Nasser - #4

Nasser.jpgNasser - #4

Comme son nom pouvait le laisser présager, #4 est la quatrième rondelle dégoupillée par le trio Nasser, quatrième sortie mais premier album. Leur ambition, mettre le feu aux pistes de danse avec une décharge d'électro survitaminée. Warning, qui ouvre le bal, a un lien de parenté certain avec un  Atomic de Blondie, enfin le backing track, puisque de lead vocal, il n'y a point, juste une voix parlée façon Thriller de vous savez qui. Le morceau est attachant, et fait le job d'un morceau d'ouverture, donner envie de poursuivre la route. Come on est le premier single extrait des 13 titres. Basse et batterie continuent de bien marteler les temps, et sauf à être unijambiste, fatalement, ça pousse au cul. Bon, le Come on repris en choeur, manque un peu d'imagination, mais les synthés couplés aux machines font le taf, ça accroche. Les guitares ne sont pas oubliées pour autant, et les rythmiques avec de petits riffs vicieux sont innombrables. Côté son, rien à redire, c'est ample, ça cogne quand et ou il faut. Pour être complètement emballé il faudrait fréquenter un peu plus que moi les dancefloors ou accrocher quelques refrains moins stéréotypés. Tiens, un hybride Superbus/Nasser, ça, ça aurait de la gueule
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Libres de chanter - Paroles de femmes

Paroles_de_femmes_Chabada_Fr3.jpgLibres de chanter - Paroles de femmes

C'est pour une bonne cause, l'association paroles de femmes, et le gratin de la variété française féminine d'aujourd'hui s'y est collé. Orchestré par Stanilas, des standards de la chanson francophone avec pour point commun d'avoir un prénom féminin dans le titre, sont donc repris par Liane Foly, Nolwenn Leroy, Jennifer, Amandine Bourgeois, Elisa Tovati, Tina Arena, Chimène Bady, Joyce Jonathan, Irène Jacob, Véronique Sanson, Hélène Segara, Shym, Amel Bent, seules ou à plusieurs suivant les titres, sacré générique. Ça démarre - mal - avec Gabrielle de Johnny, prétexte à ce que chacune des donzelles y aille de sa phrase, et ou clairement, les différences de puissance vocale en atomise certaines (pauvre Joyce). Jenifer exécute Bambou de Gainsbourg/Chamfort, bon si vous voulez mon avis, c'est surtout la robe de la miss qui vaut le détour, sa version, quoique fort correcte, n'efface pas l'original, la faute à une orchestration trop proche hormis le bel accompagnement de cordes. Shy'm dont je ne connais rien, inculte que je suis, s'empare de fort belle façon du Nathalie de Gilbert Bécaud, et est la première franche réussite de cet album. Joyce Jonathan se lance dans une version country/folk de la superbe Michele de Gerard Lenormand. Si on fait l'impasse sur le fait que le texte n'est absolument pas adapté pour une femme, ça le fait bien. Amel Bent vampirise le Lucille de Jonasz (ou Mitchell au choix) et colle le grand frisson, avec cette version on sa voix chaude et grave fait merveille. Tina Arena se retrouve à chanter une version electro pop de Vanina (Dave) façon Arnold Turboust / Daho des années 80 et impossible de résister à cette ritournelle et à cette demoiselle. Nolwenn Leroy coeur.gif et une violoniste soliste dont le nom m'échappe, désolé,  bénéficient d'une orchestration très originale sur Aline de Christophe, et avec la voix qu'elle a ne pouvait que faire un carton. Chimène Badi s'empare de la Mathilde de Brel, même réserve sur le texte que pour Michèle, mais côté rentre dedans, c'est efficace. Natasha Saint Pierre, sans risque, reprend la Lucie d'Obispo, avec lequel elle travaille habituellement, en duo avec Claire Keim. Sans risque donc sans éclat. Amandine Bourgeois, qui on le sait excelle dans la reprise, s'approprie avec talent le Osez Josephine de Bashung, en passant avec de bonnes compos, cette gamine ferait un tabac. Liane Foly chante la très belle chanson de Pierre Perret, Lily, dommage que ce titre ne lui permette pas de laisser éclater tout son potentiel vocal. Les poèmes de Michele de Teri Moise - elle est passé ou d'ailleurs elle ? - repris ici par Anggun, me laisse sur ma faim, déjà ce titre n'est pas un standard du niveau des autres morceaux et bien que je sois fan d'Anggun en tant qu’interprète, là ça ne le fait pas. Ella elle l'a, France Gall bien entendu, est ici à la main d'Helene Ségara, qui s'abstient, heureusement, dans faire des tonnes, reste que le titre est un poil molasson, dommage, il y avait matière à en faire un truc géant.. Rubrique second couteaux, Irène Jacob et Elisa Tovati se font Que Marianne était jolie de Michel Delpech, joliment remis au goût du jour. Leurs voix se marient bien et donnent envie de les écouter dans leurs propres univers. Pour fermer l'album, la grande Véronique Sanson, non présente lors de l'émission télé à  proposé d'inclure son titre Marie, peu connu dans son répertoire. Au final un chouette disque pour une chouette cause.

