Shineski - The Wild Lane

Shineski.jpgShineski - The Wild Lane

Originaire de Mulhouse, ce quatuor nous propose son second album en libre téléchargement contre contribution de votre choix sur bandcamp. Amateurs de bonbons acidulés et pop sucrée, habitués de ces lieux, gare aux oreilles, le Wild du titre n'est pas usurpé. Ici c'est de - gros - rock dont il est question, les guitares arrachent sévères, basse batterie ne laissent pas leur parts aux chiens, et côté voix, les cordes vocales sont mises à contribution. Bon, ce n'est pas plus ma tasse de thé que cela, mais il faut reconnaître que c'est fort bien produit, carré, efficace, et que derrière le gros son des guitares pointent quelques mélodies qui n'ont certes aucune chance d'entrer dans un top quelconque mais rendent le tout très fréquentable. Incubus, Nine Inch Nails, Foo-Fighters me paraissent être les influences les plus proches pour vous donner une idée de la déferlante sonore à laquelle vous pouvez vous attendre.  

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Aspirateur de langue - Hot

Aspirateur_de_langue.jpgAspirateur de langue - Hot

Concept original, le nouvel album d'Aspirateur de langue sortira en kit. cry Hot, premier maxi 4 titres, sera disponible le 14 avril, le déjà baptisé Sweet est prévue en novembre 2011 et Desire, la 3ème et dernière partie dans un an, mars 2012,  le tout sera regroupé dans un album, Want more ? avec un DVD bonus à la clef. Côté teasing et démarche différenciante, c'est gagné. Côté zik, les gus creusent un sillon qui leur est propre, ou rock, jazz, ska, punk se combinent pour un cocktail qui n'appartient qu'à eux. Hot, le morceau titre part sur une rythmique à la B'52's poussé au cul par sax agressif, la voix s'égosillant en fuck me et autre i'm hot, explicit lyrics diraient les ricains, tout en 'alternant passages plus lent et montée orgasmique, le tout en 3'36 seulement. Surprise reste dans cette lignée, ou le saxo donne le la, posé sur fond définitivement couleur rock and roll. Ce n'est pas exactement une musique très grand public, mais je mettrais ma main à couper que c'est bien le cadet de leur soucis.  Flame confirme le côté assez unique de leur musique, et de leur capacité à se forger une identité sonore, ça part dans tous les sens, et quand on croit qu'ils se calment, c'est pour mieux taper plus fort ensuite. Young blood, 6'30 au compteur, clos ce premier épisode, d'une musique à l'évidence taillée pour la scène et le happening. Ça tombe bien, pour fêter la sortie d'Hot, ils joueront au Ferrailleur de Nantes le 14 avril.

 
Aspirateur De Langue : Teaser #3. par RockO_Corps
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Sara Lov - I already love you

Sara_Lov.jpgSara Lov - I already love you

Je ne connaissais rien de cette jeune femme avant d'entendre cet album. Qui m'a immédiatement envouté. Je suis en général fan de covers et cet album n'est que cela; même si la plupart sont assez obscures. Pour un Elvis Costello - I want to vanish -  doucement déchirante, ou un Smiths - There Is A Light That Never Goes Out - nombre d'autres morceaux sont pour moi des découvertes. Une voix chuchotée, murmurée parfois, quelques arpèges de piano, des cordes, une guitare acoustique, vous l'aurez compris, pas de décharge d'énergie ici, juste beaucoup de douceur, une proximité qui frise l'intimité, la mélodie de Square heart (initialement de The Black Heart Procession confused est absolument vampirisante, Papa was a rodeo, des Magnetic Fields sublime l'atmosphère pop de l'original, bref, sans esbroufe, sans coup d'éclat et sans recourir à la puissance, Sara Lov, séduit par la grâce avec laquelle elle se réapproprie ses perles oubliées. je l'aime déjà.

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Four of a kind - Let me live my dream

Four_of_a_kind.jpgFour of a kind - Let me live my dream

Quartet tourangeau, 4K nous propose un premier EP 5 titres (5€ sur leur boutique) d'inspiration indéniablement rock. Le morceau éponyme, porté par une belle ligne de basse est plutôt accrocheur, pas si éloignée d'une power pop efficace, After the rain privilégie une ambiance un peu plus lourde sur un tempo plus lent, au rythme zébré de break. Plus de 5 minutes au compteur, preuve qu'ils se sentent à l'aise sur ce titre, même si un zeste de concision n'eut pas été superflue à mon sens. Le troisième titre, Based on a true story, présente une autre facette, plus calme, ou les 4 développent leur thème pendant près de 6 minutes, avec évidement le crescendo final habituel de ces ballades de rockers, un solo de guitare échevelé et ma foi fort réussi quoiqu'un peu noyé dans le mix ou la basse s'octroie à nouveau le leadership.  A place in my heart alterne passages agressifs et énergiques et arpèges délicats. Le dernier titre, particulièrement important à leur yeux puisqu'il porte le nom du groupe suit un peu les mêmes schémas que les titres précédents, sur près de 6 minutes cette fois, le morceau le plus long de l'EP. Avec un son un peu plus travaillé  - plus de temps de studio - et peut-être l'ajout d'un clavier, il est probable que le groupe gagnerait en richesse et en profondeur. Mais cette première livraison est prometteuse .
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Conversations avec ma libido

