Je suis plutôt fan de reprises en général, et quoique n'ayant jamais entendu une once de la musique de Vains of Jenna, la set liste, incluant des covers des Beatles, Deep Purple, The Zombies, Box Top, Elton John et autres Mama and Papa's ou Simon et Garfunkel, allié à une photo cliché style hard rockers façon années 80 ne pouvaient que m'attirer d'abord la pupille puis les tympans. Le groupe est suédois et leur nouveau chanteur américain. Ils pourraient bien venir de Mongolie extérieure que cela ne changerait rien à l'affaire. Leurs 15 reprises sont sympa à écouter une fois, le chanteur est même carrément excellent et porte la baraque, voir sauve lse meubles parfois, mais tout ça manque cruellement d'imagination et il ne suffit pas de mettre un peu d'électricité à California Dreamin pour vraiment se démarquer. Ceci dit, entant que jukebox dans la voiture, ça évite d'avoir à se faire une compil, car il faut au moins leur reconnaître cela, à défaut d'avoir de l'inventivité, ils ont bon goût, et même la reprise de Fuck you de Cee Lo, sonne.
Je tiens Michel Fugain pour l'un de nos mélodistes les plus doués, il a composé un nombre incalculable de chef d'oeuvre et l'album N°2 avec le Big Bazar reste comme l'une de mes références d'album totalement réussi. Même si, ces dernières années, sa musique, pour lui ou pour Michel Sardou m'a laissé pour le moins dubitatif. Ce 6 titres - le premier d'une série de 4, un par saisons concept façon Zazie - le voit revenir en bonne, sinon grande, forme. Ceux qui s'aiment, premier single, son rythme doucement bossa, est de ces titres que l'on aime écouter, pas de génie, mais talent et savoir faire qui s'allient pour caser un chouette morceau, sa plus belle chanson depuis des lustres. C'est, haut la main, le meilleur titre des 6, même si aucune des autres compositions n'est franchement mauvaise. Simplement Fugain y fait ce qu'il sait faire, sans surprise, efficacement, cette voix reconnaissable entre milles, toute glisse tout seul, sans efforts, et peut être est ce justement ce manque d'aspérité qui dérange. les 2 titres aux tempos les plus rapides Laisser passer et Est-ce ainsi ? ne m'ont pas convaincu. Content en tout cas de le revoir aux commandes. La suite cet été.
Quintet bordelais proposé par le label La bulle sonore (gage de qualité), ce premier EP 4 titres marque leur territoire de fort belle façon. Une pop fraîche et enjouée, mêlant le meilleure d'une pop made in France style Daho/Lio/Chamfort des années 80 et un son bien moins daté, plus actuel. Le 1er titre Riviera surprend, une guitare quasi surf et une voix lead féminine . Coup d'oeil sur les photos jointes au dossier promo, soit l'un des gars prend des hormones
à donf , soit la demoiselle a oublié d'être crédité. pas bien . Reste que le morceau est fun en diable, très gracieux, et donne la banane, un vrai plaisir. Les villes conserve ce côté emballant, ça pétille, ça fait des bulles, tourne doucement la tête, douce ivresse. La voix lead est masculine quoique doublée presque systématiquement par une voix féminine. Et puis entendre chanter en toute décontraction sur un air guilleret " et je baise à La Rochelle, à Reims ou à Nantes" est un plaisir dont je ne me lasse pas. Le troisième morceau donne son nom au groupe, et reste dans le domaine léger, peut être un poil moins accrocheur que les deux précédents, mais c'est vraiment pour chipoter. La voix Lead est principalement féminine, une nouvelle fois. God Save la France qui clôt l'EP rejoint en potentiel radiophonique ces petites soeurs. Ce groupe a ce côté grand public, accessible, assez rare dans la pop française, qui pourrait, si les bonnes fées se penchent sur lui, lui ouvrir tout grandes les portes de la réussite. Vite l'album ! Le player Le Site
Pas une chronique d'un nouvel album, juste l'annonce de la sortie d'un nouveau single de Linus, à peine composé, enregistré et hop, en ligne sur Itunes ou Amazon prêt à être acheté. C'est une pop song à la Linus, comprendre délicieusement sucrée et addictive, moins rentre dedans que ce qu'il fait actuellement avec Palmdale, dans la droite ligne de ces précédents albums, plus proche de Let yourself be happy ou Your favorite record que de Triangle qui m'avait un peu déçu.
magique et Indispensable.
