Claude François - Autrement dit

Claude François



Il y 30 ans en mars de cette année disparaissait Claude François. Alors évidemment, un tombereau d’hommage va nous tomber dessus.
Voici le premier, Autrement dit.
Pour les gens de ma génération, qui avaient choisi le camp du rock, Cloco c’était l’ennemi juré. La varièt. Plutôt se faire découper en rondelles que d’écouter ce chantre de la musique commerciale. Pourtant, évidemment, si on allumait parfois radio ou télé en cette fin des années 60, difficile d’échapper à la redoutable machine à succès.

Avec le recul, si longtemps après toute proportion gardée, Cloclo c’était un peu l’Elvis post armée francophone. Une usine à tube ou l’artistique n’avait plus grande place. Un succès phénoménal, un mode de vie certainement autant sex drugs and rock and roll que nombre de nos héros de l’époque. Une mort prématurée, et depuis un culte soigneusement entretenu.

Hors donc, 18 artistes issus en bonne partie de la mouvance nouvelle scène française s’y collent. Pour des reprises de tubes ultra connus type Le lundi au soleil, Belles belles belles et autres Chanson populaire mais également pour d’obscurs chansons connues uniquement de fans purs et durs et exhumées pour l’occasion.

Impossible de ne pas fredonner instinctivement les scies présentées ici, dans des orchestrations assez éloignées des originales (pour ce que j’en connais). Un peu comme quand on retrouve un vieux camarade de classe, avec qui l’on avait pas spécialement d’affinités mais qui trimballe avec lui une partie de notre passé. On a des points communs, des références communes. Ecouter Adrienne Pauly chanter Même si tu revenais c’est ouvrir la boîte à nostalgie. Dont acte, Claude François a chanté des titres qui font indiscutablement partie du patrimoine francophone, il fait partie de notre culture (il faut vraiment que j’écrive ça ? ;o)

Les titres plus méconnus passent facilement la rampe, Jeanne Cherhal qui ouvre l’album avec Une petite larme ma trahie sort même bien son épingle du jeu. Alain Chamfort, l’aîné de cette sélection, présent je suppose pour son lien avec Claude François propose Les choses de la maison que je ne connaissais pas et qui ressemble à tout sauf à de la variété yéyé telle que je l’entendais.

Bref un album qui s’écoute sans déplaisir, avec son petit effet madeleine et si l’on arrive à faire abstraction de la paternité des chansons présentées ici, objectivement, la plupart passent la rampe.

Autrement dit, j’ai dit du bien d’un album de Claude François, j’ai planté mon karma ;o)

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Jeanne Cherhal Une petite larme m'a trahi
Adanowsky - 17 ans
Jérémie Kissling - Le lundi au soleil
Vincent Baguian - Chanson populaire
Alexis HK - Belles belles belles
Aldebert - Je te demande pardon
As Dragon - Mais quand le matin
Adrienne Pauly - Même si tu revenais
Dominique Fidanza - Geardie
Alain Chamfort - Les choses de ma maison
Elodie Frege - Miss Felicity Gray
Brisa Roché - Au coin de mes rêves
Seb Martel - Sale bonhomme
La grande Sophie - Le jouet extraordinaire
Axelle Renoir - Qu'est ce que tu deviens ?
Clarika - Le mal aimé
Elisa Tovati - Dis lui pour moi
Elli Medeiros - Comme d’habitude
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The loving - XTC

The loving


Crédits :
Auteur: Andy Partridge
Compositeur: Andy Partridge
Philippe Jasmin (Totem prod) Arrangements, tous instruments et choeurs.
Guitares:Paul-Emmanuel Delaunoy
Phil: Voix

Grille Version karaoke mp3 Grille d'accords


All around the world,
Every boy and every girl,
Need the loving.
The humble and the great,
Even those we think we hate,
Need the loving.

Soldiers of the Queen,
All the hard men that we've seen,
Need the loving.
Babies at the breast,
Those in power and those suppressed,
Need the loving.

Let's face it you just can't hide,
Your first taste will send you reeling,
Like a firework to which we're tied,
Be prepared to go through your ceiling now.

The loving's coming,
The loving's more than just an add man's vision.
The loving's strumming,
On your heart strings,
So loud that you can't help but listen.