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Aube L - Souls to the wind

Aube_L_-_Souls_To_The_Wind.jpgAube L - Souls to the wind

Éprouvante. C'est l'adjectif qui me parait qualifier le mieux l'écoute de cet album. Ou désespéré (pérant ?) au choix. C'est juste l'un de ces album dont on ne sort pas indemne, pas de ceux qui rentrent par une oreille et ressortent par l'orifice de leur choix, 3 petits tours et puis s'en vont, non. En ouvrant  I don't care, la première des 13 plages composant ce disque, vous ouvrez la porte d'un univers sombre, torturé, et ne vous laissez pas attendrir par les délicats arpèges qui débute le morceau, le calme avant la tempête, la douceur avant le déchaînement des éléments. Scary to be free qui déboule derrière indique la direction, vers le bas, dissonances, guitares apocalytiques, voix presque recouverte par la lave sonore, bref ça décape sec. A song for your love, ne tient pas les promesses de son titre, si c'est bien une chanson, l'amour ici est celui des enfers. I don't want to live on the knees, en partie parlée en français est doté d'un chant quasi halluciné, et quand l'album se clôt sur l'instrumental Histoire d'une prison, il faut un certain temps d'adaptation pour réintégrer l'espace temps qui est le notre. Cette Aube L est clairement bien barrée, régnant en maîtresse femme sur ce chaos sonore organisé, tellurique, qui fait de son univers un endroit unique, profondément personnel,  ce qui est exactement ce que l'on est en droit d'exiger d'un artiste. 

Aube L / I don't care

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The Do - Both Ways Open Jaws

The_Do.jpgThe Do - Both Ways Open Jaws

La sortie de ce second album a déclenché un sacré buzz et une avalanche d'articles dans la presse spécialisée ou non. Etant passé à côté de Mouthfull, le premier, aucun à priori. Mais à force de lire dans leurs interviews,  qu'ils faisaient dans l'expérimental, utilisant des instruments atypiques pour en jouer de manière détournée, de lire des références à Björk et autre allumée du bocal,  de les entendre déclarer avoir tout composé à la guitare puis avoir banni l'instrument de l'enregistrement, ou avoir viré de l'album les deux singles choisis par la maison de disque, je m'attendais au pire, moi qui ai du mal à sortir de ma pop "facile". et finalement ce disque s'écoute plutôt bien, et si effectivement ,cette pop est un peu déstructurée, pas vraiment bancale mais pas d'aplomb pour autant, entre bricolage arty et volonté de ne pas basculer dans le vraiment barré. Allez, pour leur faire plaisir, on dira que Kate Bush avec 30 ans de moins serait probablement dans un trip de ce style. Il y a beaucoup  - trop ? - d'idées dans ces 13 titres, et entre un accrocheur too insistent, une comptine explosée, Slippery slope, le tendre et charmeur  Was it a dream ? ou le quasi collage musical qu'est The calendar; difficile de se faire une religion. Quoiqu'il en soit, s'il surprend à chaque instant, cet album ne déçoit à aucun moment, et c'est déjà un tour de force.

