce qu'il y a de plus classique, voir cliché, mais c'est joué avec un tel entrain, un tel vent de folie, une telle entente que c'est absolument irrésistible.
L'argument est simple, deux couples illégitimes se retrouvent dans un hôtel et évidement la maîtresse de l'un est le conjoint de l'autre, le gérant de l'hôtel arbitrant le tout. Chassé croisé et quiproquo de s'enchaîner sans baisse de rythme, les portes claques, les répliques fusent, et les rires tombent en cascade. Arthur Jugnot, que je découvre ici, tout en nonchalance et décontraction, omniprésent tout le long de la pièce, est le maître du jeu et déclenche le tourbillon autour de lui, Juliette Meyniac est la blonde de service, un peu godiche, qui m'a parfois fait penser à la Shirley de Dino, Emilie Caen joue une jeune femme totalement survoltée, à la sexualité débordante frôlant l’hystérie, quand au messieurs, le duo Garnier et Sentou, ils se débattent dans les affres de l'adultère avec un plaisir non dissimulé.
Ces 5 là font monter la mayonnaise sans qu'un instant la pression retombe, les occasions de rire de bon coeur ne sont pas légions, celle là est à ne pas rater.
Une pièce de Derek Benfield, au Théâtre de la Michodière, jusqu'au 26 juin 2011. Pièce montée par Jean-Luc Moreau.
La bande annonce ne rend pas justice à la pièce, mais la voici tout de même.
Parti au restaurant en famille hier - Au bonheur du Pré au Pré Saint Gervais pour ne rien vous cacher - Il se trouve qu'une chanteuse, Virginie Capizzi, accompagnée d'un pianiste s'y produisait. Vieux réflexe, j'ai noté son nom pour vous en dire quelques mots et suis allé voir son actualité. Bien m'en a pris puisqu'elle sort un album Tityre, ce 26 avril. Hier soir elle n'a chanté que des standards jazz, en tout cas lors de son premier set, je n'ai pas assisté au second. Joli timbre de voix, sens du groove évident, trop de solo piano à mon goût, mais pas les meilleures conditions pour juger et puis vous le savez, le jazz et moi, nous n'avons pas plus d'affinités que cela. Son site - prendre un nom de domaine serait une judicieuse idée si je peux me permettre - nous permet de découvrir l'auteur/compositeur/interprète, L'écoute des extraits - voir ci-contre - m'a immédiatement évoqué, vu mes faibles références dans le domaine, la Diane Tell des premiers albums avec Uzeb ou de son dernier en hommage à Boris Vian. Tout flatteurs, qui part presque pop, en est le parfait exemple. Si vous souhaitez en savoir plus, jetez un oeil ci-dessous pour le concert de lancement de l'album.
26 avril 2011 : concert de sortie officielle du 1er album du Virginie Capizzi quartet "TITYRE"
Au Sunside, 60 rue des Lombards, 75001 Paris (Accès)