Sailors on the seas,
Or the clergy on their knees,
Need the loving.
All the rich and poor,
Even those we fight at war,
Need the loving.

That thing that we need most of,
That stuff we should try before we've died.
Everyone is begging to be loved,
With a free gift, a working heart inside.

The loving's coming,
The loving's advertised in all the papers.
The loving's humming,
Your favourite song,
For once it won't annoy the neighbours.

The loving's coming !
The loving's coming !
The loving's coming !
The loving's coming !

All around the world,
Every boy and every girl,
Need the loving.
Cold hearted or warm,
Every single person born,
Needs the loving.

Way out there in space,
Think we'll find that alien race,
Needs the loving.
And just to end the list,
Everything that could exist,
Needs the loving.

The loving's coming !
The loving's coming !
The loving's coming !
The loving's coming !

XTC
Extrait de l'album Oranges and Lemmons (1989) par XTC
 
2008-sortez-covers

Lyberty.org la compil N°1

Compil Lyberty N°1



LybertyN1.jpg



Fin 2007, Lyberty .org l’un des sites les plus actifs œuvrant à la promotion des artistes autoproduits décide de se lancer dans le plan compil. Avis aux candidats à la célébrité de proposer un titre dans l’espoir d’être retenu. Un seul pré-requis être inscrit sur le forum, formalité peu contraignante vous en conviendrez .
Près de 200 groupes (dont Sucrepop) lance leur bouteille à la mer, 14 retenus par le jury Lyberty plus un quinzième rattrapé par les oreilles par les internautes.

Histoire de commencer 2008 du bon pied et avec de bonnes résolutions, sortie de la dite compil, sans titre spécifique, la number one dirons nous, dès le 2 janvier en téléchargement gratuit, puisque l’opération est à but promotionnel.

Comme j’ai omis de vous en faire une petite chronique lors de sa sortie, honte sur moi, je me rattrape aujourd’hui, sachant qu’elle est toujours dispo ici.

LybertTy_Ban.jpg



Passons sur la pochette virtuelle et qui fait bien de le rester, et qui n’a pour seul intérêt que de présenter le contenu, mais remarquons au passage que dans le zip de cette compil chaque artiste participant à une page le mettant en avant, un lien vers son site, bref du vrai beau boulot dont ils peuvent être fiers.

En voiture donc pour un rapide mais exhaustif survol de cette sélection, qui ne sera comme toujours qu’un reflet de mes propres goûts.

Oubli ou volonté délibérée, il n’y a pas d’ordre de chansons, c’est donc alphabétiquement, comme ils se présentent sur mon ordi que je vais les passer en revue. A noter que l’encodage des morceaux n’est pas le même pour tous, du 128 kbps au 320, ce qui peut avoir un impact sur la qualité du son, je suppose que c’est le fichier tel qu’envoyé par l’artiste qui a été utilisé.

Bertrand Priouzeau avec Lever le voile propose un titre doucement funky, plutôt accrocheur, un bon groove, efficace, le style de titre qui mine de rien à vite fini de vous accrocher les tympans. Ca commence mieux que bien.

Erikel tout en acoustique, chante une Ana mélancolique à souhait. Une très jolie voix, une qualité sonore irréprochable, le jury de Lyberty ne s’y est pas trompé.

Forget the Heroes à suivre: première compo en anglais, première chanteuse, pas de guitare mais du violon, les cordes sont mises à l’honneur ici. Que ce groupe n’ait pas encore signé est étonnant. Un potentiel évident, un projet artistique qui, pour ce que je peux en juger, semble abouti, y a des claques qui se perdent.

Evidement comme rien n’est parfait, il fallait bien un premier titre qui me laisse froid. C’est sur Lenaic que ça tombe. Ambiance chanson française dite à texte, tendance humour, le 10 tu sors est l’archétype de titre qui peut plaire à pas mal de monde et que je zappe sans état d’âme.
malin
Suivent Malin Plaisir Qu’en dire que je n’aurais déjà dit. Eric et Domino ont du talent, beaucoup de talent. Et comme si ce n’était pas suffisant, ils sont charmants. Ils écrivent des chansons qui nous rendent tous poper en larmes. Eric trousse des arrangements d’orfèvre, Domino à une voix à faire fondre un iceberg, je les soupçonne d’être en réalité à l’origine du réchauffement de la planète. Cet amour sur un fil est un bijou, leur précédent album en regorge, le prochain va tous nous tuer.