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Louis Bertignac- Grizzly

Bertignac.jpgLouis Bertignac- Grizzly

Bon, un chose est certaine, si nous ne devions choisir qu'un seul guitar hero made in France, c'est clairement le Louis qui raflerait la palme. Ce mec à de la dynamite dans les doigts et dans le coeur, et sa carrière post téléphone, assez anecdotique en tant qu’interprète solo, ne s'explique que par ses difficultés à rentrer dans un format "chanson", lui rocker jusqu'au bout des ongles. Il aura fini par écouté la vox populi qui lui demandait de lâcher les chevaux et de laisser parler la poudre (aucun double sens ici). Grizzly s'annonce donc comme un album de rock ET de guitares. Et vous pouvez me croire il n'y a pas tromperie sur la marchandise. Les riffs de débouler à qui mieux mieux, le gars Louis se fait plaisir, et le sous titre de l'album, Ça c'est vraiment moi, prend tout son sens. de 22m² qui ouvre les gaz poignée dans le coin, à Frayer qui ferme la marche, les 6 cordes en prennent pour leur grade et le manche de la Gibson fume. Si on excepte la petite concession "single" avec le remake de Purple Rain intitulé ici Bloody Mary Tabasco, ou le titre quasi tombé d'un album des Visiteurs-  Les filles comme toi - on sent nettement que la priorité n'était pas à la ligne mélodique du chant mais que celui ci à du se faire sa place entre les riffs et les solos. Bon, avec un vrai chanteur  - j'ai pas dit Jean Louis, mais un Renaud Hantson par exemple - Ca pourrait faire plus que des étincelles mais un vrai incendie, c'est les limites de l'exercice solo. Reste que ce disque est son meilleur depuis l'époque Téléphone, et ça , ça fait plaisir.  allez Louis, vas y guitare !

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72WST - Pachyderme World

72WST__Pachyderme_World.jpg 72WST - Pachyderme World

Groupe marseillais  nommé 72 west street (va retrouver un nom pareil sur Google), fondé par deux frères, Pachyderme World est leur second album. Est ce le syndrome fratrie, toujours est il que leur rock puise en grande partie ses influences chez Oasis, les guitares, électriques le plus souvent,  en avant, ils ne dédaignent pas quelques solos made in seventies (Cobbled street par exemple mais presque tous leurs titres en sont dotés). Bien que vivant en partie à New-york, leurs influences déclarées Stones, Beatles, ou la famille Gallagher les positionnent plutôt e l'autre côté de la Manche. Le chanteur possède un de ces timbre de voix qui donne un cachet certain à la musique du groupe. Avant d'avoir lu leur bio, c'est clairement aux Stones que m'a fait penser leur musique, cette façons de traîner un peu les syllabes, de poser la voix, cette morgue et cette façon un peu détachée de chanter, et ce même si le blues ne semblent pas hanter leur compos.  Les 10 titres présentés sont plutôt mid tempo, et un peu bâti sur le même moule,  l'apparition d'un orgue sur Zebra in my head apporte une agréable diversion. Bref un album agréable à écouter pour tout amateur de rock, sans rien d'exceptionnel, certes, mais sans faux pas non plus, ce qui n'est pas le plus facile. et pour vous faire un idée, rien de plus facile, à compter du 17 mars l'album sera en téléchargement gratuit sur le bandcamp du groupe
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Jean-Louis Aubert - Demain sera parfait

Demain sera parfait 

Jean-Louis Aubert

Une poignée d'accords mille fois ressassés, un texte tout simple et une fois de plus le Jean Louis Aubert démontre toute l'étendue de son talent, toute la grâce qui l'habite.

