Laurent Voulzy - With a little help from CD1

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Cobra Skulls - Bringing the war home

Cobra_Skulls.jpgCobra Skulls - Bringing the war home

Règle N1: Ne jamais faire confiance au marketing . Il y a les albums que je reçois via les artistes ou les maisons de disque, et puis il y a ceux que le hasard me conduit à écouter au gré de mes pérégrinations sur le net.  Nom de groupe, nom d'album, pochette, allez savoir ce qui me décide. En général, qu'il y ait une fille au chant multiplie les chances par 1000 biggrin. Apparaît sur mes radars Cobra Skulls, inconnu de mes services, 4 poupées souriantes en couverture, courant punk rock en style indiqué, dans ma petite cervelle clignote Runaways, Go Go's, Blondie, bref, un léger filet de bave coule de mes lèvres. Un click sur l'aimable bouton download, 5 minutes plus tard, c'est dans foobar. Punk, je confirme, tous les titres sous les 3', ça dépote des riffs à qui mieux mieux sur des tempos propres au pogo, le tout avec un parfum pop prononcé.  Mais de gazelles, pas l'ombre d'une. Trio de rockers ricains (Reno - Nevada), les cranes de cobra sont un combo basse/guitare/batterie qui balance la sauce sans génie mais avec efficacité. Dans le style ma référence reste Size 14, voir SR 71, mais il leurs manque une efficacité mélodique pour prétendre rivaliser avec eux.
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Mademoiselle K - Jouer dehors

Mademoiselle_K.jpgMademoiselle K - Jouer dehors

3ème album pour la rockeuse, et toujours cet excellent buzz qui l'entoure,  de bonne chroniques sur à peu près tout ce que l’hexagone compte de critiques, bref suis-je le seul à me demander ce qu'on trouve de si particulier à cette jeune femme ? J'ai beau m'enquiller écoute après écoute, au casque, sur enceinte, dans le métro ou concentré sur le sujet, rien à faire, nib de nib, j'accroche pas. Et encore c'est théoriquement son album le plus pop. Hormis Que toi, à qui j'accorde le bénéfice du doute, mini tube, le reste me laisse de marbre. Même quand elle sort de sa manche un accompagnement au piano, inattendu de sa part,  Laurene Lhorizon, ca matche pas. Sa voix qui traîne dans l'ombre d'une Buzy me crispe un peu, la photo de la pochette indique sans détour et trop facilement qu'elle se découvre sur cet album. Moi je passe mon tour, mais histoire de ne pas en dégoûter les autres, la vidéo de présentation est ci-dessous .

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With a little Help from Laurent Voulzy CD2

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Suite de la compilation home-made de PhiPhi du VoulzyCD2.jpg consacré à Laurent Voulzy. Pour le descriptif de ces raretés, je lui laisse la parole.

2e épisode de notre voyage dans l'univers méconnu de la discographie parallèle de notre ami Laurent Voulzy !

On commence par "Dili Dila" et "Whistle Theme", les 2 faces d'un obscur 45t paru sous le pseudonyme BBM (pour Bing Bang Music) en 1975, qui constitue le thème d'un des 3 films "X" dont Laurent avait composé la musique. On retrouve par ailleurs 2 mix différents et d'autres versions de ces 2 titres sur l'encore plus obscur LP "Standard Music Library", qui paraîtra discrètement en Angleterre dans une série d'albums dont la musique est, comme son nom l'indique, censée servir d'illustration sonore à des films, des reportages ou des documentaires divers.

Suit alors une sorte de Poppies au féminin… les Chippies, un éphémère groupe de filles dont le lien avec Laurent vient certainement de Michèle Marie, l'instigatrice des "Popenglish", qui a cosigné un des titres. Anecdotique mais incroyablement kitch !

Je pense que la plupart d'entre vous connaissent le Mama Joe's Connection, le groupe d'un seul disque, constitué par Laurent et Ian Jelfs, par ailleurs chanteur du groupe Alice et époux de la chanteuse Valérie Lagrange, et dont la voix est étonnamment proche de celle de Laurent. Passé inaperçu lors de sa sortie en 1976, le disque a été réédité dans plusieurs pays, notamment en Espagne, après le tube que fut "Rockollection", et a également été inclus sur l'obscure compilation aussi appelée "Rockollection" parue dans certains pays, bien que Laurent n'en soit pas le chanteur principal. Il y a décidément beaucoup de disques obscurs, sur cette compilation…

Chanteur d'un petit tube en 1972 ("Les romantiques ont disparu") Serge Fouchet collaborera plusieurs années plus tard avec Laurent pour la face B d'un de ses 45t qui passera, lui aussi, totalement inaperçu : "Mary Love" est une co-composition de Laurent, que l'on peut également, si l'on tend l'oreille, entendre chanter le refrain à l'unisson avec Serge.