Maxime Perez et son bye bye. De la chanson fourrée au jazz. C’est bien fait, recherché, pas vraiment ma tasse de thé mais indéniablement bien tourné.

MØN c’est, comment dire ? étrange. On pense au Floyd bien sur. Un Floyd pas si Pink que ça, plutôt entre grey et black. C’est nerveux, torturé, instrumental, avec ce quelque chose qui retient l’attention, qui capte l’auditeur. Bon, c’est pas de la pop, pas du rock, mais c’est une sacré musique pas, expérimentale ni intellectuelle au sens péjoratif du terme, non, une musique pensée et construite. Je n’en ferais pas mon disque de chevet, mais un morceau comme ça de tant à autre ça décrasse les oreilles.

Mrs Doyle Moi je ne sais pas parler de ce style de musique. J’écoute, je reste dehors, je ne rentre jamais dedans. J’observe juste que je ne saurais pas faire ça. Du Kate Bush qui aurait oublié d’être accessible. Du Bjork hermétique. Ces références devraient suffire à convaincre les aficionados des deux demoiselles suscitées de prêter une oreille attentive à Mrs Doyle.

Coller Mushi derrière eux, c’est pointer en même temps la faiblesse et la force de cette compil. Faute de ligne éditoriale, de style de musique déterminée, s’enfiler les 15 morceaux d’affiler reste difficile tant les univers sont différents. C’est preuve de l’esprit d’ouverture de l’équipe, et la certitude que tous les internautes ou presque trouveront quelque chose à se mettre sous l’oreille mais aussi que peu apprécieront l’intégralité.
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Mais revenons en à Mushi . Un titre en français, c’est le première fois que j’entends Mathilde dans cette langue. C’est funk, avec la patate qu’elle met dans tout ce qu’elle chante. Mathilde c’est une p…de voix, une bête de scène, qui transcende tout ce qu’elle chante. Mais Mushi c’est aussi un groupe qui assure derrière. Ce Doop doop pop tricote de la basse et devrait exploser sur scène.

Retour à une pop redoutablement efficace avec Pierre Grimoin. Ce titre à tous les attributs d’un tube. Entre Obispo et Calogero pour vous situer le personnage, les radios devraient se pencher sur ce Chiffon ou satin qui à sa place en haut des charts.


Regis Mayoux
nous propose de partir en Exploration. C’est une pièce instrumentale au piano. C’est doux, reposant, moi ça ne me parle pas mais c’est agréable à écouter sans être facile, nous ne sommes pas chez Clayderman. Je n’ai pas la culture nécessaire pour en parler correctement.


Samuel Leroy
. L’amant de ma femme. Le type même de titre ou la musique n’est qu’un prétexte. Plutôt que de raconter une histoire drôle, l’auteur en à fait une chanson. Pas pour moi.

Tabolomegalo encore un instrumental. Moi qui n’apprécie que moyennement ce genre, vous avouerez que je m’accroche. Plongée dans la musique de film. En fermant les yeux, tout un chacun peut se laisser embarquer. Si les quatre premières minutes sont soft tendance triste, l’ensemble nous réveille sur la fin.
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Il s’appelle Tommy. Et le morceau qu’il donne ici, Dreamworld est sacrément bon et sacrément pop. Un vrai coup de cœur. Une voix qui me fait penser parfois à Jay Alanski (de toutes façons, ont doit être 5 à se rappeler la voix de ce mec alors), Les guitares sonnent, la mélodie du refrain est imparable, en 3’30, le Tommy en question fait fort. J’en veux d’autres des titres comme cela.

Allez, un petit dernier et on ferme. Victor Noir et La complainte du lèche cul. Dans le même sac que Lenaic et Samuel Leroy. Du texte avant tout. Dans le cas de Monsieur Noir, la musique n’est tout de même pas totalement abandonnée. Mettons que si vous aimez le style Linda Lemay, toute proportion gardée, vous devriez tendre l’oreille vers ce Victor.