Demain sera parfait 

01-cmaj.jpgJe veux chan06-emin.jpgter,06-amin.jpg je veux te01-fmaj.jpg faire oublier01-cmaj.jpg  ton âme en06-emin.jpg peine,06-amin.jpg ton manque de01-fmaj.jpg veine.01-cmaj.jpg Je veux chan03-e7.jpgter et te06-amin.jpg barati01-fmaj.jpgner de01-cmaj.jpgmain se01-gmaj.jpgra par01-cmaj.jpgfait
01-cmaj.jpgJe veux chan06-emin.jpgter,06-amin.jpg je veux te01-fmaj.jpg faire t’agiter 01-cmaj.jpgsur les dé06-emin.jpgcombres 06-amin.jpgde notre 01-fmaj.jpgmonde. 01-cmaj.jpg Je veux chan03-e7.jpgter et je06-amin.jpg veux t'faire chan01-fmaj.jpgter de01-cmaj.jpgmain, je 01-gmaj.jpgm’y re01-cmaj.jpgmets.
06-dmin.jpgLes pugi01-fmaj.jpglats, les combats01-cmaj.jpg, les argu01-gmaj.jpgments à deux balles06-dmin.jpg, laisse-les 01-fmaj.jpglà ils sont bien, 01-cmaj.jpgau pied des01-gmaj.jpg tours infernales.06-dmin.jpg Les petits mal01-fmaj.jpgfrats, les quinquas,01-cmaj.jpg les gros ban01-gmaj.jpgquiers en cavale06-dmin.jpg Laisse-les aux01-cmaj.jpg radios 01-gmaj.jpgmatinales
01-cmaj.jpgJe veux dan06-emin.jpgser, 06-amin.jpgje veux dan01-fmaj.jpgser sur les 01-cmaj.jpgbraises, Il fait si06-emin.jpg chaud, 06-amin.jpgmets-toi à01-fmaj.jpg l’aise, 01-cmaj.jpgje veux dan03-e7.jpgser  comme un 06-amin.jpgderviche ba01-fmaj.jpglaise, les 01-cmaj.jpgdeux pieds 01-gmaj.jpgdans la 01-cmaj.jpgglaise
06-dmin.jpgLes petits ca01-fmaj.jpgdors en goguette01-cmaj.jpg s’occupent dé01-gmaj.jpgjà de nos dettes,06-dmin.jpg les petits cas01-fmaj.jpgtors à ressort01-cmaj.jpg ils sont en01-gmaj.jpgcore bien plus forts06-dmin.jpg,  si dans nos01-fmaj.jpg villes ça sent fort01-cmaj.jpg Ils prennent en01-gmaj.jpg charge la mort06-dmin.jpg laisse les 01-cmaj.jpgdonc à leur 01-gmaj.jpgsort
01-cmaj.jpgJe veux chan06-emin.jpgter,06-amin.jpg je veux te01-fmaj.jpg faire oublier01-cmaj.jpgle mal de06-emin.jpg vivre, 06-amin.jpgle mal d'ai01-fmaj.jpgmer.01-cmaj.jpg Je veux chan03-e7.jpgter et je 06-amin.jpgveux t'faire men01-fmaj.jpgtir, de01-cmaj.jpgmain, je 01-gmaj.jpgm’y re01-cmaj.jpgmets.
06-amin.jpgDonne-moi la main, camarade, 01-fmaj.jpgtout ça c'est d'la rigolade, 06-amin.jpgdonne-moi la main, camarade 01-fmaj.jpgmême si on est dans la panade de01-cmaj.jpgmain se01-gmaj.jpgra par01-cmaj.jpgfait
01-cmaj.jpgJe veux chan06-emin.jpgter,06-amin.jpg je veux te01-fmaj.jpg faire oublier01-cmaj.jpg  ton âme en06-emin.jpg peine,06-amin.jpg ton manque de01-fmaj.jpg veine.01-cmaj.jpg Je veux chan03-e7.jpgter et te06-amin.jpg barati01-fmaj.jpgner de01-cmaj.jpgmain se01-gmaj.jpgra par01-cmaj.jpgfait de01-cmaj.jpgmain se01-gmaj.jpgra par01-cmaj.jpgfait de01-cmaj.jpgmain se01-gmaj.jpgra par01-cmaj.jpgfait

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