Quoiqu'ils en soient à leur 5ème album, ils n'auront laissé à la postérité qu'un seul titre, cette superbe ballade qui fleure bon les vacances. Facile à jouer, facile à chanter, un classique quoi.
Voyage en italie
Faire une virée à deux, tous les deux sur les chemins dans ton automobile tous les deux on sera bien et dans le ciel il y aura des étoiles et du soleil quand on mettra les voiles
S'en aller tous les deux dans le sud de l'Italie et voir la vie en bleue, tout jouer sur un pari, toute la nuit danser le calypso dans un dancing avec vue sur l'Arno
Au milieu de la nuit en catimini, E va la nove va la douce vie, on s'en ira toute la nuit danser le calypso en Italie, et boire allegretto ma non troppo du campari quand Paris est à l'eau
S'en aller au matin boire un dernier martini et aller prendre un bain sur une plage à Capri, voir sur ta peau le soleil se lever à la Madone envoyer des baisers
Au milieu de la nuit en catimini, E va la nove va la douce vie, on s'en ira toute la nuit danser le calypso en Italie, et boire allegretto ma non troppo du campari quand Paris est à l'eau
S'en aller tous les deux dans le sud de l'Italie et voir la vie en bleue, tout jouer sur un pari, toute la nuit danser le calypso dans un dancing avec vue sur l'Arno
Une bombe brune, 3 rockers efflanqués en embuscade derrière, un rouge flashy en logo, rien qu'à mater les photos, on sent que ces 4 là ont un truc en plus, une aura, le truc indéfinissable qui fait la différence. Le site est assez chiche en info - ils sont d'ou ?, qui joue quoi ? - mais leur 5 titres est en écoute en totalité - pas de foutus extraits, bénis soient ils - et permettent de confirmer que tous leurs atouts ne sont pas dans le look. Evidemment le point de mire, c'est la voix de la miss, loin des clichés pop et des voix des petites filles, une voix chargée à la testostérone, mature, rock et définitivement féminine, ou toute trace de sensualité n'est pas bannie mais n'est pas mise au premier plan. Le groupe se présente comme electro rock, à l'image du titre de l'EP. le côté rock mâtiné de pop me parait nettement plus prégnant . What if, titre le plus percutant, à un petit air de Martha Davis (The Motels pour les plus jeunes) pas dégueu, et le Such a fool d'intro, ma foi fort efficace radiophoniquement parlant, séduirait plus d'un Blondie addict. Pas de faux pas pour cette première sortie du bois, m'est avis qu'on en entendra parler car ils ont la formule magique. A garder à l'oeil et ma main à couper que cette fille sera une star, elle le porte sur elle. Le player pour écouter l'EP
Et voilà la bande à David Coverdale qui revient dans une Nième configuration (cette fois les guitaristes sont restés) pour un onzième album. Visiblement - audiblement - les récents problèmes vocaux du David sont loins, et on retrouve le chanteur de la grande époque, s'époumonant sur un hard bluesy tendance FM tel Steal your heart away qui ouvre le disque est calibré single, le refrain accrocheur, quoique probablement déjà entendu des dizaines de fois. J'avais quelque peu lâché le Serpent Blanc ces dernières années et c'est une bonne surprise que de les retrouver en forme. Côté guitares, ça décoiffe, Doug ALDRICH, qui co-signe la totalité des titres avec Coverdale, manie la 6 cordes comme personne, et les riffs et les solos virtuoses - Love Will Set You Free - de s’enchaîner à qui mieux-mieux sans faiblir, sur des compos qui prennent leurs aises (une demi douzaine sont au dessus des 5 minutes et jusqu'à 7 minutes pour le titre éponyme). Du hard donc, de haute volée, même si le tout manque singulièrement d'imagination, n'est pas Blackmore qui veut. Et comme tous groupes de ce style, on ne coupe pas aux ballades, 4 ici, sans génie mais pas sans talent, bref si, comme moi, vous être friand de hard mélodique, ce cru 2011 a les atouts pour vous séduire.