Ce qui est le cas d'Yves Simon, qu'on ne vous présente plus. Laurent est discrètement présent dans les chœurs d'un titre de son album "Macadam". Laurent et Yves collaboreront encore en 1988 sur une autre chanson, mais nous aurons l'occasion d'y revenir en temps voulu.

Dans le volume 1, on avait déjà pu entendre un 45t de la chanteuse Patricia, dont Laurent avait écrit les arrangements… et bien 2 ans plus tard, c'est un peu plus d'un demi-album qu'il co-écrit pour elle avec son mari Jean-Claude Paulin, dont les 45t "Notre nuit américaine" et "Magic Airways", un vrai morceau de pop sucrée et ensoleillée aux chœurs aériens (c'est le cas de le dire !) de Lolo. Je ne m'explique pas comment cette chanson n'a pas fait un ravage dans les hit-parades de l'été 1976, tant elle a tout pour elle. Et de manière plus générale, le flop qu'a injustement connu cet album est un mystère… Des titres écrits par Laurent (sur lesquels il joue et chante également), d'autres écrits et arrangés par William Sheller, et même un duo avec Alain Souchon ("Mais qu'est-ce qu'on pourrait faire ce soir?") n'auront apparemment pas été suffisants pour que cet excellent disque trouve son public…

D'un extrême (les chansons pop de qualité) à l'autre (des titres assez quelconques interprétés par des chanteurs totalement inconnus), on passe à Liliane Basella et à Marc Sabbat. Je n'ai trouvé absolument aucune info sur ces 2 chanteurs (qui enregistraient, comme Patricia, les Chippies et d'autres pour RCA), et je ne sais même pas s'ils ont fait d'autres disques… Ceux-ci montrent en tout cas une chose : même orchestrées par Laurent, des daubes restent des daubes.

Et pour finir, 5 titres de Henri Salvador également orchestrés par Laurent. Quatre d'entre eux proviennent de l'album "Salvador 77", un autre paraîtra deux ans plus tard mais provient vraisemblablement des mêmes sessions d'enregistrement de 1976. Contrairement aux chansons de Patricia, on ne distingue pas vraiment la patte de Laurent sur ces titres. Un duo entre Henri et Laurent sur "Ma Doudou" en 2002 sera bien plus artistiquement convainquant !

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With a little Help from Laurent Voulzy CD1

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VoulzyCD1.jpgUne compilation home-made de PhiPhi , exégète du forum GDA consacré à Laurent Voulzy. Pour le descriptif de ces raretés, je lui laisse la parole.

Comme promis, voici un premier CD d'une série de cinq regroupant les chansons écrites, produites, arrangées ou chantées avec Laurent publiées sur des disques d'autres artistes à partir de 1968.
Dont "Elle pleure", la toute première composition de Laurent jamais publiée, "Cup Of Tea", une chanson "grammaticale" qui semble s'être échappée de la série des Popenglish et deux versions d'une même chanson par le chanteur haïtien Jho Archer, décédé il y a 3 ans. La version anglaise "No Reply Girl" présente un crédit où apparaît un certain… Volzi, tandis que la version française ("Caroline") nous fait découvrir le premier pseudonyme jamais utilisé par Laurent : Verghen. Pour faire Belge, aurait-il dit un jour…

Suivent plusieurs 45t de Pascal Danel, ainsi qu'un titre ("Je t'aime") extrait d'un album dont il avait par ailleurs signé tous les arrangements.
Patricia Paulin est une chanteuse qui avait déjà connu une petite mais intéressante carrière dans les années 60, mais pour son retour à la chanson en 1974, c'est aux talents d'arrangeur de Laurent qu'il est fait appel. On reparlera encore de Patricia plus tard.

Je ne connais par contre absolument rien d'Alice Farot, un ovni dans la chanson francophone dont Laurent a pourtant orchestré tout un album en 1975 ! Mais comme elle était également publiée sur le label RCA (comme c'était également le cas de Laurent et d'Alain Souchon), comme bon nombre de titres présents sur les 3 premiers volumes de cette série, on peut imaginer que Bob Soquet, le directeur artistique du label, avait vite remarqué que Laurent, s'il ne faisait pas encore de tubes lui-même, pouvait parfaitement faire l'affaire au niveau des arrangements pour les disques d'autres artistes de l'écurie RCA.