Voilà, pour une première compil, elle est bien belle, avec quelques pépites (que d’aucun trouveront quelconque) et d’autres titres dispensables, ou en tout cas que je n’aurais pas choisi (mais que les mêmes d’aucuns trouveront les plus intéressants). Bref, comme toute compil de groupes sans lien fédérateur, il y a à boire et à manger, et c’est tout ce qu’on lui demande. Vivement la N°2

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Concert Marijane et Edenmix

Concert



Vendredi 09 février 2008

Marijane Une soirée au Studio Raspail pour aller (re)voir Marijane et découvrir Edenmix.
Un petit retard ½ heure et le rideau s’ouvre pour laisser apparaitre Marijane entourée d’un groupe ! Pianiste, basse, batterie, qui s’averreront être le groupe Edenmix.
Piano Bartok en ouverture, extrait du dernier album de Marijane , signé par Claude Collet, l’une des Edenmix (d’où la connection entre les deux). Ca groove grave, les 3 musiciens sur scène maitrisent, et le terme est faible, leurs instruments comme rarement, une version impeccable qui porte Marijane , dont la tenue de scène, classieuse, détonne un peu avec l’énergie déployée ici.
Ils enchainent aussi sec avec Encore, la plus belle chanson de son dernier album, également signée Edenmix, royale.
Et là, exit le groupe, Marijane appelle alors une pianiste, Sophie Uvodic qui prend la relève.
Sauf qu’évidement, passer derrière un tel band, doté d’une telle puissance de feu, c’est mission impossible. Lolita, ma popsong favorite de Marijane , est exécutée, c’est le terme, sur un synthé avec accompagnement automatique, le son est à la hauteur de la déception.
Promenade aux bords de Marne suit le même traitement. Avantage, les chansons prennent des couleurs différentes des orchestrations de l’album, mais le côté Bontempi est vraiment trop prégnant.
Quand Sophie laisse tomber son clavier synthétique pour passer au piano pour une reprise de Zazie (j’envoie valser) ou Barbara (Göttinguen), le temps revient au beau et la voix de Marijane peut enfin se poser sur du solide.
Un inédit, Flagadiva, doté d’un intermède lyrique, un tantinet déconcertant, mais pas autant que l’étonnante reprise d’un titre des Frères Jacques, la pêche à la baleine, signé Prévert/Kosma. Comment dire, rien dans cette chanson, texte ou musique, n’a à voir de près ou de loin avec l’univers de Marijane . Presque théâtrale dans sa construction, son côté second degré (voir troisième) est en décalage total avec le reste du concert. Nouvelle et future orientation de Marijane ? Celle-ci clôt sa prestation sur son « tube » Vacances à Rome, mais à plus de mal à emporter l’adhésion du public qu’a l’accoutumée.
¼ d’heure d’entracte, place à Edenmix.
Edenmix
Edenmix est un duo. Une pianiste compositrice chanteuse, Claude Collet, un batteur percussionniste arrangeur Daniel Ciampolini. Sur scène ce soir, un troisième larron, Alain Billard qui officie à la basse, clarinette et saxophone soprano, rien que ça.
Un mot sur les musiciens.
Le batteur est carrément surhumain. Sans esbroufe inutile, sans vouloir en mettre plein la vue, il scie tout le monde. Une aisance, un swing stupéfiant, une technique invisible mais omniprésente, je dis chapeau bas. La pianiste n’est pas en reste. Au moins 8 doigts à chaque main, la crème de la crème.
Bon, côté musique je suis un peu resté sur ma faim. Les titres m’ont paru long, plus portés par leur texte que par leur mélodie. Seul le titre Tabacomanie, presque pop latine a retenue mon attention. La voix de la chanteuse ne portait pas. Je suis allé ce matin sur leur site les écouter, pour préciser mes impressions. La voix est là clairement agréable, sensuelle, ma relative déception d’hier soir est probablement due à l’acoustique qui ne mettait pas la voix en valeur car sur disque en tout cas, ça le fait.

Un instant de pure magie tout de même. Le percussionniste nous a présenté un instrument de fabrication récente dont il n’a pas donné le nom et que j’ai déniché sous le nom de Hang (voir par ici). C’est fou ce qu’avec deux mains, dix doigts et une tonne de talent (sans parler du boulot) on peut arriver à faire. Carrément envoûtant. LE beau moment de cette soirée.

