Woodlander - Ya no duele màs

Woodlander - Ya no duele màs

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Pablo et sa fine équipe - Nathalie au chant et Alvaro Fernández aux guitares - frappent à nouveau, cette fois dans un style inédit à leur catalogue, la bossa nova. Comme ce n'est un secret pour personne que je fond pour cette rythmique, et qu'il suffit que Nathalie pousse une note pour que je me liquéfie, il n'est pas difficile de deviner que cette nouvelle et sournoise attaque contre mes tympans allait triompher des mes faibles défenses. Quelques accords de synthé, une flûte, des arpèges de piano, des cordes pour napper le tout, emballé, c'est pesé, le second album promet déjà alors que le premier est encore tout frais sur nos platines.   
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Pierre Faa - L’Avenir n’est plus comme avant

pierre_faa.jpgPierre Faa - L’Avenir n’est plus comme avant

J'ai mis un peu de temps à écrire cette chronique pour un album que j'ai pourtant depuis quelques semaines. En playlist sur mon mp3, j'y reviens régulièrement, ne m'en lasse pas mais comme l'aborder, vous le proposer vous donner envie sans le sur-vendre confused . Pierre Faa a déjà été cité dans ces pages comme un tiers du trio Peppermoon, le tiers qui signe les chansons quand même. Le voici qui amène à l’aboutissement son projet parallèle solo, exit le timbre enchanteur d'Iris, c'est lui qui s'y colle. Côté voix, on est plutôt dans la lignée d'un Chamfort, des mélodies raffinées, ciselées, avec un ambitus assez faible, entre parlé et chanté.  Citer Chamfort n'est pas anecdotique puisque l'on retrouve à la réalisation l'un de ces anciens complices que je révère Jay Alanski (Jil Caplan, Lio, Marie France et surtout Jay lui même et son superbe album The Price of Love) . Petites vignettes sonores complexes mais ô combien accessibles, ces deux là tricotent des chansons d'artisans, ou le classicisme de l'un est percuté par l'electro de l'autre, les subtilités du Pierre soulignées par les trouvailles du Jay. Les 14 titres proposés sous le superbe titre L’Avenir n’est plus comme avant ont chacun un scintillement qui leur est propre, 14 gemmes taillées par le diamantaire, quoique non belge mais parisien - Info exclusive de Mr Faa lui même biggrin Alanski, pour un bijou entre pop et variété, la frontière est de toutes façons assez floue. Comme avec Peppermoon, je crains que l'adage nul n'est prophète en son pays ne se vérifie à nouveau, la finesse de ses compositions, leurs légèretés se coulant mal dans le moule actuel du fast food prêt à consommer, prêt à porter prêt à jeter. Si vous vous sentez d'humeur à laisser tomber le jean pour la soie, troquer le zirconium pour l'émeraude et le rubis, ce disque est le votre.  
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The Edge - Kill your idols

The_Edge_KillYour_Idol.jpgThe Edge - Kill your idols

Avec un nom pareil, je m'attendais à un rock d'inspiration U2. Heureusement il n'en est rien, ce premier 4 titres du quatuor a pas mal d'atouts à faire valoir. Mystery, sa rythmique disco rock electro façon le Floyd d'Another brick in the wall, , ses accords de guitares rageurs, sa voix habitée, son Fender Rhodes en guide sonore propose l'un des morceaux  les plus accrocheurs de ses derniers mois. Smash, en 6'41 propose une intro qui n'aurait pas déparé un Thriller avant de retourner flirter avec une electro dance insistante, un bref passage rap à la Linkin Park et un solo de guitare à réveiller les morts, bref de quoi agiter salement les nuits des nights clubber en tout genre. Le morceau éponyme déchire les tympans à coup de synthés, la voix salie par la saturation, un titre dissonant, dérangeant, rock destructuré à la puissance évocatrice indéniable. Étrangement, histoire de paumer tout le monde ou de montrer l'étendue de leur palette  le Better day qui clôt ce 4 titres laisse totalement tomber l'electro et la prise de risque sonore pour une popsong bien balancée. Un groupe surprenant, et prometteur.
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Ending Satellites - A Devasted Place Where We Can Dance