Conversation_avec_ma_libido.jpgConversations avec ma libido 

Un petit tour hier soir au petit Théâtre des Variétés (il faut grimper quelques volées de marches à droite de la grande salle pour y accéder, sauf erreur inaccessible si handicap), pour voir cette pièce de  ELENI LAIOU (elle y joue) et PATRICK HERNANDEZ, mise en scène par  CORINNE PUGET - qui joue aussi -  et en tête d'affiche ALEXANDRE PESLE, l'excellent Sylvain de Caméra Café. Le thème, un écrivain coincé prônant, et pratiquant, l'abstinence sexuelle voit débouler dans son nouvel appartement sa voisine de palier, évidement extravertie, ce qui à un effet dévastateur sur sa libido qui se matérialise sur scène. Une comédie basée sur le sexe, de quoi s'attendre à un franc succès.
Pourtant salle à demi vide, étonnant pour un samedi soir. Surtout que, sans être désopilante et provoquer l'hilarité permanente, on passe une heure (65 minutes pour être précis) très agréable, on l'on sourit souvent et l'on rit parfois. Les deux filles sont les plus efficaces, font preuve d'un sacré abattage et balancent les mots les plus crus très naturellement smile. Monsieur Pesle lui surjoue un peu à mon goût,  ses mimiques de types coincés heurté par les propos de sa libido font forcées, et ne semble pas avoir pleinement trouvé son personnage.
Reste qu'après un petit restau et en attendant le début de la vrai soirée ou pour les couche-tôt - début de la pièce à 21h30, sortie à 22h40 - c'est une manière idéale de se détendre franchement, et si vous n'êtes pas trop prude, impossible d'être déçu.
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Woodlander - The question

Woodlander-The_question.jpgWoodlander - The question

Dès le 1er titre, on comprend qu'il n'y aura pas de question sur la qualité de l'abum mais une réponse unanime, tongue. La vida Cambia,  la voix de Nathalie, on pourrait écrire des pages à son sujet, inutiles puisqu'il suffit d'écouter  - la guitare d'Alvaro Fernandez et les claviers et arrangements du Woodlander lui même, tout est en place, la mélodie qui squatte les tympans, caractéristique du travail de Pablo Montero, le maître des lieux, bref, c'est du lourd avec un reproche néanmoins qu'elle idée d'avoir coupé si rapidement le superbe solo d'Alvaro qui clôt le titre mad. Changement d'ambiance avec Man without name, l'instrumental qui suit, très celte, comme si un Ritchie Blackmore période & Night téléscopait un Mike Oldfield. Jazz in flight, toujours instrumental, opère un net virage vers le style indiqué dans son titre, tout en douceur, ou la guitare d'Alvaro se fait plus câline. Retour vers la chanson avec Last night with you, ambiance discrètement jazzy, nappe de clavier pour écrin ou Nathalie affole les compteurs. Break up est le dernier titre ou Pablo n'officie pas seul, et ou brille de mille feux la guitare solo, entre un Gary Moore et un Carlos Santana et un de ses mélodies qui font les slow qui tuent. Pablo ayant constitué son groupe récemment, les titresqui suivent sont plus anciens et il est seul aux commandes, ce qui n'enlève rien à la qualité des morceaux. Young adventures laisse entrevoir une forme de romantisme, proche d'un Vangelis par exemple. Le septième titre est la version initiale de Last Night with you, sans la voix de Nath, ce qui permet de mesure deux choses, que le morceau était bon au départ et que son apport vocal transcende le titre pour l'amener encore plus haut. Star of Crete a de nettes influences Floydiennes et l'ombre de Shine on You Crazy Diamond plane le long des 5 minutes de cette plage, on a vu pire comme référence. The Useless pain renoue avec les ambiances Mike Oldield, Traveller, comme son nom l'indique est une invitation aux voyages, aux grands espaces, la parfaite bande son d'un film sous-marin qui n'existe pas encore, Ojos Negros a tout d'un titre qui pourrait subir le même sort que Last night with you, voir sa mélodie passer par les cordes vocales de Nathalie. Au final un album qui vous emmènera en ballade sans jamais vous lasser ni vous agresser, ou, curieusement, connaissant la passion de Pablo pour Electric Light Orchestra, on n'en perçoit pas une trace, peu voir pas  de cordes par exemple. Et surtout, l'équipe qu'il vient de constituer avec Alvaro et Nahalie - sans oublier Fran Calzas à la basse - est plus que prometteuse et s'il pouvait un temps orienter ses compos dans un style plus chanson, j'en serais le premier ravi.
Reste tout de même une question en suspend, pourquoi Lonely Face est elle passée à la trappe ?
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Axelle Red - La claque

Axelle-Red.jpgAxelle Red - La claque

La rousse incendiaire prépare le terrain de son nouvel album, Un coeur comme le mien, à paraître début avril avec cet EP 3 titres. Bien que sortant des albums de qualité, elle peine à retrouver le succès de ses débuts, Pourtant, une signature vocale comme la sienne, cela ne se trouve pas tous les 4 matins, mais il manque à chaque fois la petite étincelle nécessaire pour enflammer les foules, la mélodie accrocheuse qui ferait la différence. La claque, et son étrange clip - voir ci-dessous - ne déroge pas à la règle. Le son soul, la discrète guitare rythmique, la basse qui porte le tout, cette voix légèrement voilée, si envoûtante, tout est en place, et si la première écoute m'avait laissé un peu dubitatif sur le potentiel radiophonique, quelques passages supplémentaires m'ont convaincu. Mais je crains que ce ne soit encore un peu trop élaboré pour toucher le Graal.  Par contre les deux morceaux suivant m'ont un peu décontenancés, moins efficaces, plus face B que face A, en espérant que qu'ils ne seront pas sur l'album, histoire d'avoir un peu plus de nouveaux morceaux à découvrir.

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