Retour de Marijane sur scène pour un Femme co-signé par elle et Claude Collet. En rappel le Piano Bartok d’ouverture. A coter que sur leur propre album, Face à Face reprend les perles offertes à Marijane dont la sublime Encore.
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Marijane et Edenmix

Concert



Vendredi 09 février 2008

Marijane Une soirée au Studio Raspail pour aller (re)voir Marijane et découvrir Edenmix.
Un petit retard ½ heure et le rideau s’ouvre pour laisser apparaitre Marijane entourée d’un groupe ! Pianiste, basse, batterie, qui s’averreront être le groupe Edenmix.
Piano Bartok en ouverture, extrait du dernier album de Marijane , signé par Claude Collet, l’une des Edenmix (d’où la connection entre les deux). Ca groove grave, les 3 musiciens sur scène maitrisent, et le terme est faible, leurs instruments comme rarement, une version impeccable qui porte Marijane , dont la tenue de scène, classieuse, détonne un peu avec l’énergie déployée ici.
Ils enchainent aussi sec avec Encore, la plus belle chanson de son dernier album, également signée Edenmix, royale.
Et là, exit le groupe, Marijane appelle alors une pianiste, Sophie Uvodic qui prend la relève.
Sauf qu’évidement, passer derrière un tel band, doté d’une telle puissance de feu, c’est mission impossible. Lolita, ma popsong favorite de Marijane , est exécutée, c’est le terme, sur un synthé avec accompagnement automatique, le son est à la hauteur de la déception.
Promenade aux bords de Marne suit le même traitement. Avantage, les chansons prennent des couleurs différentes des orchestrations de l’album, mais le côté Bontempi est vraiment trop prégnant.
Quand Sophie laisse tomber son clavier synthétique pour passer au piano pour une reprise de Zazie (j’envoie valser) ou Barbara (Göttinguen), le temps revient au beau et la voix de Marijane peut enfin se poser sur du solide.
Un inédit, Flagadiva, doté d’un intermède lyrique, un tantinet déconcertant, mais pas autant que l’étonnante reprise d’un titre des Frères Jacques, la pêche à la baleine, signé Prévert/Kosma. Comment dire, rien dans cette chanson, texte ou musique, n’a à voir de près ou de loin avec l’univers de Marijane . Presque théâtrale dans sa construction, son côté second degré (voir troisième) est en décalage total avec le reste du concert. Nouvelle et future orientation de Marijane ? Celle-ci clôt sa prestation sur son « tube » Vacances à Rome, mais à plus de mal à emporter l’adhésion du public qu’a l’accoutumée.
¼ d’heure d’entracte, place à Edenmix.
Edenmix
Edenmix est un duo. Une pianiste compositrice chanteuse, Claude Collet, un batteur percussionniste arrangeur Daniel Ciampolini. Sur scène ce soir, un troisième larron, Alain Billard qui officie à la basse, clarinette et saxophone soprano, rien que ça.
Un mot sur les musiciens.
Le batteur est carrément surhumain. Sans esbroufe inutile, sans vouloir en mettre plein la vue, il scie tout le monde. Une aisance, un swing stupéfiant, une technique invisible mais omniprésente, je dis chapeau bas. La pianiste n’est pas en reste. Au moins 8 doigts à chaque main, la crème de la crème.
Bon, côté musique je suis un peu resté sur ma faim. Les titres m’ont paru long, plus portés par leur texte que par leur mélodie. Seul le titre Tabacomanie, presque pop latine a retenue mon attention. La voix de la chanteuse ne portait pas. Je suis allé ce matin sur leur site les écouter, pour préciser mes impressions. La voix est là clairement agréable, sensuelle, ma relative déception d’hier soir est probablement due à l’acoustique qui ne mettait pas la voix en valeur car sur disque en tout cas, ça le fait.

Un instant de pure magie tout de même. Le percussionniste nous a présenté un instrument de fabrication récente dont il n’a pas donné le nom et que j’ai déniché sous le nom de Hang (voir par ici). C’est fou ce qu’avec deux mains, dix doigts et une tonne de talent (sans parler du boulot) on peut arriver à faire. Carrément envoûtant. LE beau moment de cette soirée.