Ending_Satellites.jpgEnding Satellites -  A Devasted Place Where We Can Dance

Le dossier de presse est un poil cryptique, on se sait pas trop qui fait quoi, mais le projet est présenté comme étant musical et photographique. Ce deux titres suit un premier nommé Do not write here. Et de fait, cette musique étant essentiellement instrumentale, son rapport à l'image est nécessairement plus important, allégé du poids des paroles. Les ambiances sont très variées, et même un accroc comme moi au format popsong, irréductiblement scotché au binôme couplet refrain, ne peut que trouver un charme certain à cette décoction. Les atmosphères sont assez variées à l'intérieur d'un même titre pour maintenir l'attention et on se prend à regretter que des images n'illustrent pas plus le propos, Ending Satellites nous proposent une B.O sans film, à vous de vous en faire un dessus, de l'hispanisant Palos de la Frontera à The last dance, titre multifacettes enchaînant les ambiances différentes, glissant de l'ambiant à un rock alternatif affirmé.
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Céline Dion - S'il suffisait d'aimer

Céline Dion

S'il suffisait d'aimer

Goldman par Celine Dion, pas d'accords complexes mais comme il faut les enchaîner vitesse grand V, hop rubrique joueurs confirmés.

Céline Dion - S'il suffisait d'aimer


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Jay-Jay Johanson - Spellbound

Jay-Jay-Johanson---Spellbound.jpgJay-Jay Johanson - Spellbound

Je découvre cet auteur compositeur suédois avec ce 9ème album, et ma foi, la surprise est d"autant plus grande. 11 titres très intimistes, plutôt mélancoliques, ou des grappes d'arpèges de piano répondent doucement à une guitare acoustique - Shadows -, ou une ligne de basse, réminiscente de je ne sais quel titre, pour une délicate mélodie envoûtante, Dilemma  ou quelques accords plaqués rythme une lancinante et fascinante ballade  - On the Other side - . La voix participe principalement au charme que dégage cet artiste, entre murmure et douceur, Installez vous dans un bon fauteuil à la tombée de la nuit, posez sur la platine cet album et laissez vous emporter, bercer, il n'y a pas une seconde de ce disque qui ne mérite pas une écoute attentive. Laissez le plaisir  vous envahir et le temps s'écouler  sans vous..
Un album à écouter à deux., l'un contre l'autre 

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For Heaven's Sake - Paha Sapa / Mako Sika

for_heaven_s_sake_paha_sapa_mako_sika.jpg For Heaven's Sake - Paha Sapa / Mako Sika

En digne pop addict, comprendre amateur de singles de 3'30 grand max à la mélodie évidente, petit fils des Bealtes, j'avoue avoir tendance à déserter un peu lorsque je tombe sur un album qui propose 45 minutes de musique en 7 titres. Il me faut une préparation psychologique pour me laisser glisser dans le grand bain. smile A réception de l'album - le second semble t'il - de For heaven's Sake, j'ai pris mon temps pour m'immerger. C'est en fait un seul homme qui se cache derrière ce pseudo, Guillaume Nicolas, ce qui en explique le caractère hautement personnel. Bon, dès le premier titre, Ya Hayyou, Ya Qayyoum, je sens que je vais avoir du mal à trouver mes repères. Ambiance orientalisante, esprit de George Harrison est tu là ? , voix mixée au fond, le titre se développe sur plus de 9 minutes, et c'est parti pour le grand voyage, le tout est de se laisser porter. Poison Ivy, enchaîne, plus destructuré, plus angoissant aussi dans sa première partie instrumentale avant de s'ouvrir sur une sorte de folk bluesy mélancolique à coller le bourdon à un mec sous gaz hilarant. DC-9 creuse le sillon oriental, la voix, à la limite de la saturation, empêchant tout compréhension aisée des paroles, peut être dans le but, atteint, de forcer l'attention, l'ensemble proposant une tension quasi hypnotique, étrange. Zôt U Râspi Ashem (en quelle langue est ce donc ? ) permet de respirer un peu, l'ambiance y est moins torturée, moins pesante, une ballade rock, presque classique, enfin ce qui en est le plus approchant pour cet album, avec toujours cette voix traitée comme un instrument. J'avoue qu'arrivé là, même après de multiples écoutes,  Alba Ayamule m'a décroché à chaque fois, et  comme pour m'aider à raccrocher les wagons, le sieur Nicolas dégaine une popsong "ordinaire", sauf son titre,  Bint Elshalabia, guitares, basse batterie, bon ok, ce n'est pas du Christophe Mae, mais évidemment le morceau, est, de mon point de vue, le plus accessible, la porte d'entrée de ce Heaven.Paha Sapa / Mako Sika - manque la traduction - se clôt avec Dolente C, morceau acoustique ou des traces de blues et de country  - l'instrumentation - rendent cette dernière plage, la plus courte,  presque apaisante, un baume après les brûlures. Au final, évidement, un album ovni, à forte teneur en originalité, à personnalité unique, à l'univers artistique très différenciant, pas vraiment hermétique, mais demandant une implication de l'auditeur à la hauteur de celle du créateur. Deux autres opus devraient compléter d'ici peu le voyage., bonne route ...
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