Pour ce qui est de Michel Fugain, j'ai sélectionné là 3 extraits de sa comédie musicale "Un jour la fête", dans lesquels, si vous tendez bien l'oreille, on peut distinguer la voix d'un jeune Laurent Voulzy ("Les petites fesses du brigadier…") qui était décidément toujours au bon endroit au bon moment !
Alain Rivey (devenu Alain Rivet depuis) est un chanteur/joueur de blues français qui est surtout connu pour avoir collaboré avec Alain Bashung à la même époque (et sur le même album, d'ailleurs), quant à ce single de Donald Bradley, il est un pur produit de cette mode des chansons inspirée par le kung fu, qui avait hissé le "Kung Fu Fighting" de Carl Douglas au sommet des hit-parades en 1974-75.

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Claire Keim - Ou il pleuvra

Claire_Keim.jpgClaire Keim - Ou il pleuvra

De cette actrice jouant à son tour la carte chanson, je ne connaissais que le duo avec Marc Lavoine, prometteur au demeurant, et ses différentes participations aux Enfoirés ces dernières années, signe que le virus de la musique la titille déjà depuis un certain temps. Ou il pleuvra, premier album solo, est la concrétisation de cette maladie. Francis Cabrel en parrain, qui co-signe le titre éponyme, Ours (Souchon connection) qui se fend du premier single, un peu comme si elle manquait de confiance en soi, elle qui signe les 8 autres titres dont certains bien plus efficaces et radiophoniques que cette ballade passe partout mais arrive nulle part. L'album est court, 10 titres seulement, pour à peine 30 minutes, la voix de Claire oscille entre Clémence Lhomme (remember Blues Trottoir) Elsa Lunghini ou Vanessa Paradis, et manque un peu d'identité sur le marché encombré de la chanteuse pop/folk, même si à l'évidence elle assure le job. les compositions manquent un poil de mordant, peut être est-ce du à la réalisation un peu lisse du disque. Quelques bons morceaux à mettre à son crédit, en sus d'Ou il pleuvra, meilleur titre à mon avis, On sait c'quon perd par exemple, l'excellent Mes silences ou C'était mieux avant, bref les morceaux un peu plus up tempo.
Les textes doux amers ou les sentiments amoureux fondent l'essentiel du propos révèlent une facette plus personnelle de l'artiste, et en tout cas une vraie sensibilité et un réel talent d'écriture. Claire Keim, jolie tête de façade mais pas uniquement, convainc sur la sincérité de sa démarche, issue d'une réelle envie et non d'une opportunité, et propose un album trop léger pour faire date, mais juste assez pour nous emmener promener un moment, ce qui n'est déjà pas si mal. Elle gagne le droit d'éveiller l'intérêt pour son second album et l'attente de ce que ces prestations scéniques pourraient donner comme dimension à sa musique.
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La fiancée - Trois

lafiancee3.jpgLa fiancée - Trois

Un peu comme lorsqu'on entre frileusement dans le grand bain, un doigt de pied après l'autre, La Fiancée entre progressivement mais sûrement au coeur du maelstrom médiatique musical. Troisième EP 6 titres, sobrement et logiquement intitulé Trois. Cette fois, seules des reprises sont au menu, histoire d'affirmer/confirmer la filiation pop, qu'elle soit française ou anglo-saxonne. Des 6 morceaux présentés ici, quatre m'étaient familiers, le plus gros hit de Jil Caplan coeur, Tout ce qui nous sépare, ici en version plus dépouillée mais tout aussi addictive et à la fraîcheur bienvenue, Ouverture, signé Daho, dont elle réussie le tour de force de faire un bon titre là ou je m'étais ennuyé à mourir sur la version originale et un titre de Benjamin Biolay, extrait de Trash yéyé, Bien avant, légèrement jazzifié pour l’occasion, qui lui non plus ne m'avait pas convaincu à sa sortie. Un certain air de famille est d'ailleurs perceptible entre la voix de Claire et celle de Coralie Clément, soeur du Benjamin. Une histoire de plage que j'avoue humblement découvrir ici, est tiré du répertoire de Brigitte Bardot, fort agréable au demeurant, ancrant ainsi les multiples influences de , La Fiancée dans les sixties, impression accentuée par la reprises du Smokey day des Zombies, obscure pépite exhumée de leur non moins obscur catalogue. Driving away from home, second titre chanté en anglais est une cover d'It's Immaterial, inconnu de mes services et dont c'est, paraît il pourtant, le titre le plus connu. Bref cette troisième carte de visite confirme tout le bien que l'on peut penser de cette fiancée, sa pop intimiste façon Françoise Hardy, son charme qui sans l’air d’y toucher opère à plein, et l'accoutumance est telle que le 4ème EP, déjà sur les rails, fait déjà naître le manque.
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