Retour de Marijane sur scène pour un Femme co-signé par elle et Claude Collet. En rappel le Piano Bartok d’ouverture. A coter que sur leur propre album, Face à Face reprend les perles offertes à Marijane dont la sublime Encore.

chroniques-cd-concerts

Rodolphe Burger - No Sport

No Sport


No sport est le nouvel album de cet homme de l’ombre.
Rodolphe Burger c’est essentiellement fait connaitre en tant que membre fondateur de Kat Onoma. Et connaitre, le terme est un peu fort, Kat Onoma n’étant jamais passé au 1er plan, une musique un peu recherchée, qualifiée d’élitiste parfois.
Je connais mal et leur discographie et pas du tout celle solo de Monsieur Burger, uniquement à travers ses multiples collaborations (Françoise Hardy, Alain Bashung entre autres, c’est donc d’une oreille neuve que je découvre cet album.

rodolpheComme, ça, ma première impression, c’est que le grand Serge aurait pu faire un tel disque. La voix, le rythme des mots, l’ambiance fait irrésistiblement penser au Gainsbourg période Melody Nelson, donc la meilleure.
Il manque peut être la petite inspiration qui permet de sortir parfois une mélodie qui permet de se raccrocher à quelque chose.
Quasi parlé, sur des orchestrations qui n’ont qu’un lointain rapport avec le monde de la chanson, ou la guitare trace son chemin, éclairs de lumières pour montrer la route.
Des touches de blues, des touches dont ne sait trop quoi, des arrangements fouillés, No sport (en rapport je suppose avec la célèbre réponse de Winston Churchill au sujet de sa longévité) est un voyage en soi. Qui demande une écoute attentive, exigeante.
Foin de la chansonnette à remplir les mp3 pour meubler l’attente dans les transports, pour rentrer dans cet album, il faut lui consacrer du temps, il faut le mériter.
Et si l’on fait cet effort, on ouvre la porte d’un univers captivant, un film sonore qui défile en 14 vignettes.
Du blues de Marie à l’oriental Arabécédaire, leçon d’arabe en compagnie de Rachid Taha, il y a chaque fois ce truc qui retient l’attention, ce détail que l’on avait raté à la première écoute et qui prend toute son importance.

Un disque prenant, surprenant, loin de ce que vous trouverez habituellement dans ces pages, qui nous dévoile un artiste mature, guitariste d’exception, parolier unique en son genre dans un univers tout à fait personnel. Et que demander d’autre à un artiste ?

Sortie le 18 février 2008

01 Avance
02 Lover Dose
03 Elle est pas belle ma chérie?
04 Rattlesnake
05 Vicky
06 Je tourne
07 Arabécédaire avec Rachid Taha
08 Ensemble
09 J'erre
10 Marie avec James Blood Ulmer
11 Blue skies
12 Ski-doo
13 Avec toi
14 Un nid?
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The Ramones - I wanna be your boyfriend

I wanna be your boyfriend

 

I wanna be your boyfriend live au dictaphone.

 

La même des Ramones mais correctement enregistrée



Pop band par excellence, caché derrière un mur de guitares, ce ne sont pas les premiers que l'on s'attendrait à entendre au ukulele. Pourtant ça le fait bien. une grille simplissime, et c'est parti
One two three four !

01-cmaj.jpg Hey, little girl01-cmaj.jpgI01-cmaj.jpgwanna be your01-cmaj.jpgboyfriend01-cmaj.jpg01-cmaj.jpg

01-cmaj.jpg Sweet little girl01-cmaj.jpgI01-cmaj.jpgwanna be your01-cmaj.jpgboyfriend01-cmaj.jpg01-cmaj.jpg

 


 

06-amin.jpgDo you love me01-cmaj.jpgbabe ? 06-amin.jpgWhat do you01-cmaj.jpgsay ?

06-amin.jpgDo you love me01-cmaj.jpgbabe ? 06-amin.jpgWhat can I01-cmaj.jpgsay ? be01-cmaj.jpgcause

 


 

Because I wanna be your01-cmaj.jpgboyfriend01-cmaj.jpg01-cmaj.jpg

 


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ukulele-debutant